Une claque ! C'est certainement le moment de terreur que j'attendais depuis des années... Calvaire est un véritable coup de maître, un film qui vous glace le sang, un chef d'oeuvre ! Fabrice Du Welz s'impose comme le digne héritier de Gaspar Noé ( on retrouve d'ailleurs Philippe Nahon et Jo Prestia dans deux rôles significatifs ) et parsème son bijou de nombreuses références ( une délectation pour les cinéphiles : on songe à Deliverance, à Straw Dogs ou encore à Misery et Psychose ). Calvaire prend pour décor une campagne hostile voire effrayante, représentation percutante de la dégénérescence humaine. Passées les dix premières minutes ( introduction musicale alléchante ), nous sommes embarqués dans ce paysage malsain et profondément perturbant qui ne nous lâchera pas jusqu'au générique final. Laurent Lucas confirme son talent ; Jackie Berroyer l'affirme en campant un aubergiste particulièrement dérangé. Ce qui est assez extraordinaire dans Calvaire, c'est le traitement de la violence : peu ou prou d'hémoglobine au final, mais énormément de perversité psychologique. C'est peut-être en cela que le film est éprouvant. On saluera par ailleurs le travail de Benoit Debie, l'un des chefs opérateurs les plus impressionnants du cinéma francophone actuel. Il y avait longtemps qu'un film ne m'avait pas autant foutu la trouille... Excellent !
Laurent Lucas me fait toujours marrer avec sa tête de pseudo victime innocente, mais je le préfère dans Harry... ou dans Tiresia. Là, il morfle décidément trop à mon goût.
En tout cas, il reste un acteur fabuleux mais malheureusement trop rare, qu'il soit victime ou tortionnaire. Quant à Jacky Beroyer, je le crois encore meilleur même dans cette prestation.
Un film assez spécial dans le genre, décalé et dérangeant, même si je le trouve doté de bonnes idées ça reste globalement très moyen, assez prévisible et le scénario traine un peu en longueur. Et il n'y a rien de bien terrifiant pour le genre épouvante-horreur. Bref, rien d'exceptionnel dans ce film.
L'idée de départ est bonne et l'acteur principal (dont j'ai oublié le nom ) fait une bonne prestation quoique un peu surjoué. Cependant j'ai finalement était un peu déçu par la facilité dans laquelle est tombé le réalisateur et me suis ennuyée quasiment tout le long du film. Le cinéma français a fait beaucoup mieux .
Un "Misery" à la Française, moins rythmé, moins angoissant mais aussi plus noir et moins causant. Dommage que les scènes intéressantes soient essentiellement concentrées dans les 20 dernières minutes.
Le genre de film d'horreur chiant et mou dont la fin est 100 fois prévisible, en plus le début se fait attendre! On se croirais dans un Drame qui tourne au cauchemard (et a l'ennuie)
C'est la présence de Berroyer qui m'a fait regardé le film, de ce coté là je n'ai pas été déçu. Après pour le film c'est plus mitigé, il y a une bonne entame et des belles images mais on sent bien que le budget est limité, par exemple j'aurai bien vu la scène final dans l'auberge plus musclée.
Excellent survival, qui prend son temps pour bien poser les personnages et nous mettre dans l'ambiance, les acteurs sont géniales, le métrage contient pas mal de scènes de fous furieux, dont une fusillade apocalyptique dans une auberge, puis grâce à ce film j'ai en partie eu droit à mon adaptation cinématographique de "Resident Evil 4".
Voici le film le plus POURRI de toute l'histoire du film d'horreur, premièrement c'est LENT, mais alors trooooop LENT, aucun suspens,le film est plat a souhait et enfin c'est juste dégueulasse, si vous voulez voir des vieux en train de ****** un mouton et ben ce film est pour vous
film de type "hostel" mais plus basé sur la psychologie des personnages que sur l'envie de meurtre et de sang gratuit, une superbe réalisation qui fait froid dans le dos (ah la misère sociale des campagnes)
Véritable survival belge gore, très dérangeant, bien réalisé et bien interprété, empruntant à Délivrance (pour son côté viol/rednecks) ainsi qu'aux Monty Python pour quelques délires incongrus (la danse dans le bar), Calvaire se démarque avant tout par son ambiance malsaine omniprésente, son cadrage particulier et ses décors naturels apportant une réelle touche glauque au long-métrage. L'interprétation se veut toute aussi réaliste voire effrayante, de Laurent Lucas parfait en véritable victime perdue aussi physiquement que mentalement à l'excellent Jackie Berroyer dans un rôle à contre-emploi surprenant. Son calme et sa gentillesse contrastent avec sa démence barbare lorsqu'il torture son invité de manière extrêmement violente. On assiste donc, impuissants, à la descente aux enfers de quelqu'un d'ordinaire qui devient petit à petit un "objet", une chose que l'on possède et que l'on torture. Un film magnifique, pas toujours facile à regarder, qui possède bien évidemment des défauts mais nous met néanmoins une sacrée claque.
Un film Belge qui donne un résultant plutôt intéressant. Ce film est assez dérangeant, il peut mettre mal à l'aise vu les situations dans lesquelles se retrouve Marc Stevens, de plus avec sa petite pointe d'humour ce film nous fait ressentir la faiblesse psychologique de l'aubergiste qui torture son hotte dans lequel il voit son ex-femme. Un film qui n'entraine que du calvaire ! A voir.