Note moyenne
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En brossant le tableau d'une pauvre favela brésilienne baptisée non sans ironie la «Cité de Dieu», Fernando Meirelles fait mieux que bien des réalisateurs actuels pour ce qui est de réaliser un film authentique, passionnant et survolté. S'il s'inscrit dans l'esthétique à la mode (caméra portée, montage nerveux, photographie saturée, narration disloquée) qu'il maîtrise parfaitement, Meirelles se distingue des autres par une excellente direction d'acteur, un scénario génial, et surtout une vision non racoleuse de la misère et de la violence. Un des protagonistes l'affirme : vivre honnêtement ne rapporte rien, autant choisir la voie du crime. Et c'est la seule issue que s'imaginent les gosses désoeuvrés pour réussir dans la vie. «La Cité de Dieu» est l'histoire de pauvres gamins dont les destinées s'entremêlent toute au long de leur courte existence, marquée par l'amitié et la trahison, et surtout par la violence. Quand elle débute rien ne l'arrête, l'escalade est sans limite et un meurtre en entraîne des dizaines d'autres. Dans ces bidonvilles il n'y a pas de loi, celui qui règne est celui qui a tué tous ses adversaires, avant que vienne se venger un enfant humilié puis oublié, prenant ainsi sa place, dans un infernal cercle vicieux. Malgré cette vie misérable et meurtrie, quelques uns espèrent pouvoir s'en échapper et choisissent de s'évader dans leurs rêves, l'art ou les drogues hallucinogènes. Certains en paient le prix fort, beaucoup se heurtent aux désillusions, mais d'autres à l'image du narrateur Fusée, photographe passionné, parviennent à réaliser leurs souhaits. Sans concessions, «La Cité de Dieu» est un long métrage plus que réussi, attachant et intense, qui plus est parsemé de plans magnifiques et d'une B.O. excellente! [1/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
Violent mais ça illustre une époque de violence extrême sur fond de misère et de corruption.
Film d'une réalité incroyable! Voyage au coeur des favelas du Brésil où la misère entraîne un climat de haine, de violence, de drogue, de gangs...Très dur, très vrai, génial!
ce film magnifique nous raconte l'histoire de 3 adolescents des favella dans les années 70', leur parcours ,leurs galères , la survie dans cet enfer ou les portes de sortie sont blindée . à voir absolument
Ce film est un très bon documentaire sur le 9-3 de Rio. C'est pas trop tôt pour se faire servir des images du Bresil sans chaudasses à walpé et des carnavals crapahutesques à tire larigot.
Excellent film qui montre bien la vérité dans les favelas, c'est triste mais c'est souvent sa. Un film touchant.
5 étoiles sans probléme pour ce film qui nous plonge au coeur des bidonvilles de Rio de Janeiro sur fond de trafic de drogue. La force de ce film est multiple, la réalisation et la narration virtuoses de Meirelles font qu'on ne s'ennuie pas une seconde, les acteurs sont plus vrais que nature, le scénario est excellent et les personnages charismatiques. Basé sur une histoire vraie, le film est trés sophistiqué dans sa mise en scène tout en dépeignant avec réalisme le quotidien des bidonvilles en proie à la violence et aux trafics de drogue. Brillant et intelligemment construit, le film bénéficie de surcroit d'une excellente BO. A voir absolument.
J'ai aimer ce film cru et difficilie puisque je n'aime pas la violance. Il est vraiment excellent.
Très belle image illustrant une histoire sombre mais pas sans espoirs. L'interprétation ne laisse rien à redire, c'est vraiment un film à avoir vu!
Un des films choc du début des années 2000,ce film m'a marqué et restera un chef d'oeuvre intemporelle du cinéma.La mise en scène est parfaite,on ne s'ennuie pas une seconde les personnages sont attachants et nous témoigne de de la violence des favelas. Mon père m'a très longtemps interdit de voir se film et après visionnage je comprends son interdiction car certaine scène sont incroyablement violentes de par leur réalisme et l’impacte qu'elle peut avoir sur nous.Grand film,à voir absolument avec avertissement.
J'aurais mis dix ans à finalement le regarder. J'ai adoré ce docu-fiction sur la vie des favellas, ce monde si fermé, si ésotérique pour nous les citadins bien loin de ce monde basé sur la violence et la survie.
Le fil se tient et l'histoire avance tout du long, avec finalement un héros, non pas un voyou, mais une victime de ce monde et qui s'en sort malgré les aléas
Le fil se tient et l'histoire avance tout du long, avec finalement un héros, non pas un voyou, mais une victime de ce monde et qui s'en sort malgré les aléas
Un film d'une rare violence, et qui montre que dans les favelas, la vie n'a aucune valeur. Le film est tourné d'une façon surprenante mais intelligente, et les acteurs sont très bons. A voir.
Chronique d’un quartier de Rio providentiellement nommé la cidade de Deus, " La cité de Dieu " est en même temps un polar qui élucide la montée en puissance de la violence. La cité de Dieu, ce sont des centaines de jeunes durs qui chapardent, se heurtent à la police et font grimper les enchères de la délinquance. La favela s’arme, fait l’épreuve de la drogue, des gangs organisés et de l’éclatement de ses structures. Mille visages, mille portraits concourent à la compréhension de l’édifice monstrueux qui se met en place depuis les années 1960. Pour soutenir la chronique de ce microcosme, Fernando Meirelles s’appuie sur un scénario foisonnant, certes, mais à l’architecture parfaite. Chaque détail trouve sa place, et la masse romanesque impose peu à peu sa puissance.
Fusée, le narrateur, vit dans la favela. Il observe le destin de ceux qui, au même âge que lui, choisissent la voie de la criminalité, suivant le chemin tracé par Tignasse et son gang. Petit Dè deviendra ainsi un vrai caïd, Béné voudra quitter le business, Manu tombeur y entrera par soif de vengeance. Un habile travail de flash-back permet au narrateur de dresser la généalogie de toutes ces vies, enchâssées les unes dans les autres. Et le récit se gonfle ainsi d’anecdotes, d’aventures et de crimes, pour parvenir jusqu’aux années 1980.
Trois décennies et des dizaines de personnages n’embrouillent pas le spectateur, tant Fernando Meirelles maîtrise son film. Le réalisateur joue avec la narration, entremêle voix off et effets-strombo, multiplie les flash-back, et s’amuse avec les styles cinématographiques : classique et coloré pour les années 60, funky et psychédélique pour les années 1970, monochrome et haletant pour la dernière décennie, celle du sang et de l’héroïne. L’occasion de souligner l’excellent travail du directeur de la photographie, César Charlone.
L’inévitable violence de l’histoire n’est jamais traitée avec complaisance. Elle est soutenue par des visuels imaginatifs et par l’ingénieuse utilisation du personnage de Fusée, trop idéaliste pour se laisser tromper par le leurre de l’argent facile. Même s’il s’essaye à la maxime "l’honnêteté ne paye pas", ce garçon aime trop les hommes pour les flouer. Et c’est grâce à lui que le récit peut s’offrir des clins d’oeil chaleureux sur la vie dans la favela, ses habitudes et ses paradoxes.
Le récit de la saga criminelle vient dénoncer un cercle vicieux dont les jeunes des communautés marginales d’Amérique latine sont à la fois les victimes et les acteurs. Mais dont il est aussi possible de sortir. Cette "rédemption" sonne peut-être comme une facilité : elle justifie pourtant pleinement les vertus de cette fiction.
Fusée, le narrateur, vit dans la favela. Il observe le destin de ceux qui, au même âge que lui, choisissent la voie de la criminalité, suivant le chemin tracé par Tignasse et son gang. Petit Dè deviendra ainsi un vrai caïd, Béné voudra quitter le business, Manu tombeur y entrera par soif de vengeance. Un habile travail de flash-back permet au narrateur de dresser la généalogie de toutes ces vies, enchâssées les unes dans les autres. Et le récit se gonfle ainsi d’anecdotes, d’aventures et de crimes, pour parvenir jusqu’aux années 1980.
Trois décennies et des dizaines de personnages n’embrouillent pas le spectateur, tant Fernando Meirelles maîtrise son film. Le réalisateur joue avec la narration, entremêle voix off et effets-strombo, multiplie les flash-back, et s’amuse avec les styles cinématographiques : classique et coloré pour les années 60, funky et psychédélique pour les années 1970, monochrome et haletant pour la dernière décennie, celle du sang et de l’héroïne. L’occasion de souligner l’excellent travail du directeur de la photographie, César Charlone.
L’inévitable violence de l’histoire n’est jamais traitée avec complaisance. Elle est soutenue par des visuels imaginatifs et par l’ingénieuse utilisation du personnage de Fusée, trop idéaliste pour se laisser tromper par le leurre de l’argent facile. Même s’il s’essaye à la maxime "l’honnêteté ne paye pas", ce garçon aime trop les hommes pour les flouer. Et c’est grâce à lui que le récit peut s’offrir des clins d’oeil chaleureux sur la vie dans la favela, ses habitudes et ses paradoxes.
Le récit de la saga criminelle vient dénoncer un cercle vicieux dont les jeunes des communautés marginales d’Amérique latine sont à la fois les victimes et les acteurs. Mais dont il est aussi possible de sortir. Cette "rédemption" sonne peut-être comme une facilité : elle justifie pourtant pleinement les vertus de cette fiction.
Selon moi, on est ici face à un vrai petit chef-d'oeuvre cinématographique. Les acteurs sont bons, l'histoire vraiment bien tournée et aspect esthétique qui nous rappelle tout de suite la culture brésilienne. En gros, surement l'un des meilleurs films sud américain que j'ai pu voir jusque là.
Un film bien sympathique mais qui selon moi ne mérite pas la note qu'il a sur l'imdb ou ailleurs.
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