Ce film, réalisé par Stephen Frears et sorti en 1988, n'est pas mal du tout ! Le film est adapté de la pièce de théâtre homonyme, elle-même adaptée du roman de Pierre Choderlos de Laclos mais ne connaissant aucune de ses deux œuvres, je ne pourrais les comparer au film. Ce qui m'a d'ailleurs donné envie de voir le film, au-delà de son excellente réputation, c'est le fait que j'avais auparavant regardé son remake moderne "Sexe Intentions" et ayant beaucoup aimé ce dernier, je me devais de voir l'original. Nous voilà donc ici projeté au dix-huitième siècle où l'on est témoin des aventures perfides de la Marquise de Merteuil et de son ex-amant et ami le Vicomte de Valmont. Le film est dans l'ensemble assez bon même si, au vu de sa très bonne réputation, j'en attendais autre chose. Je ne peux pas non plus dire que j'en sois réellement déçu car j'ai tout de même apprécié le film dans son ensemble. Le rythme est assez bon même si nous avons quelques fois des passages un peu longs qui en deviennent au bout d'un moment un peu lassants. En dehors de cela, l'intrigue est plutôt bonne et agréable à suivre. On s'attache également aux personnages même s'ils sont difficilement attachants et ils sont très bien interprétés par, entres autres, Glenn Close, John Malkovitch, Michelle Pfeiffer, Uma Thurman et bien d'autres. En ce qui concerne la réalisation, je ne connais pas beaucoup de films de Frears, je ne sais donc pas s'il est fidèle ou non à son style, mais c'est en tout cas ici très bon. Le côté film d'époque est également très agréable, les costumes et décors étant magnifiques. "Les Liaisons dangereuses" n'est donc pas un film que j'affectionne particulièrement mais il reste dans l'ensemble assez bon.
Stephen Frears adapte le roman de Choderlos de Laclos en réalisant un film d'une grande élégance porté par un casting magistral, les comédiens insufflant tension et rythme à des joutes verbales passionnantes.
Même s'il se trouve pétri de conventions, Stephen Frears signe une adaptation réussie, peut-être la meilleure, de l'oeuvre de Chloderlos de Laclos. Il faut dire que celui-ci possède tous les atouts du film d'époque réalisé dans la plus grande splendeur hollywoodienne. Décors et costumes sont superbes et viennent suppléer une distribution de prestige ; Michelle Pfeiffer, Uma Thurman, Keanu Reeves, au sommet de laquelle trônent les subtils John Malkovitch et Glenn Close. Ajoutez à cela une mise en scène maîtrisée et sobre, dans laquelle on n'observe aucun moment d'ennui. Faut-il pour autant crier au chef-d'oeuvre ? Sans doute pas, peut-être conviendrait-t-il plutôt se s'incliner en guise de reconnaissance devant un cinéaste ayant réussi à tirer quelque chose du pavé qu'il tenait entre les mains. Un exercice de style rondement mené.
Je n'avais pas lu le roman de base donc je ne savais pas trop à quoi m'attendre même si je connaissais en gros l'idée. Bon, alors le scénario est vraiment intriguant. C'est le point fort du film. Les personnages sont vraiment intéressants. A noter que Glenn Close est vraiment très bien d'ailleurs. Bon, à part ça on pourra regretter qu'en terme de mise en scène ça soit un peu plat, ça aurait mérité plus d'audace (un peu à l'image de son propos d'ailleurs !) peut-être pour que l'œuvre soit encore plus réussie.
La marquise de Merteuil s’associe au Vicomte Valmont pour assouvir de basses vengeances ; manipuler une cour étriquée avec comme arme la séduction et le sexe. Cette adaptation d’une œuvre littéraire est autant un vrai délice d’écriture que de mise en scène. Le texte est délectable. L’image met bien en avant les codes de l’aristocratie libertine de l’époque : décor, costumes ; mais surtout le cadre privilégiant les portes dérobées et la profondeur de champ laissant découvrir les secrets d’alcôve. Le jeu de miroir aussi est permanent opérant une rupture entre l’image sociale et l’être réel. Ce film renvoie une image de la décadence de l’aristocratie occupée essentiellement du fait de son oisiveté à la manipulation et aux intrigues sexuelles. De la langueur du début du film porté par une belle première scène où les deux acteurs principaux revêtent leurs tenues de combats à la dernière demi heure haletante ; Frears réussi à merveille dans ce film d’époque tout comme quelques années plus tard dans « Chéri » où il s’associera à nouveau les services de la très belle Michele Pfeiffer. Ici délicieuse en vertueuse bafouée ; Glenn Close, glaçante en manipulatrice jalouse et vipérine ; Malkovich, fantasque en libertin orgueilleux aux faiblesses bien dissimulées ; Uma Thurman, pimpante dans son innocence brisée ; Reeves, doux, naïf et bienveillant ; un casting exceptionnel pour un final où tous seront sacrifiés… les jeunes seuls seront des victimes collatérales rescapées. Un film de haut vol sur la chute et la décadence des nantis bourrés de certitude et imbus de leur personne… Un grand moment de cinéma
Je n'ai pas lu le roman, donc je ne le comparerai pas au film, mais je peux donner mon avis quant à cette oeuvre de Stephen Frears. Quelle intensité ! Quelle force ! Quelle tristesse ! "Les liaisons dangereuses" est l'un de ces rares films à vous saisir, à vous donner des frissons, à pénétrer tout votre être, à vous subjuguer. Et dire que de façon générale, les films historiques m'ennuient à mourir.. C'est dire tout le talent qui se cache dans celui-ci ! Rien de surprenant quand on regarde bien : Personne d'autre que John Malkovich n'aurait pu interpréter le rôle de Sébastian De Valmont avec autant de crédibilité, de caractère, de génie. J'avais reconnu son grand talent dans "Les misérables", je reconnais ici qu'il est capable de tout donner. Glenn Close, que je connais si peu, est impressionnante, magistrale dans le rôle de cette femme qui utilise la manipulation avec autant de savoir-faire "Cruauté, quel mot a autant de noblesse que celui là ?". Michelle Pfeiffer est convaincante, mais je la préfère dans des rôles où elle est moins docile. On découvre également Uma Thurman (très jolie !) et Keanu Reeves à leurs débuts. Que du beau monde ! L'écriture, la mise en scène, les décors sont remarquables, la bande originale est excellente. C'est un grand film, un chef d'oeuvre qui mérite bien d'avoir remporté ses 3 oscars et d'avoir été récompensé autant de fois.
Très bonnes interprétations de malkovich, Glenn Close et Pfeiffer. Costumes splendides et décors soignés. Mise en scène inventive et flottante. Intrigue parfois complexe mais intelligente. Bref bon film, bon moment !
Parfaitement filmé et très carré dans sa forme, le film se laisse regarder avec plaisir. Le roman est parfaitement adapté et le scénario plutôt bien écrit, mais si la photo est léchée et le cadrage millimétré, on regrette un certain manque d'audace. Cette histoire n'est que manipulation et perversité et les personnages sont d'une perfidie sans égal, mais rien de transgresse les règles du genre dans la mise en scène. Aucune folie, tout juste un peu de malice. Dommage.
Un excellent film, très fidèle au livre! Les personnages sont merveilleusement bien interprétés par des acteurs de talent, l'action colle parfaitement au suspens du livre, un excellent scénario et une très bonne mise à scène! A voir!!!
L’adaptation au cinéma pour se faire une idée du roman de Choderlos de Laclos est honorable, le contexte de l’époque, les fidèles représentations en costume de la haute société, l’une des meilleures histoires de la littérature que j’ai pu lire, des intrigues pour montrer l’hypocrisie de ce milieu en la personne du duo de noble, anciens amants et associés du vile, la marquise De Merteuil et le vicomte De Valmont, des manipulateurs pervers nés cherchant la faiblesse naïve de leurs victimes pour faire souffrir, j’ai bien ri des situations rocambolesques et cocasses. De la psychologie intelligente, derrière la méchanceté, la sincérité de la dévotion religieuse puis l’amour prendra le dessus par la rédemption, le film ne contient pas tous les éléments du bouquin, je suis resté émue par les sentiments humains que d’autre ne changeront jamais, le temps et enfin la maladie finiront par payer le prix du vice.
Récompensé par 3 Oscars, Stephen Frears est parvenu à magnifier son adaptation éponyme de Choderlos De Laclos (écrivain Français 1741-1803). Un film à costumes et d’époque qui nous renvoit au XVIIIème siècle en France, à la rencontre de deux aristocrates, le Vicomte de Valmont (fin séducteur immoral) et son ancienne maîtresse, la Marquise de Merteuil (séductrice invétérée). Très belle reconstitution d’époque, qui commence par une belle mise en scène, la découverte des personnages se faisant petit à petit, ils ont un fort caractère, une personnalité propre et sont incroyablement manipulateurs, incorrigibles et pervers. Stephen Frears en profite pour nous offrir un très beau trio, avec notamment Glenn Close, John Malkovich & Michelle Pfeiffer. Une œuvre indéniablement réussie, qui fut aussi récompensée par le César du Meilleur Film Etranger !
Un chef d'oeuvre! Glenn Close, John Malkowich, Uma Turman, Michelle Pfeiffer et Keenu Reeves : Le Casting de rêve. Stephen Fears apporte une mise en scène unique. Le scénario,... ah, le scénario! Il arrive à nous manipuler autant que les protagonistes! Ce scénario est... parfaitement superbe. Les décors, les costumes, la bo,... tout est parfait dans ce film. Je le conseille fortement!
Les jeux de l'amour sans le hasard car ici le redoutable Valmont calcul la moindre de ses paroles ou de ses actes pour aboutir a ses fins tout comme son pendant feminin j'ai nommé la marquise de Merteuil aussi pernicieuse que seduisante pour tous ceux qui l'approche.Les acteurs au sommet de leur art temoignent par leur jeu aerien du bonheur d'evoluer dans des decors et costumes aussi grandioses et de pouvoir reciter des dialogues d'une telle richesse .Beaucoup de moyens a l'ecran mais Frears utilise sa camera avec une grande simplicité afin de laisser la vedette aux personnages et au textes sublimes bien que parfois complexes de Laclos.Il realise une oeuvre fidele au roman sans jamais tomber dans le piege du theatre filmé grace a un montage rythmé ,un casting de reve (mention speciale a Close et Malkovich extraordinaires loups face a l'agneau Pfeiffer) qui permet entre autre de decouvrir les jeunes Keanu "matrix" Reeves et Uma "kill bill" Thurman dans leurs prometteurs debut.
La scène d’habillage de la marquise, qui ouvre le film, et qui se déroule parallèlement à la préparation du vicomte, évoque la minutieuse et rituelle heure d’habillage du torero. C’est la préparation à l’entrée dans l’arène, la préparation au combat. Mais ici, le combat se livre contre ses semblables : il s’agit, dans le domaine des relations amoureuses, de dominer l’autre, de le manipuler, de jouir de ses « victoires » qui nourrissent les orgueils. Au mépris des blessures infligées au commun des mortels pour lesquels les termes d’amour, de sincérité et de fidélité ont un sens. La narration des intrigues (aux deux sens du terme) est très bien menée, soutenue par des dialogues de haut vol. Et l’émotion affleure dans la dernière partie, quand le sentiment profond émerge de la fange et que la mort arrive. La fin est à la fois moralisatrice et brillante, avec une Marquise doublement démasquée, au propre par la société qui la hue, et au figuré lors de son démaquillage, qui renvoie à la scène d’ouverture, mais qui la laisse cette fois seule avec ses échecs et avec sa conscience.