La Bête humaine
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103 critiques spectateurs

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cbio
cbio

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0,5
Publiée le 19 mars 2022
Techniquement bien fait, avec Gabin excellent comme toujours, et de belles séquences sur les trains à vapeur et la vie des cheminots des années trente. Le problème est que le scénario est complètement tordu, invraisemblable et dépressif : spoiler: Une servante à une fille avec son employeur, qui l'élève et abuse d'elle. La fille devenu grande se marie avec un contrôleur. Le contrôleur à une altercation futile avec un homme influent et craint pour son emploi. Il demande à sa femme de retourner voir son "parrain", lui aussi influent, pour arranger le coup. Le parrain arrange bien le coup, mais abuse encore une fois de la femme. Mieux vaut tard que jamais, le mari comprend se qui s'est passé. Il assassine le parrain avec la complicité de sa femme. Sur ce, la femme décide qu'elle n'aime plus son mari qui vient de tuer celui qui avait abusé d'elle toute sa jeunesse. Gabin, qui a été témoin du meurtre mais n'a rien dit à la police, tombe amoureux de la femme, et la femme de Gabin. La femme demande à Gabin d'assassiner son mari (le gars qui a tué celui qui avait abusé d'elle toute sa jeunesse et qui est maintenant en dépression parce que sa femme ne l'aime plus). Ah oui, à noter que Gabin est aussi un fou psychopathe assassin en puissance. Cependant Gabin n'arrive pas à tuer le mari, car il ne tue que les femmes qu'il aime. Il tue donc plutôt la femme qu'il aime et se suicide.
Voila voila.
stans007
stans007

44 abonnés 1 481 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 février 2022
Le monde du rail magnifiquement décrit par Zola et non moins magnifiquement trancrit par Jean Renoir, avec une photo superbe soulignée par un bruitage convaincant et une odeur du tabac omniprésente… Le scénario avec l’atavisme tragique de Jacques Lantier, fils « posthume » de Gervaise, est fidèle mais moins convaincant. La distribution est excellente et la direction d’acteurs sans faille que ce soit celle de Gabin, de Simone Simon, de Fernand Ledoux, et plus encore du mécanicien Julien Carette.
Max Rss
Max Rss

261 abonnés 2 339 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 novembre 2021
Il y a un truc qui m'avait frappé la première fois que j'avais vu ce film et qui m'a encore plus frappé à la revoyure : on ne va pas se mentir, en terme d'histoire, de dialogues et de mise en scène, bref en terme de cinéma, cette "Bête humain" est une véritable pièce-maîtresse mais, et ce à plusieurs reprises, elle passe tout près d'être foutue en l'air à cause de deux choix de casting peu judicieux. Et pour cause, Fernand Ledoux fait un Roubaud fade et peu crédible tandis qu'à ses côtés, Simone Simon est l'auteure d'une prestation (très) souvent agaçante. Heureusement, pour palier à ces grosse lacunes, on retrouve un nommé Jean Gabin, impérial de bout en bout, dans un rôle qui, même avant qu'on lui propose de le jouer, était fait pour lui. Rappelons que l'acteur, du temps de son enfance, rêvait de devenir conducteur de locomotive. Il n'y a aucun hasard. Avant de venir au cinéma, il était déjà promis à être un jour ou l'autre un Lantier plus vrai que nature.
Patjob
Patjob

46 abonnés 778 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 août 2021
Ce classique est « inspiré », comme indiqué au générique, par le grand roman de Zola, dont il ne possède ni le souffle, ni l’ampleur. Pourtant la première scène est prometteuse : la façon de filmer le fonctionnement de la locomotive, certainement très impressionnante à l’époque de la sortie du film, transmet des sensations de puissance, de danger et de force inarrêtable, qui semblent annonciatrices du drame qui va suivre. Et la mise en scène de Renoir donne à certaines séquences beauté et solennité. Mais le scénario laisse à désirer, et aucun lien n’est établi entre les pulsions meurtrières de Lantier et le déroulement des évènements racontés. Ainsi la place laissée au hasard laisse au film un goût de fait divers plus qu’un goût de tragédie.
Chevtchenko2
Chevtchenko2

50 abonnés 1 400 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 23 août 2021
Un grand classique du cinéma français… mais quel ennui ! Le film a vraiment mal vieilli. J'ai trouvé que les acteurs jouaient très mal (y compris le grand Jean Gabin), les scènes sont très très lentes, l'histoire d'amour m'a paru totalement niaise. Je vais mettre cela sur le compte de l'ancienneté de l'œuvre mais cela me laisse tout de même très perplexe.
Ykarpathakis157

6 252 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mai 2021
La Bête Humaine (1938) de Jean Renoir met en scène Jean Gabin et Simone Simon dans une adaptation du roman d'Emile Zola. Le film de Renoir fait partie d'une série qui suit une famille. Lantier (Gabin) souffre d'une maladie héréditaire peut-être un dysfonctionnement chimique et il est sujet à des crises de violence. Il tombe amoureux de la belle et enfantine Sevarin (Simon) qui avec son mari tue son amant. Lantier en est témoin et Sevarin veut qu'il l'aide à tuer son mari. Cette histoire sombre magnifiquement tournée est traversée par le symbolisme du chemin de fer car Lantier est un ingénieur ferroviaire. Gabin est formidable dans le rôle du tragique Lanier et Simone Simon est efficace dans celui de la femme. J'aime beaucoup Jean Renoir La Grande Illusion et La Règle du Jeu sont deux de mes films préférés c'est un conteur magistral et un observateur curieux de l'âme humaine...
NaJsO
NaJsO

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1,0
Publiée le 11 novembre 2020
Pour ma part j'ai trouvé ce livre plutôt ennuyeux,
Négatif
-Il y a trop de description inutile
-trop de Bla Bla inintéressant et qui ne servent a rien dans l'histoire.
-Il manque aussi d'action
-Les thèmes décrit par Emile Zola dans ce lire ne m'intéresse pas non plus (Monde ferroviaire/Monde du XIXe siècle/...)
Positif
-J'ai appris plein de mot
-Personnage plutôt attachant
-Il y a aussi des descripions plutôt intéressante.
En gros je n'ai pas vraiment pris de plaisir à lire se livre car ce n'ai pas mon style de lecture et j'avais du mal a avancer dans le livre car il y a beaucoup trop de description inutile dans ce livre.
brianpatrick
brianpatrick

120 abonnés 1 885 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mai 2020
La bête humaine, c'est un roman d'Emile Zola, l'histoire se passe aux Havres. Une ambiance triste, l'état des cheminots de l'époque. On se rapproche d'ailleurs de Germinal. La misère et la faim. Là c'est jean Gabin qui joue le méchant de service. Comme il est grand Gabin, il a ramené la solennité au cinéma français. Un homme au prise avec ses démons. C'est d'autant plus difficile quand c'est la vedette du film qui joue le mauvais rôle.
Jack G
Jack G

14 abonnés 175 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 mai 2020
Dans cette libre adaptation du roman éponyme d’Emile Zola, publié en 1890, Jean Renoir, l’un des cinéastes français les plus actifs du mouvement réaliste poétique des années 1930-1940, plonge dans l’enfer de suie et de feu des anciennes locomotives pour raconter une tragédie humaine et sociale.
C’est la deuxième fois que Renoir s’attèle à adapter une œuvre d’Emile Zola, après Nana, réalisé dix ans plus tôt. L’échec cruel qui s’ensuit marque le réalisateur, mais l’appel des caméras reprend vite le dessus.
Si Jean Renoir abandonne ou modifie plusieurs éléments de ce dix-septième volume de la série des Rougon-Macquart, il veille tout de même à en conserver l’esprit. Ainsi, s’il déplace l’époque de l’intrigue de 1869, en plein Second Empire, à la période contemporaine des années 1930, le milieu ferroviaire est gardé. Toutefois, et de façon compréhensible, il simplifie l’action et résume les 400 pages de l’œuvre originale, trop longue pour être fidèlement adaptée. Il abandonne également la dimension sociale du roman et la description d’une société bourgeoise sur le déclin, même si le pouvoir arbitraire des puissants est dénoncé à travers le personnage de Grandmorin. Enfin, la conclusion du film est différente de celle du livre, où Jacques et Pecqueux se battent sur la plateforme du train et finissent par mourir, emportés sous les roues. Ce changement, s’il est peu fidèle au livre, a quand même le mérite d’enrichir l’idée du drame humain de ce cheminot rongé par la violence et manipulé par séductrice peu scrupuleuse. Jean Renoir place donc Jacques Lantier au centre de son intrigue, comme il le prouve dès l’introduction du film, où le réalisateur reprend quelques lignes du livre faisant directement référence au personnage en question.
Fidèle au réalisme qui caractérise l’essentiel de son œuvre, Renoir offre un long-métrage avec un fort aspect documentaire. En effet, le film est tourné en août et septembre 1938, soit l’année suivant la création de la SNCF, qui n’a pas hésité à fournir de lourds moyens à cette vitrine cinématographique du monde ferroviaire : tronçon de voie et train à disposition de l’équipe de tournage, et formation de conducteur de train pour Jean Gabin notamment.
Tourné la même année que Le Quai des Brumes, film assez proche sur le style et les thématiques, La Bête humaine traduit la même anxiété des dernières années précédant la Seconde Guerre mondiale, une inquiétude générale sur laquelle Jean Renoir s’est confié en évoquant le film : « Je voulais faire un film agréable, mais qui soit en même temps une critique d’une société que je considérais comme résolument pourrie et que je continue à considérer comme résolument pourrie, parce que cette société est la même, elle n’a pas fini de nous entraîner vers de très jolies catastrophes… »
Si dans le monde réel, la véritable catastrophe à venir est d’ordre politique, dans La Bête humaine, elle provient des passions et des pêchés humains. Jacques Lantier, conducteur de la locomotive Lison, fait équipe avec Pecqueux sur la ligne de chemin de fer qui relie Paris au Havre et fait la rencontre de Séverine. Epouse de Roubaud, chef de la gare du Havre, elle entretient une liaison avec un homme riche et la découverte de son adultère conduit Roubaud à assassiner son adversaire sous les yeux de sa femme. Dès lors, les deux époux maudits se retrouvent scellés par ce secret sanguinaire, et dans l’espoir illusoire de s’affranchir de cette prison, Séverine séduit le torturé Jacques Lantier, ravagé par une pathologie psychologique qui le pousse à des excès de violence. Les deux amants entretiennent une relation passionnée à l’issue de laquelle la vamp utilise ses beaux yeux et leur amour pour persuader sa proie d’éliminer la source de ses ennuis.
Dans ce romantisme noir, Jean Gabin offre l’une de ses prestations les plus sincères, belles et fragiles, pathétiquement humaines et terriblement émouvantes. A ses côtés, Simone Simon, de retour en France après son échec aux Etats-Unis, interprète Séverine, aussi sensuelle et féline que douce et fragile. Malgré un manque de perversité et de malveillance dans son rôle de femme fatale, l’actrice parvient à faire naître une certaine ambiguïté sur ses véritables intentions, qui peuvent autant troubler Lantier que le spectateur. Enfin, certains rôles secondaires parviennent à se détacher du lot et à étoffer l’ensemble, tels que Fernand Ledoux dans le rôle du mari meurtrier ; Julien Carette dans celui du collègue de Lantier ; et enfin, Renoir lui-même, qui campe l’innocent cruellement jeté en prison à la suite des omissions volontaires de Lantier, Roubaud et Séverine.
Ce drame humain, ce documentaire du milieu ouvrier dans le ferroviaire, bénéficie d’un réalisme et d’un romantisme dont la noirceur est magnifiée par le style de Renoir. En 1954, Fritz Lang réalise un remake de La Bête humaine, sous le titre « Désirs humains », avec Glenn Ford et Gloria Grahame.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 12 mai 2020
Un chef d'œuvre du cinéma français avec un Jean Gabin exceptionnel.
Une très bonne adaptation du roman d'Émile Zola
Fabien S.

695 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 mai 2020
Une très bonne adaptation du roman d'Émile Zola. Un chef d'œuvre magnifique et romanesque avec Jean Gabin.
Obligeance française
Obligeance française

7 abonnés 200 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 avril 2020
Un film à la réputation excellente. Pour ma part, j'ai trouvé cela sans saveur. Je me suis ennuyé. Tout semble un peu superficiel. Le sujet aurait mérité d'un traitement plus efficace. Déçu.
marmottefurieuse
marmottefurieuse

13 abonnés 523 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 avril 2020
Un bon film où Jean Gabin, qui a déjà plusieurs films derrière lui au compteur, incarne efficacement un cheminot dénommé Lantier, lequel est en proie à des crises, à des pulsions incontrôlables qui peuvent se traduire par de la violence (pulsions qu'il attribue à ses tares héréditaires). En outre, certains seconds rôles sont plutôt bons (Fernand Ledoux, Julien Carette) et d'autres moins tels que Simone Simon ou même Jean Renoir lui-même dans la peau de Cabuche. On retiendra surtout les séquences de Jean Renoir relatives au quotidien des cheminots avec de nombreux plans sur le passage des locomotives, les arrivées en gare ou encore lorsque les cheminots se trouvent à leur poste de conduite.
JacksVDL
JacksVDL

17 abonnés 19 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 avril 2020
. Pour la concordance entre le bouillonnant monde ferroviaire et le personnage fiévreux de Gabin ;
. Pour la sincérité de cette histoire qui n'omet aucun des démons de l'humanité
vivaBFG
vivaBFG

27 abonnés 1 694 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 mars 2020
Nous voici devant un drame, un vrai, avec des morts, de mort violente en plus! Donc, on ne rit pas ici.
Jean Gabin, même si ce n'est pas son premier film est encore tout jeune et déjà très bon. Mais celle qui transcende ce film, qui subjugue par son talent et sa beauté fatale (c'est le cas de le dire ici), c'est Simone Simon. Une beauté diabolique ou divine, peu importe! Mais son charme est fou...et en noir et blanc. On ne sait donc pas la couleur de ses yeux, mais ils sont splendides.
Le scénario : c'est du Zola! Il faut pouvoir admettre que l'hérédité est tellement forte que même les vices passent d'une génération à l'autre. C'est son leitmotiv (à Zola) pour toute son œuvre des Rougon-Macquart. Si on y croit pas, c'est un peu plus dur de rentrer dans le film, mais on y arrive. Le scénario est donc assez simple mais très bien rendu, même en l'absence des longues descriptions à la Zola.
Ah! Pour les amateurs de chemin de fer et tout ce qui s'y rapporte : ce film est un excellent témoignage de l'ambiance de la SNCF de l'époque.
Pour les amateurs de drame, de Gabin, de rail et de films d'entre deux-guerres.
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