Scarlett Johansson est très belle (On n'est pas près d'oublier la scène ou Vermeer lui demande se mouiller les lèvres - trois fois de suite,- mon dieu, quelle bouche !), même si ici seul le visage est mis en valeur. Que dire d'autre sur ce film qui a choisi la carte de l'esthétisme : Que c'est beau, que le métrage est mesuré évitant à l'ennui de s'installer malgré la lenteur du propos, et qu'on a tout sauf perdu son temps en le regardant.
Un beau film esthétiquement pensé comme un tableau de maitre. La direction artistique, la photographie, les couleurs permettent à des nombreux plans d’être considérés comme de vrais peintures ce qui donne un style visuellement envoutant. Le scénario se met en place progressivement et le spectateur découvre comme le peintre le potentiel de la jeune fille et l’influence que sa beauté exerce sur son entourage. Le film manque peut être un peu de rythme mais son atmosphère si particulière associée à une belle musique un peu mélancolique ne permet pas de s’ennuyer.
Film très intéressant de part l'hypothèse développée . L'idée très originale du livre, d'essayer d'imaginer ce que pouvait être la relation entre ce modèle et le peintre. Tout en sachant que l'on ne savait presque rien de la vie de Vermeer et qu'il était tombé dans l'oubli pendant plusieurs siècles, redécouvert seulement au XIXe siècle. Ce voyage dans le temps , cette reconstitution de la Hollande post- moyen age est remarquable. Très astucieux , très précis. Un jeu d'acteurs très maitrisé. Pour un spectacle pleinement rèussi, passionnant comme un film policier .
Après avoir lu 2 fois le roman de Tracy Chevalier je ne peux qu’être déçue par le film. Forcément les détails restitués dans le livre ne transparaissent pas à l’écran et l’histoire en plus diffère. Scarlett Johansson a beau faire des efforts, la finalité n’en, reste pas moins fade et longue
+Très beau, très esthétique. +Les rapports sociaux et les dominations sont bien illustrées (rapport entre commanditaire-mécène et artiste, entre les maîtres de maison et le personnel-boniche, entre le maître et la disciple...). +Sont évoquées aussi les minorités religieuses et leur vulnérabilité (ici, vu les coutumes et paroles, plus vraisemblablement une Juive qu'une Protestante). -Scarlett a un bon jeu, mais il est dommage que sa sensualité - hors de propos - vienne parasiter la moitié du film. -De plus, dans le tableau de Vermeer, il me semble bien que c'était une fille brunette et moins charnue que la grande fille pulpeuse et incendiaire figurée par Johansson.
Scarlett Johansson vaut à elle seule 2 étoiles sur ce film. La photographie est superbe et certains plans ressemblent vraiment aux toiles de Vermeer et ça c'est vraiment exceptionnel. Surtout le jeu des lulmières si présente dans son oeuvre. Pour le reste, j'ai trouvé la mise en scène un peu trop théatralisée, ce qui est un frein à l'émotion.
Scarlett Johansson est très troublante dans ce rôle, bien différent des rôles de midinette auxquels elle nous a habitué. J'adore l'impressionnisme, donc je ne suis peut-être pas objective pour dire que ce film est vraiment très réussi. Mais l'univers de Vermeer (interprété par l'acteur du Discours d'un Roi, A single man...) très particulier : des tableaux sombres avec un faisceau jaunâtre unique, est également retranscris dans la pellicule du film. Le téléspectateur a l'impression finalement de voir un tableau animé. Scarlettt Johansson ressemble étrangement au modèle du tableau, c'est troublant...
Un film visuellement beau avec une belle musique, voilà ce qu'est La Jeune fille à la perle mais, hélas, il n'est rien de plus. Effectivement, le film a une photographie magnifique qui s'inspire bien sûr de la peinture ( le sujet traitant de Vermeer). Mais la volonté de faire ressembler le film à un tableau amène le réalisateur à créer un univers déréalisé (les pauvres du XVIIème siècle semblent vivre dans un univers très aseptisé par rapport à ce que l'on peut imaginer) et surtout l'empêche de nous faire ressentir la moindre émotion. On regarde un beau livre d'images mais on ne ressent rien, ce qui amoindrit très fortement notre intérêt. Dommage.
Le film retrace la vie imaginée du modèle de "La Jeune Fille à la Perle" du peintre Johannes Vermeer, le moment, et la manière dont le tableau a été fait. C'est certes lent mais on ne tombe pas dans l'ennui pour autant, même si on en est à la limite.
du début à la fin, on a l'impression de voir un tableau en évolution : les ambiances de jeux de lumières, sont particulièrement bien retanscrits; ce qui fait que l'intrigue passe rapidement en second plan. on entre progressivement dans le tableau du peintre, au point qu'on a la sensation d'imersion dans ce milieu de peintre flamand. belle réussite
Aussi fascinant que la description d'une toile méconnue. Intriguant comme notre regard sur cette affiche, compréhension sur l'oeuvre. Curiosité sur la création et son effervescence. Magnifique dans ses détails.
Qui était la jeune fille au turban bleu et à la boucle d'oreille du tableau de Vermeer, La Jeune Fille à la perle ? L'écrivain Tracy Chevalier a brodé un roman autour de ce mystère et Peter Webber le met ici en images. Il faut tout d'abord souligner le soin extrême apporté à la reconstitution de l'époque : décors, costumes, ambiance... Tout sonne vrai, sans faute de goût. Et puis il y a la beauté des images. Le réalisateur et son directeur de la photo, Eduardo Serra, ont fait oeuvre de peintres, en composant des plans comme des tableaux, attentifs au moindre détail, alternant couleurs chaudes et couleurs froides. C'est toute la peinture flamande du XVIIe siècle qui prend vie sous nos yeux, des scènes de marché aux scènes de cuisine, en passant par les intérieurs bourgeois et les portraits de notables. Raffinement et méticulosité. Une des plus belles réussites du genre. L'histoire imaginée entre Vermeer et sa bonne n'est pas non plus dénuée de délicatesse, tout en non-dits et en émotion contenue. En revanche, les histoires périphériques, notamment l'intrigue pour éviter la jalousie de la femme du peintre ou l'idylle de Griet avec le jeune boucher, ont moins d'intérêt. Scarlett Johansson, dans l'un de ses premiers grands rôles, est parfaite, traduisant soumission à la hiérarchie sociale, timidité, éveil à l'art et à la sensualité, avec beaucoup de grâce. Sa beauté ronde mais non classique ajoute au charme particulier du personnage. Colin Firth, à l'inverse, est peu expressif et ne convient guère au rôle de Vermeer. Quoi qu'il en soit, l'intérêt du film réside avant tout dans sa richesse formelle.
Rien de bien innovant dans ce semblant de film d'auteur à la réalisation classique. S'inspirant de la "Mona Lisa du Nord", le célèbre tableau "La Jeune fille à la perle" signé Vermeer, Peter Webber signe une adaptation correcte du livre de Tracy Chevalier. Une jeune soubrette, Griet (Scarlett Johansson) est envoyée dans la maison des Vermeer afin de s'occuper des multiples tâches ménagères (sans blague!). Et comme d'habitude auprès de ces pauvres personnages, Griet va devoir faire face à l'odieuse maîtresse de maison multipliée ici par deux, en la personne de la belle-mère de Joannes Vermeer ainsi que de sa femme, sans oublier la demi-portion (mais bon, ça, ça ne compte pas), la fille mesquine et sournoise du peintre. Dans ce climat de tensions, Griet va s'approcher de Joannes (Colin Firth) qui va la prendre pour modèle et flirter avec. Un bon scénario prévisible au possible qui laisse cet immonde goût de déjà-vu dans la bouche. Quoi que, malgré l'absence d'inspiration et d'inventivité, le film se laisse suivre sans déplaisir mais c'est tout. Si ce n'est de fantasmer sur Scarlett... La mise en scène d'un classicisme abondant et c'est franchement barbant. "La Jeune fille à la perle" a ses bons et mauvais côtés. Les bons résident au fait que Peter Webber parvient à garder l'oeil du spectateur éveillé sans interruption mais sans surprise. On attendait quelque chose de plus profond, plus développé. Avec le recul, le film de Webber est plat. Un divertissement de plus, qui se laisse regarder une fois avant de plonger dans les abysses de l'oubli.