Tout près de Satan
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tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 avril 2017
Il est quelque peu regrettable que ce film de guerre ait été amputé d'une trentaine de minutes par ses producteurs, car "Tout près de Satan" en perd un peu de sa cohérence sur le plan scénaristique. Ceci-dit, nous sommes tout de même en présence d'un très bon film dans le genre, car la mise en scène de Robert Aldrich ne manque pas de suspense (notamment sur les excellentes séquences de déminages des bombes) et aussi parce qu'il y a un casting à la hauteur des attentes, comme en témoigne les bonnes prestations de Jack Palance et Jeff Chandler qui nous offre un duel qui nous tient bien en haleine.
AMCHI

6 945 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 juin 2011
Réellement tourné à Berlin ce film relate l'histoire de 6 anciens soldats allemands devenus démineurs dans le Berlin de l'après-guerre ; plutôt un bon Aldrich mais ce réalisateur est capable de mieux. Si le sujet est sombre tout comme le film cela manque de noirceur notamment les séquences de déminage peu intense (à l'exemple du final assez plat), c'est un film des années 50 assez policé mais néanmoins original. Mais Tout près de Satan donne l'impression de laisser passer plusieurs possibilités à exploiter dans cette histoire dommage car si Tout près de Satan est tout à fait honorable avec un peu plus d'effort un grand film était là.
selenie

7 444 abonnés 6 651 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 décembre 2023
Si les six hommes nous sont présentés on constate vite qu'on n'apprend pas grand chose sur eux, le contexte pourtant évident avec causes et conséquences de la guerre est étonnament occulté pour rester focus sur le seul déminage et la relation conflictuelle entre eux, et surtout entre les deux principaux protagonistes. Mais on reste intrigué, surtout par le personnage de Koertner alias Jack Palance dans un rôle à contre-emploi total auquel il ne nous avait pas habitué et c'est surprenant. Son face à face avec Wirtz/Chandler est prenant, un duel de charisme qui cimente un scénario malheureusement bancal. Le pire est que les morts s'accumulent trop vite, pas le temps de s'attacher aux personnages qui restent sous-exploités pour se focaliser sur les deux leaders et leur pseudo-rivalité amoureuse qui ne tient que par le charme de Martine Carole, mais idem, leur rivalité n'est intéressante que par le biais de leur égo qui aurait été sans doute plus probant si on en savait plus sur leur passé. Résultat, un film de genre qui nous tient en haleine par quelques fulgurances (mix gros plan et hors champs lors des déminages), deux acteurs à la présence monstrueuse, le charme de la star française, et un film pour lequel on a envie d'être indulgent tant le montage est sans aucun doute une erreur fatale.
Site : Selenie.fr
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 septembre 2023
Tombés en disgrâce pour des raisons politiques ou personnelles, vis-à-vis du régime nazi, six soldats allemands à la fin de la guerre se retrouvent aux mains des alliés pour entamer une campagne de déminages à Berlin. La rivalité dans l’équipe entre ses deux têtes pensantes va largement mettre en cause leur mission scellée par un pacte financier bien dangereux. Toutes les péripéties inhérentes à ce genre de pratique sont répertoriées très naturellement et simplement par Robert Aldrich, qui vise ici avant tout à révéler la condition humaine sous tous ses aspects, l’aliénation de la femme représente déjà à cette époque une valeur singulière. Ce qui nous vaut des discussions d’ordre philosophique et morale, en butte à la romance et à l’action, deux axes tracés sans entrain . Le mélange des genres est bien particulier . AVIS BONUS Deux spécialistes décortiquent joliment le film et la carrière de son auteur
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 405 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 juin 2025
Troisième et dernière collaboration entre Robert Aldrich et Jack Palance " tout près de Satan " fut malheureusement mutilé par les producteurs ( environ 30 minutes soit le tiers du film coupé au montage ). C'est beaucoup, mais surtout ça se voit et ça se ressent à la vision.

Présenté comme un scénario situé dans l'après guerre et qui tourne autour du déminage de Berlin par un groupe d'anciens militaires allemands, les véritables enjeux de " tout près de Satan" sont finalement situés ailleurs.

Tout d'abord, contrairement ( selon moi ) à ce qui est dit dans le supplément DVD, les personnages ont bien le choix d'accepter ou non leur mission.

C'est même clairement dit en ce qui concerne le personnage principal interprété par Palance auquel on propose de retravailler comme architecte, sa formation initiale qu'il exerçait avant guerre.

Le sujet ( selon moi ) repose sur le rapport à la mort et à la violence. La fascination qu'elles exercent sur des personnages qui les 'ont vécues ( ils n'évoquent jamais leur famille sans doute disparue ) cf : le symbole que représentent les ruines ( comme image de la fin d'une civilisation, d'une mémoire évanescente d'un monde qui n'est plus ).

Les personnages pensent au début du film avoir réchappé de la guerre. Elle a laissé en eux son empreinte cachée. C'est là que se trouve ( selon moi ) le coeur du sujet.

Fascination pour la mort donc et de son corollaire qu'est la violence qui s'exercent toujours entre les personnages incarnés par Palance et Jeffrey Hunter.

C'est le risque de la reproduction inconsciente de ce qui nous a détruit que montre Aldrich . Le pari Insensé du début souligne la prégnance de la mort et des traumas provoqués par la guerre. Aucun des personnages n' est visiblement sain d'esprit.

La reconstruction des bâtiments de la toute fin est celle de l'image positive de la possibilité pour les individus de se reconstruire, d'aller de l'avant.

Quelques mots sur Martine Carol ( star française des années 1950, elle disparaîtra moins de dix ans après ce film), elle va au moment du tournage (1959) bientôt être supplantée par Brigitte Bardot.

Son personnage est lui aussi ambigu. Française réfugiée en Allemagne après guerre ( elle fut la maîtresse d'un soldat allemand). Elle aussi est au bout du rouleau.

Le thème du déminage sera repris plusieurs décennies plus tard par Katryn Bigelow dans son très bon " Démineur ".
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