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Un visiteur
1,0
Publiée le 13 février 2012
Énorme déception ! Apres avoir lut le livre puis vu le film, je me dit que ça devrait être interdit de dénaturé l'oeuvre de cette façon. Je vous conseille franchement de lire le livre avant de visionner se film, il y a pas photo c'est vraiment une très mauvaise adaptation, il dise même au début du film que c'est, "inspiré de l'oeuvre d'Emile Zola" inspiré et le mot ils ont pas était beaucoup plus loin, il y a vraiment beaucoup trop d'omission par rapport a l'original. J'espère Qu'une adaptation digne de se nom verra le jour.
Une vraie déception. C'est surjoué et surfait, Jean Renoir nous prend pour des cons et tente de faire passer cette supercherie indigeste à coup de grosses ficelles lourdingues qui nous restent coincées en travers de la gorge. Tout le message initial de Zola s'est perdu quelque part entre les pages du roman et celles du script, et le titre de Bête Humaine n'a plus lieu d'être.
Une oeuvre qui filme parfaitement une métaphore, celle de la puissance irrésistible des machines, comme celle incontrôlable des pulsions passionnelles criminelles. Le chemin de fer un est objet privilégié d’inspiration cinématographique, et « La bête humaine » est une des plus grandes réussites dans le registre. Les séquences de défilement de la voie ferrée à grande vitesse sont des pures merveilles. Gabin, Ledoux, suggèrent si bien l’approche de la folie qu’ils transcendent ce que, tout de même, leurs jeux ont de désuet. Simone Simon est une très grande femme fatale « made in France ». C’est un des meilleurs Renoir pour la limpidité linéaire de l’intrigue.
Jean Renoir qui adapte du Zola c'est à coup sur du grand cinéma. Une très belle histoire d'amour avec des personnages profonds, la scènes d'ouverture décrite comme l'enfer selon Zola est très bien faite. Jean Gabin est impressionnant comme dans la plupart de ces films de l'époque. Seul petit détail énervant les ombres des techniciens que l'on aperçoit à plusieurs reprises.
La Bête Humaine est adapté de l’œuvre éponyme d’Emile Zola que je n’ai pas lu, il m’est donc difficile de critiquer l’adaptation. En revanche le film en lui-même m’a un peu déçu. Tout d’abord les performances sont assez inégales. Simone Simon me paraît très médiocre dans un grand nombre de scènes et Gabin ne brille pas autant que chez Marcel Carné à la même époque. Du côté des seconds rôles c’est plutôt moyen à part Fernand Ledoux qui est excellent dans le rôle du chef de gare aussi gentil que violent et Julien Carette qui joue le collègue de Gabin et qui amène la seul touche humoristique d’un film plutôt déprimant par son sujet. L’histoire de La Bête Humaine c’est l’histoire de 3 personnes qui ont des pulsions meurtrières et des tendances dépressives (surtout les rôles de Gabin et Ledoux) ce qui est un sujet quand même moderne pour l’époque du film. Mais on a l’impression que le film se perd un peu, restant trop longtemps sur certaines choses, pas assez sur d’autres… en outre l’ensemble n’a pas vraiment de rythme. Joseph Kosma en fait beaucoup trop du côté de la musique qui semble complètement à côté de la plaque et qui est en plus souvent mal placée. La mise en scène de Renoir est intéressante (notamment les plans du train en marche) mais on regrette aussi une petite sur utilisation de gros plans aux visages éclairés qui finissent par ne plus avoir d’effet. La Bête Humaine m’a donc plutôt déçu même si l’ensemble se tient et qu’on a le droit à de bonnes choses comme la très belle fin du film où pour la musique de Kosma finit quand même par servir.
Entre ses deux grands chefs-d’œuvre, La Grande Illusion et La Règle du jeu, Renoir adapte le roman de Zola pour offrir à Gabin un rôle de conducteur de locomotive. Les images sont grandioses, magnifiées par le noir et blanc et toutes les nuances de gris du charbon, de la locomotive et de la poussière. Le film déroule une forêt de symboles pour exprimer les passions humaines, de la locomotive entrant sous un tunnel au débordement des flots lorsque Lantier et Séverine cèdent à leur amour. Gabin tient là un de ses derniers grands rôles (après la guerre, il y aura la traversée du désert puis il se tournera vers le cinéma commercial) et la distribution autour de lui est aussi prestigieuse qu’éblouissante : Fernand Ledoux en mari bafoué, Simone Simon en séductrice diabolique, Julien Carette en ami dévoué et Blanchette Brunnoy en jeune fille pure. L’intrigue est épurée, le montage est d’une précision magique et la musique de Kosma vient appuyer chaque moment de cette tragédie. Le seul problème est que Renoir n’a visiblement su que faire du naturalisme de Zola qui rend l’atavisme alcoolique responsable de la folie meurtrière de Lantier. Cette thèse, reprise de nos jours par nos gouvernants et certains de nos psychiatres, selon laquelle les maladies psychiques sont des tares héréditaires, est plus que discutable et même dangereuse pour l’humanité. Renoir l’humaniste a du mal à composer avec elle et il ne fait que l’esquisser sans jamais la développer, ce qui est bien compréhensible (et même tout à son honneur) mais laisse une part de flou dans la conduite du récit et surtout au niveau du propos. Du coup, la « bête humaine » devient difficile à saisir, dans son essence et dans son symbole (la Lison). Mais, à cette réserve près, La Bête humaine reste, pour ses qualités cinématographiques pures, un grand moment de la carrière de Renoir et du cinéma français de l’avant-guerre.
Ce film est sublime!J'ai eu de la chance de pouvoir le redécouvrir en salle et ca vaut vraiment le déplacement! L'histoire est magnifique,tout comme les acteur même si Gabin dans un rôle d'amoureux transi,ca fait bizzare!Plus habitué à ses rôles de voyous j'ai eu du mal à adhérer à ce personnage
Adaptation du livre éponyme d'Emile Zola, le film nous dépeint un couple sous le joug d'un terrible secret. Le personnage de Lantier animé par des pulsions meurtrières est campé par Gabin dans un jeu d'acteur honorable, parfois fascinant, Simone Simon a du mal à habiter le rôle mais s'en sort correctement et en ce qui est de Carette et Ledoux, c'est un sans fautes. La photographie remarquable nous pose devant des plans simples mais terriblement efficaces tout comme certains plans qui tiennent du génie. La musique de Kosma se complète très bien à l'ensemble du film. Un beau film sur l'homme impuissant face à son destin.
Il ne fallait pas moins que le charisme de Jean Gabin pour incarner le personnage de Jacques Lantier né sous la plume d'Émile Zola. Grâce à la qualité de sa mise en scène et des interprètes, Jean Renoir réussit une brillante romance tragique.
Pour ce film, Jean Renoir ne peut rien se reprocher, cette adaptation quelque peu libre est formidablement mise en scène, ce que je retiendrais toujours c'est la photographie lorsque le train roule à travers les paysages. Outre la mise en scène et la photographie, l'interprétation est excellente, Gabin, Simone Simon et Fernand Ledoux notamment qui forment un magestueux trio dansant avec la mort.