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inspecteur morvandieu
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3,5
Publiée le 4 juin 2025
Les douze salopards sont des soldats lourdement condamnés pour leurs crimes et enrôlés dans une mission commando à haut risque dans l'ouest de de la France. De fait, le film de Robert Aldrich dépasse la stricte action guerrière par l'importance des personnages et par le temps qui leur est consacrés. L'essentiel du film relate leur rééducation militaire et morale. Elle vient après une présentation sommaire de la situation et des protagonistes et précède les scènes de combat finales dans un film distinctement découpé en trois. Ce ne sont pas tant les invraisemblances ou les complaisances humaines et militaires qui me gênent le plus dans le film d'Aldrich ; il s'agit plutôt du regard conventionnel, voire caricatural, que le cinéaste porte sur les hommes et les soldats. Le récit est certes efficace en termes de spectacle mais en se maintenant dans l'apologie du courage et de l'héroïsme -en dépit du passé honteux de la troupe- et dans la sympathie pour le trouffion rebelle à la hiérarchie, il reste dans l'ordinaire du film de guerre. Lee Marvin, en officier paternaliste et sévère, ne manque pas de charisme ; pour l'authenticité, en revanche...Ce manque d'ambition dans le traitement humain du sujet nous prive d'un film plus singulier.
Classique du genre, "Les douze salopards" a souvent été imité mais jamais égalé. Et pour cause, cette histoire de douze têtes brûlées de l'armée condamnées à des années de prison ou à la mort qui se voient offrir une infime chance de rachat en participant à une mission suicide en France pour tuer plusieurs chefs d'état-major nazis la veille du débarquement est vraiment maîtrisée de bout en bout. Que l'on suive l'entraînement de ces "salopards" ou que l'on assiste à leur mission (morceau de bravoure du film, bourré de tension), Aldrich sait s'y prendre pour nous tenir en haleine, ne s'intéressant pas seulement à l'action mais aussi à la psychologie, montrant ces hommes passer de rebelles individualistes à une troupe soudée sous la houlette d'un major qui n'aime pas plus l'autorité qu'eux. En mettant au passage un petit coup sur la gueule à l'armée américaine, Aldrich nous offre une distribution de rêve (Lee Marvin, Charles Bronson, John Cassavetes, Donald Sutherland, Telly Savalas, Robert Ryan...) qui ne fait qu'ajouter à la réussite de son film.
Un film au pitch aussi improbable qu'il est fun, en plus d'être foncièrement anti militariste. Les douze salopards est un film de guerre qui n'a pas pris une ride, violent et drôle ou une bande de criminels condamnés à mort ou à perpétuité est entraînée afin de participer à une mission suicide. Même si toutes les scènes ne se valent pas et auraient parfois méritées quelques coupes, le casting est détonnant et les personnages à la fois décalés et inquiétants sont bien mis en valeur par les acteurs. Même s'il ne se prend pas au sérieux il dénonce dans le final l'horreur de la guerre car le meilleur soldat finalement aux yeux de l'armée et celui qui perd toute son humanité. Cela reste malgré les années qui ont passées du très bon cinoche.
De l'humour, de l'action, une bonne réalisation, de bons acteurs, tout y est... et même de nombreux faux raccords et quelques clichés. Nul n'est parfait et Robert Aldrich nous sert néanmoins un trés bon film devenu rapidement un classique du genre.
Un film de guerre très intense dont l'action est bien mise en scène, le scénario, archi solide, et les répliques très intelligentes. Chaque performance est flamboyante et justifie la réputation et les énormes cachets des comédiens. Les allemands sont hélas archi stéréotypés, mais la tendance de l'époque n'était pas à la subtilité lorsqu'il s'agissait de dépeindre "l'ennemie". Un Aldrich, en apparence facile, mais indiscutablement très bon.
Grand classique, ce film ressemble beaucoup à la grande évasion, inglorious Basted ou bien encore les Expendables... Pas de quoi révolutionner le cinéma mais agréable à regarder. Bizarrement ce ne sont pas les scènes d'action les plus intéressantes pas plutôt les scènes d'échanges entre acteurs qui ont l'air content d'être dans ce film.
Un classique des films de guerre, l’un des meilleures pour les amateurs du genre. Avec un bon scénario, on pris du début jusqu'à la fin, les scènes d’action sont excellentes et avec un casting incroyable : Lee Marvin, Ernest Borgnine, Charles Bronson, Jim Brown, Robert Ryan, Telly Savalas ou encore Donald Sutherland.
Ces 12 salopards n'ont décidément pas pris une ride. On se laisse toujours autant embarquer dans cette histoire plaisante à regarder malgré son peu de vraisemblance. Le casting, lui aussi, est très impressionnant et n'est évidemment pas étranger à la réussite du film. Au final on ne pourra reprocher que quelques petites longueurs faisant baisser le rythme du film. Rien de bien méchant.
Réunir un casting de douze acteurs au charisme ravageur dont certaines pointures qui feront date dans l’Histoire du cinéma (Donald Sutherland, John Cassavetes, Charles Bronson…), le tout dans un sommet de film de guerre, promet un spectacle grandiose. Il faut le dire, la séquence de présentation des douze salopards dans un rang militaire et discipliné amène une ouverture épique au film. La suite n’est que la continuité du spectacle promis, avec une phase d’entraînement assez classique du film de guerre mais qui parvient à tirer son épingle du jeu grâce à la couardise des soldats qui ne sont que des prisonniers mal famés. Lorsque vient l’assaut final qui est l’objectif principal du film, le réalisateur met en scène un grand morceau de bravoure de plusieurs dizaines de minutes d’infiltration et de combats divers dans un lieu unique, un magnifique château. La tension monte progressivement et les bandits d’hier s’affirment comme les héros d’aujourd’hui, faisant front commun pour libérer la France de l’envahisseur nazi. Un véritable film de guerre inclassable qui fait la part belle aux anti-héros dans un spectacle jubilatoire et mémorable.
Le film de guerre américain est souvent galvaudé et bourré de patriotisme.Pas de ça ici avec "Les Douze Salopards" de Robert Aldrich.Grand succès public de 1967,le film se démarque par sa violence sèche et brutale,et surtout par une vision satirique et caustique de l'armée américaine.Aucune occasion de tourner l'état-major en ridicule n'est épargnée.D'autant que celui-ci est hypocrite.A la veille du débarquement,il envoie 12 hommes condamnés à mort ou à perpétuité en mission-suicide sur le sol français.Leur but:prendre d'assaut un château où sont logés des dizaines de dignitaires allemands.Sur les 12,un seul en reviendra vivant.Attention,pas question de pathos ou de glorification de ces hommes.Ce sont des crapules,on a bien compris.Mais dans leur objectif commun,ils se révèlent solidaires et deviennent de parfaits soldats gardant leur sang-froid et leur dignité.C'est donc à un questionnement sur l'héroïsme et la réhabilitation que nous invite Aldrich.Lee Marvin en major Reisman est simplement génial en figure autoritaire,virile et grande gueule.L'archétype de la forte tête.Parmi les 12 salopards,de nombreux grands noms:Charles Bronson,Donald Sutherland,Telly Savalas,John Cassavettes...La guerre franche dans un 1er degré cynique,et le film qui inspira Tarantino pour "Inglorious Basterds".
en plus d'avoir d'un casting hallucinant (Lee Marvin, Charles Bronson, John Cassavetes, Telly Savalas, Donald Sutherland, Ernest Borgnine...), le film s'avère excellent et pousse à la reflexion.
Voici un vrai film de guerre, qui nous décrit du début, le recrutement, puis l'entrainement, puis la démonstration et pour finir l'attaque réalisée par cette bande de repris de justice. Tout est bien orchestré, le scénario parait crédible et les acteurs semblent taillés pour leur rôle : entre repris de justice et héros : il y a un sacré grand écart! Certains y voient une ode à la guerre, d'autre une dénonciation des atrocités de la guerre, et de ces commandants : c'est à mon humble avis, un mélange de tout cela, et c'est ce qu'est la guerre. Le seul regret de ce film : c'est de nous faire croire qu'il s'agit de faits plus ou moins réels, mais il n'en est malheureusement rien. A voir par tous, à partir de 10 - 11 ans.
En 1967, Robert Aldrich ("Bronco apache", "Vera cruz") signe l'un de ses plus grands succès, "Les 12 salopards", basé sur le roman de E.M. Nathanson, "The dirty dozen". Ces 12 salopards, tous promus à faire de la prison, des travaux forcés ou à être pendus sont engagés dans l'armée pour attaquer un chateau rennais nazis, réputé imprenable... . Partant sur une trame classique, Aldrich donne un souffle épique au film qui se fait vieillot aujourd'hui (musique, situations drôles et cocasses qui ne font qu'attiser nos zygomatiques, dialogues sans doute cherchés pour l'époque mais qui ont perdu de leur force 45 ans après). Restent, il faut bien le souligner, deux gros atouts qui font qu'on ne zappe toujours pas et qui ne me ferait en aucun cas rechigner un autre visionnage de ces "12 salopards", à savoir l'attaque finale (la séquence d'attaque est non seulement anthologique, mais elle pose aussi les bases du film de guerre, notamment dans la détresse et la folie humaines ressenties au travers des regards et des gestes de tous les personnages, merveilleusement dessinés) et la galerie de trognes, inaltérable et indélébile, qui s'offrent à nos yeux, Lee Marvin ("Les commancheros" de Michael Curtiz, "Le point de non retour" de Boorman) en tête. Suivent Charles Bronson ("La grande évasion", "Les 7 mercenaires"), Jim Brown ("El condor" de John Guillermin, "Mars attack"), Donald Sutherland ("Klute" d'Alan J. Pakula, "L'invasion des profanateurs" de Philip Kaufman), Telly Savalas ("La bataille des Ardennes" avec Henry Fonda, "Au service secret de sa majesté"), Trini Lopez (le chanteur de "If I had a hammer"), John Cassavetes (acteur pour "Rosemary's baby", réalisateur de "Gloria"), Richard Jaeckel ("Trois heures dix pour Yuma" de Delmer Daves, "Starman" de Carpenter), Robert Ryan ("L'appat", "La horde sauvage")... et Ernest Borgnine ("L'aventure du Poséidon", "Le convoi"), tout à fait méconnaissable... !!! Du beau monde pour un spectacle racé, que du bonheur !