Tracy est une adolescente studieuse de 13 ans. Une fille sage, encore dans le monde de l’enfance (et de l’innocence), qui va brusquement changer du jour au lendemain, après sa rencontre avec Evie, la fille populaire de son lycée avec qui elle va faire “les 400 coups”, au grand désespoir de sa mère…
Catherine Hardwicke (Les Seigneurs de Dogtown - 2005) nous plonge de plein fouet dans les tourments d’une adolescente qui, en apparence, donne l’impression de vivre sa meilleure vie alors qu’en réalité, il n’en est rien. Sa rencontre avec celle qui deviendra son mentor, sera l’élément déclencheur d’une rage intérieure qui va exploser au grand jour, jusqu’à l’auto-destruction.
A la manière de Larry Clark avec Kids (1995), on se retrouve immergé dans le quotidien tumultueux des adolescents, tiraillés entre leur insouciance, l’envie de liberté et le goût du risque. On suit petit à petit l’évolution de Tracy, quittant son look de jeune fille pour celui d’adolescente qui veut assumer sa féminité, voire la revendiquer. Look grunge, tatouage, piercing, cigarette, sexe, drogue et alcool, le cocktail détonnant va venir tout chambouler sur son passage et ne sera pas sans conséquence pour son entourage (famille et amis).
La réalisatrice parvient avec beaucoup de rigueur à retranscrire cette période de l’âge ingrat plus vrai que nature. Ce qui frappe pendant toute la durée du film, c’est l’impressionnant tandem formé par les jeunes mais néanmoins bluffantes Nikki Reed (14 ans) & Evan Rachel Wood (15 ans). Elles sont criantes de réalisme et d’une grande justesse, E. R. Wood est véritablement la révélation du film et confirme son statut d’actrice en devenir (cela faisait déjà une décennie qu’elle enchaînait les seconds rôles).
Adolescente posée, Tracy rentre en cinquième. Un changement de garde robe et hop, elle va pouvoir être intégrée dans le cercle d'Evie, la fille la plus populaire du collège. Mais cette nouvelle fréquentation va s'accompagner d'un changement radical de mode de vie et d'attitude... Le film n'est sans doute pas représentatif de l'adolescente moyenne américaine.. du moins je l'espère ! Avec une famille très dysfonctionnelle (mère divorcée et alcoolique en sevrage, beau-père junkie). Et une protagoniste toute mimi qui bascule en quelques jours dans le vol, les piercings, l'alcool, la drogue, la scarification, et le sexe avec le premier venu. La transition est brutale, mais a le mérite de mettre le doigt sur des mal-êtres, ceux qui accompagnent l'adolescence et les familles déchirées. D'autant plus que les deux actrices sont très convaincantes, malgré un âge plus avancé (15/16 ans au lieu de 12/13). Nikki Reed a par ailleurs coécrit le scénario ! Par contre, la mise en scène donne mal au crâne. La caméra à l'épaule proche des personnages, qui enchaîne les zooms frénétiques pour faire film-uppercut, c'est rapidement pénible et superflu. Tandis que la colorimétrie évolue, pour terminer dans un filtre grisâtre terne et sooo 00's (dans le mauvais sens du terme). Dommage pour film qui avait de l'idée.
Chronique d'une adolescence difficile, "Thirteen" est un long métrage bien ancré dans son époque, un film générationnel. On y suit la descente progressive aux enfers d'une adolescente et de l'impact de celle-ci sur son entourage.
Malgré une bonne performance des actrices, "Thirteen" ne m'a pas emballé. Le scénario tourne rapidement en boucle et accumule un trop grand nombre de clichés pour me plaire. Du coup, j'ai suivi cette crise d'ado avec un désintérêt croissant et même une bonne dose d'ennui. La cinéaste Catherine Hardwicke en fait également trop dans sa mise en scène qui devient, de fait moins percutante que prévu. On est loin du talent d'un Larry Clark lorsque ce dernier filme la décadence de la jeunesse.
"Thirteen" a mal vieilli que cela soit dans sa forme ou son fond.
Portrait trash et acide d’une ado en manque de repères, incarnée brillamment par Evan Rachel Wood, avec également l’excellente Holly Hunter en mère impuissante.
Thirteen qui traite la question de l'adolescent turbulent et du sentiment d'appartenance mais qui est malheureusement rempli de clichés et n'apporte pas vraiment de nouvel angle.
Très agréablement surpris par ce film réalisé par Catherine Hardwicke et sorti en 2003, car il est doté de critiques, dans l'ensemble, plutôt moyennes, voire négatives ! Définitivement sous-côté donc, on y suit ici le parcours de Tracy, jeune fille sans problèmes, qui va se laisser entrainer dans une déferlante de drogues, d'alcool et de petits délits, sous la mauvaise influence de Evie. Il a beaucoup été reproché au film d’aborder des thèmes sérieux et dramatiques de manière trop cliché et que la réalisatrice porte ainsi un renard moralisateur mais surtout vieillot sur une jeunesse qu'elle ne comprend et qu'elle ne connait pas. Tout n'est pas faux. Le film aborde en effet beaucoup de thèmes dramatiques à travers des clichés, comme la représentation du sexe, de l'alcool et du conflit inter-générationnel chez l'adolescent, enfin même ici la pré-adolescence. Mais d'un autre côté, j'ai envie de dire que ces clichés sont importants car ils permettent d'ancrer l'histoire dans un certain contexte réaliste. Car n'oublions pas que le film met en scène des personnages de treize ans, qui ne sont pas encore adolescents, et les faire alors se comporter comme de vrais adolescents permet de donner plus de crédibilité à l'histoire. S
On pourrait résumer le sujet de Catherine Hardwicke à une simple crise d'adolescence si l'on ne redoutait pas, tout au long du film, que les excès de sa jeune héroïne ne la conduisent au drame. On découvre Tracy, jeune fille blonde et charmante, au moment où celle-ci franchit soudainement le seuil de l'adolescence avec pour "point de mire" cette autre jeune fille, pin-up sexy à laquelle Tracy voudrait tant ressembler. Dopée par cette nouvelle amitié, la gamine se mue en une de ces désormais courantes lolitas provocantes et écervelées, vulnérables aux modes et aux interdits. La réalisatrice décrit parfaitement le contexte et la transformation de l'adolescence, la radicalisation de la personnalité dans certaines relations. L'interprétation de la jeune actrice exceptionnelle qui joue Tracy et l'acuité psychologique dont fait preuve la cinéaste permettent un portrait authentique et touchant. La réalisation, nerveuse et chaotique, épouse d'ailleurs parfaitement cette brutalité ou brusquerie, ce trop-plein de vie qui agitent Tracy. Le moindre mérite du film n'est pas, précisément, de nous attacher à l'adolescente en en dévoilant, au-delà de ses lubies et de ses fautes, la grâce et la fragilité de son âge.
C'est du n'importe quoi ! C'est complétement irréel et le pire, c'est que ce film à la prétention de montrer les adolescentes telles qu'elles sont vraiment. Même les ados d'American pie étaient plus représentatifs des ados de notre époque (et puis au moins, c'était une comédie !)...
Quoique fort bien reçu dans les festivals, Thirteen semble avoir été l’objet de plusieurs injustices. La première est que ses jeunes actrices n’aient guère été récompensées alors que c’est sur elles que porte en grande partie l’excellence du film. La seconde injustice réside dans l’absence totale de distinction qu’a reçue Nikki Reed, la co-scénariste et actrice de 15 ans dont Thirteen raconte l’histoire personnelle. Une histoire extrêmement poignante parce qu’elle transcende le contexte socio culturel californien dans lequel elle est enracinée. Car ce qui donne une dimension universelle à cette histoire, c’est qu’elle ne se contente pas de bien raconter une dérive d’adolescentes de la côte ouest mais elle dépeint aussi les causes profondes de la dérive avec justesse, la démission parentale presque globale.
Un premier film plein de force pour la réalisatrice qui continuera avec le très bon "Les seigneurs de Dogtown". Elle adopte un style assez brut avec beaucoup d'effets de lumière et une bonne bande son qui colle parfaitement à l'ambiance. Les actrices sont quant à elles pleines de fougue et parfaites dans leur rôle respectif de jeunes rebelles. On partage rapidement ce moment délicat et ceci jusqu'au bout.
Encore un film sur les ados mais a l'image du très bon Mean creek on est a des années lumières d'un American pie car ici les 2 héroïnes sont de véritables pestes que rien n’arrête !! C'est surtout le formidable portrait de 2 filles en quête d’expériences diverses (sexe ,drogue ,percing....) a un age ou les interrogations et les doutes sont nombreux.Les 2 jeunes actrices sont épatantes de naturel mais en fait c'est tout le casting qui est bon notamment la trop rare Holly Hunter en mère divorcé qui ne m'avait pas marqué autant depuis une certaine Leçon de piano.La réalisatrice dont c'est le 1er film montre a travers cette histoire l'influence énorme que la pub ,la mode ou les bandes peuvent avoir sur une ado qui se cherche coincé entre un père absent et une mère aimante mais incapable de retenir les débordements de sa fille.On est loin de l'image pieuse que voudrait donner Bush de son pays mais heureusement que le ciné indé US nous expose sa vision plus réaliste de la société actuelle.