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Un visiteur
5,0
Publiée le 4 mai 2020
Jean Gabin et Alain Delon, deux monstres du cinéma, une présence énormissime à l'écran dans un film militant, tout simplement fantastique, des dialogues en français pas en charabia, des acteurs qui articulent, une réalisation juste parfaite, merci monsieur José Giovani, les plans sont parfaitement utilisés. Juste merci pour ce merveilleux moment de cinéma....
excellent film poignant, interprétation magistrale de deux montres sacrés du cinéma gabin - delon et la découverte d'un jeune acteur à l'époque bernard giraudeau fils de gabin alias inspecteur cazeneuve grand jeu d'acteur pour michel bouquet également
Un vrai chef d'oeuvre mené par deux grands acteurs. J'ai découvert ce film par ma mère, et il m'a donné des frissons, notamment à la fin que je ne dirai pas, pour pas spoiler. bref un film excellent, à voir absolument.
Merveilleux film, à mon avis le dernier grand rôle de Jean Gabin en éducateur idéaliste et trop juste, faisant trop confiance à la justice. Delon est très bon en taulard réinséré et persécuté par un commissaire enfermé dans ses convictions. Cette histoire qui se termine comme une forme d'injustice à l'égard du personnage de Delon et des utopies de Gabin est un bel argument contre la peine de mort.
Avec Deux hommes dans la ville, José Giovanni signe l’un de ses films les plus personnels et, sans doute, les plus justes. Fidèle à ses thèmes — la rédemption, la justice, la fatalité — Giovanni met de côté les effets tapageurs du polar pour construire un drame humain d’une sobriété remarquable. Sa mise en scène, presque ascétique, laisse toute la place aux acteurs et au poids moral que le récit transporte. Rien n’est démonstratif, rien n’est appuyé : c’est un film qui avance calmement, mais dont chaque scène vous rattrape.
Le duo Delon–Gabin fait évidemment beaucoup. Delon, dans l’un de ses rôles les plus intériorisés, retrouve une gravité qui rappelle Le Samouraï, mais cette fois débarrassée de la pose et centrée sur la fragilité d’un homme qui tente réellement de sortir de l’ombre. Face à lui, Gabin n’essaie jamais d’imposer son aura : il joue avec une douceur presque inattendue, un mélange de droiture et de lassitude qui donne au film une profondeur supplémentaire. Leur duo fonctionne parce qu’il ne cherche pas l’effet : il s’impose naturellement, presque silencieusement.
La musique de Philippe Sarde, discrète mais poignante, renforce cette atmosphère de tension retenue. On peut reprocher au film un certain didactisme — Giovanni ne cache jamais le message qu’il veut transmettre — mais cette franchise, au fond, fait partie de sa force. Deux hommes dans la ville est moins un plaidoyer qu’un constat, et c’est ce qui le rend encore percutant aujourd’hui.
Un film ample mais sans emphase, émouvant sans pathos, dont la dernière ligne droite vous reste longtemps en tête.
Un excellent polar français, une valeur sûre !... Et surtout une dernière scène parfaite, avec un Delon tellement juste que ça en devient insoutenable !! Je suis marquée à vie !
une vulgaire affaire de vol qui se fait suplantée par un affront familial...le tout interprété par des monstres sacrés du ciné français, j'adore...quels talents disparus...
La musique est belle, parfois larmoyante, le film aussi. Quel magnifique plaidoyer, avec Gabin et Delon comme défenseur du droit à l’erreur et surtout à la vie.
Le chef-d'oeuvre qui parle d'un Homme à un Homme... Le film d'un grand amour humain... Je ne peux pas regarder les derniers instants de ce film... La justice, existe-elle?...
C'est un très grand film servi par des acteurs qu'il est inutile de présenter... mais je n'aime pas ce film, je ne supporte pas l'acharnement du "flic", ( un Michel Bouquet bien sûr extraordinaire) sûr un ex taulard qui cherche à se réinsérer... je ne raconte pas la fin au cas où certains ne l'auraient pas encore vu.
« Deux Hommes dans la Ville » réunit une nouvelle fois à l’écran deux monstres sacrés du cinéma Français, Alain Delon et Jean Gabin après les réussites que furent « Mélodie en Sous-Sol » et « Le Clan des Siciliens ». Mais pour cette fois, ils n’incarnent pas des truands montant un casse. Alain Delon reste dans le registre criminel mais plus sur le versant rédemption et réinsertion, soutenu par un éducateur post carcéral, incarné par Jean Gabin. Le film prend alors la forme d’un plaidoyer sur la réinsertion post incarcération et contre la peine de mort. Alain Delon va tenter se de reconstruire après dix années de prison mais sa trajectoire va être bousculé par l’ancien policier qui l’avait fait condamner et le soupçonne de récidiver dans le crime. Le film est porté par la très bonne incarnation de ce duo principal et par son sujet fort, contemporain de sa période de tournage. L’écriture et la narration sont de qualité même si légèrement entachées par quelques longueurs en milieu de métrage avant qu’un événement majeur ne vienne relancer l’intrigue. La fin particulièrement intense pousse le film au bout de son sujet et atteint son objectif :spoiler: celui de faire réfléchir et de se révolter contre la peine capitale.
Un truand en réinsertion est soutenu par un éducateur mais traqué par un policier. Film à connotation sociale plus que policière, avec le duo Delon-Gabin en vedette et de bons seconds rôles (Bouquet, Lanoux, Giraudeau, Depardieu). Giovanni signe là un plaidoyer contre la peine de mort, mais j'ai trouvé que le film était trop manichéen et caricatural.
Gabin et Delon sont énormes dans ce film contre la peine de mort. Ils sont incroyables de justesse et d'émotion. C'est un rôle bouleversant pour Alain Delon. Certainement un de ses meilleurs films.