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Karussell
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2,5
Publiée le 6 octobre 2009
On comprend très rapidement que le scénario est volontairement construit autour, voire même pour Jean Gabin. Ce dernier est assez irrésistible et plutôt crédible en bonimenteur de haut vol, entouré d’une impressionnante cour de pigeons, dans un milieu qu’en plus il affectionne : les champs de courses. Epaulé par les traditionnels seconds rôles (Lefebvre, Frankeur), dans une atmosphère par moments des plus romantiques, c’est même tout le film qui repose sur ses épaules. Dommage donc que la rencontre avec de Funès soit courte et escamotée : l’unique numéro de ce dernier reste un grand moment qu’on aurait aimé voir répété.
Le film semble faire un clin d'œil aux mathématiques. Le commandant ne laisse rien au hasard, il fait miser systématiquement sur chacun des cheveux d'une course , un cheval par joueur. Il est sûr que l'un des joueurs aura trouvé le cheval gagnant. Il est sûr également que tous les autres joueurs seront mécontents et vont lui en vouloir... Paradoxalement grâce au baratin et à sa prestance il conservera le respect de ses "pigeons". Coté pigeon le "corniaud" constituera un volatil de taille !!! Curieusement il emploiera la méthode de Brodewski (sans doute fantaisiste) pour gagner à la roulette , mais c'est visiblement le hasard qui viendra à son secours. Quand à sa nièce, si elle étudie le calcul intégral ce n'est probablement pas pour faire une turfiste émérite.
Malgré son bon goût d'autrefois, le film tourne un peu en rond avant l'arrivée du personnage de Louis de Funès dans le scénario. Dès lors on s'amuse beaucoup, même si les situations sont un peu téléphonées. A voir pour le côté "cinéma de papa".
Jean Gabin est absolument antipathique dans son rôle de parieur-magouilleur. Le film est de plus assez lent, assez répétitif et Louis de Funès n'a pas même 10 minutes à l'écran. Je ne suis pourtant pas un grand amateur, mais Jean Gabin est si bougon dans ce film que les extravagances de de Funès sont très rafraichissantes. Vraiment pas terrible.
Un casting plus que correct (bien que De Funès en fasse beaucoup trop, heureusement il n'est à l'écran qu'une quinzaine de minutes, ce qui est bien assez pour faire le tour de ses mimiques). Gabin relève les gants avec brio et devient le Commandant, escroc de haut vol. Des scènes beaucoup trop longues et par conséquent ennuyeuses ternissent l'image du film.
Cela oscille entre tuyaux et paris hippiques. Jean Gabin joue, une fois encore, le parfait gentleman, même lorsque ses propos sont colériques. spoiler: Il va se charger d'escroquer Louis de Funès de 100 000 francs en pariant pour lui dans une course à plus de 10 contre 1. L'on peut voir dans ce film nombre de fluctuation du portefeuille de Jean Gabin et beaucoup de jeux de paris et petites arnaques du même personnage. Ce n'est pas une vraie comédie à mon goût. Plutôt quelques coups d'escroquerie de champ de course avec Jean Lefebvre en acolyte de Jean Gabin et Louis de Funès comme pigeon. J'aime bien la façon qu'a Jean Gabin, le commandant, de se sortir des mauvais pas dans lesquels il se fourre avec ses tuyaux et ses paris.
Je qualifierai ce film de comédie à la grand papa. Au niveau technique que ça soit de la mise en scène, le la musique (qui finit par être irritable tellement elle est répétitive), du montage, c’est quasiment le néant. En revanche les dialogues d’Audiard avec la gouaille de Jean Gabin ça fonctionne toujours à merveille aujourd’hui, avec en plus l’univers des courses hippiques qui convient parfaitement au mélange des genres aristocratique du personnage de Gabin avec la verve populaire des dialogues d’Audiard. Pour accompagner ceci on a une apparition de De Funès égal à lui même, et on a même un Jean Lefebvre dans un de ses meilleurs seconds rôles. Bref c’est une comédie sans artifice mais qui n’oublie pas l’essentiel: être amusante.
"Le Gentleman d'Epsom" , un classique du cinéma français de 1962 réalisé par le grand Gilles Grangier. Gabin à la distribution, De Funés encore, à l'époque', cantonné à des rôles de second plan, Jean Lefebvre, Paul Frankeur... Des dialogues magnifiques écrit par Michel Audiard. Gabin joue ici un personnage assez touchant, par devant la faconde, la classe et le prestige, par derrière une vie pathétique d'escroc des champs de courses courant après ces dettes. Un scénario d'Albert Simonin bien construit. Un petit retour dans la France uniforme patriarcale et bon enfant du début des années 60. Un bon vieux classique en noir et blanc à revoir.
C'est une superbe histoire sur les mondes des courses équestres et de l'arnaque (ce qui en soit, frôle le pléonasme). La qualité du film repose essentiellement sur son tournage en noir et blanc (alors qu'en 1962 la couleur existait), et les dialogues d'Audiard. En outre, la prestation de Jean Gabin est exceptionelle : Ancien officier, ancien gigolo, fanatique de courses hippiques, l'homme désormais mur conserve allure, prestance et l'esprit acéré pour plumer la volaille. Laquelle ne se fait pas prier, avec mains moites, voix mielleuses, regards torves, etc... Une légende existe à propos de ce film (qui réunit pour la première fois Jean Gabin et Louis de Funes) selon laquelle les deux acteurs ne pouvaient pas s'encadrer mutuellement. Cette légende est exacte concernant l'apparition au generique des deux comédiens, ainsi que leurs rôles prédominants ou dominés (En effet de Funes n'apparait que dans la dernière demie-heure, comme faire-valoir). Un autre différent concerne les convictions personelles des deux comédiens quant à la considération du rôle de comique : Gabin considère le cinéma comme un job presque ordinaire, réfute son propre talent ainsi que son aspect éventuellement comique, tandis que de Funes n'imagine le cinéma que comme une opportunité, s'efforce de jouer ou surjouer le clown, ce qui lui ouvrira plus tard la porte de la série des "Gendarmes". Cependant, le cinéphile averti ne s'y trompera pas : Si les deux hommes sont excellents, Gabin avait fait ses preuves depuis longtemps dans divers registres aupres de comediennes talentueuses (Quai des Brumes avec Michelle Morgan "T'as d'beaux yeux tu sais?") tandis que de Funes fourbissait encore ses armes, après de longues années de vache maigre. Et bienheureux qu'un producteur se soit penché sur son eventuelle destinée...
Film plaisant avec Gabin sur fond de paris hippiques. Sympa pour les amateurs du genre, pour ceux qui ne sont pas amateurs de jeux d'argent, vous risquez de vous ennuyer ferme. De Funes tient un rôle mineur. Un bon moment, sans plus.
Si cette comédie, très inégale dans son scénario, n'est pas exempte de nombreuses longueurs, elle vaut surtout pour la prestation de Jean Gabin, délicieux dans un rôle d'aristo ruiné passé maître dans les arnaques hippiques. Une mention aussi à Louis de Funès et Jean Lefebvre, excellents dans des seconds rôles, et à la musique prenante signée Michel Legrand.
Le Gentleman d'Epsom ou les tribulations d'un escroc aux bonnes manières. Jean Gabin y tient le rôle phare mais est un peu seul. Il fait du Gabin, porte le film, râle, sans personne pour lui donner la réplique à sa hauteur. Contrairement à ce que l'affiche du film peut laisser penser, Louis de Funès n'a qu'un petit rôle. Certes, ce rôle dynamise le film, mais un peu tardivement. Il ne permet qu'un bref échange avec le personnage de Gabin, sans toutefois réitérer la performance de la première rencontre des deux acteurs dans la Traversée de Paris ou former le grand duo du Tatoué (1968). Pour résumer, un film qui n'est pas ennuyeux, mais qui n'est pas non plus un film à voir absolument. A regarder pour voir Jean Gabin ou pour passer le temps.