Un film culte, un film magistral, c'est un long métrage durant lequel les musiques fond mouche, le casting est incroyable, la réalisation est forte, le scénario est excellent et l'ennui ne prend jamais place. Et bien tout ce film rempli ce contrat de qualité. A voir absolument !
Violent, cynique, absolument pas dans le genre patriotique, un casting génial, un Aldrich inspiré et refusant de faire des concessions (les producteurs lui ont demandé de couper une scène particulièrement violente pour l'époque, il a refusé.On dit que ça lui a coûté l'Oscar)...
Et vous obtenez l'un des meilleurs films de guerre que le cinéma ait jamais faits.
Robert Aldrich nous a offert quelques très bons films de guerre. "Les douzes salopards" est vraiment une référence en la matière par son énorme casting, son scénario original et ce final explosif où cette bande de truands va se montrer aussi monstrueuse que cette cible nazie qui est un message que je rejoins complétement pour généraliser la cruauté humaine...
16 165 abonnés
13 124 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 18 juin 2018
Une nouvelle fois, le cinèaste Robert Aldrich tèmoigne d'une efficacitè exceptionnelle où il s'interroge sur la notion d'hèroïsme et le droit de tuer! A la veille du dèbarquement en Normandie, douze hommes sont recrutès dans une prison militaire pour mener une opèration commando contre les dignitaires nazis dans un château! Le thème du commando sacrifiè est portè ici à son point de perfection! Quel casting et quelle bande de crapules à faire frèmir: de Lee Marvin à Charles Bronson en passant par John Cassavetes, Telly Savalas ou Donald Sutherland, ils sont tous inoubliables! Un grand classique du cinèma d'action et de guerre...
Un grand film crépusculaire qui s'achève dans un bain de violence. Rien de mièvre, juste des bonhommes vieux et fatigués qui ne croient plus en rien. Je comprends mieux pourquoi Spielberg n'a jamais fait de western, il est trop obsédé par l'argent.
"The Dirty Dozen" se démarque des autres films de commando, genre très en vogue à l'époque. Car ses héros ne sont autres que des condamnés à mort ou à de lourdes peine, à qui l'on propose d'aller tuer des officiers allemands derrière les lignes. En résulte une galerie de tarés, qui parviennent malgré tout à être attachant. Ceci grâce à la distribution en or massif. Lee Marvin en leader d'acier, qui méprise le système militaire. Et les "gueules" Charles Bronson, Telly Savalas, Donald Sutherland, ou John Cassavetes, antisociaux plus ou moins dangereux. Avec en prime des seconds rôles tels que Ernest Borgnine, Robert Ryan, ou George Kennedy, on peut dire que l'on se régale ! Evidemment, vu l'année de sortie et le contexte militaire, on ne s'étonnera pas que les rôles féminins soient pratiquement absents, en pratique limités à quelques péripatéticiennes (!). On suivra principalement l'entraînement et le développement de camaraderie entre ces hommes, qui constituent le coeur du film, spoiler: la mission étant finalement secondaire . Excellent choix scénaristique, traité avec ce qu'il faut de légèreté, d'humour, mais aussi de piques et de cynisme. Car "The Dirty Dozen" est presque un film anti-militariste, annonçant la vague de contestation anti-guerre du Vietnam. Outre la séquence d'introduction du film qui montre une pendaison militaire, l'armée est montrée comme pleine de dissensions, peu pragmatique, n'hésitant pas à employer des assassins et des violeurs, spoiler: ou à exécuter froidement des civils et des ennemis qui se rendent. Rien que ça !
Un film culte et, contrairement a se que ses détracteurs pensent, très osés pour son époque. Il reste encore actuel et sonne juste. Il est en effet consternant de pouvoir lire que les valeurs militaires primitives sont traitées au premier degrés ou pire, sont encensées. Le film d'Aldrich est a la fois satyrique et comique, traitant avec une dérision jouissive des vices de la hiérarchie militaire américaine, elle en prend ici pour son grade! Et on ne le remerciera jamais assez de ne jamais flirter avec le pathos! Dieu merci! On en peut plus des héros braves et bien coiffés tombant au ralenti, leur colonel tendant la main en criant "NON" pendant 1 minute 30 avant de prendre son camarade agonisant dans ses bras en lui accordant rédemption, et donnant au passage des nouvelles de sa pauvre femme et de son gosse restés au pays. Pitié! Nous avons ici une des plus belles batteries d'anti héros du cinéma, tous merveilleusement interprétés par un fabuleux casting. Les scènes d'actions sont anthologiques et impressionnantes par leur actualité au niveau de la mise en scène, Aldrich est un grand on n'en doute pas. Le film est aussi riche de ses références, notamment a un livre relativement populaire... Les 12 prisonniers cherchant l'absolution auprès du général qui leur inculque des valeurs douteuses, mais une recrue menace de les trahir... Ça ne vous rappelle rien? Mais oui! Le Nouveau Testament bien sur! Assez osé pour l'époque surtout quand on creuse un peu, Dieu est alors leur chef, le "Fou Furieux" qu'on ne voit a aucun moment, qu'on suppose relativement au courant de tout (presque omniscient) et qui dirige les opérations du haut de son petit nuage. Définitivement un grand film dont on comprends qu'il a fait couler beaucoup d'encre a l'époque.
Un délice de la première image à la dernière. Les 2h25 passent à toute vitesse. L'armée américaine en prend un sacré coup, quelle critique magistrale! Un film à voir et à revoir, je n'avais que trop tardé! Même les dialogues en français des domestiques sont un petit bijou!
souvant imité, jamais egalé, voila ce qu'est les 12 salopard, un incontarnable des film de guerre, parce que 12 homme qui sont condamné mort ou a 30 an de prison on va leur donné une petite chance de s'en sortir en servant l'armé dans une mission suicide, c'est 12 homme renommé les 12 salopard vont etre entrainé par l'excellent lee marvin qui va faire de ces prisionné de vrai militaire, il va leur apprendre l'esprit d'equipe robert aldrich signe un chef d'oeuvre avec un trio lee marvin, john cassavette et charles bronson en pleine forme
Très bon film de guerre que j'ai pu découvrir sur grand écran en copie neuve. Casting royal, mise en scène impressionnante pour une oeuvre pas du tout complaisante avec la guerre. Que l'on ai pu cataloguer Robert Aldrich de fasciste à la sortie du film est hallucinant. Celui-ci montre de façon très claire que la guerre peut pousser des hommes à commettre des actes horribles et ce quelle que soit leur patrie.
Un classique qui n'a pas pris une ride et qui mérite largement ses galons de chef d'œuvre. Long ? Oui, pourtant il n'y a pas grand chose à enlever. Et on y trouve une pléiade de stars, ce qui ne gâche rien. Magnifique.
Un véritable classique. Cassavette , bronson , sutherland , borgnine , que du beau monde. L'une des grandes forces de ce film , est d'être parvenu à rendre attachant des personnages qui pourtant, sont loin d'être des anges. La résultante étant que la compassion que l'on éprouve lors de leur mésaventure (plusieurs d'entre eux seront destinés à un sort funeste) n'est pas feinte , et l'on éspère les voir réussir leur périlleuse entreprise. Brillant.