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Un visiteur
3,5
Publiée le 4 août 2010
Ce film de Chabrol me semble un peu sous estimé. Certes, ce n'est pas le meilleur mais il cristallise la plupart des obsessions chabroliennes (famille bourgeoise à secrets, amours contrariées, acteurs issus de la télé, province, ambition, meurtres...) et le scénario réussit cette fois à tout lier habilement: pas de digression inutile, tout s'éclaire et se complète joliment. De plus, Chabrol propose un casting rafraïchissant et dynamique et Suzanne Flon est un joli fil conducteur.
l'histoire est relativement originale, le cadre est plaisant et on se laisse emporter très facilement dans l'histoire. Ne connaissant pas encore très bien l'univers de Chabrol, je ne pourrais pas faire de comparaison avec ses précédents film, néanmoins, il semblerait que l'intrigue n'ai pas assez bien été mise en place, et le jeu de mélanie doutey laisse à désirer (qui suis-je pour juger ? soit, mais bon). néanmoins, j'ai beaucoup apprécié ce film, très agréable a voir.
En s’appuyant sur un casting exceptionnel, le cinéaste Claude Chabrol nous plonge dans l’histoire d’une famille bourgeoise au passé trouble qui refait surface au cours d’une campagne électorale. La mise en scène, la justesse des dialogues et la direction des acteurs sont remarquables, on sent toute la marque de fabrique du réalisateur. Malheureusement en voulant trop en faire, certaines scènes deviennent longues et ennuyeuses. Néanmoins ce défaut est masqué en partie par un formidable jeu d’acteur. La palme revient à Suzanne Flon pour son interprétation de la tante Line. Pas un excellent cru, mais un bon Chabrol tout de même. A voir.
on s'attend à plus de rebondissements, plus de rythme, plus de spectacle, mais ça ne vient pas...à suivre pour l'histoire et la prestation de Mélanie Doutey
À l’image d’un Woody Allen, Claude Chabrol avait une production assez régulière (61 longs-métrages en 61 ans sans compter ses courts-métrages et sa prolifique carrière télévisée) avec une patte et des thématiques assez identifiables. Même s’il choisit une nouvelle troupe d’acteurs (Nathalie Baye, Benoît Magimel, Suzanne Flon, Bernard Le Coq et Mélanie Doutey), La Fleur du mal ne déroge pas à la règle : nous assisterons à un drame aboutissant à un meurtre et permettant de faire le portrait critique d’une famille bourgeoise. En effet, l’aspect criminel n’est qu’un cadre pour Chabrol car on sait, dès le premier plan, que l’histoire se terminera par un meurtre et on en connait la victime. Le but est donc de découvrir les raisons de cet assassinat et d’analyser les liens d’une famille marquée par les rapports incestueuxspoiler: (on découvre finalement que tous les personnages en ont vécus) et par les non-ditsspoiler: (la réplique "Depuis la nuit des temps les gens se comportent comme des faux-culs : on appelle ça la civilisation" illustre parfaitement cela) . Pour se concentrer sur cette étude de caractère, Chabrol choisit de faire coécrire (pour la troisième fois après La Cérémonie et Merci pour le chocolat) son scénario par la pédopsychiatre et psychanalyste Caroline Eliacheff et de continuer avec son style très discret de réalisationspoiler: (les flashbacks se font uniquement grâce au son par exemple) . Ainsi, même si on pourrait trouver qu’il n’apporte pas une énorme originalité à son cinéma, Claude Chabrol offre avec La Fleur du mal un bon cru de sa filmographie.
J'ai vu un film... "La Fleur du mal" de Claude Chabrol, et le moins que l'on puisse dire, c'est que le film ne m'a pas convaincu. "La Fleur du mal" : une déception signée Chabrol...
Malgré quelques qualités indéniables, ce film souffre d'un ennui profond. L'intrigue, laborieuse, peine à captiver, et les longueurs s'accumulent inutilement. On a parfois l'impression que le réalisateur s'égare dans des scènes sans intérêt, qui n'apportent rien à l'ensemble. Même si le film ne manque pas d'atouts. La distribution est de haut niveau, avec une mention spéciale pour Nathalie Baye, impériale dans son rôle. Benoît Magimel, de retour de Chicago, apporte un regard neuf et intéressant. Les baisers avec Mélanie Doutey sont particulièrement réussis, et Suzanne Flon, en tante Line, crève l'écran.
Malheureusement, ces qualités ne suffisent pas à sauver le film de l'ennui. La critique de la bourgeoisie, thème cher à Chabrol, tourne à vide et manque de passion. On a une impression de déjà-vu. Et pourtant le film oscille entre fulgurances et moments de grâce, mais ne parvient jamais à maintenir l'attention du spectateur.
Un Chabrol un peu mou, une fois de plus nous promenant avec adresse et ambigüité dans le monde feutré la bourgeoisie, avec ses mariages d'argent, ses turpitudes conjugales, ses dépravations, parfois peuplées de bonnes intentions comme ce portait de la gentille tante Line, du jeune couple de demi-frère et sœur, de la naïve et caricaturale mère de famille et du beau-père alcoolique, coureur et incestueux
Encore un décalage important entre la note presse et celle des spectateurs. Ceux-ci, sans doute jeunes, sont peu réceptifs à Claude Chabrol. Pour ma part, j’ai bien apprécié cette peinture au vitriol de la bourgeoisie provinciale, avec ses secrets, ses dérives. La brochette d’acteurs est au top (notamment Bernard Lecoq en faux cul libidineux) . Certes il n’y a guère de suspense, mais j’ai suivi cette histoire sans ennui et, manifestement, Claude Chabrol était un bon pro dans son domaine. Agréable.
Un thriller dramatique de Claude Chabrol qui au tout début du film pose une question qui est Qui l'a tué ? et par la suite le film nous rajoute une autre question qui est Pourquoi ? . Le sujet comporte de l'originalité . L'histoire possède des rebondissements et de l'inattendu en restant claire et cohérent . Le scénario est bon et logique . La fin est surprenante car on n'y est pas habitué. Un bon dialogue . Flon ,Baye ,Magimel ,LeCoq ,... sont géniaux. Tante Line est un super personnage qui vit à travers la défunte Suzanne Flon .
Bizarre... comme souvent avec Claude Chabrol, je ne comprends pas tout. Comme s'il manquait des pièces au puzzle. Qui a écrit le tract ? Aucune idée ! Comment Anne Charpin-Vasseur (Nathalie Baye) et Gérard Vasseur (Bernard Le Coq) en sont venus à se mettre ensemble ? On ne sait pas plus. Le procédé faisant intervenir la voix de Tante Line (Suzanne Flon) et d'autres voix difficiles à identifier, n'aide pas à comprendre les souvenirs de la vieille dame, ni en quoi ils sont douloureux. Quant au titre, le lien avec l'histoire m'échappe. Au final, trop de trous dans la raquette pour que le match soit intéressant.
La peinture de cette famille bourgeoise est pas mal réussie. Le ton est juste et les dialogues pas mauvais. Par contre la fin surprend et il manque un peu de développement pour ne pas lâcher aussi vite le spectateur. Mention spéciale à l'actrice Suzanne Flon, décédée en 2005, qui campe le personnage émouvant de la vieille tante.
Un film qui se regarde, mais où l'on arrive jamais à s'attacher aux personnages. L'histoire n'est pas des plus passionnantes et même si l'on ne s'ennuie pas vraiment, le film tourne à vide.
Ce film, critique de le la société bourgeoise tourne en rond et nous aussi. On aimerait bien s'attacher au couple Magimel-Doutey mais c'est difficile. Seule Suzonne Flon est touchante dans ce film.
« La Fleur du Mal » de Claude Chabrol (2003) est un film typiquement « chabrolien » se déroulant dans la petite bourgeoisie avec un père pharmacien (comme celui du réalisateur) en province, avec la bonne chère (la lamproie dont Tantine « a le secret ») et une histoire de famille un peu tordue. Le film est en fait un grand-flash-back et on en comprendra toute la portée à la fin. Si le rythme du film est un peu lent, les dialogues sont ciselés et la caméra est de qualité. Les acteurs également même si Nathalie Baye et Bernard Le Coq jouent un peu comme à l’accoutumé sans grande surprise et sont assez froids. Suzanne Flon est quant à elle prodigieuse dans l’évocation de ses souvenirs malheureux ou heureux. Bref un bon cru… à condition d’aimer ce réalisateur !