La Cité de Dieu
Note moyenne
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601 critiques spectateurs

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SamkoTweez
SamkoTweez

21 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 août 2026
La Cité de Dieu est un film réalisé par Fernando Meirelles et Katia Lund en 2003 qui illustre la montée en puissance des gangs dans les favelas au Brésil en se focalisant sur la Cité de Dieu.

Dans un premier temps, j’ai bien aimé le choix de narration avec Buscapé qui est dans les favelas mais qui n’est pas explicitement impliqué dans les actes criminels, ce qui nous permet d’avoir une représentation neutre de ce qui s’y passe. spoiler: Plus encore quand il commence à se faire considérer comme un photographe.
Cette directive narrative apporte un côté documentaire au film qui n’est pas déplaisant.

Par la suite, j’ai trouvé le film un peu long pour ce que c’est mais je pense que ça permet aussi au spectateur de prendre le temps d’avaler et de digérer toutes ces scènes de violence. Néanmoins la violence n’est pas là pour rien, le film se veut être le plus réaliste possible. L'œuvre montre bien étape par étape comment un système fondé sur la criminalité naît et comment elle perdure à travers les gangs. La raison la plus mise en avant dans le film est la reproduction des agissements des adultes par les enfants. spoiler: On le voit au début du film avec Dadinho qui deviendra Zé Pequeno chef de gang, puis au milieu du film avec un groupe d’enfant qui braquent une rôtisserie et à la fin où ce même groupe d’enfants tue Zé Pequeno prend sa place comme chef de gang.


Par ailleurs, j’apprécie le choix narratif de montrer une scène au début du film et y revenir à la fin. On voit souvent ce parallèle passé futur qui nous permet de prendre du recul par rapport aux évènements que l’on vient de suivre et de prendre conscience de l'évolution des personnages à travers le film.

Finalement je trouve que le thème a plutôt bien été traité, je m’attendais à pas grand chose en regardant un film traitant encore une fois de gangs. Néanmoins ce n’est pas un film que je pourrais visionner une deuxième fois par plaisir.
Naram
Naram

2 abonnés 169 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 août 2026
Ce film nous présente la « Cité de Dieu » à travers son personnage principal, Buscapé. En effet, il démarre par la fin, comme un signe annonciateur, avec un montage frénétique et la poursuite d'une poule qui nous permet de découvrir les différents personnages. Ensuite, nous allons suivre leur enfance dans les années 1960 et voir comment ils en sont arrivés là.

Ce film violent nous présente les affaires de gangs, les armes, les conflits et les amitiés brisées dans ce quartier. Les personnages sont iconiques et semblent tous condamnés à un destin funeste. Zé Pequeno est la représentation même de la violence et de la déshumanisation. Depuis son enfance, il n'éprouve aucune émotion et veut simplement tuer et obtenir du pouvoir. spoiler: Sa fin paraît donc inévitable. Bene, son ami, est celui qui le tempère, mais les affaires de Zé Pequeno vont finalement le mener à sa perte alors qu'ils étaient à deux doigts d'une fin heureuse. Manu le Coq aspire quant à lui à une vie honnête, en dehors du quartier, avec ses propres principes. Cependant, un événement traumatisant le fait entrer dans les guerres de gangs. Peu à peu, les principes qui le rendaient héroïque disparaissent au profit de la soif de vengeance, et c'est précisément cela qui le mène à sa perte avec le « twist ». Buscapé est le seul à déroger à cette règle. C'est le seul de cette génération à survivre en quittant le quartier, après avoir profité de son expérience pour prendre des clichés qui le rendent populaire au sein de la rédaction pour laquelle il travaille. Au final, c'est sa passion pour la photographie qui le sauve. Cependant, le film montre surtout un cycle de violence sans fin, d'où cette construction circulaire où le début correspond à la fin. Cette violence commence dès le plus jeune âge, comme le montre l'histoire de trois générations différentes. Au début, le trio des Ternura embarque Zé Pequeno dans son premier massacre. Celui-ci finira ensuite par faire régner la terreur dans le quartier, avant que le gang des Petits Sablots ne se venge de lui
et ne perpétue à son tour ce cycle de violence.

Toutes ces histoires sont passionnantes et s'enchaînent avec beaucoup de dynamisme, nous plongeant dans l'ambiance de l'époque grâce à une mise en scène très rythmée.
Guillaume.G
Guillaume.G

14 abonnés 948 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 août 2026
La Cité De Dieu, réalisé par Katia Lund est une pure merveille du cinéma, qui nous montre la dureté de la vie dans les favélas Brasilien (qui est encore plus dur que les quartiers à risque en France)
Rgaultier
Rgaultier

10 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 19 août 2026
Mais wsh comment on peut aimer un film aussi violent . Petit résumé : ils se tirent tous dessus pendant tout le film… Guerre entre 2 gang de traficants dans une favella : zepequeño, qui a soif de meurtre et de violence, et Cenoura, un peu plus chill mais qui veut quanf
Mathieu CARTRON
Mathieu CARTRON

14 abonnés 403 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 août 2026
Le réalisateur nous montre un Brésil à vif . Sa caméra est l’héroïne, le jeu des acteurs est tout simplement magnifique. Quelle nervosité, bestialité. On se sait jamais vraiment à quoi s’attendre. Superbe bande originale sans oublier la photo. Un grand bravo.
Phoenix
Phoenix

3 abonnés 3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 août 2026
Probablement l'un des plus beaux films que j'ai vu ! Immersion dans les favelas on suit le parcours d'un jeune et sa vie dans les favelas. On ne s'ennuie jamais. Ultra bien réalisé.
Diabloxrt
Diabloxrt

91 abonnés 1 947 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 juin 2026
"La Cité de Dieu" est un petit classique du cinéma brésilien, et un projet qui aura marqué toute une génération. Sorti en 2003 en France, le film est encore cité comme une référence dans la façon d'exprimer la dureté des milieux défavorisés. En effet, prenant place dans une favela du Brésil, le long-métrage est une immersion dans ce monde où la violence et la délinquance règnent. Pourtant, il n'est absolument pas une ode à cela, car à aucun moment il ne va chercher à enjoliver cette vie. Certes, il y a de la violence, et de manière très appuyée par instants, mais elle est toujours amenée de façon cohérente par rapport au récit. Au contraire, le film est donc une dénonciation de cette violence, car il cherche avant tout à expliquer la chute de cette fameuse Cité de Dieu. Débutant son récit dans les années 70, au commencement de la construction de cet endroit et quand la population fut installée ici, le film tient son intelligence de ce point de départ. En effet, l'histoire cherche avant tout à montrer la montée en crescendo des problèmes, et cela, sur l'entièreté du film. Si le début montre surtout de la petite délinquance amenée par une situation précaire, l'appel à plus se fera au fur et à mesure, créant une routine s'installant dans l'esprit et dans la vie de nos personnages. Pour le coup, le long-métrage choisit un procédé plutôt particulier à ce niveau, en multipliant le nombre de protagonistes. Sur le papier, cette idée empêche peut-être de nous attacher ou de bien connaître chacun d'entre eux de façon précise, mais, dans le fond, cette approche permet de renforcer encore davantage le véritable message du film. Pour le coup, en multipliant les personnages, on multiplie également les possibilités qu'amène cette vie. Si certains choisissent d'essayer de partir, d'autres restent et doivent choisir entre le fait de mener cette vie de manière violente ou de s'en tenir écartés. Les parcours sont donc très différents, ce qui permet de dresser un portrait suffisamment complet. L'ensemble est d'ailleurs également porté par un montage très particulier, qui permet sans mal de multiplier les allers-retours bien exploités, afin de correctement nous faire comprendre cet environnement. Forcément, au vu de la multitude de choses à raconter, beaucoup de flashbacks sont incorporés, mais ceux-ci sont particulièrement bien intégrés, de manière dynamique et toujours nécessaire à l'avancement du récit. On n'a donc jamais l'impression de perdre notre temps, et le rythme (même s'il possède quand même deux ou trois longueurs) n'est jamais ralenti par ce choix. Au contraire, il y est dynamisé, permettant surtout de créer un tout vivant et riche. Dans l'ensemble, le film est donc une réussite. Même s'il ne fait pas partie de mes grands classiques personnels, je comprends qu'il ait marqué. Il est extrêmement crédible dans son approche, sans pour autant tomber dans un procédé de documentaire très classique. Il est surtout honnête dans son message, en plus d'être particulièrement dur dans son propos. Et globalement, c'est pour cela qu'il a marqué le public. Pour conclure, un moment vraiment engageant.
CrystalEagle
CrystalEagle

4 abonnés 120 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 juin 2026
On entre dans La Cité de Dieu comme on tombe dans un engrenage : pas de porte de sortie, juste une quinzaine d'années d'une favela de Rio qui défilent à toute allure. Le film tresse une dizaine de destins sans qu'on se perde une seconde, revient sur ses pas, fait de la poule du générique le fil qui finit par tout boucler. Et si la favela n'est jamais un simple décor, c'est qu'elle fonctionne comme une machine qui broie des gosses : des gamins de dix ans à qui on a collé un flingue dans les mains avant même qu'ils sachent lire. La violence des adultes logée dans des corps d'enfants, le crime qui se transmet comme un héritage dont personne ne veut. Tous tournent dans la même boucle, condamnés d'avance. Tous sauf Fusée, qui rêve d'attraper le monde à travers un objectif plutôt qu'au bout d'un canon, et c'est justement son exception qui rend l'enfermement des autres encore plus suffocant.

Le film, lui, ne se contente pas de filmer la misère. Sa colère cogne aussi sur des flics aussi pourris que les gangs, sur un système qui préfère regarder ailleurs. Meirelles filme tout ça caméra à l'épaule, montage nerveux, couleurs qui claquent : on ne regarde pas le film, on le vit de l'intérieur, avec la trouille de se prendre une balle perdue. Le vrai coup de génie est plus discret : l'image vieillit avec l'histoire. Années 60 chaudes et solaires, seventies funky, années 80 froides et grises, celles du sang et de la cocaïne. Cette palette qui se vide au fil du temps, c'est l'innocence qui s'éteint. Restent les visages, presque tous des habitants des vraies favelas qui n'avaient jamais joué, et dont l'authenticité désarme. Leandro Firmino transforme Petit Zé en pure terreur, un prédateur qui dévore tout le reste à l'écran.

À la sortie, ce qui reste, ce sont des images : la poule, les couleurs qui se vident, le cri d'un enfant, le visage de Petit Zé. On a reproché au film d'esthétiser la violence ; je crois au contraire qu'il accomplit ce miracle rare, transformer la misère en cinéma jubilatoire sans jamais trahir sa colère.
David Miranda
David Miranda

1 abonné 573 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mai 2026
Film violent. Aussi bien visuellement que psychologiquement. La réalité des favelas est terrible. Les acteurs et la . sont top. 16,5/20.
T-Tiff
T-Tiff

134 abonnés 1 253 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mai 2026
"La Cité de Dieu" est un film brésilien des années 2000 devenu culte qui nous projette dans la violence d'une favela de Rio de Janeiro. Nous suivons un groupe d'enfant puis d'adolescent qui se font une place dans cette « cité de Dieu » telle qu'ils la surnomme, certains choisissant donc le trafic de drogue et la criminalité. Le film n'épargne rien au spectateur, et sans pour autant que cela soit gratuit, il dépeint la cruauté animant dès le plus jeune âge certains des personnages. Le rythme du film, son montage parfois épileptique, son scénario construit comme une succession de plus petites histoires lui confèrent par ailleurs toute son originalité. "La Cité de Dieu" est un film coup de poing, qui ne peut pas laisser indifférent, oscillant entre l'insouciance de la jeunesse et la brutalité de l'environnement qu'il décrit.
Samus
Samus

6 abonnés 7 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 juin 2026
La Cité de Dieu est un film marquant, avec une énergie et une intensité qui ne laissent pas indifférent. On est plongé dans un univers violent et réaliste, porté par une mise en scène dynamique et un récit prenant.

Le film réussit à capturer la dureté de la vie dans les favelas tout en suivant l’évolution des personnages, ce qui rend l’histoire intéressante du début à la fin. Certaines scènes sont particulièrement fortes et restent en tête.

Malgré tout, j’ai trouvé que le film ne m’a pas autant marqué émotionnellement que je l’espérais, ce qui explique ma note.

Au final, un très bon film, intense et immersif, mais auquel il m’a manqué un petit quelque chose pour être totalement convaincu.
Samialara
Samialara

6 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 mars 2026
Fernando Meirelles orchestre un récit foisonnant, traversé de ruptures de rythme, de points de vue multiples, de montages nerveux. Le film avance comme une déflagration continue, une mécanique impossible à enrayer. Ce qui frappe surtout, c’est la manière dont la violence est traitée. Parfois frontale, souvent suggérée, elle n’en est que plus insoutenable. Le film montre moins des actes que des processus : comment la violence naît, se transmet, devient système. Reste une ambiguïté essentielle. Cette virtuosité, cette énergie visuelle, flirtent parfois avec une forme de fascination. Le film capte la brutalité du réel, mais la transforme aussi en spectacle. C’est là que réside sa tension la plus troublante : entre dénonciation et séduction.
Fabiencorvisard
Fabiencorvisard

9 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 mars 2026
La mise en scène est extrêmement dynamique. La caméra bouge sans cesse, le montage est rapide, et l’histoire avance comme une course folle. Cette énergie donne au film une intensité presque derrière cette virtuosité, le film reste profondément ancré dans le réel. Les acteurs, pour beaucoup non professionnels, apportent une authenticité impressionnante, et certaines scènes frappent par leur brutalité.
Astan Debled
Astan Debled

6 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 mars 2026
Très bon film avec une manière de réaliser particulière et qui passe très bien.
La dureté de la vie et de la guerre des favelas est bien montré comme l'est les valeureuses tentatives de Buscapé d'en échapper.
Très bon film pour mieux comprendre les favelas au Brésil
Erin Finnian
Erin Finnian

12 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 5 février 2026
Ce film est tout simplement une abomination de mon point de vue. Tout est glauque, sombre, témoin de la déchéance morale et spirituelle d'un environnement toxique, malsain, littéralement démoniaque. Si être totalement découragé par les pires facettes de la nature humaine ne vous effraie pas, ce film est fait pour vous, mais vous aurez été prévenus.
Nous sommes ici en présence du limon le plus lamentable et nocif de ce que peut proposer le cinéma.
Je suis sorti de là avec la nausée et le dégoût. Comment peut-on prendre plaisir à exposer de telles déjections, qui n'apportent qu'effroi, tristesse et désespoir. Est-ce donc là la mission du cinéma ? Exposer l'horreur et le pire de la condition humaine sans la moindre fenêtre de sortie ?
La note des internautes me sidère, j'ai vraiment l'impression de vivre sur une autre planète.
Mieux vaut revoir un bon Franck Capra pour garder foi dans la nature humaine et trouver un sens à l'existence, en antidote à ce film infâme et déprimant qui reflète des ténèbres nauséabondes qui ne peuvent rien apporter de bon au spectateur !
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