Film de potes par excellence Mes meilleurs copains fleur bon la fin des années 80. Des personnages touchants, des flash back dans des 70's fantasmées et une bonne pléiade d'acteurs. Je lis des avis comme "le film a vieilli", et oui en plus de 30 ans le cinéma a évolué dans la forme mais dans le fond ?
Je ne suis pas pressé de voir un Godzilla contre Guidolini
- "Il est bon, ce vin ! Il se boit comme de la petite bière." - "Un Saint-Emilion 1971, c'est gentil pour la petite bière. Si tu préfères la bière, y'en a plein le frigo, hein !"
Je pense que tout est dit. Une comédie sans prétention, avec des dialogues plutôt bien foutus. Et au passage une petite réflexion (sans prétention elle non plus) sur l'amitié.
Comédie coécrite et réalisée par Jean-Marie Poiré, Mes Meilleurs Copains est un film peu fameux. L'histoire nous fait suivre un groupe de cinq amis de longue date approchant la quarantaine ayant perdu les idéaux de leur jeunesse après la dissolution du groupe de rock qu'ils formaient au début des années soixante-dix, qui se retrouvent le temps d'un week-end à l'occasion de la venue de Bernadette, la chanteuse du groupe qui les avait quittés pour réussir une carrière internationale. Ce scénario s'avère peu emballant et captivant à visionner tout du long de sa durée d'un peu moins de deux heures. Une durée qui se fait ressentir, la faute à un récit peu intéressant. Ces retrouvailles nous font revivre leur passé via les souvenirs communs évoqués qui vont réveiller quelques vieilles rancunes. À ce présent viennent donc se greffer quelques scènes nous montrant les six comparses dans leur jeunesse. Si la musique est un sujet ayant une grande place, les peines de cœur et les tromperies en prennent encore plus, au point où l'on frôle l'overdose. Presque tout tourne autour des coucheries des anciens membres du groupe et c'est franchement pénible à la longue que tout ne tourne qu'autour de ça. Il faut dire que les cinq amis cherchent tous à courtiser la chanteuse. La structure émotionnelle découlant des discussions est toujours la même. On passe d'une engueulade à une réconciliation où l'on rit et se montre des marques d'affection. Mais le ton ne procure que très peu de sentiments. Ce n'est ni touchant ni drôle. L'humour est beaucoup trop timide. Résultat, on sourit à peine quelques fois. L'ensemble est porté par une galerie de personnages vivant chacun une situation amoureuse compliquée mais qui ne sont pas très attachants. Des rôles bien interprétés par une distribution comprenant Gérard Lanvin, Christian Clavier, Jean-Pierre Bacri, Philippe Khorsand, Louise Portal et Jean-Pierre Darroussin pour ne citer que les principaux. On retiendra d'ailleurs surtout ce dernier de façon négative tant il force le côté baba cool. Tout ce beau monde entretient des relations basées sur la camaraderie malgré les petits conflits. Des échanges soutenus par des dialogues bien écrits mais ne racontant pas des choses très passionnantes. Sur la forme, la réalisation du cinéaste français s'avère de bonne facture. Sa mise en scène est soignée et les séquences nous faisant revenir en arrière sont bien amenées avec leur noir et blanc d'antan. De plus, elle évolue au sein d'un beau décor avec cette grande ferme en pleine nature. Hélas, cet unique décor a tendance à rendre l'action statique malgré quelques tentatives de dynamiser tout ça par moment. Ce visuel sans plus-value particulière est accompagné par une bonne bande originale ayant un rôle central dans le récit. Celle-ci sert le propos puisqu'on y retrouve quelques chansons du groupe au milieu d'autres titres. L'ensemble est porté sur le rock, ce qui donne une bonne énergie globale. Reste une fin très simpliste venant mettre un terme à Mes Meilleurs Copains qui, en conclusion, est un long-métrage ne faisant ressentir aucune nostalgie et n'est même pas divertissant.