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daniel perrin
29 critiques
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3,5
Publiée le 17 juin 2026
Ce n'est pas le meilleur Orson Wells bien sûr mais il a fait avec les moyens du bord et une liberté très relative quand à son interprétation du scénario. Histoire d'un criminel nazi réfugié qui va être traqué par un détective très opiniâtre.... Le tout est fort bien joué et reste très agréable à regarder malgré pas mal d'invraisemblances. A noter la remarquable photographie en noir et blanc et un plan final (même si attendu) tout à fait saisissant et plein de symbole... Mérite d'être vu ou revu...
Sertie de l'élégante voire virtuose mise en scène d'Orson Welles, aussi irréprochable derrière que devant cette caméra, cette traque au nazi oscille entre suspense policier et thriller psychologique sans temps mort ni élément superflu, présentant (de façon assez admirable!) des protagonistes sensés, pragmatiques, mesurés (hormis celle qui peine à affronter la honte de son erreur de jugement) jusque dans le caractère roublard du gérant de bar. Bien que quelques événements puissent sembler fort opportuns, l'intrigue propose une enquête solide, menée par un toujours excellent Edward G. Robinson, dans une ambiance nerveuse que renforce la musique. Le réalisateur a bien, comme il le désirait, prouvé sa maîtrise aux studios hollywoodiens!
Même un mauvais Orson Welles est proche du chef d'oeuvre, malgré un scénario bâclé et des situations parfois ridicules, la mise en scène, la photographie et l'interprétation sont dignes du reste de sa filmographie. Certes, ça fait un peu exercice de style mais s'il est brillant, pourquoi faire la fine bouche. est comme toujours phénoménal et Orson a la moustache qui frétille. Quel bonheur de le voir si jeune dans ce joli rôle de salopard professionnel.
Un super polar signé peu de temps après la seconde guerre mondiale en 1946, traitant le nazisme, par un Orson Welles inspiré devant et derrière la caméra! Film teinté d'un sacrée virtuosité sur certains plans dans la mise en scène qui fait un peu penser au cinéma d'Alfred Hitchcock, "Le criminel" se veut aussi comme un film policier psychologique ou les trois interprètes principaux ont leurs parts dans l'histoire. Le détective à la recherche d'un Nazi sous fausse identité qui a commis des actes inhumaines dans les camps de concentration pendant le guerre, qui a un ancien camarade Allemand qui va le voir, le reconnaître, puis le tuer en cachant le cadavre de peur de se faire démasquer, c'est un homme sur le point de se marier mais au fil de l'enquête et des révélations, sa femme ne sait plus où s'en donner la tête. Du très bon cinéma, un scénario captivant, une dernière partie vertigineuse, mais surtout les trois comédiens principaux qui doivent beaucoup dans la réussite de ce long métrage, le très souvent excellent Édward G. Robinson, la bouleversante Loretta Young et le génial Orson Welles. Une œuvre que je conseille vivement.
Le scénario est du grand n'importe quoi. spoiler: La facilité de Wilson à s'intégrer à la famille du criminel, à mettre dans le coup Noah, Loretta Young qui accepte de défendre son mari alors qu'elle sait qu'il a tué son chien et un homme...c'est trop ! . Wells surjoue abominablement à coup de sourcils froncés et de yeux écarquillés. Seule la photographie à coups d'ombre et de lumière permet de le reconnaître. Car le reste ne vaut vraiment pas grand chose...y compris l'obsession des horloges.
Considéré par son réalisateur Orson Welles comme son moins bon film « Le Criminel » apparait en effet malgré son sujet décevant autant dans le fond que sur la forme. Portant prometteur dans son début en racontant la traque d’un criminel de guerre nazi vivant dissimulé dans une petite communauté américaine, le récit s’englue dans un suspense psychologique longuet dont on ne retrouve que dans de trop rares plans le talent du cinéaste. Même l’interprétation, très filiforme n’est pas à la hauteur de ce qui restera une œuvre mineure du réalisateur.
"Il n’y a rien de moi dans ce film (…) ; je l’ai tourné pour montrer que pouvais être un aussi bon réalisateur que n’importe qui d’autre" : voici comment Orson Welles évoquait Le Criminel dans ces entretiens avec André Bazin. En effet, tourné pour regagner la confiance d’Hollywood après une suite d’échecs commerciaux, ce film est beaucoup plus classique que ses précédents que ce soit dans son esthétique (pas de courte focale) ou dans son récit. Celui-ci, auquel Welles ne toucha d’ailleurs pas et qui fut en partie écrit par John Huston, est un polar teinté d’espionnage traditionnel sur une thématique d’actualité maintes fois traitée à Hollywood (la chasse aux nazis) présentant certaines facilités mais suffisamment bien construit pour être prenant du début à la fin. Cette histoire permet d’ailleurs une première dans le cinéma de fiction américain : montrer des images d’archives des camps d’extermination. En outre, celle-ci est portée par une rencontre au sommet entre deux pointures : Orson Welles et Edward G. Robinson (auxquels il faut ajouter Loretta Young). Le résultat n’est donc pas aussi innovant et mémorable que les autres films du cinéaste mais, contrairement à ce que dit ce dernier, il reste un excellent film de facture classique (sous forte influence expressionniste) qui est toujours aussi prenant 80 ans après sa réalisation.
" the stranger" ( le criminel ) 1946, réalisé juste après guerre, fait partie de ces titres qui traiteront de la fuite des criminels de guerre nazis.
Souvent regardé de haut ( certes au milieu d'une filmographie de premier ordre), cet opus de O.Welles vaut pourtant ( selon moi) beaucoup mieux que ce que l'on en a dit.
Superbement filmé et interprété (Welles ne se donne pas le beau rôle), le personnage qu'il incarne n'est pas sans faire penser à celui du " troisième homme" chef d'œuvre de Carol Reed.
Les scènes dans le clocher font penser à certaines de " Vertigo" de A.Hitchkock réalisé une décennie plus tard.
On peut aussi dire quelque mots de la très élégante Loretta Young dont la carrière pourtant étoffée ne la conduira pas suffisamment devant les caméras de réalisateurs prestigieux.
On lui prête parfois une ressemblance ( au plan des traits surtout ) avec Joan Crawford, ce qui souligne son potentiel exceptionnel.
Mais surtout sa profonde relation amoureuse largement médiatisée avec Spencer Tracy ( avant la longue histoire plus connue qu'il aura avec K.Hepburn) a fait, à son époque, les choux gras des tabloïds.
Un film noir psychologique efficace qui brille plus pour sa mise en scène maîtrisée, que pour son intrigue sur fond de chasse au nazi, intéressante et prenante mais improbable, avant un final spectaculaire.
J’ai lu après le visionnage du film que Orson Welles avait déclaré : Il n’y a rien de moi dans « Le criminel ». En effet je me suis demandé pendant (presque) toute sa projection comment cela pouvait être réalisé par le génial auteur de « Citizen Kane » ou de « La soif du mal », pour ne citer que ceux-là. Il ne s’agit en effet que d’un polar banal, sans idée de mise scène, au scénario bancal, toutefois primé en 1946, probablement pour sa référence à la Shoa et à la traque des anciens nazis. Seule la dernière scène sort de l’ordinaire et peut rester dans les mémoires.
J'ai dû voir une version de mauvaise qualité. C'était trop sombre et sans sous-titres. Ce film a de bons bouts mais est pas mal vieux. Il a mal vieillit. L'histoire manque de sens.
Un Orson Welles très réussi, scénaristiquement maîtrisé de bout en bout et des personnages travaillés. Le Criminel ne perd pas de temps et c'est sur que l'on ne s'ennuie pas du tout. Beaucoup de dialogues pour une enquête qui ne produit pas de grandes émotions chez le spectateur (et une mise en scène classique) mais qui vaut le coup d'oeil.
Un film relativement mineur dans la filmographie de Welles. Esthétiquement superbe , une image noir et blanc magnifique, des éclairages somptueux , des gros plans sur les visages très soignés. Mais le scénario n'est pas crédible car le personnage du criminel de guerre est mal affiné, sensé être le chef d'une réseau nazi "survivor", il se révèle bien piètre bougre , pour s'échapper ou dissimuler son passé, Fragile come un toutou devant sa femme, il parait plus un demeuré psychotique , qu'un grand criminel de guerre. On y croit pas une seconde, scénario trop bancal. Par contre Welles est formidable et jeu diaboliquement bine , grand acteur aussi .
Des longueurs au démarrage mais l'histoire devient intéressante au fil de la progression. Il y a un sujet osé pour l'époque et un fait historique, une injustice qu'il faut connaître 3,3/5
L'intrigue se met en place très (trop) vite, avec un récit qui ne prend jamais le temps de mettre en place son scénario. Quand on sait que le film dure 1h30 mais que la production à couper pas moins de 20mn qui étaient essentielles pour Orson Welles on comprend pourquoi le cinéaste a renié le film. Ainsi il se passe quelque chose toutes les 2mn mais de façon si rapide que ça crée des invraisemblances et/ou des scènes ridicules,. des actions aussi bêtes qu'indiscrètes pour un homme normalement très intelligent, mue par une mission supérieure et qui se doit d'être "invisible". On est donc plus passionné et frustré par ces 20mn qui ont été coupé et qui comblaient sûrement les trous autour de ces séquences. Heureusement, Welles démontre qu'il est également un excellents acteurs avec des nuances entre l'homme sûr de lui et finalement complètement angoissé et capable du pire aux yeux exorbités. Orson Welles signe un Film Noir inégal donc, mais trop charcuté pour y voir son génie, dommage... Site : Selenie.fr