Faux-Semblants
Note moyenne
3,6
4462 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

156 critiques spectateurs

5
27 critiques
4
48 critiques
3
37 critiques
2
23 critiques
1
15 critiques
0
6 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Black Hole
Black Hole

2 abonnés 57 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 février 2018
Une œuvre à la fois dérangeante et fascinante. Jeremy Irons y livre une admirable prestation étant donné la complexité interactionnelle à jouer.
Buddy_Noone
Buddy_Noone

2 abonnés 89 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 décembre 2020
La filmographie de David Cronenberg, même si elle a pris une tournure plus réaliste ces dernières années, fut à une époque indissociable du fantastique.
Cohérente de bout en bout, la première partie de son oeuvre explora les obsessions du cinéaste et les thématiques récurrentes que sont la métamorphose physique et la corruption de la chair par l'esprit ou par son environnement.
La première remarquable exception à cette thématique sera Dead Zone, l'une des adaptations cinématographiques de Stephen King les plus réussies. En 1989, la filmographie de Cronenberg prend une tournure plus psychologique à travers Faux semblants (Dead Ringers). Sans renier pour autant ses préoccupations premières, Cronenberg trouve dans le thème de la gémellité et du double, une nouvelle expression de ses thèmes de prédilection.

Beverly et Elliot sont deux brillants gynécologues renommés ainsi que deux parfaits jumeaux. Ils se partagent tout. Leur appartement, leur métier, leur clinique, leur clientèle et les femmes. De leur enfance, nous n'en verrons que deux courtes scènes, le temps de les voir alors âgés d'une dizaine d'années, s'interroger sur la sexualité et sur les organes de reproduction féminin. Peut-être un moyen de chercher une réponse à leur singularité commune. Surdoués précoces, leur ascension professionnelle et sociale est très vite esquissée pour les retrouver en tant que deux séduisants trentenaires sous les traits du seul et unique Jeremy Irons (excellent dans ce double rôle).
Tout aussi inséparables qu'indissociables, ils ne se font aucun secret et se racontent tout. Quand l'un ne peut se rendre à son rendez-vous, c'est l'autre qui prend sa place. Par nécessité ou par simple caprice, ils s'adonnent tout deux à une comédie récurrente où l'un joue l'autre et vice-versa, profitant de leur parfaite ressemblance pour tromper jusqu'à leurs plus proches collaborateurs qui n'y voient que du feu. Ainsi, lorsque Elliot rentre chez eux et demande à son frère comment s'est passé l'entrevue avec le président du conseil en vue d'une subvention, Bev lui répond "Tu a été parfait comme toujours, nous avons la subvention.".
Cependant c'est bel et bien de comédie qu'il s'agit car les deux frères n'ont pas le même tempérament. Elliot est affirmé, suffisant et charmeur, Bev quand à lui, est plus effacé, sensible et semble se complaire à vivre dans l'ombre sociale de son charismatique frère.
Très vite, le cas particulier de Claire, une patiente stérile et accessoirement une actrice réputée, en manque de maternité les accapare tous deux. En cette femme dans l'incapacité d'enfanter, cette "mutante" comme la qualifiera plus tard Bev, les deux frères n'y voient tout d'abord qu'un simple sujet de curiosité. C'est d'abord Elliot qui se faisant passer pour Bev couchera avec elle pour "l'essayer" en quelque sorte avant de pousser son timide frère à faire de même. Bev en viendra à donc entretenir une liaison avec Claire et se découvrira des sentiments pour elle si bien qu'il refusera de partager cette intimité avec son frère trop curieux et décidera de s'éloigner de lui. Bien sûr, la jeune femme ignorera dans un premier temps qu'elle a affaire à des jumeaux, couchant coup sur coup avec les deux frères sans pouvoir les différencier. La comédie durera un temps avant qu'elle ne découvre la supercherie.
Un brin possessif, Elliot voit alors en l'amour que porte Bev pour la jeune femme, un danger sans précédent pour la symbiose qu'il forme avec son "petit frère". Car à ses yeux, l'un et l'autre sont complémentaires et se confondent presque en une seule identité.

Claire est ainsi le catalyseur de l'intrigue, celle qui perturbe involontairement la symbiose parfaite des jumeaux. Elle est aussi la seule personne qui parviendra à les différencier. A la question que lui posera Elliot tout en contemplant son reflet dans le miroir "Suis-je si différent de mon frère ?", elle lui répondra "Oui, tu l'es". Elliot finira par accepter à contre-coeur la tentative de Bev de vivre sa propre vie, loin de lui.
Mais lorsque Claire sera amenée à s'absenter durant un mois pour un tournage, elle abandonnera sans le savoir le fragile Bev à ce qu'il n'a jusque-là jamais éprouvé dans sa vie, le sentiment de solitude. Ayant jusqu'alors toujours vécu avec son frère, il se retrouvera totalement privé de repères et confronté pour la première fois de son existence à l'absence de l'Autre.
On peut donc considérer Claire comme un substitutif possible à Elliot, le frère dominateur. Et le fait d'avoir choisi de s'éloigner de son jumeau apparaît ainsi comme un acte de révolte de la part du fragile Bev, ainsi qu'un moyen pour lui de revendiquer son identité propre vis-à-vis d'Elliot.
Faux semblants décrit dès lors l'angoisse existentielle de Bev, se révélant peu à peu incapable de s'affranchir de la présence de son frère. Sujet à de terribles crises d'angoisses, il tâchera de les traiter par la consommation immodérée de puissants calmants. Lesquels aggraveront son état mental jusqu'à le faire sombrer dans la folie.
Jusque-là cynique et détestable, Elliot tentera pourtant de son mieux de venir en aide à Bev jusqu'à se sacrifier en sombrant volontairement dans une déchéance similaire à celle de son frère.

A travers cette oeuvre, Cronenberg délaisse pour la première fois le fantastique horrifique et la science-fiction, domaine dans lesquels il avait toujours brillé, pour faire un premier pas remarqué vers le réalisme crépusculaire, teinté de psychanalyse. La science de Freud est d'ailleurs un domaine qui l'a toujours fasciné (ce n'est pas pour rien qu'il adaptera en 2010 la pièce A Dangerous method). Les protagonistes qui peuplent son oeuvre sont généralement confrontés à une situation le plus souvent terrifiante qu'ils se retrouvent seuls à affronter et qui les poussent à s'auto-détruire.
Dans le cas de Faux semblants, Cronenberg explore la thématique du double via deux jumeaux dont la parfaite complémentarité en font deux âmes soeurs qu'il devient impossible de séparer.
Elliot et Bev sont les deux faces d'une même pièce. Un reflet l'un pour l'autre depuis leur enfance. Dans cette logique, il est donc tout à fait cohérent de voir Bev sombrer dans l'incertitude et la folie dès lors qu'il s'éloigne de son frère. L'absence de Claire dans le second acte agit comme un révélateur de la dépendance de Bev vis-à-vis de son jumeau.

Au sommet d'une filmographie jusque-là jalonnée de monstres biologiques, Cronenberg livre avec Faux semblants un film plus "sobre" et moins choquant que ses précédents opus, mais dont la réalisation élégante et la trame profondément existentielle, en font une réussite de plus dans une filmographie qui compte jusqu'à nos jours un bon nombre de perles noires.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
ce film est vraiment genial et tres effrayant, Jeremy irons est vraiment EPOUSTOUFLANT dans ce(s) role(s), il est le seul vrai bon acteur qui se différencie des autres dans ce film. l'ambiance est glauque, les jumeaux font peur tellement ils sont identiques. Peut-étre le meilleur film de cronenberg ... Une grande leçon de cinema.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 juin 2007
Un Cronenberg au sommet de son art avec Faux semblants. On retrouve dans ce film
les thèmes de prédilection du réalisateur canadien : mutation, schizophrénie,
folie, qui fascinent le cinéaste si l'on s'en référe a sa filmographie riche
dans ces matières : Vidéodrome, The Fly, Existenz ou encore le très saisissant
Spider.
Plus accessible et plus abouti que Vidéodrome, Cronenberg introduit dans Faux
semblants une réflexion sur les liens de chair et intellectuels qui unissent les
jumeaux. Le scénario est original, la scène finale est boulversante a la limite
du supportable, mais le film m'a surtout fasciné par son esthétisme agrémenté
d'une musique qui se greffe parfaitement au film. Que dire de la performance de
Jeremy Irons qui intérpréte magistralement les deux jumeaux Beverly et Elliot
Mantle! Il nous livre une performance hallucinée et impose son charisme génial.
Faux semblants n'est certainement pas un film d'horreur, c'est un film avant
tout sensitif, psychologique : un chef d'oeuvre unique
fab
fab

44 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 11 décembre 2025
Faux-Semblants n'est pas un chef d'oeuvre.
Film soporifique et terriblement ennuyeux. Impossible de se concentrer
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 21 novembre 2010
Un des meilleurs Cronenberg.Toujours les thèmes de la recherche scientifique d'avant-garde et de la mutation humaine mais ici les deux aspects sont scindés,la "mutante" n'étant qu'une femme présentant une anomalie des organes internes non visible à l'oeil nu.Le jumeau introverti tombant amoureux de cette femme au point d'en devenir schizophrène et de mettre en péril l'entreprise renommée des frères Mantle pousse son frère à réagir.Donc,un film réaliste, et non plus fantastique,sur le thème de la folie.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 28 août 2023
Après avoir découvert Cronenberg avec Les Crimes du Futur (beaucoup moins apprécié que celui ci), Faux-Semblants me confirme que le travail de recherche du réalisateur est aussi complexe que fascinant...

Le concept du film est très intéressant : deux jumeaux gynécologues se partageant mutuellement leur vie jusqu'à qu'une femme sépare leur façon de penser et d'agir. Malheureusement, j'ai l'impression que Cronenberg peine à en faire un récit construit et installe un certain ennui durant le film...
Peut-être le format convenait il pas à cette idée : un moyen métrage aurait suffit selon moi à faire quelque chose d'intéressant.
Pourtant j'ai bien apprécié cette fin que je trouve très bien trouvé (l'idée de deux corps / une pensée, à la frères siamois est pour le coup le meilleur de ce film).

Beaucoup repose sur la performance exceptionnelle de Jeremy Irons (ça capacité à jouer les deux rôles distinctement est très impressionnante) mais également à une mise en scène réussi et un travail de la chair que j'apprécie beaucoup (même si je le trouve plus poussé et meilleur dans Les Crimes du Futur).

Même si le visionnage à parfois était laborieux (surtout après la première heure), on ne peut nier la qualité de ce film. 3/5
Mathilde DUBREUIL
Mathilde DUBREUIL

1 abonné 29 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 décembre 2025
Après La Mouche et The Thing, je me suis lancée dans cette oeuvre du réalisateur, sûre de moi. C'est bluffant, mais j'ai trouvé le rythme plus lent que les deux autres oeuvres précédemment citées. Après... Forcément, j'ai commencé par l'un de ses meilleurs films, donc bon... Pour autant, il faut reconnaître que c'est brillant, touchant et Jeremy Irons est un vrai régal dans cette oeuvre 
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Voilà un Cronenberg à part, sans effets spéciaux et maquillages... Mais sûrement l'un de ses films les plus choquants et les plus réussis. Jeremy Irons est parfait dans ce personnage doublement dépendant (de la drogue et de l'autre). Une oeuvre très sombre et très profonde.
Hugo_swdw
Hugo_swdw

12 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 octobre 2024
Quasi Chef d'œuvre (le film est un poil trop creux vers le milieu) c'est le second film de Cronenberg a ne plus s'intéressé au corp humain, au sens tout ce qui concerne le physique (le sexe, la douleur, les blessures, etc...) mais a la psyché humaine (le premier étant Dead Zone), et on sent que Cronenberg a "mieux le doigt sur le truc" (je trouve que Dead Zone est assez raté). Les thématique abordé, sont ultra "riche" et y'a rien de "tout blanc tout noir", la performance d'acteur de Jérémie Irons (qui joue les 2 frère jumeaux) est juste EXCEPTIONNEL.
C'est vraiment un EXELLENT film
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 26 mai 2010
Faux-Semblants est un de ces petits bijoux qu'il faudra surement visionner plusieurs fois pour pleinement en apprécier la qualité. Cronenberg offre ici un pot pourri regroupant toutes ses thématiques : la sexualité, la souffrance psychique, et l'impureté du corps. Le thème des jumeaux est bougrement bien choisi, et le film démarrera très vite : on passera de l'enfance à l'age adulte très vite pour introduire brièvement mais finement les deux frères. Le contexte est ainsi campé : le spectateur a l'illusion d'avoir toujours connu ces deux personnages atypiques en très peu de temps ; en revanche, il aura surement du mal à suivre leurs péripéties. Le twist intervient relativement tard, ce qui laisse une grosse marge de manoeuvre pour comprendre le maximum de choses. Mais alors quel plaisir, quel talent, quand nous serons plongés dans cette soudaine nappe de brouillard, incapables de reconnaitre un jumeau de l'autre, incapable de prévoir cet enchainement de causes/conséquences. Irons se surpasse, il livre ici sa prestation la plus convaincante, et certainement une des plus exigeantes. Tour à tour terrifiant, touchant, froid, perdu...on retrouvera ici le rôle qui a certainement inspiré un certain Christian Bale pour endosser le rôle de Patrick Bateman, en moins extraverti.
Le coup de maitre de Cronenberg, ce qui le différenciera de ses autres oeuvres, sera l'ultra-réalisme de la réalisation. Une seule scène restera organico-fantaisiste (le rêve avec le cordon), le reste sera un gros plan sur la folie, diablement bien orchestré et filmé, sans concessions, sans métaphores ni effets de styles...preuve qu'il n'est pas besoin de violence ou de sang pour pencher un film vers le cauchemar.

Néanmoins, je suis personnellement resté sur ma fin...trop en demi-teinte, trop rapide, trop prévisible. On reste interloqué, mais la dernière image ne sera pas la bonne à mon sens. Cela reste un défaut mineur pour un si grand film.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 4 novembre 2006
Du bon Cronenberg, film sur la complicité entre jumeaux et toujours cette attirance pour le corps humain et ses complexes pour Cronenberg. Bon Jeremy Irons.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 13 avril 2009
Jeremy Irons est incroyable! Deux rôles : peu d'acteurs ont osé relevé le défi et il y arrive avec brio.
Marie Sli
Marie Sli

1 abonné 11 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 juin 2023
La mise en scène est très soignée et le jeu de Jeremy Irons est magistral.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 2 mai 2012
Film très troublant et même dérangeant. Le spectateur est tenu en haleine pour savoir jusqu'où les jumeaux vont aller.
Cependant, le film est intéressant à voir, ne serait-ce que pour la formidable interprétation de Jeremy Irons, qui parvient à jouer simultanément deux personnages complètement différents !
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse