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carbone144
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2,5
Publiée le 14 août 2011
C'est joli, mais cette intrigue et la réalisation basée sur du dialogue du 17-18e siècle ne m'a pas vraiment scotché. je m'en doutais un peu et n'ai donc pas pu saisir ce film à sa juste valeur.
Adaptation médiocre du célèbre roman de Chaderlos de Laclos. Malgré un bon jeu d'acteur, l'ensemble manque un petit peu de dynamisme. Je le note 2 étoiles.
Ce film est assez agréable à suivre, et plutôt réussi. Mais j'ai personnellement préféré l'adaptation moderne "Cruel Intentions", bien que sans doute moins fidèle.
A voir en comparaison avec le livre de Laclos. Les mises en scènes, les jeux de lumière, et les jeux d'acteurs sont très bien étudiés. Je préfère la version originale que la version française (à cause des voix vraiment ringardes).
Les Liaisons dangereuses : Une œuvre aussi piquante que jouissive à regarder ; c’est un régal de voir toutes ces manipulations, ces histoires de coucherie toujours sur le fil du rasoir, et ces personnages tous aussi haut en couleurs et manipulateurs les uns comme les autres. C’est surtout Valmont, qui joue avec sa réputation de grand séducteur, le Don Juan libertin, pratiquement obsédé par ses conquêtes et futures conquêtes ; il est vraiment avide de réussir à séduire et à coucher sur commande, mais là il va s’embarquer dans un jeu, un pari bien plus dangereux que les autres. Franchement, ce cocktail de trahisons et de manipulations adultérines est vraiment plaisant à regarder, et de surcroit, tout ce jolie monde est fort bien interprété par un casting de première ordre. J’annonce Glenn Close, John Malkovich, Michelle Pfeiffer, Uma Thurman..., et ils sont tous impeccables dans leur rôle, surtout John Malkovich qui excelle dans son interprétation sulfureuse. Pour finir, la réalisation et la mise en scène sont très bonnes ; elles sont au service des personnages ainsi que de l’époque, ce qui permet une bonne immersion car les décors et costumes sont très beau. Donc voila, une tragédie amusante et prenante, qu’on regarde avec malice.
En 1988, le réalisateur britannique Stephen Frears signe un long-métrage raffiné relatant pourtant des mœurs détestables. Au sein de la cour aristocratique du XVIIIème siècle, deux anciens amants usent de leur influence pour corrompre d’innocentes proies. Dans ce jeu de dupes, la séduction malsaine est élevée au rang de l’art. La reconstitution d’époque et surtout les dialogues donnent à cette fiction un caractère authentique totalement désuet mais machiavélique. Outre Glenn Close et l’incroyable John Malkovich, le reste de la distribution complète une galerie de personnages autant oisifs que persécutés (Michelle Pfeiffer, Uma Thurman et Keanu Reeves dans ce qui figure parmi leurs premières apparitions au cinéma). Bref, à travers cette manipulation amoureuse s’étale une décadence humaine sombre et sordide.
Adapté du roman de Laclos, un drame machiavélique passionnant qui met à nu tous les rouages d’un monde sans morale, où la séduction ressemble à l’art de la guerre, porté par une interprétation excellente. Un régal absolu.
Célèbre adaptation du chef d'oeuvre de la littérature du XVIIIème siècle, le film de Stephen Frears n'a pourtant rien de transcendant. Fresque de scandales pour l'époque, où l'ombre des Lumières cachait le vice d'une Noblesse libertine en pleine destruction, à quelques années de la Révolution française, Les Liaisons dangereuses est un long métrage très loin de cette idée de provocation. Or, le réalisateur reste dans le contexte historique original, avec une mise en scène assez fidèle, pour ne pas dire assez désuète, de ce que l'on peut attendre d'une telle adaptation. Entre autre, le film a toutes les qualités d'un grand film hollywoodien, avec un casting en or et un budget conséquent. Glenn Close est un choix judicieux pour incarner la Marquise de Merteuil, même si le problème de l'âge, et autres subtilités de l'ouvrage, se heurtent au parti de prendre le cadre historique d'origine. John Malkovich, bien plus discutable, est toutefois acceptable, malgré des cabotinages pitoyables. La distribution est donc de qualité. En outre, l'utilisation très intelligente du thème théâtral, avec ce lustre, ou encore ces maquillages et autres symboles types, rendent par ces quelques aspects le film intéressant. Malgré toutes ces compétences qui attribuent aux Liaisons dangereuses le statut de chef d'oeuvre cinématographique, il est pourtant nécessaire de regarder le film sous un autre angle. Initialement, cette adaptation a tout pour plaire un public. C'est une bonne chose. Toutefois, l'enjeu atteint rapidement ses limites. Tout est propre, remarquablement monté, pour ne pas heurter le public populaire, et assez symbolique et démonstratif pour faire la cour à la critique. Plus grave, cette mentalité va même entraîner le réalisateur à s'autocensure lui-même, notamment lorsque Valmont rentre dans la chambre de Cécile. Est-ce cela, le but d'une adaptation littéraire au cinéma, lorsque l'oeuvre d'origine est un choc public, et l'adaptation une convenance sociale ? Non, c'est certain.
Je viens de le revoir pour la deuxième fois, j'ai passé un excellent moment !! Le casting est jubilatoire (particulièrement Gleen Close), l'histoire reste fidèle au roman, les décors sont très travaillés... Je vous le conseille !