Network, main basse sur la télévision
Note moyenne
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119 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 20 février 2011
Sydney Lumet nous avait déjà montrer son génie dans : "Douze hommes en colère" et "Un après-midi de chien" et à travers "Network" on remarque qu'il continue d'oeuvrer la justice des hommes en mettant autant à l’honneur des bandits débutants, des policiers intègres, des psychiatres enquêteurs etc... Cette oeuvre est une très bonne critique plutôt cynique de la société sur le pouvoir et le monde de la télévision. sur le commerce qu'elle génère, où tout doit se réduire à des chiffres, à des taux d'audience, au détriment de l'humain. Les acteurs sont excellents. Mention spéciale à Faye Dunaway dont le personnage interprété est fascinant.
Julien D

1 340 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 août 2012
Ce sommet de l’art de la contestation artistique est sans conteste la plus belle dénonciation de la télévision. Celle-ci est présentée comme une incessante recherche lucrative d'audience pour laquelle les producteurs du petit écran nous soumettent quotidiennement en nous gavant de programmes dont le but avoué est de nous abrutir afin de nous empêcher de réfléchir sur notre situation de dépendance. Sidney Lumet va encore plus loin que dans « Un après-midi de chien » où les médias étaient déjà présentés comme une source de détournement de la réalité, puisqu’il plonge cette fois au sein même des coulisses de la programmation de la chaine CBS où des opportunistes sans scrupules utilisent la contre-culture et le scandale comme de banales marchandises sources de rentabilité. Les personnages sont effrayants de véracité (leurs interprètes obtiendront en tout Trois oscars) et les dialogues atteignent un niveau de subversion hallucinante (le scénariste aussi a eu droit à son oscar).
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 juillet 2014
Ce film est un chef d'oeuvre. Si vous êtes un peu curieux au sujet des phénomènes de société, de la mondialisation, de la dérugulaltion des marchés financiers, de la corporatocracie et de écarts de richesse chaque année plus grands (67 personnes détiennent autant que la moitié de la population mondiale la plus pauvre.. recherchez les articles du Monde) ce film est littéralement prophétique.
Il faut absolument le voir en anglais.
La scène "I want you to get mad" restera à jamais comme l'une des plus belles tirades de l'histoire du cinéma.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 25 février 2016
Network peut se vanter d'avoir d'excellents acteurs, en premier lieu Faye Dunaway (Peter Finch est très bon, mais de là à lui décerner l'oscar du meilleur acteur alors qu'il y a Stallone pour Rocky et De Niro pour Taxi Driver en face... Je suis pas sûr quoi), une bonne réalisation, et surtout un scénario très dense avec un propos riche.... Et c'est aussi son problème : le scénario tente de développer trop de personnages à mon goût, on s'y perd et on ne s'attache pas forcément à ceux-ci, ce qui fait que par moments j'étais moins intéressé par l'histoire.
Ça reste un bon film, mais je m'attendais à mieux.
Serge Riaboukine
Serge Riaboukine

71 abonnés 946 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 août 2009
Le film devrait être distribué à grande échelle. Obligatoire à l'école. Diffusé au moins une fois par an sur chaque chaîne et à heure de grande audience ! Le film n'est pas très bon mais rien que pour la performance de Peter Finch et le DISCOURT du métrage, il FAUT le voir !
Eldacar
Eldacar

64 abonnés 357 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 août 2012
Un film passant le monde de la télévision au vitriol. Dés la première scène, le ton est donné. Dans un bar, Howard Beale, présentateur du journal télévisé viré pour cause de baisse d'audiences, annonce à son ami et collègue Max Schumacher qu'il va se suicider en direct. Ce à quoi l'autre répond qu'il ferait péter l'audimat, et que l'on pourrait en tirer un concept d'émission : « le suicide de la semaine ». Même si les personnages sont visiblement alcoolisés, il est clair qu'ils ne plaisantent qu'à moitié. C'est alors que commence une plongée dans l'univers de la télévision, ou une bande de requins sans scrupules sont prêts à tout pour obtenir de bonnes audiences. Et le personnage qui en est le plus représentatif est celui de la directrice des programmes Diana Christensen, interprétée par la formidable Faye Dunaway. Sans vie privée, sans sentiments, littéralement obsédée par son travail (elle en parle même en plein acte sexuel), elle ne peut même pas prétendre vivre dans la réalité, ayant grandie en regardant la télévision et ne pouvant concevoir sa vie comme autre chose qu'un scénario digne d'une fiction télé. Ne refusant aucune faute de goût et plongeant tête baissée dans un voyeurisme malsain, elle inventera l'émission « L'Heure de Mao Tsé-Tung » ou l'on diffuse de vraies images terroristes ensuite adaptées en fiction. Finançant un groupe extrémiste pour obtenir ses images, la recherche du sensationnel prévaut sur les idées politiques que peuvent véhiculer se genre d'images. De même, Diana et les dirigeants de la chaîne n'auront aucun scrupules à utiliser Howard Beale (brillant Peter Finch) comme un pantin jusqu'à le mener à la folie. Alors qu'il faisait ses adieux aux téléspectateurs, partant dans une diatribe fustigeant le mensonge dans toutes ses formes, l'audimat fit un bon spectaculaire et Howard, revenu en odeur de sainteté auprès de la direction, sera dès lors suivit comme une sorte de prophète par le public. Son journal TV n'aura dès lors plus rien à voir avec de l'information, devenant un véritable show médiatique avec oracles et diseuses de bonnes aventures en vedettes. Mais tout à une fin car le public finira évidemment par se lasser d'Howard et de ses idées noires qu'il prêche à tout bout de champ. spoiler: La fin, terrible, verra Howard tué en direct (sur ordre de la direction), la caméra faisant un gros plan sur son cadavre avec en voix-off « C'était l'histoire d'Howard Beale, le 1er homme tué parce que son audimat était médiocre ».
Glaçant.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 31 août 2012
Sidney Lumet s'attaque ici au monde de la télévision (après la justice, l'armée, ...). Regard très acide et intelligent, des dialogues souvent hallucinants. Un casting impressionnant, un film sans pitié mais tellement juste.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 avril 2008
Prodigieux !!! Ce film n’a pas pris une ride, la société qu’il dépeint n’est pas très différente de celle que nous connaissons avec la soumission des médias à la logique de la rentabilité au détriment de la qualité, mais aussi au public qui loin d’être docile exige de la merde. L’abrutissement des spectateurs devant la médiocrité des programmes est ici galvanisé par une double révolution, d’une part le concept d’une série basé sur des vidéos tournés par un groupe terroriste en action, carrément commandités par la chaîne pour satisfaire l’appétit pour le sensationnel et le fait divers morbide des spectateurs, et d’autre part un journal télévisé détourné de sa mission d’information pour mettre un scène les élucubrations d’un prophète à moitié cinglé, qui tout en dénonçant le système, finit par oublier que son émission y participe en vendant à ses spectateurs la « cosmologie corporatiste » d’un dirigeant mégalomane. On est d’abord sceptique sur l’embryon l’histoire d’amour et qui vient se greffer là-dessus avant de comprendre qu’il s’agit d’une sorte de personnification de la télévision, un feuilleton prévisible sans âme. Le film est servi par des acteurs brillants, et des répliques qui tapent dans le mille à chaque fois jusqu’au final effrayant où toutes les intrigues se rejoignent dans une attaque en règle d’un système perverti.
BlindTheseus

347 abonnés 2 566 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 février 2008
Comme disait ce journaliste-chroniqueur du début du siècle, s’il ne faut « accepter que les louanges » dans la vie en général si l’on veut accepter toute grâce; on se retrouve toujours dans les ( bons ) classiques, et il est certain que la teneur très actuel de l’histoire de ce pauvre animateur télé jonglant avec ces médias autour capables de faire & défaire la vie de tant de gens à leur gré et à l’insu de tous n’a pas pris une ride .
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 10 juillet 2024
Culte de la personnalité et course à l'audience. Vers quelles tendances sombrent les médias ? Beaucoup de contenus télévisuels sont, encore aujourd’hui, consommés non pour ce qu'ils disent, mais pour les personnes qui y figurent, ou les bouffonneries auxquelles elles s'adonnent.

Paddy Chayefsky pousse peut-être un peu loin les curseurs de sa satire, mais il éveille les consciences sur les dérives, déjà en marche, des médias qui n'ont qu'une envie : nous maintenir le plus longtemps devant leur programme.

Néanmoins, Chayefsky occulte l'omniprésence des publicités, et la pression des classes dominantes sur le contenu éditorial. Difficile de produire un contenu anti-capitaliste, par exemple, lorsque celui-ci est diffusé sur une chaîne détenue par un milliardaire…

Dommage aussi que le film s'encombre d'une amourette inutile.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 21 août 2012
Un an après Dog Day Afternoon où Sidney Lumet émet une vive critique sur, entre autres, l’exposition médiatique, le réalisateur Américain décide de replonger dans l’univers impitoyable des médias à travers son film Network remportant au passage 4 Oscars dont celui du meilleur acteur pour Peter Finch et également celui de la meilleure actrice pour Faye Dunaway.

« I’m going to blow my brains out, right on this program, a week from today. »
Ce sont par ces mots qu’Howard Beale, licencié de son poste d’animateur, annonce son suicide en direct à la télévision. Une nouvelle à l’effet d’une bombe pour le microcosme médiatique.
Sidney Lumet dépeint admirablement la télévision telle où l’Homme a réussi à l’élevé : cruelle et éphémère. Fournissant une diatribe singulière sur la contre-culture qu’offre la sphère médiatique, le réalisateur, de par sa mise en scène efficace et des acteurs auréolés par des prestations magnifiques, montre du doigt la folie humaine à la course à l’audimat, à l’audience, au péril de tout ce qu’il doit normalement exister chez l’être humain.
Plus le film passe, plus le décor devient lugubre à l’image des protagonistes sombrant petit à petit dans la folie.
Peut-être un tantinet explicite où on regrettera les tirades qui guident trop le spectateur, Network ne souffre pour autant d’aucune baisse de rythme et offre au spectateur une belle leçon de cinéma.

Au final Network est un film vrai, juste, montrant l’emprise effroyable des médias sur les Hommes et son environnement. Peut-être un peu trop explicite, Network est néanmoins un film criant de vérité sur la télévision-spectacle d’aujourd’hui et tout l’honneur doit être donné à Sidney Lumet, véritable visionnaire en son temps…
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 24 octobre 2010
Les plus grandes limites sont celles de notre esprit, et comme tout le monde sait si de nos jours 2 ou 3 trusts règnent sur les médias publiques et privés ou par incidence sur la mentalité de la ménagère moyenne -qui d'ailleurs les entretient, pouvant de fait faire ou défaire n'importe quelle réputation, du moins superficielle, voilà une intéressante fiction sur les jeux de pouvoirs et ses luttes intestines ou quand les plus cyniques gagnent tandis que les plus talentueux doivent seulement subir. Encore davantage actuel avec l'arrivée de l'informatique.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 juin 2007
Superbe réflexion sur le pouvoir et la médiatisation de l'information, "Network", tourné il y a 30 ans, s'est révélé prophétique. Mise en scène solide de Sydney Lumet, casting parfait où chaque acteur principal trouve là un de ses meilleurs rôles, scénario d'une grane richesse, le film est à juste titre devenu un classique du cinéma américain.
LucienLaurent
LucienLaurent

8 abonnés 392 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 mars 2012
Intéressante satire du milieu de la télévision, "Network" vaut surtout pour la performance de ses acteurs, Peter Finch en tête. S'il fallait faire des reproches, on pourrait lui reprocher de manquer un petit peu de rythme, mais ce n'est en l’occurrence pas rédhibitoire.
JFDD
JFDD

6 abonnés 108 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 septembre 2012
Sous forme de pensum bavard, Sidney Lumet caricature le monde de la télévision. Si le fond est juste et plutôt intéressant, il est également complexe et lourd. Les dialogues sont écrits avec justesses, mais écœurant sur la longueur, tant ils s'encombrent de détails inutiles et de jargon professionnel. La réalisation elle-même est sans grand intérêt et molle, voir sans inspiration. Un Lumet moyen.
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