Avis : Network, main basse sur la télévision - Page 4
Network, main basse sur la télévision
Note moyenne
3,9
1183 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
118 critiques spectateurs
5
22 critiques
4
41 critiques
3
32 critiques
2
15 critiques
1
4 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Kouto
29 abonnés
4 749 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 29 septembre 2025
Ayant une bonne place dans la filmographie très fournie du réalisateur Sidney Lumet « Network » est une satire féroce du monde de la télévision et du pouvoir qu’il engendre, en réduisant tout le système à des chiffres, mesures d’audimat menant à une déshumanisation de cette industrie sacrifiée sur l’autel du capitalisme débridée. Pour autant, le film avec son verbiage incessant, son trait forcé virant vers la caricature de ses personnages sans être drôle pour autant. En effet, oscillant entre le sérieux de sa charge et le second degré qu’il tente d’insuffler, le cinéaste accouche d’un long-métrage foireux, dont le cynisme appuyé lasse rapidement et fait qu’on se désintéresse de l’histoire.
"Network" m'a frappé par sa vision acerbe de la société et des médias. Le film explore brillamment la manière dont l'audience et le spectacle prennent le pas sur l'humain, à travers des personnages comme Howard Beale, dont la folie devient un produit consommable. L’écriture est brillante, avec des dialogues percutants et des performances exceptionnelles, notamment de Peter Finch et Faye Dunaway. Lumet parvient à une critique féroce de la déshumanisation par les médias, anticipant des problématiques toujours actuelles : la quête insatiable d'audience et l'exploitation de l'émotion comme marchandise.
Howard Beale (Peter Finch) est depuis deux décennies le présentateur du JT sur la chaîne UBS. Mais ses audiences en baisse le condamnent, malgré le soutien et l’amitié du rédacteur en chef Max Schumacher (William Holden). Réagissant très mal à la nouvelle, Beale annonce en direct son licenciement et son intention de se suicider. La nouvelle fait bondir les audiences. Diana Christensen (Faye Dunaway), la directrice des programmes, flairant le bon filon, convainc Franck Hackett (Robert Duvall), le président de la chaîne, de confier à Beale une émission où le présentateur, de plus en plus fou, se lance dans des monologues enflammés plébiscités par le public. Mais le succès de son show ne dure pas…
"Network" est un film qui avait marqué son temps.
Il s’attaquait à l’époque à un sujet d’actualité : l’emprise débilitante de la télévision sur le public et les intrigues en sous-main des grands groupes pour en contrôler le contenu. Le temps a montré combien le sujet était important. Mais il en a aussi lentement banalisé l’urgence et modifié l’enjeu : la télévision n’est plus l’instrument de pouvoir monopolistique qu’il était dans les 70ies. Les chaînes se sont multipliées ; les pratiques se sont modifiées et diversifiées avec Internet. Les GAFAM sont devenus plus dangereux que la télé.
Le sujet a donc perdu de son actualité. Et le film a perdu de son intérêt. D’autant que, esthétiquement parlant, il a été tourné à la pire des époques de l’histoire du cinéma : les décors, les costumes, les coiffures, les maquillages, tout y est hideux, qui me rappelle les photos maronnasses de mon enfance en pattes d’eph et pulls en acrylique orange.
"Network" a remporté en son temps un immense succès public et critique.
Nommé dix fois aux Oscars, il en repart avec quatre statuettes, mais n’obtient ni celle du meilleur film (décerné à "Rocky"), ni celle du meilleur réalisateur (John G. Avildsen pour Rocky). En revanche, Peter Finch souffle à Sylvester Stallone la statuette qui lui était promise. Il était pourtant mort le mois d’avant, devenant le premier acteur à recevoir un Oscar à titre posthume (ce fut ensuite le cas du seul Heath Ledger en 2009). Faye Dunaway remporte l’Oscar de la meilleure actrice – après avoir échoué deux fois pour ses rôles dans "Bonnie et Clyde" et dans "Chinatown". Louise Schumacher est rentrée dans les annales pour avoir décroché l’Oscar du meilleur second rôle féminin avec l’apparition la plus courte (cinq minutes et deux secondes)
Tout démarre par un pétage de plomb d'un présentateur à l'antenne. Malgré les réprobations des directeurs d'antenne, ce dernier est parvenu à augmenter le taux d'audience, ce qui signifie d'avantage d'argent pour la chaîne. L'idée de départ est pas mal mais le déroulé est lent et aujourd'hui, le film est obsolète.
Ayant appris son licenciement imminent, un présentateur pète les plombs en direct, et va déclencher une cascade d'événements. Sidney Lumet nous livre ici un portrait au vitriol du monde de la télévision, qui parait pourtant tristement réaliste. Directeur arriviste, manipulations au sein de la chaîne, journalisme-spectacle, voyeurisme, partenariats entre des communistes radicaux et des avocats de la chaîne, populisme alors que les USA sont en crise : tout le monde en prend pour son grade ! Si la mise en scène est un peu trop sage (il y a tout de même quelques très bons passages), la qualité de "Network" vient d'une part d'un scénario pertinent, riche en monologues particulièrement bien écrits, et dont le propos n'est que plus vrai aujourd'hui. D'autre part, les acteurs y sont excellents : William Holden en vieux loup qui prend du recul, Faye Dunaway en productrice trop innovante, Robert Duvall en directeur égocentrique, et Peter Finch, complètement allumé en présentateur devant prédicateur. Du tout bon.
Probablement l'un des meilleurs film des années 70. Scénario excellent, message important et générationnel. A voir absolument au moins une fois dans sa vie.
Peinture au vitriol de la machine télévisuelle, tirant à boulets rouges sur ceux qui la font. Filmé par Sidney Lumet, le sujet est intéressant et toujours d’actualité, la télé-poubelle ayant fait depuis son nid. Le casting est révélé, William Holden en tête. Dommage qu’on frise souvent l’hystérie au niveau des dialogues.
Un film très intelligent et etonnamnent très moderne encore en 2020 (le film Date quand même de 1976!). C'est aussi un des premiers films qui tire à boulet rouge sur la télévision. Peter Finch est extra en gourou fou qui prêche des discours contradictoires et le film montre bien que tout s'achète dans les médias même les consciences. Un peu long malgré tout mais chouette film quand même !
Network, avec son sous-titre Main basse sur la télévision, propose une critique acerbe de ce média ultra-populaire des années 1970, période durant laquelle se déroule le film. Porté par un quatuor d’acteurs remarquable, P. Finch, W. Holden, R. Duvall et F. Dunaway, le long-métrage a certes vieilli sur la forme, mais ses idées restent étonnamment actuelles. Car si les supports évoluent, les mécanismes demeurent. Après la presse écrite, puis la radio et la télévision, c’est désormais un autre type de réseau qui exerce son influence : les réseaux sociaux. Le paysage médiatique change, mais une constante subsiste : la domination de grands groupes économiques. Hier incarnés par les compagnies pétrolières évoquées dans le film, qui elles ont très peu changé, ils ont aujourd’hui été dépassés par les géants des nouvelles technologies et du numérique. Un film intéressant, cruel mais révélateur de nos époques.
Un très bon film sur la dérive de la télévision à sensation . Faye Dunaway incarne talentueuse une journaliste verseuse . Peter Finch interprète un journaliste en perte d'audience .
Network, main basse sur la télévision est un film qui laisse un goût mitigé. Sur le fond, le film est très intéressant car il annonce les prémices de la course à l'audience à tout prix (même si la fin peut laisser assez sceptique sur sa crédibilité) et au spectaculaire qui sera caractéristique de la télévision des temps modernes. De plus, il montre aussi comment un programme peut être utilisé dans un but propagandiste par les dirigeants de la chaine qui le diffuse (de nos jours, on pense rapidement à Fox news). En outre, les personnages bénéficient de grands acteurs au sommet de leur jeu (Faye Dunaway, William Holden, Peter Finch, Robert Duvall...). Toutefois, le film souffre d'un manque de rythme criant qui peut entrainer une certaine forme d'ennui même si certaines passages réussissent à éviter cela en particulier sur la fin spoiler: (les discours de Beale, la séquence entre Beale et le dirigeant de la chaine, les scènes de ménages entre Diana et Max et celle entre Max et Louise, les dernières conférences de presse...) . On peut donc réellement regretter qu'un sujet aussi passionnant soit tellement affaibli par une forme aussi austère (la volonté de réalisme et de se reposer sur de brillantes prestations d'acteurs donne un peu l'impression d'être une excuse pour justifier une sorte de fainéantise technique et un manque de construction scénaristique).
Un film prémonitoire de Sidney Lumet, d’une force saisissante, sur le pouvoir (naissant à l’époque) de la télévision et dont il est stupéfiant de constater qu’il n’a pas pris une ride tant le propos pourrait être identique de nos jours : mondialisation, ultra-libéralisation, puissance des images et des discours, écrasement de l’individu devant les intérêts financiers des grands trusts. À travers l’exploitation d’un présentateur sur le point d’être mis au placard et qui se révèle une mine d’or pour l’audimat, Lumet se livre à une charge en règle contre les institutions de toutes sortes. Au niveau de l’interprétation, si Peter Finch en fait un peu trop dans son rôle d’illuminé, William Holden est excellent dans le seul rôle humain du film alors que Faye Dunaway déploie un charme ravageur qui ira jusqu’au bout de sa folie télévisuelle pour conserver quelques dérisoires parts de marché. La réalisation de Sidney Lumet est comme d’habitude solide et efficace, sans un soupçon de compromis ou de vulgarité. Un très bon spectacle et une grande réflexion.
Network, c’est un peu La Source vive d’Ayn Rand qui rencontrerait l’univers ultra-cynique de la télévision et de ses appuis financiers. Sans Howard Roark, donc, puisque l’individu ne fait plus le poids face à un système qui n’a plus ni principes ni idéologie et peut avaler tout type de contestation avant de le recracher en un format divertissant. La démonstration est magistrale, appuyée sur un scénario implacable, qui ne résiste pas toujours à enchaîner les morceaux de bravoure et d’hystérie (le plus mémorable restera l’incroyable tirade de Ned Beatty) ni à la tentation de la surenchère finale (trop de noirceur tue la vraisemblance à mon avis), mais qui a le mérite de donner à ses personnages de la chair, indépendamment de la charge satirique qu’ils sont censés porter. Le tout parfaitement filmé, interprété, monté et restauré en édition blu-ray.
Un film édifiant sur la force de la télévision et sa transformation en une machine à divertir déshumanisée, au service d’intérêt spéciaux et prête à tout pour conquérir des parts d'audience. Si l'image et la mise en scène ont beaucoup vieilli le message n'a pas pris une ride... "I'm as mad as hell and I'm not going to take this anymore !"
Franchement,ce cinéma de contestation des années 70 me manque terriblement.La satire mordante de Sidney Lumet sur la télévision,et la collusion entre médias/politique/argent,est jubilatoire du début à la fin.Elle se révèle juste,et se démarque par une liberté d'expression qui laisse rêveur.Car il s'agit là de critiquer pleine face ces conglomérats audiovisuels,vampires des points d'audience,dont la seule foi est celle du racolage.Leur moralité s'arrête là où commençe le profit.S'il faut mettre un prédicateur maboul(énorme Peter Finch)en prime time pour faire grimper l'intérêt national,qu'on le fasse!Mais si celui-ci critique le système capitaliste et les pétro-dollars,là rien ne va plus.Ainsi,vogue une chaîne d'information,aux dirigeants aussi volatiles que ses téléspectateurs également pointés du doigt pour leur attirance envers le sensationnel.Dans cette jungle,une programmatrice aux dents qui rayent le parquet,ne peut cacher le vide de son existence frigide(Faye Dunaway,exaltée,oscarisée,magnifique).A l'inverse,un vétéran terre à terre ouvre les yeux sur cette ère moderne de la TV,lui dont la carrière fut bercée d'idéalisme journalistique(William Holden,brillantissime et empli de compassion)."Network" reste remarquablement d'actualité.La TV,on y revient toujours.Ses rouages sont programmés pour influencer quiconque la regarde.Un pamphlet impressionnant,aux dialogues remarquablement écrits et aux performances d'acteur mémorables.Le nec.