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Antoine D.
47 abonnés
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5,0
Publiée le 26 février 2018
Hidetori Ichimonji est le grand seigneur qui va devoir choisir un de ses 3 fils comme héritier du trône. Sa décision est finalement que les 3 fils doivent s’unir pour être plus fort. Taro et Jiro se plient à ce choix mais Saburo, le cadet, refuse et se fait bannir. Malgré la sagesse d’Hidetora, il n’aurait jamais pu penser que ses aînés se retourneront contre lui et embraseront toute la famille dans le déshonneur et la guerre.
Kurosawa, après le château de l’araignée, reprend une œuvre majeure de Shakespeare, ici, le Roi Lear. Après sa tentative de suicide suite à l’échec des années 70, il se tourne vers le jidaï-geki (film historique). Comme Shakespeare, il montre que le pouvoir est une des loi qui régit le monde, Ran signifie Chaos.
Hidetori est condamné à vivre, son maquillage montre la mort qui a déjà pris le dessus. Il est pris d’une double folie moralisatrice et « réparatrice ». Au début du film, il nous paraît plus sage qu’à la fin, mais il comprend réellement ses actes dans sa folie. Ses anciennes conquêtes dans la violence et le feu n’ont mené qu’à attiser la haine et la violence. Sa folie est rédemptrice notamment lorsqu’il est confronté à ses anciens crimes comme chez Tsurumuru.
Kurosawa montre la dualité dans tout son film. Par exemple, la femme de Taro fait tout pour se venger et Dame Sué se réfugie dans le bouddhisme.
La mise en scène de Kurosawa est pleine de vie malgré le déchirement de la famille. Elle impose une sensation de sérénité, de douceur et d’équilibre. La dernière image est la plus terrible du film et montre que l’homme est constamment délaissé par les cieux et comme le disait Saburo, « l’homme seul est responsable de ses malheurs ».
Une œuvre cinématographique grandiose, nourrie de théâtre, de peinture et de danse. Le film est placé sous un double signe de théâtralité : la tragédie Shakespearienne et le théâtre No ; Libre adaptation du roi Lear, il a la profondeur tragique du premier en épousant souvent la forme du second (mimes, pantomimes). Kurosawa livre également une œuvre picturale, dans la composition des plans, et plus encore dans l’utilisation de la couleur. Quant aux scènes de bataille ou de foule, c’est de la chorégraphie qu’elles relèvent. Et, bien sûr, du cinéma. A cet égard, par son rythme, son alternance de plans généraux splendides et de plans de coupe terribles, la scène centrale de l’attaque du château est véritablement d’anthologie, paradoxalement à la fois d’une extrême violence et d’une extrême beauté. Cette scène marque une coupure dans le film, dont la seconde partie est plus intense et plus puissante que la première. Une seule réserve à ce monument : le manque de retenue dans le traitement du personnage principal, trop grimé, trop « présent » et au jeu démonstratif (le théâtre No…) Simple et symbolique, la dernière scène est elle aussi inoubliable……
Ran magnifique film de Kurosawa qui raconte l'histoire d'un seigneur qui va divisé son héritage pour ses trois fils mais l'héritage va détruire la famille. Tout comme le château de l'araignée Kurosawa retranscrit parfaitement la cupidité humaine et la soif du pouvoir . Au fur et à mesure il y a beaucoup de phrases qui dénonce la véritable nature Humaine [ Spoiler] lors de la mort de Saburo et d'Hidetota [ fin du Spoiler]Les scènes d'actions lors des batailles sont très bien faites et assez réaliste , les acteurs sont à fond dans leurs rôle . Pour beaucoup c'est le meilleur film d'Akira Kurosawa personnellement ce n'est pas mon préféré mais il reste magnifique avec un message fort/puissant toujours d'actualité.
Un des meilleurs films de Akira Kurosawa qui a quant même une technique vraiment remarquable. "Ran" ressemble beaucoup a l'oeuvre de Shakespeare "Le Roi Lear" qui est autant stupéfiant. Le film ressemble beaucoup a une pièce de théâtre. Le réalisateur s'est beaucoup inspiré. avec : Tango dans le film qui représente kent dans le livre Saburo dans l'oeuvre de Kurosawa qui représente Cordélia Le père dan le film qui représente le roi lear. etc... Même la fin est très recopiée du livre. Kurosawa fait parti des meilleurs réalisateurs au monde. Il y a eu vraiment peu de moments du livre qu'on a pas trouvé dans le film. Avant d'avoir vu ce film "le roi Lear" était un de mes livre favoris. Mais là ils sont autants stupéfiants l'un que l'autre. On dit souvent que un film n'arrivera jamais a la cheville d'un livre ce qui est d'ailleurs vrai mais là c'est différent. En plus l'histoire se passe dans des paysages magnifiques. Ce film est absolument extraordinaire je ne mis attendais pas du tout.
L'univers d'Akira Kurosawa est tellement riche que je ne pourrais certainement jamais me faire toute sa filmographie si je veux continuer à m'ouvrir au reste. Les trois films que j'ai sélectionné sont Ran, Kagemusha et Les 7 samouraîs - Ran étant le premier que je regarde, je dois dire que la réalisation est déconcertante tellement tout cela semble facile entre les mains du maître japonais, même les effets sonores relèvent du génie. Je met un bémol car je suis sûr que celui-ci n'est pas son meilleur film mais je le recommande à tout ceux qui veulent aller plus loin dans la découverte ou la culture du cinéma japonais.
Grandiose, magistral, sombre et effroyablement beau, Ran est une uvre merveilleusement mise en scène par le master Kurosawa et incarnée avec brio par Tatsuya Nakadai (lun des meilleurs acteurs du monde ). On peut être déstabilisé par la vivacité des couleurs et le caractère rude des personnages, mais rien que pour ces derniers et le côté flamboyant du film, on se laisse transporter au cur de lhistoire, tant les émotions sont diverses : compassion, rire, larme, étonnement Ran donne un souffle épique, dense et tragique au cinéma asiatique, lun des meilleurs Kurosawa à ce jour.
Dans ce film, il y a un souffle d'intelligence qui vous écrase et un génie artistique qui vous saisit. Pour autant, malgré ces atouts extraordinaires, ce film est décevant ... la métaphore théâtralisée devient hiératique et fige l'action dramatique (notamment lors du dernier tiers du film, où des longueurs s'imposent). Cela dit, je vous invite fortement à voir au moins une fois ce film, car il est rare (très rare), de sentir le frisson du divin. Regardez et vous comprendrez peut-être ce que j'ai ressenti.
Film d'une grande poésie, d'une splendeur visuelle éblouissante, et grandiose peinture de la folie des hommes, dans la guerre et le parricide. La scène de la bataille est peut-être à ranger parmi les plus beaux moments du cinéma.
Plus qu'un film, "Ran" est un véritable voyage dans le Japon du Moyen-âge. Le perfectionnisme de Kurosawa l'a poussé à recréer trois châteaux (dont un qui sera réellement incendié) et à la confection de milliers de costumes et d'armures. Ce projet de folie est un véritable régal pour les yeux. Tatsuya Nakadai (l'interprète d'Hidetora) est tout simple bluffant avec ce maquillage qui souligne la folie dans laquelle il sombre durant tout le film. Il est très intéressant de voir ce grand et puissant seigneur qu'est Hidetora sombrer dans la folie, le rendant aussi inoffensif qu'un enfant. On est surpris d'avoir de la peine pour cet homme qui a pourtant causé la mort de milliers d'hommes... Akira Kurosawa nous peint un film traitant de la folie des hommes, les poussant à s'entretuer perpétuellement par avidité. La performance des acteurs est remarquable et la mise en scène est magistral. Un grand film d'un grand cinéaste.
Grand film japonais magnifiquement interprété ! Tatsuya Nakadai (Hidetora Ichimonji) se démarque des autres grâce à sa prestation époustouflante, il est vraiment très talentueux, je jugerais ce rôle comme un dès meilleurs interprétés de toute l'histoire du cinéma japonais. J'aime beaucoup l'ambiance qui règne, même lors des moments de tensions, c'est très apaisant. Niveau technique, on est plutôt bien servi. Les costumes sont de vrais chefs d'oeuvres (le film a d'ailleurs été récompensé pour cela), le tournage est très professionnel, le casting est excellent... Bref, rien ne fait défaut à "Ran" signé Akira Kurosawa.
"Kurosawa" encore et toujours en très grande forme. Avec "Ran" il nous sert un film tout simplement sublime. Que ce soit par les décors, l'ambiance,les costumes ou les acteurs l'on ne peut pas être déçu. Un film qui restera longtemps gravé dans les mémoire set dans le podium des meilleurs film sur l"EDO". Seul point négatif, un milieu de film plutôt long.
Adaptation libre du "Roi Lear" de Shakespeare, le film est une œuvre brute nous plongeant dans le chaos d'un Japon féodal dévoré par l'ambition, la conspiration et la violence. Visuellement, "Ran" est un beau film avec une utilisation de la couleur qui tient à la fois de l'astuce narrative que de la pure mise en scène. Que ce soit le blanc, le jaune, le rouge ou le bleu, chaque couleur est mise en valeur par une mise en scène toujours aussi magnifique, faites de longs plans soigneusement composés, donnant la part belle au jeu des acteurs. Tous sont d'ailleurs bons, Tatsuya Nakadai dominant l'ensemble en seigneur sombrant dans la folie face à toute cette violence qu'il a engendré. Les scènes de batailles sont réussites, mis à part la principale qui manque d'authenticité. La fin est tragique. En soi, c'est donc une réussite, une grande fresque qui mérite amplement les années de travail que Kurosawa.
Les 40 premières minutes passent assez bien avec la curiosité de découvrir un cinéma et une culture différente, des personnages, des costumes, et un folklore. Mais il y aura un désintérêt progressif si vous n'êtes pas réellement amateur de ce type de film/cinéma.