La Jeune fille à la perle
Note moyenne
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252 critiques spectateurs

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Degrace
Degrace

34 abonnés 419 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 mars 2008
Un joli petit film, avec des couleurs et des images aussi belles que celles de Vermeer. On regrettera la quasi-absence de scénario et le personnage insignifiant joué par Scarlett Johansson.
Alasky

454 abonnés 4 541 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 novembre 2020
On n'aurait pas pu faire plus belle adaptation de ce livre. La mise en scène est délicieuse, un régal pour les yeux. La bande son est de qualité. Une oeuvre toute en retenue, servie par une belle brochette d'actrices et d'acteurs ; le coté théâtral est plaisant.
maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 février 2023
On m'avais dit, enfin j'avais vu ici et là, que ce film était très académique, une quasi carte postale, un ennui donc ... Il y'a du vrai dans son énoncé, dans sa première partie du moins car à titre personnel, je ne me suis à aucun instant sentit piquer du nez ! Girl with a Pearl Earring, est un film qui déguise sa surprise dans un classicisme usuel mais en rien lourd, grossier, pesant. Le film est d'ailleurs passionnant.

Le labeur initial, de la quasi totalité du premier segment sert non pas d'excuse à filmé un récit, il est le récit ! Les mots sont mis en relief par l'image, et cette dernière creuse l'espace de visibilité pour réussir le tour de force de son éloge, de ceux qui se salissent les mains ! Qu'elle le soit par la crasse, ou souiller de peinture, se sont les écorchures de ces dernières qui sont ici le thème de ce que l'on ne peu dissimulé, qui reflète le chassé croisé de la pauvreté et de la richesse qui cohabite par le biais de la domination. Dans cette manigance, le film n'use pas de gros sabots, il est bien au contraire d'une finesse non pas inouï, mais juste. La mention est parfois explicite, comme ces voisins expulsé, le rôle de " bienfaiteur " du peintre, la transition du silence de l'endroit de création au marché plus effervescent ( les têtes de porc et le gibier exposé n'ont pas d'office exagérément à endiguer une vue non considérable je trouve ) atteste de la peur qui truste dans l'ambiance globale.

La lumière, métaphore de la lueur dans le vie rangé n'est à première vue pas très original, encore une fois la simplicité du geste contredit touts griefs un peu facile à son encontre. Je prends cette séquence ou Griet ouvre les volets et laisse entrée le jour sur les tableaux. Le soin apporter aux détails, à l'expression de son actrice, notamment par le regard de cette dernière sur l'art pictural de l'absent raconte l'éveil avec je trouve une poésie de carte postale d'accord, mais qui n'enlève rien à sa joliesse et à la poésie de cela sur une dureté déjà bien narré jusqu'alors. Les deux fièvres se rencontrent et fabrique une nouvelle tournure dans l'implicite dont le film parviens à exceller. " Un caractère sous un air tranquille ".

Les décors de Girl with a Pearl Earring, enfin tout ce qui est attrait à cela, que se soit costumes, retranscription d'époque servent aussi à rendre compte par le biais de l'œil sur l'objet, tout du moins du mouvement. Je ne crois pas à l'esbrouffe dans la démarche au cordeau de magnifier la pose, de préparer sa matière, d'en employer les contenants pour faire naitre une couleur, voir plusieurs. Je me trompe peut-être, je reconnais ses excès lors ce certains passages tronquées par un surplus. Référence à un ciel venu annihilé une idée bien conduite jusque-là ...

La musique est une autre insertion importante de ce long-métrage. Dans un premier temps, j'ai été un peu pris de cours par son utilisation. J'ai ensuite capté ses intrusions, ses accents sur ce même point de vue, une insistance qui adopte l'ardeur du bouleversement chancelant dont son compositeur en est un digne représentant. Une coordination fuselé par des désirs pris par une image et ses captations, à des fins plus exploratifs encore.

Scarlett Johannson est quasi-parfaite dans ce registre de fausse douceur contenu dans une posture. L'expression de sa fuite trahit ses penchants à conduire vers une norme qu'elle ne peu complètement assimilé car rattrapé par d'autres en définitive. L'adaptation de cette histoire fictif sert ce personnage à la fois fascinant par sa prestance et pour autant qui subit l'évènement. Elle est à la fois le centre par qui gravite l'action, sans qu'elle anime la machine par quoi que se soit. Elle subit les colères et les passions de son entourage, laisse faire, même ses refus se termine par une acceptation. Au détour d'un ordre, d'une exigence, elle exerce ses savoirs acquis ailleurs ou à l'instant selon les forces motrices de son parcours ... L'enfermement sous clé dans son grenier / labo semble être le seul tout petit endroit ou sa liberté s'exprime, c'est dire !

Vermeer, sous les traits de Colin Firth assez bon je trouve représente le peintre par son Art, maitre de son esquisse mais qui lui aussi, en quelques sortes n'a pas d'impact sur sa vie. Il n'a d'emprise, à vrai dire que sur cette jeune fille, car même ses œuvres sont des commandes. Il n'a que son geste, qu'il partage avec elle. Avec une once d'autorité, une ligne étroite est d'ailleurs creuser, une surprise ... Les scènes ou la servante pose, pour son maitre entretiennent un flou dans une clarté questionné bon pas par le rapport de force entre ses deux là, mais comme une soumission commune ! Ces moments, sont à la fois beaux et troublants, et un peu horrible, si l'on regarde bien. Peter Webber signe là ses plus belles scènes ! Que se soit dans l'entrebâillement d'une porte, lorsqu'il échelonne la perce d'une oreille, avant la pose final hypnotique !

Toute la fin du film est d'ailleurs superbe, j'irai jusqu'à dire impeccablement parfaite ! Mais avant cela, il faut souligner les seconds rôles des femmes surtout. Les caractères de celles-ci sont les plus francs, car nettement plus impactés par les souffrances de cette vie qui les réduit à la concurrence. Il y'a toutefois des interstices sublimes sur les zones de flottement ci et là, tout au long de cette histoire exceptionnelle.

Je quitte cette jeune femme sur cette mosaïque, à l'endroit ou son histoire débute et puis vacille, sans détourner le regard. Car oui, ce film n'est pas une révolution, elle ne raconte que la difficulté d'être dans une ambivalence de circonstances qui diminue les aspérités à rentrer dans le rang. Girl with a Pearl Earring restitue ses perles !
DarioFulci
DarioFulci

130 abonnés 1 412 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 décembre 2019
Bonne adaptation d'un roman très bien documenté du point de vue historique. La gestation d'un des tableaux les plus mystérieux au monde. Les disputes conjugales ne sont pas les moments les plus réussis du film. Ni la tension entre l'artiste et son modèle, assez convenue. Le plus intéressant réside dans les conflits sociaux sous-jacents. Cette domestique qui pénètre l'univers d'une famille qui n'existe socialement que par le succès de l'artiste peintre. Une bourgeoisie précaire, dépendante des nobles mécènes exigeants. Un équilibre délicat, où la domestique n'a pas son mot à dire.
Scarlett Johansson tire son épingle du jeu, sa plastique collant au tableau, dans une sensualité naturelle renversante. Elle est l'atout majeur d'un film qui a un peu vieilli et a perdu de son impact. Aujourd'hui, le film aurait été sans doute beaucoup plus revendicatif et moins sage.
brianpatrick
brianpatrick

116 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 octobre 2018
C'est un très beau film très bien réalisé, il y a une belle décoration, les décors sont très bien réalisés, on se croirait être au dix huitième siècle en Hollande. Les acteurs et les actrices jouent très bien, on ne les croirait pas américains. L'histoire d'un tableau, cela parait à la base pas intéressant, mais le film apporte plus et le film devient très intéressant. Un beau film romantique au centre d'une vie entre miséreux et gens de la haute société.
Emmanuel Cockpit
Emmanuel Cockpit

90 abonnés 1 460 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 avril 2022
Ce film se regarde comme un tableau, le spectateur s’imprègne des lumières, des couleurs et des atmosphères et finit complice du couple Scarlett Johansson/Colin Firth en pénétrant dans leur intimité. C’est un délice !
Chevtchenko2
Chevtchenko2

49 abonnés 1 373 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 novembre 2025
Belle peinture de la vie quotidienne en Hollande au XVIIe siècle. Pour le reste, malgré un joli casting, on s’ennuie quand même pas mal.
NeoLain

5 888 abonnés 4 743 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 décembre 2010
A peine l'ouverture et on pense direct à la pub Nestlé, d'ailleurs "La Laitière" tableau de Johannes Vermeer inspire la marque et s'empare de ce magnifique tableau avec un accord cela va de soit, pour la sortie du premier yaourt nature au lait entier en pot de verre. Le film est bien agencer, l'époque également, Cylian Murphy toujours un plaisir de le voir jouer, heureux de revoir l'acteur Colin Firth dans la peau de ce grand peintre et Scarlett fut un excellent choix il n'y aucun doute, sa fragilité ressort comme la lumière peut devenir obscurité. Il manque par contre pas mal d'émotivité sur la durée du film, elle est pas assez appuyer, est-ce voulu ? possible car la photographie est froide, cependant de mon coté j'aurais accentuer l'émotion. Quoi qu'il en soit La Jeune fille à la perle est à voir pour son esthétisme plutôt bien poser et fragile comme une crème.
ManoCornuta

359 abonnés 3 068 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 décembre 2020
Un drame stylisé qui joue avant tout la carte de l'esthétique, reproduisant dans sa photographie très travaillée une ambiance "vermeerienne" qui sublime ses personnages, bien plus en tout cas que le jeu des acteurs, lequel est de facture très classique. A la fois sobre dans sa peinture de l'époque et étincelant dans son exposé des sentiments qui se nouent et se heurtent aux conventions sociales, le film souffre avant tout de s'être montré un peu trop "léger" avec son sujet, effleurant seulement la complexité du travail d'artiste-peintre et jouant trop avec les silences en refusant la passion dans tous les sens du terme, rendant l'évolution des personnages difficilement acceptable par moments pour le spectateur. A voir car non dénué d'intérêt.
Grouchy
Grouchy

140 abonnés 1 033 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mars 2016
Sans doute l'un des hommages les plus réussis en terme d'esthétique de l'image. Le peu connu réalisateur Webber a rendu vivant les tableaux de Vermeer sur pellicule.
Il raconte la relation imaginaire entre le peintre et son modèle, de façon élégante et somptueuse par la photographie qui reprend exactement les teintes et les cadres de l'artiste néerlandais. Cette réussite cache légèrement les défauts du scénario : les personnages restent survolés, bien qu'ils aient acquis dès le début une certaine symbolique : les autoritaires, le mécène et la fiancée de Vermeer veulent de la commande et les vassaux, le peintre et la servante, sont sensibles et ont une âme. L'histoire d'amour entre Johansson et Murphy semble en fin de compte assez transparente, même si on y voit une opposition entre la bonne propre et l'artisan boucher sanglant. Les acteurs jouent de façon sereine, comme les modèles des oeuvres de Vermeer. La peinture mouvante à l'écran, voici ce qu'a accompli Webber dans ce film.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 mai 2025
Peter Webber imagine l'histoire du tableau fameux de Vermeer "La jeune fille à la perle", dont le regard sensuel porté vers le peintre peut faire discuter autant que le sourire énigmatique de la Joconde. Selon le cinéaste, c'est l'amour entre le peintre et son modèle qu'évoque l'oeuvre. Il le démontre dans un film délicat et esthétique, un peu figé peut-être et peinant au début à introduire une intrigue véritablement intéressante.
Jeune vierge timide et effacée, Griet entre au service du peintre, plus précisément, dans sa maison bourgeoise de Delft, à celui de la femme et de la belle-mère de Vermeer, régisseuses sévères des lieux. Vermeer y vit en marge, hors des contingences domestiques, l'esprit tourné vers son oeuvre. Entre la bonne et son maitre, taciturnes l'un comme l'autre, se dessine une indicible complicité.
La séduction de l'artiste, la compréhension inattendue de sa peinture par la diaphane domestique (jolie ressemblance de Scarlett Johansson) unissent désormais les deux personnages au-delà de la frontière marquée entre maitres et valets.
Ce sujet ténu dévoile ses possibilités et son éclectisme sur le mode subtil du non-dit. D'une part, le réalisateur retranscrit fidèlement l'univers esthétique de Vermeer, sa peinture comme le décor de son existence, et invoque sa créativité et son inspiration ; d'autre part, il investit une demeure aux rituels et aux moeurs austères.
Scarlett Johansson et Colin Firth donnent à la relation platonique et distante entre Griet et Vermeer une vraie grâce.
Valerie M
Valerie M

45 abonnés 193 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 mars 2022
Je mets trois étoiles pour la beauté du film, qui se révèle être une véritable contemplation. L'histoire est très belle également, mais mon Dieu, quelle grossière erreur de casting que Scarlett Johansson, qui passe son temps à gober les mouches dans une grande majorité de ses films et particulièrement dans celui-ci.... Quel gâchis.
Pierre Augustin
Pierre Augustin

23 abonnés 202 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 mars 2020
Excellent film, une vraie claque visuelle, la photographie est exceptionnelle, à regarder sur grand écran!
On voit très bien comment l'artiste imagine comment sera son tableau Avec Le nombre de scènes de la servante à côté des fenêtres, la lumière est somptueuse.
Scarlett est excellente Tout comme Les autres acteurs, dommage qu'elle en fasse un peu trop, Le personnage parait 1 peu trop niais par moments
Zipzap
Zipzap

16 abonnés 223 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 juillet 2020
Visuellement, le film ne rate pas le coche avec un sens du cadre, de la composition, des lumières qui font honneur à Vermeer. L'histoire, si elle est romancée ( aucune certitude sur l'identité du modèle qui a inspiré le célèbre tableau) n'en demeure pas moins un formidable terreau pour découvrir une époque, un peintre et de manière plus générale les affres de l'artiste, en quête d'inspiration, de muse. L'obsession de Vermeer pour son modèle, qui jette le trouble au sein de toute la maisonnée, nous gagne aussi. Le réalisateur parvient ainsi à redonner de l'émotion à ce tableau si célèbre qu'il lui permet de nous faire oublier les boites de chocolat qui l'ont vulgarisé, anesthésié. Il faut dire que la magie ne pouvait pas opérer sans Scarlett Johansson, paradoxalement diaphane et lumineuse. Elle s'y révèle une actrice d'exception, toute en nuances et fait heureusement oublier le jeu monolithique de Colin Firth. Qu'importe, comme Vermeer, on ne voit qu'elle, on ne veut voir qu'elle… et on fantasme, dans l'espoir qu'elle finira par dévoiler sa chevelure, comme une perte de son innocence, de sa virginité. Un film diablement sensuel, tiraillé entre désir(s) et jalousie(s). Car au passage, les portraits, psychologiques cette fois-ci, de la femme de Vermeer et de sa belle-mère viennent compléter avec force le "tableau". Ce qui reste fascinant au bout du compte dans ce film, c'est son focus sur un seul tableau et non sur l'oeuvre, la vie de Vermeer. Il ne traite finalement que d'un épisode. Et c'est le poids qu'il lui accorde qui donne toute son intensité au récit et aux relations des protagonistes.
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 juin 2018
Très belle adaptation du livre éponyme (qui invente l'origine de la demoiselle que l'on voit figurer sur le tableau célèbre de Vermeer, sans que l'on n'ai jamais su avec certitude de qui il s'agissait). Le film La Jeune Fille à la Perle nous offre une romance platonique des plus abouties, qui se construit sur un jeu de regards très intrigant et sur des instants volés très doux (l'effleurement des mains en version sage de la poterie de Ghost). Les acteurs sont excellents, surtout qu'ils ont dû tourner par moins quinze degrés en moyenne dans un Delft hivernal assez rude. Colin Firth a appris à peindre et à créer de la peinture pour ce rôle, car de lui-même il se dit un bien piètre peintre, et le résultat est une aisance déconcertante dans les séquences d'explication de la peinture de Vermeer, son personnage est bien abouti. Quant à la fameuse jeune fille, elle est tenue avec talent par Scarlett Johansson (malgré le peu de ressemblance des deux femmes, cela ne gêne nullement). Son personnage est celui par lequel on découvre la dure réalité du servage à peine masqué de l'époque, et l'on peut dire que toute l'équipe s'est donné du mal pour nous en offrir un rendu fidèle : les vitres ont deux types de verres pilés comme cela était la mode à l'époque, les canaux ont été dégelés chaque matin pour nous donner une fluidité de navigation perceptible à l'image, et un travail époustouflant a été fait sur les costumes et décors (observez seulement le lit à baldaquin dans la pièce à recevoir, comme les maisons n'avaient qu'une pièce pour tout faire chez les riches...). Une reconstitution soignée malgré le côté romancé de l'intrigue, on peut dire que le film nous veut du bien, pédagogiquement parlant. Certains décors d'extérieurs sont magnifiques, surtout lorsqu'ils sont mêlés à la sublime musique d'Alexandre Desplat. L'interprétation est impeccable, la découverte de Vermeer se fait dans le plaisir, la musique d'Alexandre Desplat est onirique, le clair-obscur constant est magnifique et rend bien l'effet des tableaux, on termine le film ravis d'en avoir pris plein les mirettes.
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