En effet, Roland Emmerich ne sait faire que du Roland Emmerich. C'est d'ailleurs ce que l'on peut lui reprocher, ne pas forcément surprendre le public, renouveler le genre à sa manière, voir surfer sur le succès des grands classiques, un goût prononcé pour les valeurs sûres, le grand spectacle à tout prix, la surenchère visuelle. D'un autre côté, il fait très bien toutes ces choses, si bien que l'engouement se lit sur le visage des amateurs de blockbusters. Encore un film catastrophe?! Et pourquoi pas? Le sujet, bien qu’extrapolé et exagéré de long en large est tout à fait d'actualité, non? Le réchauffement planétaire, la bêtise humaine, les œillères politiques...tout cela devrait nous interpeller. Au même titre, je sais encore apprécier l'esthétique et la qualité d'un bon film. Savoir mettre de côté les clichés et les invraisemblances scénaristiques permet d'autant plus d'en apprécier le caractère poignant. Depuis sa sortie en 2004, Le Jour d'après aura inspiré bon nombre de tragédies du même genre, dont un florilège de séries B. Remercions le budget qui sans surprise, fait beaucoup. L'idée d'une nouvelle ère glaciaire est tout à fait judicieuse. C'est une rébellion de la nature contre la race humaine. Des grêlons gros comme des poings, des tornades virulentes, raz de marée, tout cela suivit d'une glaciation généralisée et instantanée!! Autant dire que le cheptel humain en prend pour son grade. C'est un réel plaisir de retrouver Dennis Quaid et ses théories scientifiques, œuvré en condition extrême pour retrouver son fils au cœur d'un Manhattan dévasté. Le décor post-apocalyptique est sublime. Mais cela reste très pro américain. Une rengaine qui agace certains, difficile d'y faire abstraction. Mais le jeu en vaut la chandelle, et après toutes ces années, ce film n'a pas prit une ride et se range toujours au rang de référence incontestable en la matière. Incontournable. 4,5/5