Frères de sang
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Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 mai 2026
Du cinéma bis, déviant et fauché à réserver aux amateurs de films de niche. J ai apprécié la plongée dans le New York poisseux de la période fin 70 début 80 et les fulgurances craspecs et sanglantes du film. En revanche le fait que l on écoute plus d hurlements que de dialogue fini par taper sur le système. Mais il vaut mieux retenir le côté artisanal et débrouillard qui reste plaisant.
Artriste
Artriste

185 abonnés 2 368 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 mars 2026
Comédie horrifique écrite et réalisée par Frank Henenlotter, qui fait ici ses premiers pas derrière la caméra, Frère De Sang est un film hélas peu terrible. L'histoire se déroule à New York et nous fait suivre un jeune homme arrivant dans un hôtel pour y louer une chambre, avec sous le bras une malle en osier qui intrigue ses voisins. Alors que tout le monde se demande ce qu'elle contient, on finit par apprendre qu'à l'intérieur se trouve son frère siamois, un monstre au visage déformé duquel il a été séparé par des médecins désormais traqués afin de se venger. Ce scénario s'avère malheureusement assez risible à visionner tout du long de sa durée d'une heure et demie. Pourtant le synopsis farfelu donne envie, mais dans les faits l'intrigue n'est pas très bien exécutée. On assiste à un film de série Z grand-guignolesque, certes divertissant, mais aussi très limité. Cette improbable situation donne lieu à des scènes toutes plus saugrenues les unes que les autres. Les morts sont plus ridicules qu'autre chose en plus de tout le temps proposer le même mode opératoire peu jouissif. Il y avait vraiment matière à faire plus inventif et diversifié. La petite romance intégrée a, elle, au moins le mérite d'apporter un minimum d’intérêt. L'ambiance est quant à elle loin d'être horrifique. Elle est surtout grotesque et, volontairement ou non, drôle. L'ensemble est porté par des personnages plutôt appréciables. Des rôles joués de façon à peine correcte par une distribution comprenant Kevin Van Hentenryck, Terri Susan Smith, Beverly Bonner, Robert Vogel, Diana Browne, Lloyd Pace, Bill Freeman et enfin Joe Clarke. Tous ces individus entretiennent des rapports franchement superflus. Des échanges soutenus par des dialogues forcément particulièrement vains. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américain est assez académique. Sa mise en scène se contente du minimum en faisant bien son travail, sans pour autant se montrer créative. Celle-ci évolue dans des lieux assez malfamés, plutôt raccord avec l'atmosphère générale. Mais ce qui pèche le plus techniquement, ce sont les maquillages et les effets spéciaux, notamment concernant la monstruosité. Ce frère rebut a un design vraiment ridicule au point d'en être marrant. Difficile donc d'être crédible et de prendre tout cela au sérieux. Ce visuel loufoque est accompagné par une bande originale aux compositions collant bien avec l'action, tout en étant anecdotiques car aucunement impactantes. Reste une fin tout de même satisfaisante venant ainsi mettre un terme à Frère De Sang qui, en conclusion, est un long-métrage distrayant peu qualitatif, mais qui peut devenir un plaisir coupable tant c'est burlesque.
CloakBack
CloakBack

6 abonnés 347 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 octobre 2025
Un petit film fauché, crade et sincère, qui réussit à être plus touchant qu’il ne devrait.

Dans un New York crasseux du début des années 80, un jeune homme débarque dans un hôtel miteux avec un grand panier qu’il ne quitte jamais. À l’intérieur, un secret difforme, une blessure qu’on ne peut ni cacher ni fuir.

Tourné en 1981 dans les rues de Manhattan sans autorisation et avec à peine 40 000 dollars, Basket Case s’inscrit au cœur du cinéma d’exploitation new-yorkais, à une époque où Times Square symbolisait encore la décadence urbaine : vitrines de peep-shows, hôtels insalubres et ambiance punk. Frank Henenlotter, cinéaste autodidacte et marginal, tourne avec des acteurs inconnus et une caméra 16 mm qui capture la crasse et la vitalité d’un New York disparu. Ce réalisme brut confère au film une authenticité rare : curiosité horrifique mais aussi instantané du monde souterrain de l’époque. À sa sortie en 1982, le bouche-à-oreille transforme cette production fauchée en phénomène underground, portée par un public avide de liberté et d’irrévérence.

Henenlotter signe l’un des films les plus étranges du cinéma bis américain. Il transforme une histoire grotesque en parabole sur la marginalité, la fraternité et la part monstrueuse qu’on porte tous en soi. Derrière le gore et les cris, il filme deux êtres rejetés, liés par une dépendance aussi violente que tragique. L’esthétique bricolée, sang épais, latex visible et stop-motion maladroit, donne au film un ton singulier, parfois involontairement comique mais toujours sincère. Rien n’est lisse, tout est viscéral, animé d’une liberté totale.

Le film interroge ce que signifie être complet : la chirurgie n’a pas réparé, elle a mutilé. C’est une métaphore du déni de soi et de la peur de la différence. Basket Case parle de ceux qu’on cache, les corps difformes, les pauvres, les laissés-pour-compte. Belial, le frère siamois, n’est pas qu’un monstre : il incarne le double refoulé de Duane, sa colère, sa sexualité, ses pulsions. Henenlotter montre que le danger vient de ce qu’on a voulu séparer pour paraître normal.

J’ai trouvé le film agréable à regarder, original et parfois dérangeant, même si certaines longueurs rappellent son statut de série B. Son réalisme renforce la peur, au point qu’un jeune public pourrait être marqué malgré des effets datés. Avec un budget aussi dérisoire, il aborde un nombre étonnant de thèmes : le corps, la différence, la solitude, la folie.

Malgré son aura culte, Basket Case reste bancal. Le jeu maladroit des acteurs et les effets rudimentaires trahissent la pauvreté du tournage, mais ces failles participent à son charme. Sous son vernis gore et son humour de série Z, c’est une œuvre imparfaite mais attachante, où Henenlotter transforme la laideur en humanité.

Œuvre fauchée et vibrante, Basket Case parle du rejet, du corps et du lien fraternel avec un mélange d’ironie et de désespoir. Un film inégal, mais sincère jusque dans ses maladresses, où la monstruosité devient un miroir et où la tendresse finit par surgir du panier.
pfloyd1
pfloyd1

177 abonnés 2 294 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 24 juin 2025
Basket case fait partie de ces films étranges que l'on faisait début des années 80 comme Street trash, the Blob etc... Film de série B et heureusement court, la jaquette intrigue d'abords, tout comme l'histoire quand on voit ce grand gamin timide se promener partout avec son grand panier de pique nic. Mal joué, les acteurs comme les dialogues font sourire de niaiserie, la réalisation au ras des pâquerettes avec des raccourcies scéniques d'amateurs et par dessus tout des effets "spéciaux" ridicules. Largement dépassés, je n'ai honnêtement jamais vu de mises en scenes d'horreur aussi nuls (si vous avez aimez chapi-chapo...). Ceci dit, l'histoire tient la route d'où ma note d' une étoile.
DreamyFramesSeeker
DreamyFramesSeeker

21 abonnés 138 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 janvier 2025
Film culte pour les amateurs de série B, Basket Case brille par son concept grotesque et son ambiance crasseuse, typique du cinéma d'horreur à petit budget des années 80. Cependant, les effets spéciaux datés et le rythme inégal pèsent sur l’expérience. Malgré son charme kitsch et son statut nostalgique, le film manque de finesse et s’adresse surtout aux fans de curiosités excentriques.
MrGroenland1
MrGroenland1

4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 août 2024
Mon film culte.
Horriblement mal fais avec des effets spéciaux médiocres et pourtant!
Une histoire de vengeance dans une New-York des 80's crade où l'insécurité règne.
Un hôtel miteux, des acteurs amateurs parfaits, une belle femme blonde qui fais presque tâche dans cet univers glauque.
La jalousie maladive de Belial sur une musique climatique de Gus Russo tourne à un final vraiment exceptionnel pour moi.
La scène du rêve de Duane où il cours nu dans New-York est malsaine.
Le plan scène grandiose de Manhatan qui se termine sur la porte de la chambre de l'hôtel Broslin est grandiose.
Un crescendo sonore dans la médiocrité.

Quelque chose se dégage de ce film fauché.
Le foutoir du bis
Le foutoir du bis

51 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 décembre 2023
Sur le papier, "Basket Case" coche toutes les case de la série Z sans grand intérêt. Avec seulement 35000$ de budget, on s'étonne toutefois d'apprécier cette histoire loufoque, bourrée de défauts mais si singulière qu'elle attise notre curiosité.
"Frères de sang" est un pur produit des années 80, autrement dit, le genre de long métrage qui n'existera plus jamais. Déjanté, irrévérencieux... Rien que pour cela, il vaut le détour.
Après, objectivement... c'est une toute autre histoire !
Norbert Sautelles
Norbert Sautelles

19 abonnés 675 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 mai 2023
spoiler: Basket Case nous replonge dans les films d'horreur indépendants des années 1980. Ici Frank Henenlotter nous compte la vengeance de jumeaux dans un New York sale, décors réels, qui en fait aussi un documentaire. L’hôtel où nos jumeaux résident est sordide. Le film contient aussi de l'humour (le meilleur gag est le dealer qui liste la vingtaine de drogues qu'il peut vendre à notre héros, qui n'est pas intéressé et qui ne comprend pas qu'il ne puisse pas être intéressé). Basket Case est à la fois un documentaire sur certains quartiers de New York, une comédie et un film d'horreur. La direction d'acteur n'est pas subtile, mais elle correspond bien à l'environnement peu subtil, grossier, aux personnages qui ne sont pas dans la subtilité et toujours lourds. Le côté artisanal du monstre (animation image par image, poupée inanimée) ne gêne pas et l'arc dramatique est crédible. Même si le scénario n'est pas d'une originalité avec son histoire de vengeance qui arrive du passé. Au total, Frank Henenlotter construit une oeuvre constituée de collages dans une histoire déjà racontée, mais ici qui prend son originalité dans la valeur, la proposition combinée résultante des costumes, décors, maquillages et techniques (image par image, maquillage, poupée) utilisés.
Shawn777

805 abonnés 3 931 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 25 novembre 2022
Ce petit film d'horreur de série B, voire même de série Z, réalisé par Frank Henenlotter et sorti en 1982, est plutôt mauvais. Et c'est bien dommage car nous ne sommes même pas dans un nanar (mis à part dans quelques scènes involontairement très drôles) mais vraiment dans un film inconsistant ! C'est ici l'histoire d'un jeune homme qui loue une chambre à New-York et qui transporte avec lui une malle en osier contenant une étrange créature. Bon, il s'avère en fait que c'est son frère siamois (c'est pas vraiment du spoil, c'est dans le synopsis), du moins ce qu'il en reste, et qu'ils décident ensemble de se venger des personnes qui les ont séparés. C'est donc un sujet qui nous fait tout de suite penser aux histoires tordues de David Cronenberg mais seulement, c'est une histoire de vengeance classique saupoudrée de gore et d'éléments de série Z. Car oui, la créature n'est à aucun moment effrayante, elle en est même plutôt risible et puis les acteurs jouent très mal ! Et ce n'est pas non plus l'intrigue qui sauvera l'ensemble puisque tout est très long ! En effet, le film met longtemps à démarrer, on se demande où veulent en venir les personnages et puis, ça ne décolle jamais vraiment. On attend en effet passivement que le film se passe en se réveillant quelques fois lors des rares scènes de meurtres qui sont en revanche relativement bien réalisées. J'apprécie d'ailleurs beaucoup les scènes dans lesquelles on voit la créature bouger en stop-motion, ce qui donne un petit côté artisanal au film. C'est de toute façon son ambiance à la "Street Trash" qui lui sauve la mise car, sans ça, le film n'aurait vraiment aucun intérêt ! "Basket Case" est donc une perte de temps de temps pure et simple, sauf pour les aficionados de séries Z.
Melvin Heurtebise
Melvin Heurtebise

4 abonnés 55 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 décembre 2019
Si on prend en considération que ce film a été fait avec seulement 35 000 dollars de budget et que certaines scènes du monstre n'ont pas pu être tournées.

Ce film est très bon et surtout très drôle, purée les scènes de morts sont tellement poilantes et les cris de Castafiore tellement épique ! Bon film de genre, quand il court nu dans les rues de New York c'est tellement debile ! La fin est sympa en tout cas ! Bon film de genre
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 janvier 2024
Basket Case mérite aujourd’hui d’être (re)découvert en raison de sa bizarrerie congénitale qui l’inscrit dans la contre-culture underground de son temps. Suivre Sean McCabe dans les bas quartiers de New York chargé de son panier déconcerte de prime abord par la puissance dramatique d’un procédé pourtant simple : entretenir le mystère en le rendant à la fois présent et absent à l’écran. Ce qui se cache dans cette malle obsède peu à peu le spectateur, boîte de pandore de laquelle pourrait surgir une menace rendue néanmoins familière par le dialogue qu’elle entretient avec le protagoniste principal. Ils se parlent, mais nous n’entendons que l’un des deux interlocuteurs, la chose se nourrit, mais nous ne la voyons pas directement. De cette tension entre l’image et son contenu censuré que nous savons vivant naît un interdit, qui mute en scandale à mesure que le réalisateur humanise la créature en lui conférant une histoire, un passé, une sensibilité, de la même façon qu’il regarde avec amusement et tendresse le personnel et la clientèle de l’hôtel.
La force du film tient alors à la reconquête du centre – de l’image, de l’intérêt – par une marge sinon invisible, écrasée par les buildings et les monuments qui définissent New York. Cette vie cachée est abordée par le biais du doppelgänger et s’accomplit lors d’un rêve terrifiant spoiler: au cours duquel le frère assiste au viol de celle qu’il aime par son double maléfique
. Le monstre se transforme en entité tragique dont les instincts et les désirs ne parviennent à s’épanouir dans une société contre laquelle s’échouent des solitudes – en témoigne les chambres louées à des personnes isolées, aux secrétaires en manque d’amour, aux patients pathétiques. spoiler: Pulsions de vie et de mort, jalousie fraternelle
. Le monstre devient ce bourreau qui ne peut jouir que dans le meurtre d’autrui. Les effets horrifiques, très réussis, sont à la fois effrayants et bouffons, respectant la confusion des genres auquel Frank Henenlotter aime s’adonner. Basket Case dispose d’une identité transgressive qui fait de lui une curiosité originale, à l’image de la singularité de son cinéaste.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 121 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 février 2026
Atmosphère crasseuse & F / X artisanaux! De l'horreur bis fauchèe et ultra cheap de sèrie B ; c'est un petit classique barrè des 80's et rien n'y manque! il n'y a, à aucun moment, tromperie sur la marchandise! L'affiche du film est aussi culte que le film de Frank Henenlotter qui se sert ici de tous les moyens du cinoche au niveau de la rue! il suffit de voir les autres longs de ce rèalisateur d'horreur pour comprendre rèellement ses intentions! Sauf que "Basket Case" (1982) a très mal vieilli! il est, dans son style de film underground, à moitiè rèussi, avec un monstre de sèrie Z qui nous gratifie de plusieurs scènes sanglantes, mais au jeu d'acteur catastrophique (la vf n'aidant pas non plus). Ont suivi "Basket Case 2" (1990) et "Basket Case 3 : The Progeny" (1992), toujours rèalisè par cet hurluberlu de Henenlotter...
rogerwaters
rogerwaters

168 abonnés 1 089 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 janvier 2017
Totalement culte, ce premier Basket Case tourné avec fort peu de moyens témoigne déjà de la capacité de Frank Henenlotter de créer un univers barré qui n’appartient qu’à lui. Certes, les cadrages sont encore amateurs et les acteurs ne sont pas toujours justes, mais il se dégage de l’ensemble une folle générosité et une envie de faire partager une vision étrange. C’est foutraque, parfois bordélique et incohérent, mais de nombreuses scènes sont suffisamment marquantes pour s’imprégner durablement dans nos mémoires. Ce film a acquis son statut de film culte grâce à la cassette vidéo, permettant au cinéaste de continuer à développer une œuvre indépendante de grande qualité.
Acidus

872 abonnés 3 936 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 5 janvier 2017
Si, dans le milieu du cinéma d'horreur, "Basket Case" dispose d'un statut de film culte, on se demande bien pourquoi. Plus ridicule qu'effrayant, ce long métrage ne parvient pas a créer ce sentiment d'épouvante tent recherché. La faute à une realréalisation bancale, à de mauvais acteurs et surtout à cause de cette créature foireuse qui aurait gagné à être plus suggérée que montrée. L'absence de moyens financiers ou d'assumer pleinement son aspect série B n'excuse pas les faiblesses de "Basket Case". Oeuvre abrutissante, vide et finalement peu intéressante.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 mai 2016
Spécialiste des série B trash et filmées avec très (très) peu de moyens, Frank Henenlotter a débuté sa carrière avec "Basket Case". On y suit un jeune homme, se promenant dans New York avec un panier en osier, qui cache son frère jumeau déformé et meurtrier ! La modestie du budget (euphémisme) se fait lourdement ressentir, avec des effets visuels assez cheap, des acteurs amateurs, et des décors répétitifs. Néanmoins, le film aligne les séquences sanglantes, propose une ambiance poisseuse à souhait, et contient des idées bien allumées. Sans compter un humour noir bienvenu, qui permet de ne pas trop prendre l'ensemble au sérieux. Pour amateurs de cinéma trash.
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