Les Nuits de Cabiria
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Parkko
Parkko

191 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 octobre 2011
Je trouve que Fellini redonne aux prostituées toute leur dignité, toute leur noblesse, toute leur humanité à travers ce film. J'ai trouvé ça particulièrement intelligent, surtout qu'on est en 1957, c'est pas comme s'il avait fait ce film aujourd'hui où ça aurait été plus simple. Il y a une humanité énorme qui se dégage du personnage principal. Il y a une empathie évidente qui se crée entre elle et le spectateur. Et puis en plus c'est bien filmé. C'est pas un film inoubliable mais c'est tout de même un beau film.
Moorhuhn
Moorhuhn

167 abonnés 579 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 octobre 2011
Fellini sur ce que j’ai vu, j’adore. Entre Les Vitelloni qui peignait une société italienne avec brio et Huit et Demi que je considère comme un des plus grands films jamais réalisés, j’adhérais à ce cinéaste, ses réflexions et ses mises en scène toujours élégantes. Les Nuits de Cabiria n’y échappe pas même si je l’ai principalement aimé pour d’autres raisons.
C’est un film qui brosse le portrait d’une femme pas banale, se prostituant pour survivre et à la gouaille immense. J’ai tout simplement adoré ce personnage, interprété par Giulietta Masina que je découvrais ici. Une femme vivante, dynamique, terriblement insolente mais tellement attachante. Alors oui il faut accrocher à ce personnage haut en couleurs et au jeu très maniéré de l’actrice, pour ma part j’ai été conquis. J’étais très intéressé par ses péripéties et ses mésaventures dans cette Italie en reconstruction sociale, Fellini garde ici une touche néo-réaliste et en profite pour exposer plusieurs niveaux de la société. En effet, Cabiria dont la vie est caractérisée par la pauvreté connaitra également brièvement le luxe à l’occasion d’une rencontre.
Cabiria s’amourachera de plusieurs hommes qui lui feront miroiter le bonheur avant que la réalité ne reprenne rapidement le dessus. Il y a dans ce film ce côté profondément humain qui me touche, Fellini montre dans ce film qu’il croit davantage en l’homme qu’à autre chose malgré ses innombrables défauts. Il y a cette scène particulièrement belle à la fin où Cabiria reprend goût à la vie, elle qui a enchaîné désillusions sur désillusions, parmi des jeunes qui ne pensent qu’à faire la fête. Fellini charge tous ces fabricants d’illusion au profit de sa foi en l’être humain et ce qu’il contient de plus beau en lui.
Visuellement parlant c’est également très beau, un beau Noir et Blanc, une réalisation sobre mais efficace. Un film que j’ai vraiment adoré, un petit bijou.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 juillet 2011
Giulietta Masina jouant alternativement le clown triste et l'auguste fait des merveilles. Le film fonctionne un peu trop en séquences tout de même.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 28 juin 2011
Un peu comme le film "After hours" de Scorsese ou "American grafiti", le personne principal, Cabiria , va passer des nuits plutôt agitées et qui changent de l'ordinaire (le seul truc qui
change étant que l'histoire se passe sur plusieurs jours).
Parfois marrant et parfois poignant (grâce à la très bonne interprétation de l'actrice principale), le film est très bien fait, en particulier le développement. Très bon.
Le-Droogie
Le-Droogie

21 abonnés 220 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 mai 2011
Fellini réalise avec Les nuits de Cabiria une fresque déterministe, totalement destructrice envers le libre-arbitre social (toute la construction autour de la noyade en est la métaphore), en continuant son oeuvre néoréaliste. Ici, nous avons affaire à une prostituée souhaitant absolument changer de vie et de situation. S'énamourant à plusieurs reprises d'hommes qui ne pensent qu'à lui usurper son faible revenu, elle finit par accepter, contrainte, cette vie et ce système, face à quoi elle ne peut rien.

Porté par une excellente Giulietta Masina qui, grâce à ce film, remporta le prix d'interprétation féminine au Festival de Cannes, Les nuits de Cabiria constitue, une nouvelle fois, une pièce majeure de la filmographie de Fellini, annonçant la cultissime Dolce Vita, qui sortira 3 ans après. Un oeil toujours aussi lucide et un jugement fort mais juste, voilà ce qui constitue un film qu'il est préférable de voir plusieurs fois pour en cerner toutes les subtilités. Au même titre que la majorité des films de ce cinéaste, en fin de compte !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 11 avril 2012
Un très beau film avec une mise en scène toujours très qualitative.
GabbaGabbaHey
GabbaGabbaHey

241 abonnés 1 583 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 février 2011
Un tres bon film signé Federico Fellini, un peu dans la lignée de "La Strada", sorti quelques années avant, et mettant également en scène Giulietta Masina dans le rôle principal... Un film d'une grande profondeur et d'une grande noirceur, bercé par un coté poétique magnifique. Un film d'une grande beauté.
Sergio-Leone
Sergio-Leone

210 abonnés 1 096 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 décembre 2010
Chef d'oeuvre du néoréalisme italien d'après guerre qui dévoile déjà le talent et le génie plastique Fellinien au grand jour. Giuletta Masina est admirable dans un rôle de composition extraordinaire passant par toutes les émotions et livrant une interprétation magique. La fluidité de la narration et du montage donnent un travail final de grande qualité et un moment cinématographique inoubliable.
Maqroll
Maqroll

203 abonnés 1 123 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 mai 2010
Peut-être légèrement inférieur à La Strada ou Les Vitelloni, Les Nuits de Cabiria n’en est pas moins un chef-d’oeuvre. Une prostituée au grand cœur est abusée jusqu’à manquer de perdre sa vie (par deux fois dans une répétition cruelle au début et à la fin du film). Giulietta Masina porte une fois de plus sur ses frêles épaules ce film qui expose les noirceurs de l’âme humaine sans complaisance mais qui garde, même au tréfonds du désespoir cette petite lumière de l’espérance et de la foi en l’humanité qui est la constante de l’œuvre de Fellini. La critique sociale est féroce, de même que la charge contre la religion. Les images du pèlerinage hystérique avec le miracle pitoyablement avorté sont particulièrement fortes et rejoignent en contrepoint celles de la scène du music hall (lieu cher à Fellini qui revient en boucle tout au long de ses films) où le prestidigitateur réussit lui aussi à faire croire au miracle à toute une assistance. C’est sans doute la leçon principale de ce film et de toute la première partie de l’œuvre de Fellini : plutôt qu’un foi aveugle et imbécile en des marchants d’illusion, gardez foi en l’être humain, même quand tout semble perdu. En ce sens, Fellini est un grand humaniste, au même titre que Chaplin à qui je l’ai déjà comparé. Et il a comme lui une qualité rare, celle de faire se terminer ses films sur des séquences inoubliables. Le sourire qui revient peu à peu illuminer le visage de Cabiria lorsqu’elle marche au milieu des jeunes gens insouciants, qui la replongent dans la vie alors même qu’elle vient de subir la pire des désillusions, est porteur de tout l’espoir du monde et fait honneur au cinéma.
chrischambers86

16 171 abonnés 13 132 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 avril 2009
Pour relater les dèboires sentimentaux d'une prostituèe au grand coeur, Federico Fellini confie à son èpouse, Giulietta Masina, le rôle d'une prostituèe aussi naïve et dèbonnaire que le personnage qu'elle jouait dans "La strada"! Face à la comèdienne qui a obtenu Prix d'interprètation fèminine au festival de Cannes en 1957, François Pèrier campe un surprenant prètendant! Oscar du meilleur film ètranger, Fellini dèpeint avec cruautè les turpitudes dont l’homme peut être capable, mais aussi avec une certaine tendresse car il montre une certaine croyance en la nature humaine! Du très bon Fellini, entre misèrabilisme et croyance en la bontè de l'être humain, où La Via Veneto, l'un des symboles de Rome des années 50-60 avec une Cabiria qui s'aventure dans ce quartier légendaire et de ce que Fellini définit "La Dolce Vita", reste un joli moment de cinèma...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 novembre 2008
Horrible et magnifique à la fois.
Giulietta Masina a là sans doute son meilleur rôle.
Un de mes préférés du Fellini première époque.
La fin est bouleversante.
Du Grand Art.
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