L'Espion qui venait du froid
Note moyenne
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38 critiques spectateurs

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Lilali_111
Lilali_111

5 abonnés 356 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 avril 2026
Ce film se distingue brillamment des classiques du genre espion. Plutôt que de miser sur l’action pure, il plonge le spectateur dans une intrigue complexe, où les jeux de dupe et les retournements de scénario tiennent une place centrale. Le rythme, volontairement posé, permet à l’histoire de s’installer et de déployer toute sa subtilité. Résultat : un très bon film d’espionnage, servi par une ambiance sombre et captivante.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 829 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 février 2026
Bien que très cohérente avec le propos, jouant des angles de caméra, des jeux de regards, des choix de plans, la réalisation souligne à l'envi la noirceur d'une atmosphère à la pesante chape de plomb. Image démystifiée des espions, prêts à diverses compromissions pour atteindre leurs cibles, marionnettistes désabusés ou froidement pragmatiques, l'histoire s'amuse avec des représentations trompeuses, montrant à la fois que la vérité s'habille de mensonges et que le danger est d'abord moral ou psychologique pour ces (anti-)héros dont Richard Burton à l'aura toujours vivace en interprète un spécimen morose, taiseux, blasé - en dépit de sa relation (cliché!) avec la jeune femme idéaliste qui succombe au mystérieux homme antipathique plus âgé... Même si ses manipulations politiques ou diplomatiques se révèlent intellectuellement plaisantes (jusqu'au délectable procès), l'intrigue se permet quelques audaces à la vraisemblance douteuse et des étirements dispensables. Amer.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 août 2025
Peut-on réellement parler d'un film d'espionnage ? Je serais tenté de dire non. Tout simplement car on n'y retrouve pas une intrigue brumeuse comme c'était le cas des films de ce genre à cette époque. Il serait à mon avis plus juste de parler d'un film sur l'espionnage. Sincèrement, j'aurais aimé le noter mieux que ça. Mais je ne vois pas comment je pourrais m'y prendre. Car si j'ai beaucoup aimé la première partie du film, (donnant sa signification au "who came in from the cold) j'ai nettement moins apprécié la deuxième. Lente, longue et plutôt... glaciale. S'il n'y avait pas eu ce dernier segment, entre procès et final plutôt chouette émotionnellement, j'aurais abaissé la note d'un cran. Il m'a toujours été plus facile de me rappeler de ces derniers instants, des performances de Richard Burton et de la délicieuse Clair Bloom et de la mise en scène impeccable de Martin Ritt.
Orno13
Orno13

26 abonnés 1 054 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 août 2025
Un bon film d espionnage, comme son titre l indique , il se situe principalement durant la guerre froide, époque foisonnant pour ce type d histoire.
Difficile de suivre au début, on s y perd un peu mais globalement le scénario est tenu.
De plus c est une adaptation d un roman de john le carré, beaucoup d œuvre seront par la suite adapté mais pas avec la même réussite.
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 881 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 juillet 2025
Un vrai film d'espionnage, oui, mais qui date de près de 60 ans, et il a donc pris un petit coup de vieux. Je pensais avoir déjà vu des oeuvres de M. Ritt mais apparemment non après avoir relu sa filmographie. Ce film d'espionnage, qui met en scène le flamboyant R. Burton, est une représentation d'une certaine forme de fiction de la guerre froide et du renseignement de l'époque, que Le Carré a su retranscrire dans son roman. C'est froid, cintré et dépourvu d'action, avec une intrigue plutôt complexe mais qui ne perd pas totalement le spectateur sauf peut-être à la fin où le rebondissement final nous laisse un peu perplexe.
Infovest
Infovest

5 abonnés 179 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 juillet 2025
Un vrai film d’espionnage sans les froufrou et le happy end des James Bond.
On retrouve d’ailleurs l’acteur Bernard Lee ( M dans James Bond ) en tant qu’épicier espion…certainement un clin d’œil de Martin Ritt à la série mythique.
Ambiance très lourde et morose intensifiée par le Noir et Blanc.
Une superbe interprétation de Richard Burton et de Claire Bloom et un scénario bien complexe à la John LeCarre comme on les aime.
A voir
Aaym68
Aaym68

1 abonné 213 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mars 2025
Une histoire d'infiltration, pendant la guerre froide, de part et d'autre du mur de Berlin. Richard Burton est magistral dans le rôle de l'espion que l'on voit dans toutes les scènes. Film sobre et austère. Sans beaucoup d'action mais avec une belle photographie et des dialogues prenants. C'est un peu complexe comme dans tous les films tirés des romans de John Le Carré, où, au final, je préfère à chaque fois le livre au film.
Agnes L.
Agnes L.

229 abonnés 2 011 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 décembre 2024
L'histoire inventée par le romancier britannique John Le Carré, s'avère complexe et un peu surprenante au début. Progressivement, tout s'articule et prend sens quand on commence à comprendre le plan sous-jacent. Ceci dit, la fin ne me semble pas vraiment crédible mais c'est un détail car cela reste un très bon film d'espionnage, une référence même. Ce type d'espionnage, très peu glamour, s'approche certainement plus de la vérité que nombre de films de type James Bond. A noter que Richard Burton qui joue le rôle principal de l'espion Alec Leamas a eu les mêmes problèmes d'alcoolisme dans la vie, que le personnage qu'il joue, on peut supposer que c'est juste un hasard.
Catherine C.
Catherine C.

13 abonnés 241 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 septembre 2022
Ce film est l’adaptation d’un maître du genre de l’espionnage, John Le Carré. Ici les espions n’ont pas de gadgets et il n’y pas d’hémoglobine, ce qui n’est pas pour me déplaire, bien au contraire. Le film s’attache à la psychologie des agents qui naviguent un peu à l’aveugle. Mais à force de pousser la psychologie, on n’arrive plus à comprendre qui est qui, et c’est un peu dommage. Richard Burton joue son rôle d’agent désabusé à la perfection.
Yves G.

1 845 abonnés 4 018 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 juin 2022
À l’initiative de sa hiérarchie, Leamas (Richard Burton), un agent britannique rappelé de Berlin après la mort d’un de ses agents, feint d’être retiré du service et s’enfonce dans l’alcool et la misère pour laisser penser qu’il pourrait faire défection. Tamponné par les services est-allemands, Leamas est longuement interrogé dans une ferme isolée par Fiedler (Oskar Werner). Le but de Leamas est de faire tomber Mundt, l’un des chefs du contre-espionnage est-allemand. Mais l’irruption imprévue de Nan Perry (Claire Bloom), la bibliothécaire communiste que Leamas avait fréquenté à Londres, risque de compromettre sa tâche.

J’avais lu très jeune "L’Espion qui venait du froid" dans une vieille édition Folio cornée et me souviens encore de mon engouement à cette lecture. J’y découvrais une intrigue délicieusement compliquée avec des retournements inattendus, où ce qu’on tenait pour vrai à une page se révélait fallacieux à la suivante. À l’époque, ce genre de scénario m’était quasiment étranger et je le découvrais avec l’enthousiasme du néophyte. Je n’avais encore jamais lu John Le Carré dont, pendant les vingt années suivantes., je devins un lecteur fidèle, sans jamais retrouver dans ses livres, sinon peut-être dans "Le Tailleur de Panama", le plaisir original pris à la lecture de "L’Espion…"

Je n’avais jamais vu l’adaptation au cinéma du roman de Le Carré. Sa programmation à la Filmothèque du Quartier Latin m’en a enfin donné l’occasion. "L’Espion qui venait du froid" n’est pas tout à fait un film culte ; mais il n’est pas loin de l’être. Cet anti-James Bond (il est réalisé alors que Sean Connery donne au personnage de Ian Fleming une célébrité mondiale avec les trois premiers films produits par Albert Broccoli en 1962, 1963 et 1964), tourné dans un noir et blanc sinistre, avec un Richard Burton au sommet de son art, fait du métier d’espion un tableau lugubre. Le monologue de Leams y est repris au mot près : "What the hell do you think spies are? Moral philosophers measuring everything they do against the word of God or Karl Marx? They’re not. They’re just a bunch of seedy squalid bastards like me, little men, drunkards, queers, henpecked husbands, civil servants playing « Cowboys and Indians » to brighten their rotten little lives."

Je dois avouer une petite déception. Elle est double.
J’avais le souvenir d’une intrigue très sophistiquée. Elle ne l’est en fait pas tant que cela. J’ai l’impression que les scénarios de thriller, notamment américains, sont devenus pour certains tellement sophistiqués, que notre goût de spectateur s’est développé et que ce qui nous apparaissait hier compliqué ne l’est plus.
Second défaut : j’ai trouvé la mise en scène pesante et le temps bien long. C’est d’ailleurs un défaut que j’oserais respectueusement relevé contre les romans de John Le Carré : ils sont systématiquement trop longs, trop touffus, trop lents, préférant à l’action la peinture des tourments d’une âme humaine dont on a compris qu’elle est noire et faillible.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 janvier 2021
Ce n’est pas et de loin la meilleure adaptation d’un roman de John Le Carré . Le réalisateur en rajoute tellement pour mieux disséquer, sinon faire comprendre, la situation de part et d’autre du rideau de fer, quand un espion se doit d’éliminer un autre espion. Un espion à la peine et qui peine, comme le spectateur, a retrouver le fil de ses recherches sur un scénario brouillon . Il ne me parait pas s’identifier au roman, mais le retranscrit un peu à l’aveugle. Ce qui procure des situations alambiquées dans lesquelles Richard Burton ne parait pas au mieux de sa forme. L’œil plus que mauvais, il en rajoute dans le taciturne et la suspicion. AVIS BONUS Une très bel entretien avec Frédéric Albert Levy, fort instructif, tout autant que sa façon de décrypter la scène de l’épicerie .
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 novembre 2020
En 1965, la guerre froide bat son plein, et les films d'espionnage cartonnent au cinéma. Surtout la franchise James Bond qui écrase alors toute la concurrence. "The Spy Who Came In from the Cold" ne cherche pas à surfer sur le sillage des aventures de 007. Loin d'être spectaculaire, il s'agit d'une adaptation de John Le Carré, où le monde de l'espionnage est décrit comme un univers tordu, cynique et impitoyable, où les agents ne sont que des pions manipulés en permanence. Ainsi, nous suivons ici le périple d'Alec Leamas, ancien responsable du bureau berlinois du MI6, qui semble sombrer dans la dépression après avoir été brutalement évincé des services secrets. Mais il s'agit en réalité d'une mission d'infiltration très subtile... Les spectateurs qui s'attendent à un rythme infernal, des gadgets, et des fusillades seront rapidement déçus. "The Spy Who Came In from the Cold" est un film posé et bavard, presque dramatique dans sa première partie. Richard Burton est excellent dans le rôle de cet agent désabusé au regard perçant, qui s'enfonce dans l'alcoolisme pour mieux berner l'ennemi, avant d'être lui-même dépassé par les rouages d'une sinistre machination. On repère quelques bonnes têtes à ses côté, dont Oskar Werner en interrogateur froid et déterminé. Les dialogues sont de qualité, et le noir et blanc plutôt joli. Question mise en scène, on n'est clairement pas au niveau des grands moments de l'espionnage ou du thriller, mais Martin Ritt livre un produit de bonne facture, avec quelques idées intéressantes (les jeux de miroirs dans le club de striptease, les rapports très froids entre les agents allemands...). Le film bénéficie surtout de son scénario très sombre, qui bien qu'assez lent offre une intrigue dense, qui se dynamise considérablement dans les dernières vingt minutes. A défaut d'être un classique de l'espionnage, "The Spy Who Came In from the Cold" en est un variation tout à fait appréciable.
ASSRANCETOURIX
ASSRANCETOURIX

25 abonnés 319 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 décembre 2021
Archétype du film d'espionnage glacial, avec peinture hyperréaliste de la guerre froide surgelée ! l'interprétation de Richard Burton est fascinante et transporte dans le monde des espions alcooliques, misérables et angoissés ! le meilleur film du genre, dont le scénario est presque compréhensible, ce qui est rare (CF "La taupe").
mazou31
mazou31

130 abonnés 1 361 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juillet 2019
Très bonne adaptation du roman éponyme célébrissime de John Le Carré. Un vrai film d’espionnage, à l’opposé des James Bond, Jason Bourne et autres films d’action avec castages, gadgets et pin ups à toutes les fenêtres ! C’est moins divertissant mais tellement plus intelligent et réaliste ! Film à suucès à sa sortie, il a beaucoup moins bien traversé les temps que ses repoussoirs. Film languissant, à l’histoire embrouillée comme l’esprit des maîtres espions, il vaut pour sa fidélité au livre, la qualité de sa mise en scène, la beauté de ses décors en noir et blanc et l’extraordinaire prestation de Richard Burton (oscarisé). Film d’ambiance, il se regarde en goûtant le temps qui passe, un bon whisky sur la table basse !
ManoCornuta

359 abonnés 3 067 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 juin 2017
Atmosphère glaciale et oppressante savamment entretenue pour cet Espion qui venait du froid, film qui contraste assez violemment avec les premiers James Bond produits à l'époque: pas de tape-à-l’œil ici mais une progression lente et subtile vers une douloureuse vérité. Le film, entièrement centré sur un Richard Burton très classique dans son jeu, est presque parfaitement maîtrisé sur le plan technique, distillant ses informations au spectateur avec parcimonie et précision. Presque tout passe par les dialogues. Cette adaptation de John Le Carré baigne dans un climat austère et étouffant très bien rendu, jusqu'au final. Sobre et carré comme il convient.
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