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Serpiko77
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2,5
Publiée le 14 octobre 2019
Comme tous les films de Cronenberg, celui-ci sort également de l'ordinaire. Dans la même ligné que Crash au niveau de l'ambiance malsaine mais bien plus plaisant à regarder. Jérémy Irons est parfait, dommage que le film mette autant de temps à décoller.
S'il y a une excellente chose dans le film de Cronenberg, c'est la prestation de Jeremy Irons, qui joue les deux Mantle (mental) Twins. Il parvient à incarner ces deux personnages en restituant une grande complexité de caractères. Les tours de passe-passe entre les jumeaux amusent au début, puis cela sombre très rapidement dans un complexe d'égos et de personnalités entremêlés, face à l'incapacité de se détacher de sa chair et de son sang - le tout baignant dans un univers hanté par la médication dans son sens le plus large, ce qui n'est pas particulièrement ma tasse de thé, même si j'ai suivi sans trop de détachement. On en vient à se demander si ce n'est pas un manifeste anti-médocs, plutôt que le chef-d'œuvre annoncé de Cronenberg.
Ce film de D. Cronemberg est pour le moins curieux. En effet, son identité reste peu perceptible. Est-ce un drame, à cause de l'impossibilité que ces deux jumeaux ont à se séparer (la double interprétation de J. Irons est exceptionnelle), ou alors un fantastique ou encore même un film d'horreur? Ce mystère est fascinant comme il peut-être frustrant. Car, au fond, on ne sait pas vraiment ce qui intéresse Cronemberg. Ce dernier oscille entre une mise en scène aux multiples effets qui donne un côté monumental, et une autre plus posée, plus intimiste, qui donne un rythme plus lent. D'un point de vue narratif, l'hésitation entre l'explication et la subjectivité est aussi présente. Et il faut le dire, on a bien du mal à la comprendre tant le film est meilleur dans sa partie hallucinante. Au final, on se demande si "Faux-Semblants" est grandiose ou bien banal. Il semble tout de même ne pas être complètement abouti.
Cronenberg explore une fois de plus les liens subtiles de l'ame et de la chair à travers cette histoire boulversante de deux jumeaux gynecologue que rien ne semble differencier,jusqu'à l'intrusion dans leurs vies d'une actrice flippée,miroir de l'un et de l'autre,revelant au grand jour le mensonge de leurs existences.Une oeuvre profonde sur l'etre et le paraitre doublée d'une reflection sur la conscience des hommes,qu'elle soit une realitée metaphysique ou bien la resultante des reactions chimiques de notre organisme.PUISSANT!
Encore un film très spécial de David Cronenberg, après avoir vu "La mouche" ou "eXistenZ". Ce réalisateur a réellement sa patte, tellement c'est bizarre et parfois assez gore...On se demande ce qu'il lui est arrivé dans sa jeunesse pour penser à tout ça... Dans "Faux-semblants", il se repose essentiellement sur un excellent Jeremy Irons, qui joue à lui seul des jumeaux. Réelle belle performance pour l'époque. Quant au scénario, c'est intéressant sur le fond mais la forme peut gêner, tellement l'ambiance est glauque et malsaine. On ressort du film assez soulagé que ça soit terminé.
Un film troublant et intéressant qui tient plus de la psychanalyse que du divertissement. Le spectateur assiste d'abord avec un plaisir presque voyeur à ce petit jeu d'identité pervers auquel s'amusent les frères jumeaux pour tromper leur monde. Mais dès que les sentiments humains entrent en jeu, leurs différences de caractère finissent par poser problème et ils perdent le contrôle de la situation... Le début du film est assez passionnant, mais par la suite, il faut quand même s'accrocher pour aller jusqu'au bout, car c'est une descente aux enfers assez lente qui attend les deux frères. Les deux derniers tiers du film reposent sur un aspect plus psychologique que le début; on voit les personnages devenir vraiment malades et instables. La fin n'avait pas besoin d'être morbide pour rendre le film percutant... J'ai beaucoup d'admiration pour la performance du double-rôle. "Faux-Semblants" est un film difficile à estimer et je ne dirais pas que je l'ai adoré, mais j'ai été captivé en suffisance. Prévoir quand même assez de temps et à visionner en étant suffisamment éveillé.
Mon dieux que je me suis ennuyé ! Ce film étant considéré comme culte je me suis empressé de le voir et là c'est la douche froide. Je pense qu'il a été culte pour son époque mais à l'heure actuelle mis à part le trip final ça fait presque 2h ou il ne se passe rien. Bref j'ai perdu mon temps.
Cronenberg explore une fois de plus les liens subtiles de l'âme et de la chair à travers cette histoire bouleversante de deux jumeaux gynécologue que rien ne semble différencier,jusqu'à l'intrusion dans leurs vies d'une actrice flippée,miroir de l'un et de l'autre,révélant au grand jour le mensonge de leurs existences.Une oeuvre profonde sur l'être et le paraitre doublée d'une réflexion sur la conscience des hommes,qu'elle soit une réalité métaphysique ou bien la résultante des réactions chimiques de notre organisme.PUISSANT!
Premier film aux allures classiques de David Cronenberg, il en reprend les principaux thèmes de prédilection, à savoir la sexualité, la dualité de l'homme (ici elle est visuellement apparente avec les jumeaux Mantl), l'automutilation, la maladie... Film à l'aspect glacial, l'interprétation de Jeremy Irons y est formidable, incarnant avec autant de réussite l'extrème fragilité de Beverly et la suffisance et l'arrogance de Elliot... Le final du film, exposant la gémellité comme la division d'un seul étre, est à la fois d'une beauté et d'une atrocité sidérante... La deuxième et dernière collaboration de Cronenberg et Irons, "M. Butterfly", sera moins concluante que "Dead Ringers", l'un des plus grands films du canadien.
David Cronenberg explore la relation de deux jumeaux à sa manière. D'abord inséparable pendant toute leurs vies, ils vont tomber amoureux de la même femme et ce sera le début de la descente au enfer de ces deux jumeaux. Une descente au enfer façon Cronenberg donc malsaine, à la mise en scène étouffante et qui conduira à la mort des deux. Jeremy Irons a la lourde tâche d'interpréter les deux personnages. Je trouve néanmoins le film trop long de 15 minutes au moins et la première partie est nettement supérieure à la première.
Se targuant d'un Jeremy Irons absolument parfait dans son exercice difficile que d'interpréter deux rôles à la fois, Faux-Semblants est l'archétype du thriller dramatique selon Cronenberg. Tout en longueur, en se basant sur une lourde tension qui monte sur près de deux heures avant de venir clore son film sur une note de poésie macabre. Hélas, malgré toutes ses qualités, quelques lenteurs sont à déplorer, venant ternir le rythme d'un film qui a parfois du mal à parfaire ses transitions scénaristiques. Toujours est-il que, dès lors que la descente aux enfers de Bev' est lancée, le film reprend de son énergie et nous permet de ne pas finir avec un goût d'ennui maussade dans la bouche.
Ce dernier long-métrage des années 80 de David Cronenberg reflète une évolution dans le cinéma du réalisateur canadien. Faux-Semblants est un peu plus psychologique que ses précédents efforts et Cronenberg semble vouloir laisser un peu de côté les mutilations corporelles ou du moins dans l'approche plus physique et gore qui était devenue jusque là sa marque de fabrique (excepté Dead Zone qui est une adaptation de Stephen King). Pour autant, le film n'est pas moins sombre. Les thèmes abordés ici sont les relations fusionnelles entre jumeaux, la jalousie, l'addiction ou encore la démence. Globalement, Faux-Semblants est un peu plus accessible (moins "bizarre") mais aussi plus dramatique (donc moins fun).
J'ai plus vu ce film comme une étude de caractère qu'un drame. Et de ce côté là, je constate que le sujet est très bien décrit et étudié. Les trucages pour recréer les deux jumeaux sont épatants (la preuve : pas un plan ne trahit l'idée qu le frère souvant de dos est une doublure), et la relation entre ces frères, ainsi que de leur mental (partageons tout) est brillante. Le film reste ainsi passionnant, et l'éloignement progressif des deux frères reste très intéressant à regarder. Mais c'est l'image des frères siamois qui s'impose avec le final malsain. Grand grand film, du maître Cronenberg.
Beaucoup de facilités & de raccourcis dans ce film un peu long proche du " Répulsion " de Polanski et empreint par ailleurs de déterminisme et de fétichisme ( sinon de clichés freudiens avant l'heure ! ) provenant de toute façon de ces personnes dans l'incapacité de ressentir quoique ce soit, et finalement d'agir : On ne pas toujours tout expliquer, et tout cela est finalement une bonne représentation de cette haine larvée ... ( La séquence des portes claquantes et de ce silence injustifié dans cette ville tout de même parfois douée de vie est d'ailleurs assez significative. )
Un très bon film au final bouleversant ! Une descente aux enfer rondement ménée dans une athmosphère à la fois angoissante et perturbante. Jeremy Irons magistral dans ses deux interprétations de ces deux frères si semblables physiquement mais pourtant si différents. Du grand Cronemberg !