Une farce grandeur nature totalement improbable mais jouissive à suivre. Michel Serrault est exceptionnel et le méchant (doublé par Alain Dorval) est au même niveau.
Le Coucou, c'est le surnom d'un braqueur de banques en fuite qui prend en otage chez elle la famille de Léon, coiffeur français installé à Rome, lequel profite de la situation pour s'émanciper et affirmer son autorité sur sa famille. Qu'est donc allé faire Michel Serrault dans cette comédie vulgaire et laide à laquelle, par ailleurs, la participation de Michel Audiard n'est d'aucun secours (on ne reconnait absolument pas son style)? La relation spoiler: bientôt complice entre Léon et le gangster, plus bête que méchant, et ses démêlés avec les horribles mégères qui composent sa famille, procèdent d'un esprit comique grossier, à la limite du supportable. Le tout filmé n'importe comment par le dénommé Francesco Massaro. On est ici dans la série Z italienne jusqu'au cou. Michel Serrault a beau s'exercer épisodiquement, suivant une idée du scénario, à sonspoiler: rôle d'homosexuel -l'a-t-on engagé juste pour cela?- déjà éprouvé dans "La cage aux folles", il ne parvient pas à sauver cette sinistre farce. Ce n'est pas tant le sujet, d'ailleurs, qui est mauvais que le traitement qu'en font les scénaristes.
une comédie franco italienne on se dit que ça peut être intéressant hélas on est déjà en 80 et le cinéma italien n'est déjà plus que l'ombre de lui même en plus Serrault reprend en première partie son personnage de la cage aux folles dans ça pire configuration, on n'est pas gaté.
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3,0
Publiée le 20 août 2020
Oublions le premier quart d'heure catastrophique qui tombe dans le ridicule le plus insignifiant où l'on voit Michel Serrault en fausse « Zaza » dans un salon de coiffure à Rome pour se plonger rapidement dans cette coproduction franco italienne dèsopilante de Francesco Massaro. "Il Lupo e l'agnello" ("Le loup et l'agneau" en français) prend son envol quand le « Coucou » alias Tomàs Milian entre dans l'histoire! Un sobriquet en hommage à Jack Nicholson dans "One Flew Over the Cuckoo's Nest" que ce braqueur de banques en cavale a vu 36 fois! On salue l'exploit! Entre un gigantesque plat de tortiglionis au beurre, à la sauce tomate et au parmesan (d'origine italienne, j'en ai jamais vu d'aussi ènorme que celui-ci) et une chasse aux milions à l'intèrieur d'une maison, les rèpliques saignantes de Milian (« Ecoute macro conasse ») fusent sur un rythme endiablè! Et par moments le film de Massaro est franchement drôle, reposant uniquement sur ses deux personnages que tout oppose et que les deux acteurs animent avec leur zèle habituel (surtout Serrault). La voix d'Alain Dorval (surtout connu pour être la voix française de Stallone) fait des merveilles et colle parfaitement à l'allure de cet attachant « coucou » (barbe, bonnet rasta, avec les yeux plus grands que son ventre). Le point fort du mètrage, ce sont avant tout les outrances verbales mais par pitiè ne vous fiez pas aux premières minutes du film...
Tomas Milian et Michel Serrault au sommet de leur art, débitant les dialogues débiles d'un Michel Audiart italophone... Du grand cinéma italien, à voir en VO. Da morire, propio.
Typique du cinéma italien des années 70. Un must pour les adeptes de cette époque. Outrances verbales, énervements, paniques, gros mots... tout y est. J'adore, vivement un DVD en français.