La Guerre des boutons est une comédie culte de Yves Robert. Le scénario est travaillé, original et recherché, l’humour est efficace et les dialogues sont excellents, la mise en scène du réalisateur est irréprochable et les acteurs comme Andre Treton, Michel Isella ou encore Martin Lartigue sont corrects dans leurs rôles. En clair, c’est un film incontournable du genre, divertissant et qui se savoure…
Ce vieux film de 1962 en noir et blanc s'approche de l'ambiance générale du roman de Louis Pergaud, celle d'une rivalité entre enfants de deux villages voisins, se réglant à coup de fronde et de coupage de boutons de pantalon. Yves Robert arrive à reproduire l'image de cette communale, aux classes uniques, aux tabliers, aux encriers, à la craie sur le tableau noir et à l'éducation à coup de trique. Cette armée en culotte-courte avec Lebrac, le charismatique chef de bande et surtout le P'tit Gibus, sa bouille enfantine et son célèbre "si j'aurais su, j'aurais pas v'nu" nous replonge dans la nostalgie de l'enfance, même pour ceux qui sont nés après l'apparition de la couleur. A cul les Velran!
Un classique de la comédie populaire des 60's en France. Véritable spécialiste, Yves Robert ("Un éléphant, ça trompe énormément", "Le grand blond...") s'accomode du livre de Louis Pergaud et s'entiche de François Boyer (scénariste de "Jeux interdits" pour René Clément, "Des gens sans importance" et "Un singe en hiver" pour Verneuil) au scénario pour livrer une guerre entre deux clans de gamins. S'ensuit des bons mots qui, 50 ans après, nous font toujours sourire : "si j'aurai su, j'aurai pô v'nu", "le chef, c'est celui qui a le plus grand zizi", "c'est ça c'qu'on appelle la République ?", ... . Yves englobe cette comédie dans une peinture d'époque brillament retranscrite par une société rurale (le nom des bleds est évocateur) et agricole (champs, cueillette), ainsi qu'un merveilleux noir et blanc. En bref : avec son charme certain : le NB, des dialogues mouchants, et une tripoté de jeunes et vieux acteurs (Treton, Lartigue, Galabru, Dufilho (il a obtenu l'Oscar du meilleur second rôle pour "Le crabe tambour", de Pierre Schoendoerffer) ; "La guerre des boutons" est un classique à voir absolument ...liberté, égalité, fraternité obligent !!
Voilà l'un des films que j'ai le plus vu surtout dans mon enfance mais j'ai toujours le même plaisir. Comme un film d'animation ce film ne peut être vraiement apprécier que si on le regarde avec son âme innocente de bambin. Pas d'ennui, de l'humour et de l'action ! Une cation qui nous (me ?!) ramène à une époque où mes guerres ressemblaient étrangement à celles du film. La force du film est aussi de faire un juste parallèle avec l'éducation de cette époque qui était surement plus violente que la guerre des boutons. Je crie au chef d'oeuvre ! Pas de défauts scénario parfaitement écrit et un film sur l'innocence des enfants, sur le trop dure et trop rapide passage aux responsabilité et un jugement sans concession : je ne veux pas grandir !
Un grand classique, excellent et nostalgique à souhait, ce film dépeint avec ravissement la fraicheur de ces gosses de campagne qui, pour tromper l’ennui, s’adonnent à des querelles de clans. Mais par-delà la comédie et l’émotion qu’il suscite, c’est toute une époque révolue qui nous est transmise pour mieux la savourer. La spontanéité des gamins, Lebrac, Petit Gibus font plaisir à voir, nourrit un bel optimisme et la célèbre réplique « Si j'avais su, je ne serais pas venu » est restée dans les annales. Avec « La guerre des boutons », Yves Robert signe avec une grande acuité l'une des meilleures œuvres du monde de l'enfance…
Le film date et a fait date! C est pratiquement un film d’époque aujourd’hui ! Dans son contexte social et historique, témoin de son temps, le film fonctionne par la la sincérité des comédiens la simplicité de l’histoire et des décors! les gosses La malice de l’interprète de p’tit Gibus et ses répliques ont traversé l’histoire et se sont intégré au patrimoine culturel et à l’inconscient collectif : « si j’aurai su j’aurai pas venu ! » Nous ne pouvons que déplorer l’arrivé imminente d’un remake en carton-pâte, bariolé comme un Astérix live sur joué et artificiel !
Ce classique du cinéma français m'a légèrement laissé sur ma faim. Il reste néanmoins très plaisant à regarder et constitue un bel hymne à l'enfance. Les tribulations de ces jeunes marmots turbulents sous le regard d'adultes finalement tout aussi imparfaits constitue une comédie rythmé et sympathique. J'attendais un peu plus de profondeur et de réflexion dans ce rapport enfant/adulte. L'ensemble contient tout de même des scènes mémorables et des personnages savoureux campés par de très bons jeunes acteurs. Reste la mythique réplique du Pti Gibus qui restera l'une des plus connus du cinéma français.
Que ce soit à travers le roman de Louis Pergaud ou avec le film d’Yves Robert, une chose est sure La guerre des boutons fait définitivement partie du riche patrimoine français. D’ailleurs, malgré le fait que je ne l’ai pas revu depuis au moins 15 ans, chaque scène revient immédiatement à la mémoire comme si ce film ne m’avait jamais quitté. On se souvient également tous de la célèbre phrase de Tigibus "Si j’aurais, j’aurais pas venu" qui n’est pas présent dans le livre mais qui est une création géniale du réalisateur (et dont les droits ne seront rétrocédés à aucun des remakes ou appelez ça comme vous voudrez sortis en 2011). Ce film se voit et surtout se revoit en famille avec le plus grand des plaisirs avec un doux parfum de nostalgie d’une époque d’insouciance, c’était mieux avant comme disait l’autre !
Avec un scénario original, "La Guerre des boutons" se dote donc d'une histoire qui fait mouche. En effet, le spectateur est entraîné dans cette aventure où s'entremêlent rire et émotion. De plus, la réalisation est très réussie en choisissant le noir et blanc. Par ailleurs, les acteurs jouent bien leurs rôles et les enfants sont tous attachants. Ainsi, l'oeuvre est très convainquante en divertissant pleinement le public.
Je vais me montrer dur envers ce film: il ne respecte pas assez l'esprit du roman. C'est un film sur l'enfance, alors que le bouqin de Louis Pergaud mettait en scène des préadolescents. Le film est moins sombre, moins cru, moins drôle et moins dur que le livre. Le "père Simon", hilarant dans le roman, est ici transformé en un gentil professeur. Les affrontements, violents dans le bouquin, sont ici de simples jeux. Les enfants sont tous trop peu âgés, et l'ensemble puéril. Malgré tout, Yves Robert réalise là un beau film sur l'enfance, qui se suit avec plaisir de bout en bout. Il parvient à dépeindre avec véracité, émotion et humour, cette période de la vie où règnent l'insouciance, l'innocence et les amusements. Les personnages sont tous attachants, "Tigibus" assez marrant, et on ne peut qu'être touché par la fin. Un film à voir comme une oeuvre consacrée à l'enfance plutôt que comme une bonne adaptation du chef d'oeuvre de Louis Pergaud.
Sans doute le plus réussit des films d'Yves Robert, La guerre des boutons en est au moins le plus complet et aboutie. D'une adresse et d'une simplicité rare, qui réjouit par sa bonne humeur, sa fraicheur éternelle (le film datant tout de même de plus de 50 ans), rien n'a vieillit, et les situations ont toujours le même aspect ingénieux, intemporelle, drôle et tendre. Les répliques, devenu ultra célèbre, en sont les parfaits exemple, le fameux "si j'aurais su j'aurais pas v'nu" est certainement la réplique la plus cacactéristique et la plus mémorable du film. Yves Robert a pris l'habitude de ne faire qu'un avec ses films, et celui-ci est en particulier, son plus singulier, son plus audacieux, et qui témoignera de sa renommée d'expert en comédie française, titre amplement mérité. Des séquences cocasses, franchouillardes, de l'humour malin, toujours présent et sans aucune vulgarité, abordant pourtant des sujets salaces et inévitables de la jeunesse. Et surtout, une excellente équipe de gosses, un scénario sans la moindre prétention que celle de délivré un agréable moment de cinéma, de bons sentiments, et une histoire riche, légère, et bien plus intelligente qu'elle ne le laisse croire. L'apparition de Galabru est mémorable. Une dynamique petite comédie, qui subira de nombreux remake, sans jamais en souffrir, ni même être égalé, les chants des indétronables Langeverne en lutte face aux Velrans, en témoignent et raisonneront encore pour longtemps dans les esprits des spectateurs.
Le film suit assez fidèlement la trame du livre de louis Pergaud, mais il n’a ni sa truculence, ni le souffle presqu’épique qui l’animait. Il se réduit donc à une suite de scénettes. Certaines sont cocasses, d’autres moins, et l’on regarde l’ensemble d’un œil distant, peu concerné par le propos, et jugeant que la production manque de rythme. Faire un film sur des enfants est sans nul doute très difficile ; peut-être s’agit-il ici plus d’un film à destination des enfants, un monde qui n’est hélas plus le notre. A voir pour les mimiques de Petit gibus, et la nostalgie du monde rural des années cinquante pour ceux qui l’ont.