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Jean-François S
60 abonnés
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5,0
Publiée le 1 décembre 2006
Avec "Faust", Murnau est à l'apogée de son art et surement le meilleur cinéaste de son temps. Le film est un sommet de l'expressionisme allemand, du cinéma muet et du cinéma tout court. 80 ans après sa réalisation, son "Faust" est toujours aussi moderne et n'a rien perdu en fascination. Le nombre de films qu'il inspirera est incalculable, mais le plus célèbre est "Fantasia" où Walt Disney reprendra des plans entiers en les mettant en animation et en couleurs. Outre la mise en scène opératique sophistiquée et les ambiances fantastiques en clairs obscures, on s'étonne encore de certains effets spéciaux en se demandant à une époque les effets numérique étaient au dela même du fantasme: "Mais comment il a fait ça ?". Devant tant de génie, les américains lui firent un pont de dollars pour l'avoir à Hollywood, où il tournera ce que beaucoup considèrent encore comme le chef-d'oeuvre des chef-d'oeuvres: "L'aurore".
C'est l'un des chef-d'oeuvre du cinéma expressionniste allemand. L'atmosphère est lourde, dure, sombre... mais aussi irréelle. On croirait que le diable qui apparait à l'écran est un véritable démon et non un personnage campé par un acteur. Film remarquable !
Commençons par le Mal, présent dans la thématique du film, bien qu'assez peu dans sa forme ; j'avoue avoir eu un peu de mal à entrer dans l'histoire. Ceci n'étant bien sûr que le point de vue d'une néophyte du muet ; de plus, ce point de vue a rapidement évolué... FAUST est un film qui marque tant par sa puissance que par sa modernité. Une puissance visuelle absolument fascinante. C'est dans un tel moment de cinéma que l'on commence à se dire que...les cinéastes actuels n'ont que peu de mérite, quand, sans son, tant de choses peuvent si bien passer, de manière universelle. Par le génie de Murnau, FAUST finit par devenir un thriller que l'on suit avec attention et grande tension. Conclusion : si c'est pour le cinéma, comme Faust, je donne mon âme au Diable. Et quel Diable, ce Murnau !!!
Le génie pictural, le sens symbolique du cinéma expressionniste allemand reste confondant quatre vingts ans après. « Faust » évoque la tentation nihiliste, la perversité du monde, la candeur salvatrice et restitue magnifiquement l’imaginaire de la chrétienté médiévale comme le romantisme goethéen. Murnau appartient au cercle des plus grands génies du cinéma. C’est une évidence, une banalité de l’énoncer.
Murnau revisite le mythe de Faust avec une utilisation brillante de la mise en scène, que ça soit au niveau des costumes, décors, maquillages et autres effets spéciaux remarquables pour l'époque. Cette lutte entre le Bien et le Mal est constamment symbolisée par les jeux de lumière qui oscillent entre le clair et l'obscur tel un tableau de Georges de la Tour. Malgré quelques longueurs, on ne peut que féliciter le travail d'un réalisateur qui a su utiliser l'art pictural à merveille. Et cette histoire est tellement universelle qu'elle ne peut laisser personne indifférent.
Bonjour tout le monde, Voici un chef d'œuvre du cinéma muet ! Friedrich Wilhelm Murnau réalise des prodigieuses images cinématographiques dans ce film génial et mystérieux ! Admirer ! Cordialement. Gérard Michel
Au delà du temps. Cela s'appelle un mythe. Telle est l'histoire de Faust, mais aussi du génie de Murneau, de la beauté de l'expressionnisme allemand. Quand le cinéma rencontre l'Art, et même l'âme (sans la voler ni l'acheter!)
«Faust» compte assurément parmi les chefs-d'oeuvres de Friedrich Wilhelm Murnau. Oeuvre fascinante et visuellement très forte, d'un symbolisme foisonnant, il s'agit là d'un des sommets de l'expressionnisme cinématographique. Murnau ne lésine pas sur les moyens : effets spéciaux, surimpressions, maquettes, etc., rien n'est trop beau pour affirmer la grandeur de son art. Certaines séquences en deviennent du coup kitchissimes, mais pour peu que l'on fasse abstraction des quelques fautes de goût (surtout vu les moyens techniques de l'époque), on se laisse véritablement porter par cette histoire d'amour fou et de jeunesse éternelle. Le combat entre le Bien et le Mal, manichéen certes, mais ô combien représenté à la perfection, voilà tout l'enjeu de «Faust», empruntant aux légendes germaniques tout comme à la religion chrétienne ou encore à l'oeuvre de Goethe. Mais le «Faust» de Murnau vaut surtout pour l'affirmation éclatante du génie du cinéaste. La composition du plan est au dessus de toute éloge, tout comme la mise en scène. La photographie est magnifique et l'interprétation, quoiqu'un peu inégale, est tout à fait remarquable. L'esthétique de «Faust» est d'une puissance peu commune, et bien qu'assez archaïque, il s'agit là d'un chef-d'oeuvre inoubliable et d'une grande beauté. [4/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
Waw, quelle puissance ! Murnau dans toute sa folie créatrice... Un film incroyable où chaque plan est une oeuvre photographique et où la musique, même sans être d"époque, envoûte profondément. Un grand chef-d'oeuvre !
je me fais toujours un peu violence quand je décide de voir un film muet mais en l'occurrence, putain que c'est beau !!! ( excusez mon langage, c'est parti tout seul) Comme la peinture , le cinéma est aussi un art pictural et à ce niveau le Faust de Murnau est un véritable chef d'œuvre. Un des plans les plus marquants ( il y en a plein d'autres) est celui de la scène magistrale de Méphisto qui tendant ses ailes sur le village et bloquant le soleil émet le brouillard de la peste noire sur les habitants. Mais quand Mephisto reprend sa dimension humaine pour tenter Faust, le film n'en reste pas moins grand mélangeant des scènes d'ordre naturalistes à d'autres expressionnistes plus spectaculaires et permettant ainsi de lui donner un équilibre et d'éviter de tomber dans la grandiloquence . L'autre intérêt du film est qu'ayant tous un peu entendu parler de Faust sans savoir trop de quoi il en retourne ( sauf pour des gens plus cultivés que moi) le film est à la dimension de la légende et lui donne l'ampleur qu'elle mérite Dorénavant j'aurai marqué à jamais en mémoire le plan de Marguerite qui à l'image d'une pietà incarne la douleur absolue en tenant ( ou en croyant tenir) son enfant mort dans les bras. En gros c'est tellement beau que Murnau a du sans doute passé un pacte avec le diable pour réaliser ce film.... .
Ce chef d’œuvre de Murnau est merveilleux, sublime! Les plans sont magnifique et une fois encore, les films anciens sont à resituer dans leurs contextes lorsqu'on les vois, et lorsque ceci est fait on est pris, embarqué dans un voyage magique, ceux pour lesquels on aime tant le cinéma! Les cinéastes tels que Murnau, sont dotés d'une imagination et d'un savoir-faire hors-norme pour montrer, provoquer, citer, par le simple biais de l'image, sans dialogues!
La perfection de l'image, une maitrise totale de l'espace, Murnau livre avec Faust un chef d'oeuvre du clair/obscur et du cinéma en général. Utilisant des effets spéciaux remarquables pour son époque et en alternant avec brio humour et sentiment, le film parvient à captiver son auditoire et laisse au final l'impression de perfection si souvent présente dans les films du réalisateur. Une mention spéciale pour le pianiste Jean François Zygel, dont la composition et la maitrise ,dans le cadre des projections Murnau/zygel, ajoutaient un peu plus à la beauté originale du film.
Blasphème me direz-vous de mettre trois étoiles à "Faust" ? C'est vrai que j'ai pas mal hésité mais bon il faut admettre que le moralisme est vraiment trop présent dans ce film notamment dans la dernière séquence ! Aussi il y a une certaine perte de rythme qui m'a un peu ennuyé. Après pour le reste, quelle maîtrise ! La première demi-heure est spectaculaire, le travelling où Méphisto se cache pour laisser entrer Faust et la belle italienne impressionnant, bref tant de scène émouvantes et réussies que l'on ne peut tout de même que s'incliner devant cette oeuvre ! Sachez qu'elle est d'ailleurs disponible sur googlevideo, bon c'est en ancien anglais mais c'est tout de même agréable d'avoir un film si difficile d'accès !
Il est rare que l'adaptation d'un monument de la littérature donne naissance à un grand film, a fortiori à un chef-d'œuvre. Paul Valéry disait que « le sujet d'un poème est ce à quoi se réduit un mauvais poème », et l'on peut tout aussi bien considérer que l'histoire, ou le scénario d'un film, est ce à quoi se réduit un mauvais film. En quoi un véritable cinéaste aurait-il besoin de s'embarrasser d'une histoire aussi « lourde » que celle de la légende de Faust ? Un chef-d'œuvre du septième art ne devrait-il pas d'abord n'exister que par une pure nécessité cinématographique ? Inversement, en quoi un chef-d'œuvre de la littérature aurait-il besoin d'une adaptation ? Ne se suffit-il pas à lui-même ? Goethe affirmait d'ailleurs que « tout sujet intéressant dicte à l'auteur la forme idéale qui lui correspond », ce qui semble rendre l'idée même de l'adaptation quelque peu paradoxale. Pourtant, ce qui est particulièrement remarquable ici, c'est que Murnau ne cherche jamais à illustrer servilement Goethe ; il transforme au contraire le mythe en une succession d'images dont la puissance expressive dépasse constamment le simple récit. Comme l'écrivait Éric Rohmer, « la puissance de l'expression plastique prend manifestement le pas sur l'anecdote, en ce drame connu de tous les spectateurs (...) nous le goûtons comme une sorte d'opéra visuel, la mise en scène y tenant lieu de partition ». « Faust » constitue également l'un des sommets de l'expressionnisme allemand. Jeux d'ombres, décors monumentaux, surimpressions, effets spéciaux, mouvements d'une caméra d'une étonnante liberté : tout concourt à faire du fantastique une expérience avant tout visuelle, dont la force demeure intacte près d'un siècle plus tard. En définitive, malgré quelques faiblesses (on peut regretter, par exemple, que les ballets chez la duchesse de Parme évoquent parfois davantage une revue du Casino de Paris qu'un univers médiéval), Faust demeure un chef-d'œuvre absolu. Sa puissance visuelle, son inventivité plastique et la virtuosité de sa mise en scène continuent, un siècle plus tard, de laisser le spectateur pantois. Excellente restauration proposée par Potemkine, accompagnée de trois bandes-son différentes, dont celle de 1926.
Avec Faust, une légende allemande, Friedrich Wilhelm Murnau déploie une fresque expressionniste d’une puissance visuelle saisissante, où ombres et lumières sculptent un imaginaire presque mythologique. La figure de Faust, tiraillée entre tentation et damnation, s’inscrit dans une dramaturgie grandiloquente qui privilégie le symbole à l’émotion. Murnau enchaîne des tableaux d’une beauté plastique remarquable, mais cette succession d’images tend parfois à figer le récit dans une solennité un peu distante. La dimension morale et métaphysique, très appuyée, peut donner le sentiment d’un didactisme pesant. Reste une œuvre majeure du cinéma muet, fascinante par sa mise en scène, mais dont la froideur relative limite l’impact émotionnel.