125 rue Montmartre
Note moyenne
3,9
429 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

63 critiques spectateurs

5
6 critiques
4
24 critiques
3
21 critiques
2
10 critiques
1
2 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Stephenballade

455 abonnés 1 241 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 juin 2020
Une question me taraude : pourquoi ce film n’est pas plus connu ? Il mériterait pourtant de retrouver la faveur du public car il se révèle des plus intéressants. Peut-être devrais-je dire des plus surprenants. Je ne connaissais même pas l’existence de ce film ! C’est donc sans rien en savoir, excepté la présence de Lino Ventura, que je me suis laissé aller à la découverte du deuxième long métrage de Gilles Grangier de l’année 1959. Le cinéaste ne tarde pas à nous faire retrouver Lino Ventura au 125, rue Montmartre, là où les Messageries de la Presse Parisienne mettaient les journaux à la disposition des crieurs. Eh bien oui, notre cher Lino est un crieur, « un vendeur de journaux, quoi ». Un gars qui porte les bonnes et mauvaises nouvelles à qui veut bien se tenir au courant des informations régionales et nationales. Mais alors qu’il finit sa journée et se prend une pause tranquille en bord de Seine, il croise le chemin d’un autre homme au comportement étrange. Après un round d’observation, ce qui va suivre va changer leur vie, mais ils ne le savent pas encore et encore moins comme ils l’entendent. Etant donné que je ne savais rien du film, j’ai d’abord pensé à une gentillette comédie sur des petites gens. Je veux dire des gens lambda, des monsieur-tout-le-monde. A travers Didier Barrachet, Robert Hirsch fait penser à un François Pignon avant l’heure. Vous savez, le gars qui veut se suicider mais qui n’y parvient pas pour ensuite coller aux basques de son sauveur de la même façon que les chiens ont des puces. De son côté, Lino Ventura semble camper le bon samaritain trop gentil pour oser se débarrasser de ce boulet venu encombrer sa petite vie tranquille de célibataire. Avec eux, on partage leur quotidien : les discussions certes parfois animées, on mange avec eux, bref on partage leur quotidien jonché de pleurnicheries, jusqu’au sourire béatement émerveillé au cirque. Mais il est vrai qu’on trouve Pascal trop gentil, même si on reconnait qu’il n’est pas évident de rejeter une âme suicidaire. Et voilà que sans le savoir, le spectateur se laisse berner, à l’image du crieur qui (nous sommes en droit de nous le demander) semble ne pas lire les journaux, en particulier les affaires sordides. La théorie du cordonnier… C’est justement quand on découvre le pot aux roses sans qu’on le voit venir que tous les menus détails fournis par Didier Barrachet nous reviennent en pleine gueule, nous faisant mesurer à quel point les dialogues de Michel Audiard sont une nouvelle fois du cousu main. Bien sûr, rien à voir avec les dialogues d’autres films tels que "Les tontons flingueurs" ou "Les vieux de la vieille", mais on a quand même quelques banderilles bien sympas. « Y’a qu’un lit ? – Tu croyais trouver un dortoir ? ». Trop drôle ! Du Audiard tout craché, en prêtant par moments du vocabulaire de charretier à Lino dans ses moments de colère. Si on se laisse avoir si facilement, c’est parce que Robert Hirsch a remarquablement donné la réplique à Lino. Ce dernier se démène beaucoup, ne cesse de monter en puissance tout au long du film jusqu’au dénouement final. Mais à aucun moment il ne parvient à effacer la performance de son partenaire d’écran. C’est même limite si ce n’est pas Robert Hirsch qui vole la vedette à Lino. Dans tous les cas, il ne nous est impossible de l’effacer tant sa performance contribue à la mise en place d’un imbroglio savamment orchestré par Gilles Grangier à partir du roman éponyme d’André Gillois, lequel a contribué (avec Audiard, Grangier et Jacques Robert) à l’adaptation pour écrire le scénario.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 juin 2020
assez méconnu, cet excellent film nous rappelle que le cinéma français de l'époque n' a vraiment plus rien à voir avec l'actuel ... mi-tragique mi-vaudeville , il nous permet de retrouver les grands talents d'un Lino Ventura et d'un Robert Hirsch, entre autres, dans un Paris poétique à jamais disparu : c'est France 3 qui a eu la bonne idée de le diffuser ce 9 juin, un grand bravo !
brianpatrick
brianpatrick

116 abonnés 1 864 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 juin 2020
C'est un film de 1959. On y voit la vie à Montmartre à l'époque, un immeuble de quartier avec ses habitants. Un immeuble populaire avec son restaurant dans la même rue. Son restaurant populaire avec son flot d'habitués. Il y a aussi Lino Ventura, il joue là à nouveau le gros mec écervelé. D'ailleurs il joue le même genre de personnage dans "Un taxi pour Tobrouk" et "Cent mille dollars au soleil ". Comme il est fort, il a tourné jusqu'à six films en 1961. Il y a aussi Andréa Parisy, une très grande apparition. Après le scénario reste superbement bien fondé et bien élaboré. Il y a aussi les jeux d'acteurs qu'il faut prendre en compte. Après les étoiles concernant les autres internautes, je ne comprends pas, mais bon. Cela reste un bon triller à la française.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 5 juin 2020
J'ai passer un bon moment devant ce film meme si j'ai eu du mal (premier visionnage) a tout comprendre par moment car spoiler: les personnages se contredisaient entre eux donc difficile de savoir qui a raison qui a tort
Lino ventura joue tres bien dans ce film et son personnage a evoluer spoiler: a la fin on entend la voisine se faire frapper par son homme et i il ne veut pas l'aider car il s'est fait avoir maintenant il pense a lui
alors qu'au debut il est plutot bonne pate tres gentil.Il faut aussi savoir que michel audiard est au dialogue du film donc on en a de tres bon.Les paysages parisien de l'epoque on peut y voir la scene notamment.Ce film s'attarde aussi sur les visages les emotions spoiler: comme a la fin du film ou on peut voir les enfants content de voir les clowns
Un autre point que j'ai bien aimer c'est qu'on nous montre un metier oublier le crieur de journaux.
karpathakis y
karpathakis y

34 abonnés 633 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 décembre 2019
Lino Ventura aura tout interprété, même vendeur de journaux. Je ne crois pas qu'on fait encore du hors-bord sur la Seine, mais à cette époque là on en faisait. Robert Hirsch est vraiment fantastique dans son rôle, toutes ces dames le sont aussi. Ajoutons à ça une histoire captivante (décrite par les autres internautes), une distribution prodigieuse. Et comme toujours avec cet illustre réalisateur, c'est court et l'on n'a pas le temps de s'ennuyer. Gilles Grangier plus Audiard ça ne pouvait donner qu'un grand film et c'en est un !
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 mai 2019
Dans « 125, rue Montmartre », Lino Ventura est un crieur de journaux dans les rues de Paris. Un jour il sauve Didier qui allait se jeter dans la Seine. Les deux hommes vont se lier d’amitié. Mais ce dernier a un lourd secret qu’il confie à son nouvel ami. Héritier d’une grosse fortune, sa femme cherche à le rendre fou afin de le faire interner. Le personnage de Ventura est rapidement impliqué dans une histoire de meurtre. Bien que la musique soit trop fluette, les valeurs ajoutées de ce film noir sont les prestations qualitatives des comédiens qui abordent les dialogues signés Michel Audiard avec intelligence. L’ambiance est haletante, même s’il manque des rebondissements plus audacieux pour rendre ce trente-quatrième film de Gilles Grangier plus percutant.
D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
JR Les Iffs
JR Les Iffs

101 abonnés 1 151 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 décembre 2018
Film français de Gilles Grangier, 1959
Polar à la française. Un "pauvre" vendeur de journaux (Ventura) est manipulé afin de lui faire endosser un crime et un vol qu'il n'a pas commis. spoiler: Heureusement, un commissaire de police intelligent le tirera d'affaire.

Film de Grangier, assez moyen. L'histoire est assez farfelue, mais pourquoi pas, les acteurs sont assez bons, sauf Ventura qui en fait un peu beaucoup lors de ses interrogatoires. L'intérêt du film réside aussi dans la description de la vie parisienne en 1959, il y a les extérieurs de Paris, les voitures de l'époque...
La réalisation comporte quelques bonnes séquences mais l'ensemble est assez moyen. Hirsh est excellent.
Mathias Le Quiliec
Mathias Le Quiliec

80 abonnés 378 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 octobre 2018
Un vrai bon film, bien méconnu du grand public pourtant. Les bases du personnage du grand Lino Ventura sont là, expression corporelle et verbale, un de ses premiers rôle en tête d'affiche et déjà l'envie pour le spectateur de suivre sa progression de près. Le scénario est plutôt originale pour son époque où tous les films francais se ressemblaient plus ou moins, le second rôle masculin est particulièrement bon également se complétant avec le caractère de Lino, on a souvent l'impression de regarder "l'emmerdeur" de Molinaro avec Ventura et Jacques Brel. Un film plus qu'honnête d'une durée raisonnable empêchant l'ennuie à tout moment. J'ignorai totalement l'existence de ce film il y a encore une semaine, une très bonne surprise donc
Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 septembre 2017
Quand on réfléchit à l'énigme policière après la vision du film elle peut paraître farfelue (bien que parfois dans la réalité…) Mais il faut voir comme c'est traité, Granger adore filmer les "petites gens", les montrer en train de manger, de boire, de s'engueuler, ou de s'émerveiller comme ce regard de gosse dans la scène du cirque. La construction du film est intelligente car en nous faisant s'identifier au personnage incarné par Ventura on devient aussi paumé que lui. Côté interprétation c'est parfait, Ventura parvenant à faire la pige à Robert Hirsch, mais ce dernier se rattrapant lors de la scène du cirque. Un bon film.
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 juillet 2016
C'est tellement bien joué que l'on distingue mal si le personnage "Didier" dit vrai ou si son "épouse" tente de le voler. Lino Ventura est également très persuasif, surtout lorsqu'il est en colère spoiler: et découvre "Didier" dans le cirsque, un regard de fauve près à tuer.
Un très bon film malgré son âge, parfaitement interprété, excellent scénario quasi intemporel !
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 8 juillet 2016
excellent film avec un Lino Ventura jeune et très attachant, à lui seul il crève l'écran à côté d'un Robert Hirsch qui en fait des tonnes et qui par moments joue faux, les excellents dialogues d'Audiard relève la qualité de ce polar à la fin très hitchcokienne
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 308 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 mars 2019
Malgré ses allures de brute épaisse, Pascal est un bien brave homme. Si brave, qu’il va se voir être accusé d’un crime qu’il n’a pas commis alors qu’il cherchait simplement à rendre service à type, qui au premier abord, paraissait totalement désemparé. En 1959, Lino Ventura était déjà une vedette et une valeur sûre du cinéma français, c’est donc tout naturellement qu’il est en haut de l’affiche de ce « 125 rue Montmartre », polar classique, typique de ce qui se faisait dans les années 50. Classique certes, mais pas inintéressant pour autant. Car si l’histoire est banale, elle est plutôt bien emmenée, sans faire d’étincelles pour autant. L’atout principal de ce film, c’est le casting. L’interprétation (sauf celle d’un Robert Hirsch assez agaçant) est sans faille. Comme d’habitude, Lino Ventura est au top et son charisme animal fait des siennes. N’oublions pas non plus Jean Desailly, dont la contribution est loin d’être négligeable. Mais comme beaucoup de polars de cette époque, « 125 rue Montmartre » a pris un coup de vieux, que ce soit dans l’esthétique ou la réalisation. On pourra regretter une fin qui s’avère assez décevante. C’est sans génie, mais ça tient la route. C’est le principal
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 28 avril 2014
Voir une œuvre de Gilles Grangier, c'est assurément passer une bonne soirée. Le seul problème, c'est que, dans le cas présent, le film met presque trois quart d'heure à démarrer réellement. Mais, la mise en scène initiale est nécessaire pour la suite de l'histoire. A partir de la découverte du cadavre, l'intrigue prend tournure et devient prenante. Lino Ventura, acteur charismatique de son époque, déploie tout son talent pour convaincre de son innocence, le commissaire, interprété par Jean Desailly. Grangier nous arrange une conspiration familiale un peu dans le style des polars américains des années cinquante, mais avec une touche personnelle propre à l'auteur. Avec les dialogues d'Audiard, c'est un régal.
NeoLain

5 888 abonnés 4 743 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 avril 2014
Lino Ventura en crieur de journaux, il sauvera un homme en détresse après un plongeon dans la Seine. Et, le commencement d'une journée qui petit à petit va très vite lui scier les nerfs. Quelque chose le froisse, ça tourne pas rond et il va s'en apercevoir petit à petit tout comme nous d'ailleurs. Concernant les dialogues, ils sont de Michel Audiard.
nielrowbooks
nielrowbooks

30 abonnés 670 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 février 2014
Voilà une comédie policière allègrement menée sur un scénario solide et avec le talent d'acteurs de premier plan. Classique certes, mais amusante.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse