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inspecteur morvandieu
98 abonnés
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3,0
Publiée le 3 mars 2025
Un grand-père qui construit une église à la campagne, son petit-fils qui va à la ville vendre sa vache et s'éprend d'une jeune fille, un duo de zozos chauves qui lui viennent en aide contre des mafieux proxénètes et zoophiles! Tels sont les personnages de cette farce serbe façon Kusturica dans laquelle le cinéaste décline une nouvelle fois son style burlesque fait de truculence et de paillardise, de poésie et d'inventions surréalistes. Sur un rythme endiablé, épousant la BO pétaradante et typique qui emballe le récit, Kusturica construit une comédie baroque, émaillée d'outrances, peuplée de personnages exubérants qui donnent de la Serbie le reflet coloré d'un joyeux foutoir, bien éloignée de l'image négative, pour cause de nationalisme, qu'elle véhicule à certaines périodes.. Sa profusion rend le film assez brouillon, qui tarde à proposer une perspective d'intrigue, voire un dessein. Somme toute, la petite histoire qui réunit les personnages n'a guère d'intérêt pour elle-même. C'est pourquoi on a le sentiment d'un film certes singulier et libre mais un peu vain au-delà de l'excentricité des protagonistes. En fait, le film n'est jamais aussi plaisant que lorsque sa truculence et sa dérision l'apparentent à la comédie italienne de la grande époque.
Que tous les cinéastes regardent une fois ce flamboyant Kusturica pour prendre une seule leçon : le rythme. Pas une seule baisse de régime dans cette fable onirique au-delà des mots: Un grand film délirant, un beau bordel inventif foisonnant. Et la révélation d'un acteur serbe, c'est pas tous les jours!
Alors qu’on l’attendait avec son documentaire consacré à Diego Maradona, c’est finalement avec “Promets-moi” qu’Emir Kusturica a arpenté la Croisette en mai dernier. Une tragi-comédie aux accents burlesques (un pléonasme chez le metteur en scène de “Underground”) sur fond de voyage initiatique et de passage à l’âge adulte, présentée en compétition, mais qui est pourtant passée quasi-inaperçue. Un signe de lassitude de la part du public ? Pourquoi pas, tant on peut ici reprocher à Kusturica de faire de Kusturica. Mais, d’un autre côté, ce n’est pas non plus comme s’il le faisait mal et n’avait aucun talent (ses deux Palmes d’or le prouvent). Son nouvel opus est donc, une fois encore, un joyeux foutoir où les personnages les plus barrés se côtoient au milieu d’un récit capable de passer d’une scène plus ou moins intimiste à un barnum insensé, fait de gags cartoonesques, sur fond de musique tzigane. Ainsi donc l’histoire du jeune Stane et de sa quête d’une fiancée, quoiqu’un peu longuette par moments, est très loin d’être déplaisante, et parvient même à nous arracher quelques francs éclats de rire, même s’il est certain que le film enthousiasmera davantage les néophytes que les aficionados du réalisateur serbe.
« Promets-moi » d’Emir Kusturica (2007). Au fin fond de la campagne serbe vivent Tsane (Uros Milovanovic), son grand-père (Aleksandar Bercek) et leur vache Cvetka, et dans une maison voisine une institutrice dont l’école est fermée parce qu’elle n’avait qu’un seul élève (Tsane) et dont le grand-père est amoureux ! Celui-ci sentant la mort approcher fait promettre à Tsane d’aller en ville pour vendre la vache, acheter une icône de St Nicolas et trouver une épouse. Sitôt dit, sitôt fait et Tsane de partir, de rencontrer Jasna (Marija Petronijevic), une jeune fille d'une grande beauté, mais aussi de se heurter à un bandit moustachu, un Groucho Marx mafieux qui veut reconstruire les twin towers en Serbie et faire travailler Jasna dans une maison close. Tsane sera néanmoins aidé par 2 frères chauves, toujours vêtus de chemises à carreaux, et qui sont les petits enfants d'un bottier, un ancien ami de son grand-père … Nous voilà embarqués dans des aventures rocambolesques pleines d’humour et de poésie, de trouvailles inattendues s’enchaînant sur un rythme fou jusqu’à un double happy end porté par une fanfare aux accents tsiganes. Un cinéma déjanté, loufoque mais joyeux et inventif qui se laisse déguster et avec un grand plaisir !
(...)Film Kusturicien par excellence , "Promets-moi" rappelle assez, je trouve, les films de Lautner Audiard des années 70 genre "les barbouzes", "ne nous fâchons pas", ces film de gangsters parodiques où l’on flinguait à tout va entre deux bons mots et une scène de romantisme. Et bien ce film c’est un peu ça à la sauce slave.(...) Plus d’exubérance donc ici, plus de folie, plus de baise, et on ne fait pas dans la dentelle, tout est dans l’excès (enculage de poule, castration à la tenaille…), la caricature, le gros trait et le mauvais goût, et nul doute que ceux qui ont crié au génie à l’époque de "Underground" doivent aujourd’hui hurler au scandale avec ce film. Et pourtant ces deux films sont de la même essence, c’est juste un peu le fond et la forme qui changent.
Promets moi est incontestablement un film de Kusturica. On y retrouve son inventivité débridée (mâtinée parfois de Wallace et Gromit !), sa truculence, ses bandits. Il y a donc de belles séquences, mais pas vraiment de film. Le scénario est bien mince et peine à nous tenir en alerte pendant plus de 2 heures.
Kusturica s'est un peu perdu avec ce film... Il en a "trop" fait. Il l'a voulu "trop" drôle, trop irrévérencieux, trop...tout, en somme. Je peux comprendre qu'on en dise qu'il est le film de "trop", effectivement... Après, moi j'en ai quand même ri, la VF n'était pas trop mal, même si j'ai eu la chance de le voir en VO... Je trouve que ce film est trop commercial, axé "occident", "UE", l'air de rien... En voulant se faire comprendre et connaître de tous, il a perdu son essence, à mon sens. Après, évidemment j'adore son univers, j'adore voir les beaux paysages de la Serbie, sa musique, ses acteurs fous, etc. Mais ce film n'est pas son meilleur.
Très déçu... Pour une fois je suis plutôt d'accord avec les critiques. Kusturica a cuisiné un film avec ses ingrédients habituels mais en changeant la cuisson. On dirait une autoparodie de ses films, une sorte d'autocaricature. L'histoire est bonne et originale avec des interprètes plein d'envie, de charme et d'entrain. Mais la mise en scène est un peu trop loufoque avec une surabondance de musique et de fouillis. Heureusement reste les toujours superbes images que Kusturica nous offre (le bain avec les pommes, les grandes inspiration avant les baisers...etc...)
Une comédie burlesque de Kusturica, ça donne envie et d'ailleurs, elle commence bien mais par la suite il y a pas mal de gags au goût douteux et par moments c'est n'importe quoi. Cela dit il y a de jolies scènes.
Puding indigeste aux gags lourds et répétitifs, "Promets moi" dernier opus en date du double palmé Kusturica est une amère deception.
La grace et la légèreté semblent totalement absentes d'un scénario trés mal écrit et d'une mise en scène qui confond profusion et invention, trop plein et richesse.
Le spectateur ressort épuisé de ce voyage initiatique sans queue ni tête ou tout le monde s'agite sur l'écran mais ou rien ne retient vraiment l'attention ...
En attendant son prochain film passez pour l'instant votre chemin ...
Loin d’être l’un de ses meilleurs films, on reconnaît tout de même la « touch » Kusturica. Dans la Serbie profonde, un grand-père craignant de mourir bientôt, envoie son petit-fils en ville pour vendre sa vache et en retour, ramener une icône de Saint Nicolas ainsi qu’une épouse. Là bas, il devra faire face à la mafia locale et aux innombrables péripéties toutes pour le moins burlesques. Dans la veine de Chat noir, chat blanc (1998), Emir Kusturica nous réserve des surprises à la fois hilarantes ou grotesques au milieu de protagonistes tous très particuliers. Il allie l’humour au salace (les mafieux aux tendances zoophiles), mais toujours sur un ton drôle et jamais vulgaire. Accompagné par une B.O entraînante et vivifiante, que l’on doit à Stribor Kusturica (le fils aîné du réalisateur). Promets-Moi n’est pas ce qu’il a fait de mieux certes, mais on s’en contente largement !
Même si l’esprit est bien déluré, on peut se lasser très vite de cette vaste pantalonnade qui n’a rien de véritablement fouillé. A dire vrai, on risque même de s’ennuyer ferme durant les deux premiers tiers du film, et cela même pour un adorateur de l’ami Kusturica. Pourtant, le film évite tout de même le naufrage grâce à une fin totalement déjantée et pleinement animée. La question qui se pose pour vous pourrait dès lors être la suivante : êtes-vous prêt à vous ennuyer profondément pendant plus d’une heure pour à peine une demi-heure de plaisir ?
Kusturica connaît une crise d'inspiration qui ne saurait remettre en cause sa place de premier plan dans le cinéma contemporain : acteurs qui vocifèrent, humour lourdaud, effets qui tombent à plat. Gageons que ce faux pas n'est qu'un accident de parcours dans une filmographie étonnante et que le cinéaste pourra prétendre prochainement à une troisième palme d'or à Cannes.
Mouais... Kusturica reprend le décor de "La vie est un miracle" et bon nombre de ses acteurs pour une nouvelle fable sur un ton léger et un peu décalé mais la magie et la poésie qui se dégage habituellement de ses oeuvres ne sont pas au rendez-vous. Alors bien qu'on esquisse un sourire de temps en temps, je me suis plutôt ennuyé et le déconseille fortement dans sa filmographie...
J'ai du mal à croire qu'on ai supprimé ma critique de ce film sans m'avertir. Peu importe je récidive. Ce film est con, naze, lourdaud; à l'image de Kusturica, comprenne qui pourra.