Boudé par le public (enfin tout est relatif, 900 000 entrées quand même), "Michel Vaillant" n'aura jamais de suite. Et c'est bien dommage, car il fait partie des rares films calibrés pour le grand public, d'une excellente qualité. Seule faille peut-être, un scénario tiré par des ficelles assez grosses, et laissant une faible place à l'humour (comparé à "Taxi" par exemple) et au développement des personnages (à la base, le film devait plus servir d'introduction au monde des Vaillant). Mais qu'importe, ici l'important c'est la compétition. Et le film se calque donc sur le rythme de celle-ci : des moments à tout allure, entrecoupé d'instants de calme avant le retour de la tempête, le tout ponctué de rebondissements. Et nous, de nous embraquer dans les émotions de l'écurie familiale. En même temps, la réalisation de Louis-Pascal Couvelaire, très empreinte de la publicité, ne nous laisse pas le choix. Les scènes de courses, grâce à des plans magnifiques et un montage plus qu'efficace, sont tout simplement jouissives. Mais Couvelaire se défend aussi dans les scènes plus intimistes, avec des tableaux souvent très beaux. Il faut dire que visuellement le film doit beaucoup à la photographie de Michel Abramowics, somptueuse. Enfin, que serait "Michel Vaillant" sans la musique envoutante d'Archive, qui saura vous plonger au plus profond des émotions autant durant les scènes de courses qu'en dehors. N'oublions pas un casting composé d'un beau panel de comédiens français, même si le film ne leur laisse pas forcément la possibilité de montrer toute l'étendue de leur talent. Sagamore Stevenin apporte néanmoins une certaine profondeur au personnage de Michel. Si "Michel Vaillant" ne sera jamais la saga cinématographique qu'il aurait pu être, ne passez pas à côté de ce film, une perle du genre.
Le potentiel de Michel Vaillant à s'afficher sur grand écran n'est malheureusement pas exploité à fond dans cette production, qui reste en surface de l'intrigue, et où les personnages et les dialogues sont bâclés. Néanmoins, les images en course sont relativement bien tournées et on retrouve avec plaisir les automobiles Vaillantes ainsi que le monde des 24 Heures.
Une autre adaptation de bande dessinée culte. Et c'est bien là le problème. Le film s'appelle "Michel Vaillant" mais de ce fait, il est raté. L'esprit de la BD n'est pas là, car on essaie évidemment de retrouver cet esprit. Si le film ne s'était pas appelé "Michel Vaillant", il aurait peut-être été vu d'un autre oeil et aurait proposer quelque chose de plus original. "Blueberry" de Jan Kounen, bien pire que ce Michel, souffre exactement du même problème. Le film n'est pas tout à fait raté. Les voitures sont jolies, les courses aussi. Mais tout ça se veut trop noir, trop polar alors que j'aurais aimé retrouver l'esprit de compétition du peu de BD que j'ai lu de cette série. Le scénario plombe totalement cet esprit de course, et Vaillant se perd dans une intrigue digne d'un bon polar classique d'aujourd'hui, sans jamais convaincre car ce qui intéresse quand on va voir une adaptation de BD (pas de roman, de BD seulement), c'est de trouver quelque chose qui s'associerait parfaitement avec ses origines graphiques. Ici, on ne retrouve rien à part quelques clins d'oeil à la BD avec la course du Mans par exemple et le méchant Craven. Voilà donc le défaut qui hante le film, un défaut frustrant car le film ne trahit pas la BD, mais en essayant de trouver le bon équilibre, il s'éloigne de son sujet premier et semble vouloir sans y arriver, rester fidèle à la BD. Dommage, il y avait du potentiel.
N'ayant jamais lu la bande dessinée , cette critique n'engage en rien l'éventuelle qualité de cette dernière . Concernant le film en revanche , la qualité n'est pas au rendez vous , la première moitié du film en particulier est au bord de la catastrophe , le scénario est décousu , la réalisation mauvaise et Sagamore Stévenin n'a pas du tout le charisme d'un grand pilote automobile , passé la moitié du film , le scénario devient compréhensible mais reste un peu gros pour être crédible , la réalisation s'améliore elle aussi , un film à voir uniquement pour les amoureux de belles voitures et le plaisir de voir Diane Kruger .
Trop long surement la première fois, Michel Vaillant devient agréable à regarder au bout de la seconde lorsque les scènes parfois trop pompeuses sont digérés. Respectueux de la bd, le réalisateur nous offre là une bonne adaptation de l'univers de Jean Graton et des formules 1. A voir sans hésiter.
J'étais franchement dubitatif concernant la qualité de ce film. Et j'ai bien eu raison, les dialogues sont d'une nullité affligeante, le scénario est bourré de clichés et les personnages stéréotypés. Le jeu d'acteur sans être d'une catastrophe sans nom reste médiocre. Les quelques scènes de courses remontent un peux le niveau de ce naufrage. Un bon moment d'ennui.
L’esprit de la BD est relativement préservé, mais les invraisemblances sont nombreuses et le sport auto est vraiment relégué au second plan. S’y ajoutent un scénario très prévisible, des méchants proches de la caricature, et l’impression constante d’être bombardé de publicité. Il reste heureusement une esthétique réussie, et Sagamore Stévenin plutôt bon dans le rôle-titre.
un bon film de course. je ne connaissais pas beaucoup michel vaillant et se film ma convaincu que c'était bien. le scénario tien la route, le casting est très bien fait et les courses sont très bien réaliser.
Des séquences spectaculaires, de l'héroïsme, mais aussi un scénario vraiment très léger et totalement incohérent. Quant à la psychologie des personnages ..., mieux vaut ne pas trop cherher !! Dommage, car c'est heureux de voir que le cinéma français puisse s'essayer à ce type de film, genre trusté par les américains.