Affreux, sales et méchants
Note moyenne
3,9
1367 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

131 critiques spectateurs

5
41 critiques
4
57 critiques
3
13 critiques
2
12 critiques
1
6 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
GéDéon
GéDéon

143 abonnés 751 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 avril 2023
Réalisé en 1976 par Ettore Scola, ce film est véritablement affreux, sale et méchant. Il faut avoir le cœur bien accroché pour suivre les tribulations de ce patriarche (Nino Manfredi) menant à la baguette tout son clan installé dans un bidonville de Rome. Dépeindre la misère sociale avec des scènes aussi sordides peut choquer un grand nombre. Mais c’est justement parce que l’on espère une justice morale que l’on reste suspendu au film. Il convient de noter qu’à l’exception de Nino Manfredi, tous les autres acteurs sont des débutants. Bref, une œuvre féroce explorant sans aucun filtre la noirceur de l’âme humaine.
diehard5
diehard5

47 abonnés 482 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 août 2010
La vie d’une famille dans un bidonville romain : chacun veut mettre la main sur le magot du patriarche. Comédie noire satirique (et aussi : cruelle, outrancière, bestiale, réjouissante, excessivement brillante). Nino Manfredi, ici l’égal des plus grands, est entouré par des non professionnels ou des comédiens issus du théâtre. En de superbes plans séquences, Ettore Scola installe une poésie tranquille sur un tas d’immondices. Belle partition musicale d’Armando Trovaioli.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 20 février 2016
Bon, ce film porte bien son titre. On va y suivre une famille de résidents de bidonvilles beaufs, idiots, haineux et tous plus répugnants et antipathiques les uns que les autres. Scola réussit à ne jamais tomber dans la complaisance ou la surenchère avec ce film et c'est probablement ce qui fait sa principale force. Le propos est simple Scola dénonce sans concession la bêtise due à l'ignorance. La mise en scène est très réussie, la BO accompagne bien le film et les acteurs sont tous bons, là-dessus rien à dire... Toutefois, car oui, il y a un (gros) toutefois, je n'ai vraiment pas accroché au film. La raison est simple : j'ai énormément de mal à m'intéresser à un film dans lequel tous les personnages me dégoûtent et ne m'inspirent ni empathie ni fascination. De ce fait j'ai trouvé le métrage longuet et un peu mou du genou... Disons qu'à part quelques scènes il ne se passe pas grand chose, ça tourne un petit peu en rond. On m'avait "vendu" le film comme une comédie, et je n'ai vraiment pas l'impression que ça en soit une. C'est certes cynique et corrosif, mais jamais Scola ne semble vouloir faire rire.
Donc voilà, je n'ai pas détesté ce film, je pense qu'il mérite plus que la moyenne, mais je n'ai pas spécialement adhéré au délire. Dommage.
benoitparis
benoitparis

143 abonnés 1 277 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 juin 2008
L'équilibre est trouvé entre la farce "bête et méchante" très noire et le tableau bien documenté du quart-monde. E. Scola n'a pas réussi tous ses films (dans mon souvenir "La nuit de varenne" est un pudding de commande vraiment indigeste) mais en l'occurrence il a réussi un modèle de comédie italienne.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 juillet 2008
Tout est dans le titre, ils sont sordides, et on explose de rire, sacrés italiens, drolement doués pour nous parler de leur societé, chapeau Scola et Manfredi.
Vladimir.Potsch
Vladimir.Potsch

23 abonnés 389 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Ce film est un classique qui a déjà été commenté à de multiples reprises, souvent pour souligner ses qualités de description féroce de la vie des habitants d'un bidonville particulièrement insalubre, parfois pour en regréter l'outrance. En réalité, le génie de Scola tient moins dans sa capacité à alier pure comédie loufoque et drame social le plus sordide, mais à ménager de purs moments de poésie. Si on regarde de près la structure du film, il alterne les moments de dialogues et de scènes grivoises, obsènes, hautes en couleur, remplies de personnages aux aspirations plus passes les unes que les autres, et des moments de silence, de contemplation, où seule parle la musique. C'est par exemple, quand la jeune fille un peu innocente amène tous les enfants dans un parc à jeux, quand un de ces enfants ramasses difficilement une pierre, de l'autre côté de la grille, avant de la jeter une fois l'obstacle franchi. C'est surtout ce beau moment où l'infâme Giacinto (Nino Manfreidi) a des accés d'humanité, par exemple quand il rencontre la prostituée près d'un panneau publicitaire. Donc si ce film est si touchant, si juste, ce n'est pas seulement parce qu'il est cru, n'évitant aucun tabou pour décrire la perte des valeurs que la saleté est la pauvreté peuvent générer, mais parce qu'il arrive, au détours de rares mais ô combien importantes scènes, à transformer le cloaque en poésie.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

259 abonnés 2 709 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 octobre 2016
Affreux, sales et méchants est un étrange film et je ne sais pas trop quoi en penser.
Les acteurs sont plutôt bons. L'histoire est assez marrante (un vieux père de famille tellement immonde et paranoïaque qu'il instille lui-même l'envie dans sa famille de lui voler l'argent).
Après, le problème, c'est que tous les personnages sont infects (et leur crasse est même dérangeante) et je ne me suis accroché à aucun d'eux.
Ça se regarde, mais il y a mieux parmi les classiques italiens.
SociN
SociN

15 abonnés 637 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 février 2016
Le film est une "comédie dramatique". Pour la comédie, on repassera. C'est bien trop outrancier pour que l'on rie. On est plus dans le drame : les personnages sont dans la fange et s'y complaisent : couardise, fainéantise, luxure, violence, délinquance, bêtise : ils ont toutes les tares !
Le plus dramatique reste la conclusion du film : spoiler: lorsque l'on voit que la nouvelle génération, celle dont on pouvait espérer un renouveau car elle était la seule à bosser, tombe dans les mêmes errements
: la misère appelle la misère !
Aurégane Lemière
Aurégane Lemière

15 abonnés 67 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 mai 2022
Ettore Scola propose ici une fresque des péchés propres à l'Homme, notamment l'avarice et la luxure. Cette histoire, teintée par un schéma de répétition, se retrouve bouleversée. Un événement engage les protagonistes à vouloir couper la boucle. L'amour est-il un remède face au vice ? Cela suffit-il pour régler l'avarice du père ?
Ce film est un véritable plaidoyer contre la société de consommation, contre la misère, contre l'homophobie, contre la transphobie, contre l'inceste, contre l'abus sexuel et le viol, contre la violence extrême dont font preuve les différents protagonistes. Le réalisateur dépose à nos yeux un véritable bidonville en marge de la ville de Rome et de la société. C'est un monde parallèle.
Je n'en dis pas plus sinon je vais en dire trop.
Très très bon film dont les acteurs incarnent leur rôle à la perfection, dont la photographie et la mise en scène sont époustouflantes et dont la musique est à l'image de ce joyeux bordel.
DaftCold
DaftCold

27 abonnés 213 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 octobre 2018
Une réalisation brillante, des acteurs bien choisis, une musique cohérente,... Les qualités de ce film ne manquent pas. Le problème, c'est le début. La situation initiale dure une heure ! Une heure de situations du quotidien dans les bidonvilles de Rome. C'est trop, parce que c'est une heure où le spectateur reste dans l'attente. Mais au final cette attente vaut la peine, car la suite est prenante est bluffante ! Ce film vaut le coup.
Geoffroy B
Geoffroy B

88 abonnés 51 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 janvier 2007
Une excellente comédie dramatique!
Des personnages caricaturaux, des dialogues jouissifs, un décor moribond, une ambiance vulgaire et malsaine...telles sont à peu près les caractéristiques d'"Affreux, Sales et Méchants".
Nul doute qu'Ettore Scola a inspiré Emir Kusturica, les univers de l'un et de l'autre relèvent quelques troublantes similitudes.
karpathakis y
karpathakis y

36 abonnés 633 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 novembre 2019
Vu et revu, on ne peut imaginer d'autres titres pour ce film que celui qu'Ettore Scola a choisi. On comprend en le voyant qu'il est reçu le Prix de la mise en Scène...Après 8 minutes on commence déjà à rire avec le mioche qui se fait tirer par la chèvre et ça continue avec...le chien cul-de-jatte, mémère qui en fumant essaye d'apprendre l'anglais avec la télévision (tout en conseillant a la femme de Manfredi à se livrer sur lui à des actes que je n'oserais citer) etc...trop à dire sur ce film. Une folie très proche de celle de Kusturica, bien sûr a voir...si ce n'est déjà fait ! À ne pas rater du même réalisateur le fantastique Le Bal.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 18 septembre 2010
Un "chef d'oeuvre" d'Ettore Scola un peu lourd ou facile parfois cependant le réalisme de certaines scènes urbaines et brutes de décoffrage séduit avec le portrait des ploutocrates ainsi que la lesbienne soit-disant libérée, multipliant les liaisons mais à l'humour curieusement à sens unique.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 20 août 2024
On reste mitigés devant la satire sociale que nous propose Scola. D'un côté, on devine la critique du néocapitalisme, ainsi que les conditions d'extrême pauvreté qu'il entraîne ; mais, de l'autre, le cadre choisi et les personnages outrancièrement grossiers dépossèdent l'histoire de sa force politique, et contribuent, en voulant montrer les conséquences humaines, à perpétuer des stéréotypes de classe.

Dans ce bidonville italien, les femmes ne sont qu'objets sexuels ou bonnes à tout faire. Les hommes, beaufs en puissance, violent, frappent, pillent. Cette fresque, aux penchants certes vraisemblables, verse dans un misérabilisme assumé, mais contre-productif.

Scola ajoute plus d'angles morts – en nous poussant à individualiser la férocité prolétaire –, qu'il ne met en lumière les causes structurelles de la pauvreté. Ce qui, malgré le cynisme du film, présente une vision fataliste, freinant, par conséquent, notre compassion, puisque la plupart des personnages sont creux ou adoptent des comportements univoquement répugnants.
stans007
stans007

41 abonnés 1 474 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 mars 2021
Affreux, sales et méchants... ils le sont pratiquement tous dans ce bidonville romain.
Bien mais la mise en scène manque de rythme et se vautre trop souvent dans l’abjection.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse