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coperhead
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4,5
Publiée le 16 septembre 2024
Très bon film politique qui fut l'entreprise de Alain Delon de A à Z . Il est producteur , a choisi Lautner pour la réalisation , décida du casting qui reste un des plus important de l'époque avec Maurice Ronet, Stephane Audran, Jean Bouise, Ornella Muti ,Klaus Kinski (Exceptionnel) et bien d'autres . Pour finir il confia à Michel Audiard les dialogues qui restent encore d'actualité sur la corruption et l'internationale du fric . Même les critiques comme Télérama reconnaisse à ce film une exigence un spleen et un second degré que les esprits critiques n'ont pas toujours su percevoir à l'époque.
Georges Lautner signe un film taillé sur mesure pour Delon qui signe là un de ses meilleurs rôles de justicier. Si la star en fait parfois un peu trop, elle est néanmoins épaulée par une brochette d'acteurs impressionnants rassemblés pour mettre en valeur son dynamisme. Pour le reste, on oubliera un scénario souvent trop caricatural et démonstratif.
Casting 4 étoiles pour un film plus politico-policier à l'ambiance lourde et pesante très biemise en place. Un film sans concession qui place la magouille politicienne au-devant de la scène. Le défaut est du à un scénario un peu fouillis que le spectateur a bien du mal à comprendre et/ou à suivre.
Dans ce film tout est assemblé pour voir un bon thriller. Lautner réalisateur, Delon la star et Audiard aux dialogues d'une sobriété rare. Un sujet remplit de magouilles politico-financière et de meurtres. Des scènes d'actions et des joutes verbales sérieuses. Le film date de 1977 mais est toujours d'une actualité brûlante.
Un classique, un Lautner, avec un casting Delon / Darc et bien d autres dans ce polar bien typé années 70. Son scénario est dans les standards de l époque ainsi que la réalisation, vintage mais classique désormais
Tous les ingrédients étaient réunis pour faire un succès de ce film, sauf peut-être une affiche ratée : près de deux millions de spectateurs en salles : Delon producteur n'a pas dû être décu côté finances. Le scénario et les dialogues sont superbes, encore qu'une simplification de l'histoire eut été la bienvenue. Heureusement, la fin ne déçoit pas. La réalisation frise la perfection, et la version projetée a été restaurée en 2013. C'est trépidant, bien qu'un peu longuet (2 heures) et le casting est digne d'éloges : même les seconds rôles n'ont pas été choisis au hasard. Dommage, Mireille Darc n'est pas très ptésente : aurait-elle joué le rôle d'une chêvre ? Film très actuel : les ripoux sont toujours présents en 2017, 40 ans après... Rendez-vous en 2057 ! willycopresto
Un des meilleurs Lautner où l'on trouve ce mot souvent cité d'Audiard : "Les deux fléaux qui menacent l’humanité sont le désordre et l’ordre. La corruption me dégoûte, la vertu me donne le frisson". Formidable distribution, Delon en tête, qui compte pour beaucoup dans le plaisir que l'on prend. Mais on peut trouver que d'un point de vue formel, ce film emblématique du cinéma français des années 1970 n'a pas très bien vieilli. Voir ma critique complète sur mon blog :
La magnifique Ornella Muti donne la réplique a Alain Delon dans un film policier fait de très bons dialogues. Alain Delon s'entete au nom de l'intégrité et risque sa peau au nom de l'amitié.
Un exellent polar . Delon est impérial dans ce rôle du seul contre tous . Des sublimes dialogues de Audiard des seconds rôles superbes comme Maurice Ronet et Stéphane Audran . Histoire de corruption et qui résonne aujourd'hui très étrangement ...
La mort d'un pourri est le point de départ du film (un homme politique). Mais il s'avère que tous ceux qui ne sont pas morts sont aussi des pourris. Au milieu de ce monde, Alain Delon essaie d'être intègre, fidèle en amitié. Il essaie de savoir qui a tué son ami alors qu'il est impliqué dans la recherche de cahiers qui dénoncent un système de malfaçons et détournements généralisés. Tout ce monde de profiteurs ne veut pas perdre ses privilèges et recherche donc le cahier en question, coute que coute, et sont tous prêts à tuer. Tous les gens que fréquente Alain Delon sont abattus ou suicidés de force. Mais il garde une seule obsession: connaitre l'assassin de son ami Maurice Ronet.
La distribution est de haut vol, jusque dans des rôles très secondaires. Dans les performances, Julien Guiomar ou Klaus Kinski donnent de belles performances dans la perfidie et la duplicité. Stéphane Audran porte très haut l'art de la décadence subtile. Ornella Mutti est par contre insipide, à cause de son personnage sans substance et quasi inutile (il n'a aucune épaisseur).
L'histoire de termine par une confirmation que les choses sont pourries de partout, y compris dans la police et dans l'État. Un film policier joyeusement nihiliste donc, tourné pendant les années Giscard.
Un film sobre, des interprétations crédibles, une bonne intensité psychologique. Un des meilleurs films de Lautner qui joue là dans un registre plus sombre et plus réaliste que le reste de sa cinématographie.
Un polar noir et cynique sur fond de corruption politique, pas déplaisant et bien rythmé, avec un casting prestigieux, mais au service d'un scénario (signé Audiard) intéressant mais trop alambiqué et peu crédible.
Un polar sous fond d'intrigue politique comme nous aimions et savions les faire en ce temps là. Bien entendu, politique oblige, il faudra accepter une histoire avec ses quelques méandres restant brumeux. J'ai plus d'une fois été très hostile envers certains films de Lautner, je n'ai en revanche jamais participé au concerto de mépris auquel critiques et "intellectuels" de l'époque voulaient que le spectateur se joignent. Et ce sont bien des films comme "Mort d'un pourri" qui m'ont toujours fait dire que j'étais dans le vrai. Intrigue béton (mais qui, comme précisé ci-dessus, restera opaque sur certains points), de grands moments de mise en scène (celle de la mort du personnage de Stéphane Audran, inspirée à sa manière par celle de Léa Massari dans "Peur sur la ville" en est un qui ne manque pas d'allure) et une interprétation de haute volée, Delon en tête de gondole, et que dire de ceux qui gravitent autour de lui, les Klaus Kinski, Julien Guiomar ou autres Jean Bouise et Michel Aumont.