24000 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
601 critiques spectateurs
5
288 critiques
4
217 critiques
3
48 critiques
2
24 critiques
1
14 critiques
0
10 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
ClockworkLemon
32 abonnés
222 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 1 juin 2011
Film choc, à la réalisation moderne, audacieuse, énergique, "La Cité de Dieu" est une réussite violente et poignante. Sujet fort, bien entendu, inspiré de faits réels, l'univers des favelas, à Rio, ces bandes de jeunes d'une génération perdue, celle des gosses pauvres des favelas, qui ne se feront un nom que dans la criminalité. Le sujet, le fond est bien maitrisé. Le film s'apparente à une fresque moderne, qui dépeint deux périodes, les années 60 et les années 70, leur enfance, et leur jeunesse. Présentant des personnages fascinants, pleins d'humanité, comme Fusée, qui rêve de devenir photographe professionnel, ou cruels et détestable, comme le jeune Petit Zé, qui voulait être et sera le plus grand criminel de Rio. La forme est attirante malgré ses quelques scènes trop "clip", qui défilent à toute vitesse, tel un zapping télévisuel. Ce parti pris du réa marche cependant, dans la mesure où on entre en immersion grâce au montage nerveux, énergique et à la mise en scène réaliste. Filmé toujours caméra à l'épaule mais proposant une photographie somptueuse où les couleurs, les lumières des favelas et de Rio séduisent immédiatement le spectateur, "La Cité de Dieu" est captivant. Les scènes impressionnantes s'enchainent très vite. On ne peut qu'être bouleversé par des séquences comme celle où Petit Zé attrape deux gamins d'une bande de jeunes délinquants et leur loge une balle dans le pied. Le plus petit qui pleure, comprenant alors qu'il n'a rien à faire dans ce milieu, qu'il n'est pas de taille, qu'il n'a pas les épaules pour supporter un tel mode de vie, qu'il a peur de mourir. Puis vient le moment où Zé demande à un gamin de faire ses preuves et de choisir d'abattre un des deux gosses. Cette terrible scène marque. Il y a aussi le début où l'enfant, encore appelé Petit Dé, frustré d'être mis à l'écart, liquide les clients de l’hôtel à lui tout seul. En fait, les scènes fortes ne manquent pas dans ce film. Le point fort du petit bijou de Meirelles réside finalement dans son montage intelligent, la structure du récit, les scènes qui se rejoignent à plusieurs reprises, sous différents angles, et sa trame narrative captivante, toujours haletante, sans répit. Un film contemporain fort, au potentiel artistique honorable.
Un film avec un très bon scénario sur un sujet très intéressant. On apprend la vie malheureuse qui régne dans les favelas de Rio. Les acteurs sont bons mais le doublage français est malheuresement assez mauvais. De plus, je trouve que le film est un peu trop long et certains passages sont assez ennuyant. Le reste du film, il y a presque que des réglements de compte, mais cela n'est pas un défaut car cela montre bien ce qui se passe là-bas. J'ai bien aimé ce film malgré qu'il est un peu trop long à mon goût. Je lui mets une note de 15,35/20.
La Cité de Dieu est un film dur, coup de poing, qui décrit une réalité difficile où la vie n'a pas de valeur, où la violence gratuite est reine. Pour la distribution Fernando Meirelles fait appel à des comédiens peu connus et à beaucoup de non-acteurs, des gens qui vivent précisément dans des conditions similaires à celles du film. Ce choix se montre extrêmement payant, la distribution est parfaite et les performances criantes de vérité. Meirelles doit être un directeur d'acteur hors du commun ou alors il a de la chance de tomber sur des gens aussi talentueux. Du coté de la réalisation pas de doute, il a de la créativité et un style personnel reconnaissable même si ici il coréalise avec la réalisatrice Katia Lund. En termes de goûts personnels je n'apprécie pas toujours le style de Meirelles, les passages épileptiques me découragent et les cadrages étranges ont tendance à me déconcerter, mais il faut reconnaître que la mise en scène fonctionne très bien et dès la scène initiale de la poursuite de la poule, le metteur en scène nous aspire dans son film. Au niveau de la photographie il y a un gros traitement sur les couleurs qui donne une teinte très chaude à l'image et qui offre peu de nuances de couleurs. Ce qui frappe le plus c'est le rythme effréné du film qui va à l'essentiel tout en racontant les choses avec précision, la construction en petits chapitres est excellente et permet de croiser les destinés et de comprendre comment les choses se développent. Du côté sonore la bande-originale est énergique est correspond très bien à l'époque et à l'environnement de l'histoire. La cité de Dieu semble déjà avoir inspiré d'autres long-métrages (Gomorra notamment), c'est un très grand film à voir impérativement.
mouais, ce film est un peu trop sketchique pour être un grand film. C'est décousi du début à la fin. Finalement on n'en sait très peu de rocket, et son pote est fade au possible (contrairement à la cité des hommes ou la pote du black est bien plus consistant). Tout tombe un peu comme un cheveu sur la soupe. Quelques scènes fortes cependant : la mort du'un des gamins voleurs de poulet et little dice qui tue encore enfant tout ce qui bouge avec un plaisir enfantin et enfin le reglement de compte final est assez bien amené par la scène du poulet. Mais l'ensemble du film est très mauvais.
Un film vraiment à part, qui nous plonge dans une histoire éprouvante, parfois très difficile à suivre. Ce n'est pas une simple aventure, c'est une réelle retranscription d'une vie difficile au Brésil, qui voit la conquête de la réussite empiéter sur tout sentiments humains. C'est un film qui marque, si on se laisse plonger dans ce monde, difficile à supporter. On assiste parfois à des scènes très crues, qui mettent en scène des jeunes acteurs dans des positions étonnantes, troublantes, presque pathétiques par moment. On se laisse donc séduire par cette fiction si proche de la réalité qui va nous emmener à suivre l'histoire étonnante d'un jeune homme, perdu au milieu de toute cette cruauté ambiante, qui va essayer d'en tirer profit pour sortir de sa misère. Il va donc être confronté à croiser, observer bon nombres de personnages, tous aussi touchants les uns que les autres, même les plus cruels. On est sous le charme de cette atmosphère et de ces acteurs, tous jouant avec leur coeur et offrant un spectacle certes dur à encaisser mais si bien retranscrit. Pour sortir un peu de la photographie de base, au niveau des images, du rythme, des aventures tout est presque parfait, bien réalisé à un tel point qu'on semble nous même transporté au milieu de cet univers. Et on à du mal à en ressortir, un grand film, assurément.
Si le film ne semble pas avoir de but particulier en terme de message, il nous immerge avec un réalisme prenant dans le quotidien d'une favela de Rio. Une plongée crue dans le climat de violence quotidien que subissent les habitants, honnêtes ou corrompus. Une belle peinture en tout cas, qui réussit bien la présentation de ses personnages, mais qui s'expédie un peu vite par un dernier acte uniquement tourné vers la guérilla. C'est quand même rare de tomber sur un film brésilien en cherchant des dvds, alors on saura savourer à sa juste valeur ce film nerveux. Excellent.
Ayant des ancêtres brésiliens, j'ai regardé ce film d'un oeil assez concerné. "La cité de Dieu" a un pitch trés simple, ce qui ne l'empêche pas de percuter l'esprit du spectateur par une mise en scène choc. Il faut garder à l'esprit que le produit final se suffit par la mise en abime des faits réels. Le chassé-croisé des destins de tout les personnages, au travers de l'objectif de Buscapé, contribue en lui-même à insuffler au récit toute sa vigueur; pas un seul détail est insignifiant au déroulement du scenario. Ils s'imbriquent aussi implacablement que dans celui d'une production Scorcese. Le scenario pourrait tomber dans le piège de la partialité en dépeignant les situations de manière unilatérale, pourtant il n'y a jamais rien de romancé, ni de poétique: les gamins des favelas jouent à la guerre quand ils ne tyranisent pas les rares commercants du coin, les adolescents à peine pubères deviennent des porte-flingues dans l'optique de devenir respectés et atteindre un mode de vie plus clément; les forces de l'ordre trempent dans le trafic d'armes s'ils ne se font pas corrompre pour fermer les yeux. Pourtant, même si les crapules sont légion, il y a aussi en marge les victimes d'un milieu coupable qui ont bon fond mais qui finissent par rencontrer une fin innéluctable sans dépasser la limite d'age de 20 ans... Au sein de la cité de dieu, la faim, la fatigue, la misère se soulagent dans cet enfer par la prise de cocaïne ou de marijuana; elles favorisent l'éclosion d'un système unitaire permettant au bidonville de sortir la tête de l'eau, bien qu'en parallèle il capture dans son sillon les âmes qui sombreront dans le chaos des esprit ou la mort règne en maître... En conclusion, il s'agit d'un film d'autant plus dur qu'il est scrupuleux dans son analyse de A à Z, une oeuvre choc qu'il faut avoir vu pour mesurer la cruauté d'un pays qui s'est scindé en deux, avec en mire la façade que le Brésil montre au monde et son autre dimension, sa plus noire honte ou tous ont été ostracisés. Une réalite qui malheureusement est encore d'actualité.
Oeuvre choc qui ne peut laisser personne indifférent, La Cité de Dieu n'a rien à envier aux références hollywoodiennes signées, Scorsese, De Palma ou encore Tarantino. Plongé dans l'univers ultra-violent d'une favela de Rio, on suit le destin d'un jeune homme qui rêve de devenir photographe.
Ce film peut-être classer comme un chef d'oeuvre, un documentaire voir même une controverse qui peut faire scandale, un film qui dérange par son utilisation qui peut être la dénonciation d'un lieux qui va mal, mais pour certains par une utilisation de la misère comme marketing. Mais oublions le monde extérieur et regardons juste le film, comme si Rio était la seul ville au monde que l'on connaisse. Et bien sur, c'est une ville corrompue, sale et pauvre que l'on nous fais découvrir là. La violence y est sans limite et gratuite, rien que par l'affiche du film c'est prévisible, attendue mais bien interpréter, et totalement réaliste. Le scénario est parfaitement complet et incroyablement bien construite voir complexe alors que le contexte lui même est misérablement simple. Le jeu des acteurs est d'un tel niveau que l'on est entraîner dans cette cité de dieu don le nom est paradoxal. Puis l'on est tellement prit dans cette histoire que l'on pourrait croire celle-ci sans fin, sans pour autant que l'on veuille que sa se ne finissent jamais. Un film dont le style approche la perfection et qui, malgré que pour plus d'un ce soit un scandale de l'utilisation de la misère comme scénario, est un chef d'oeuvre à classer parmi les meilleurs film jamais tourner