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Agnes L.
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4,0
Publiée le 19 juin 2023
Bon western qui aborde le sujet de la captation de l'argent, dû par le gouvernement aux tribus indiennes, par des responsables sans scrupule. Un blanc, John Russell, qui a été élevé chez les Apaches va hériter de son père adoptif. Après être allé voir de quoi il a hérité, il rentre en diligence et l'histoire commence véritablement là. Le périple va générer de l'action, de la tension et des dilemmes humanistes pour plusieurs personnages. Paul Newman, l'un des plus beaux acteurs américains, incarne ce blanc taiseux et courageux. Le Colorado montagneux est magnifique et le début du film, splendide avec un étalon et ses juments sauvages.
C'est un voyage en diligence qui tourne mal -comme attendu évidemment- qui confronte une poignée de passagers à des bandits emmenés par le patibulaire Richard Boone. Il y a à bord John Russell, un blanc élevé chez les Apaches (Paul Newman). Diverses péripéties modifient le rapport de force et introduisent une course-poursuite indécise à travers une nature hostile. Le discret et laconique Russell prend les choses en mains, prend sa revanche aussi sur l'ostracisme de ces compagnons que son passé indien indisposait. Le western de Martin Ritt n'est pas irrésistible mais il mêle harmonieusement une action divertissante et des portraits plutôt intéressants, sortant de l'ordinaire du western. Ainsi, le réalisateur intègre-t-il trois rôles féminins qui invoquent peut-être diverses conditions de la femme du Far West. Sans doute manque-t-il au film une thématique forte ; les valeurs indiennes incarnées par Russell sont par exemple très sommairement suggérées. En revanche, le charisme de Paul Newman et de Richard Boone, la sobriété dramatique du film font de "Hombre" un western original et estimable, en particulier par son dénouement.
C'est un très bon film avec P. Newman en indien, il faut le signaler. Il n'est pas vraiment indien, mais disons assimilé et a la peau un peu foncé. L'histoire est celle d'un voyage en diligence où les passagers, chacun bien identifié au début du film, vont être confronté à une attaque. Le film joue sur la psychologie des personnages, étudie les sentiments et les interactions entre hommes et femmes. Le héros meurt à la fin mais sans avoir au préalable été un anti-héros tout au long du film.
Un western au rythme particulièrement lent, mené par un Paul Newman d'une froideur déconcertante. Plutôt centré sur la psychologie de ses personnages (remarquablement interprétés pour la plupart) que sur l'action, le film de Martin Ritt enchaîne les scènes marquantes (à commencer par la première, sublime avec le cheval noir) et fait monter la tension crescendo entre ces voyageurs plus ou moins empathiques et altruistes et une bande de hors-la-loi menée par un Richard Boone crapuleux à souhait, jusqu'à un final qui tombe comme un couperet. Il va à l'essentiel (les rares scènes d'action sont d'ailleurs "sèches" et violentes) tout en nous régalant avec une photographie et une mise en scène maîtrisées.
Un très grand western , un homme que l'on ne connait pas , sauve des gens qu'il ne connait pas . HOMBRE est un film sombre , un peu comme " collatéral " on sait que l'on ne s'en sortira pas. c'est pas un western PANPAN , ça tire pas beaucoup , mais c'est surement très près de çe qu'était cette époque.
Excellent western sobre et efficace. On ne peut s'empêcher de pensée à "La chevauchée fantastique" de John Ford avec en prime une dénonciation du racisme... Dénonciation sans puissance, comment imaginer un apache (même métis et surtout à l'époque) blond aux yeux bleus ?! La portée ne peut qu'être mince, surtout certain qui ne voit qu'un cowboy ayant la tête d'une star plutôt qu'un métis apache dans l'ouest. Cependant les personnalités de chaque protagoniste sont bien écrits et le voyage vaut le détour. Après "L'espion qui venait du froid" Martin Ritt prouve que lenteur peut rimer avec force et panache.
John Russell, un blanc élevé parmi les Indiens, effectue un voyage en diligence avec plusieurs personnes différentes. Quand cette diligence se fait braquer, c'est lui qui va mener les survivants et affronter les bandits. Dit comme ça, "Hombre" a l'air de ressembler à n'importe quel western mais ce qui intéresse ici Martin Ritt, ce ne sont pas spécialement les situations et comment celles-ci sont amenées mais comment les personnages réagissent face à elles, se révélant peu à peu. La constatation de ce film est amère comme en témoigne la scène où les bandits laissent attachée une femme au soleil tandis que les survivants de la diligence, y compris son mari, refusent de bouger pour l'aider. Les hommes sont montrés comme lâches, avides d'argent et racistes envers les Indiens qu'ils ont massacré et mis en réserve pour bâtir ce qu'ils appellent leur pays. Au fur et à mesure que l'étau se resserre sur eux, les personnages se révèlent et ce n'est pas pour le meilleur. Martin Ritt, cinéaste accompli trop mésestimé, filme cette histoire avec talent et offre encore à Paul Newman (dont c'est leur sixième collaboration) un rôle dans lequel l'acteur se montre parfaitement à l'aise.
Hombre (1967) est un western d'une grande sobriété, hélas méconnu du grand public et dans lequel Paul Newman campe le premier rôle, celui d’un blanc élevé par des indiens (pour la petite anecdote, Steve McQueen avait lui aussi interprété un indien métis dans Nevada Smith - 1966). A la fois psychologique, crépusculaire et sur fond de racisme (le film dénonce la situation catastrophique des indiens parqués dans des réserves). Martin Ritt (Le Prête-nom - 1976) y réalise une œuvre à la fois atypique mais pas déroutante, captivante tout au long, le film mérite son coup d’œil pour son superbe casting auquel on retrouve aux côtés de Newman : Fredric March et surtout Richard Boone. Adapté du roman éponyme de Elmore Leonard et filmé en CinémaScope, le film nous offre toute une palette de paysages, arides et désertiques. La mise en scène et la sobriété des dialogues risquent d'en dérouter plus d'un (Paul Newman prend à de rares moments la parole).
Une sorte de Stagecoach revisité par Martin Ritt, huis-clos diligent qui oppose le métis Paul Newman à la bonne bourgeoisie blanche américaine. Richard Boone, le méchant de l'histoire, est d'une noirceur cynique inspirée.
Un Western sur fond de racisme,de haine et de certaines valeurs humaines. Les critiques précédentes sont justifiées sur le fond. Pour la forme, pas de lyrisme, des images de paysages écrasés de chaleur et de poussière. Les visages sont suintants et crasseux,un peu comme une certaine honte, ou bien le poids trop lourd de la lâcheté. Filmé en décor naturel, le message pro Indien est distillé au gré des images et se termine dans les yeux bleus iceberg d'un P.Newman imperturbable et magnétique.Ne cherchez donc pas le Western classique mais il entre bien dans la catégorie Nouvelle Vague en mélangeant le psychologique et l'humanisme. Certes déroutant,mais la mise en scène est excellente et ne pouvait donner que cette pépite peu ordinaire.
Film lent ennuyeux convenu. La qualité de jeux de l'immense Paul Newman n'est pas en cause, mais ce n'est pas une raison suffisante pour cacher la faiblesse du scenario.
Hombre est un western vraiment honorable, tant sur la forme (scope beau et intelligemment utilisé en terme de psychologie et de topographie, acteurs tous bons) que sur le fond qui traite son sujet avec rigueur sans céder au sentimentalisme ni au nihilisme. Il s'agit là d'un classique, à n'en pas douter. Mais Hombre a un problème, un seul mais d'importance, il est lent, lent jusqu'à parfois nous ennuyer. Et l'ennui est une chose assez impitoyable au cinéma, qui s'impose à vous, déteint sur toute notre perception de l'œuvre et face à laquelle on ne peut malheureusement pas grand chose. Reste un western tout à fait recommandable qui a presque tout d'un chef d'oeuvre.
Un grand western signé Martin Ritt qui réalise ici son meilleur film. Bâti sur un scénario en béton et porté par des acteurs époustouflants, Paul Newman en tête, le film est un modèle du genre. Suspense, profondeur des personnages, psychologie, beauté des paysages..., il ne manque rien à cette oeuvre singulière qui offrit à Paul Newman un rôle magnifique de cow-boy solitaire, ténébreux et mystérieux. Bref, un western crépusculaire à ranger aux côtés de l'immense "Impitoyable" de Clint Eastwood.
Western atypique. pour commencer, Paul Newman joue le rôle d'un indien. Pas bien crédible quand même, le fait de lui foutre une couche de noir sur le tronche est peu convainquant. Passont. Surtout, il s'agit de l'anti-héros, misanthrope, maladroit pour les relations humaines. Et c'est là tout l'intérêt du film. L'histoire en plus est pas trop mal. En revanche, le film souffre de nombreuses longueurs et d'un manque de dynamisme.
Dans la série, western humaniste pro-indien, on tient ici un bon spécimen. Déjà ça fait du bien de voir que des western défendent les indiens et rien que cela mérite d'être souligné. Mais on a aussi un film bien mené, agréable à voir et qui respecte les codes du genre. En plus on a le droit a des personnage qui ont une certaine profondeur psychologique mais on ne tombe pas dans le manichéisme. Un bon moment.