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Nico2
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5,0
Publiée le 14 décembre 2009
Jean Renoir adapte Emile Zola et signe un film naturaliste d'un noir et blanc sublime avec des acteurs merveilleux dont un Jean Gabin charismatique et une Simone Simon superbe. Film sombre magnifiquement filmé et magistralement joué, La Bête Humaine est un des plus grands chef-d'oeuvres du cinéma français.
Un beau classique du cinéma Français où Jean Gabin captive par son jeu, ainsi que Simone Simon sous son air incroyablement innocente et biensûr, la fameuse locomotive qui va clore cette histoire d'amour, de folie et de passion... Jean Renoir maîtrise fabuleusement son oeuvre servie par une lumière fascinante signée Curt Courant qui y laisse un bel héritage du patrimoine cinématographique Français. Un chef-d'oeuvre...
Grand classique du cinéma français, il est vrai que cette "Bête humaine" a de quoi faire tourner quelques têtes. Malgré un comportement de personnages que l'on pourra trouver parfois quelque peu irritant, peu aidé il est vrai par la prestation sans charme de Simone Simon, il n'en demeure pas moins que l'ensemble reste d'une très grande beauté, que ce soit par la très belle mise en scène de Jean Renoir que par la remarquable photo presque crépusculaire de l'oeuvre. Récit terriblement tragique, Renoir n'oublie pas pour autant de rendre son récit vraiment très émouvant, et il est vrai que certaines scènes impressionnent par leur maitrise et leur technique. Au milieu de tout cela, des être, un peu perdus et désiquilibrés, mais qui n'en demeurent pas moins profondément humains (bassement, sans doute), et c'est aussi cela qui fait toute la force de ce film. Bref, un récit intense, passionnant : un grand film.
J'essaie d'être la plus objective possible : si le spectateur n'a pas lu le roman de Zola, le film est très bon. Mais voilà, étant fan de cet auteur depuis toujours, je n'ai tout simplement pas trouvé que Renoir avait exploité la puissance de ce livre à son maximum. Certains personnages secondaires sont trop importants pour les supprimer ainsi et je pense que la folie de Lantier est bien plus subtile dans le livre. Ou alors, autant se détacher plus du livre si l'on veut supprimer des parties. Mais là, le film veut trop coller tout en étant trop lacunaires. Ceci dit, on regarde toujours le film avec un grand plaisir, et il vaut largement ces trois étoiles, mais le grand Zola joue en sa défaveur...
Film emblématique du réalisme poétique français des années 30, «La Bête humaine» (France, 1938) de Jean Renoir adapte le roman homonyme d’Emile Zola. Les deux œuvres se dissociant en bien des points, ce n’est pas dans la force de transposition qu’il faut voir la réussite de Renoir. Le titre du film a son importance est qualifie amplement chaque personnage. La bête humaine n’est pas seulement Lantier (Jean Gabin), héritier des Rougon-Macquard. C’est en chacun que gronde la sauvagerie. Par sauvagerie il n’est pas question de vulgarité ou d’insociabilité. La sauvagerie tient là de sa définition ontologique. Est sauvage ce qui est dépendant, subordonné à-. Et Renoir, adroit analyste de ses contemporains, sait que la civilisation n’amène pas à la libération des hommes mais à leur assujettissement. Tout commence dans un fracas tumultueux, dans l’assourdissant aigu d’un train en marche. L’industrie du monde s’offre à nous d’emblée comme un monstre vociférant et étouffant. La sombre intrigue ne fera que confirmer cette cohue des choses. Et si la vie des hommes est ainsi, c’est car aucun n’est libre, aucun ne peut disposer de sa personne. Lantier est subordonné au train, à la machine, seule capable d’apaiser ses accès de folie meurtrière ; la douce et troublante Séverine est esclave de son passé, ne pouvant aimer sans oublier son enfance ; Roubaud également ne peut vivre heureux, captif de l’amour qu’il porte pour Séverine. Chacun ici est une bête sauvage incapable de vivre indépendant. L’industrialisation est la cause de ces maux. Renoir ploie les codes du réalisme poétique, ses brumes aveuglantes, pour les mettre au profit d’un monde qui s’évapore, d’une liberté d’existence qui se dilue au profit de la machine. La folie des êtres n’en est pas à sa première représentation chez Renoir. «Nana» (France, 1926) et «La Chienne» (France, 1931) déjà relataient la corruption de l’esprit par la femme.
Un mot, puissant! Quand certains s'interrogent sur les talents d'acteurs de Gabin, "rien que de m’en causer, ça me donne envie d’envoyer des mandales dans la tronche à tout ce qui remue."
Un drame poignant qui maintient en haleine d'un bout à l'autre et où Jean Gabin est superbe comme d'habitude. Tous les seconds rôles sont aussi très bons.
Esthétiquement irréprochable et d'une beauté romanesque formidable, La bête humaine relève avant tout de la tragédie où le poids du destin ne laisse aucun espoir. Il ne reste, comme Carette, qu'à contempler tristement l'irrémédiable...
Pitoyable Adaptation du chef - d'oeuvre littéraire d'Emile ZOLA. Ici, les personnages secondaires mais ô combien importants disparaissent. Ici, la bête humaine n'existe pas _ mais le titre alors ? _ seul le ridicule, le sentiment d'un film bâclé restent. C'est à se demander si les Français savent adapter des oeuvres littéraires Françaises...
A vrai dire, c'est une bonne adaptation, malgré le fait que Renoir ait sauté beaucoup de moments importants du livre, et zappé certains protagonistes, qu'on ne voit peu (Phasie, Flore)ou pas du tout...
Il est logique qu'un livre de 400 pages ne tienne pas en 1 h 40.
Seulement, j'aime ce film car les acteurs sont excellents (Jean Gabin, Simone Simon...) et les décors sont à ravir (gare, trains...)
Les musiques ne sont pas mal non plus, ainsi que les petites retouches de Renoir (la scène du bal qui n'est pas présente dans le bouquin)
Renoir s'est amusé dans l'adaptation de ce bouquin en incluant des trains partout ! PAr exemple, dans la scène du bal, on remarque un petit train caché dans le décor (à vous de chercher où !)
Je vous conseille de le voir, mais attention, si vous êtes trop accroc à Zola, vous risquez la crise cardiaque tellement qu'il y a de moments sautés ! Mais les autres, n'hésitez pas !