701 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
51 critiques spectateurs
5
6 critiques
4
11 critiques
3
25 critiques
2
6 critiques
1
2 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Andrew Person
4 abonnés
107 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 9 novembre 2022
Un film si doux, que l'on ne peut pas être dur envers lui. Le parallèle entre le jeu et leur amour est un mignon hymne à l'amour, qui prévaut sur le rapport de domination et la cupidité, comportements intrinsèques aux relations humaines. C'est d'ailleurs là toute la grandeur du propos, ou du moins son ambition. Il faut reconnaître malgré tout que le film se laisse aller de temps en temps à une légèreté narrative qui laisse flotter le thème en surface et ne nous fait pas ressentir la puissance des personnages. Ceci dit, il faut bien avouer également, que lorsque l'on est amoureux, on est un peu niais. Mais c'est dommage, à mon sens, que le point de vue qui soit niais, en plus des personnages.
En revanche il faut bien admettre que déguiser Jeanne Moreau en Marilyne Monroe ne suffit pas à lui donner son éclat. Ce n'est pas son dégoût, sa froideur et sa colère dont le rôle avait besoin. Catherine Deneuve aurait été sans doute parfaite..
Un bon film mais bien en deçà de ce que fera Demy par la suite. La musique de Michel Legrand est somptueuse comme toujours. Le scénario est bien mais la fin trop facile.
Un jeune employé de banque tombe dans l'addiction aux jeux. En visite à Nice, il rencontre au casino Jackie, une accroc très expérimentée. Le début d'une histoire tumultueuse. "La Baie des Anges" avait sans doute à sa sortie l'originalité de traiter frontalement l'addiction aux jeux d'argents. Les hauts et les bas spectaculaires, la précarité, la vie sans lendemain, les mensonges, les supplications aux proches, l'adrénaline, la notion illusoire de chance... Le tout joliment filmé par Jacques Demy. Néanmoins je n'ai pas été entièrement emballé. La faute, d'une part à une intrigue (très) répétitive. Il n'y aura pas vraiment d'intrigue de fond si ce n'est ce couple qui enchaîne les montagnes russes au casino. D'autre part, les deux protagonistes me laissent de marbre. Un jeune banquier qui vacille dans le jeu en quelques heures à cause d'un collègue peu scrupuleux. Et cette ex-épouse de riche à l'allure vulgaire et à la personnalité des plus toxiques. Un couple auto-destructeur, qui fera surtout des mauvais choix. Cela reste une descente aux enfers cruelle, mais pas assez poignante à mon goût.
Baignant dans un blanc immaculé, La Baie des Anges est un film d'une beauté photographique incomparable. Pour le reste, il a énormément vieilli : la baffe monumentale du beau gosse à Jeanne Moreau en fait un salaud discrédité pour le reste du film et rend le "happy end" mièvre final voulu en fin angoissante pour la jeune femme. L'abondance de scènes de casino est également bien trop ennuyeuse.
La Baie des Anges, est un drame linéaire et finalement assez prévisible visant à dénoncer les dangers du jeu. Il est donc question d'ascension et de chute. A noter la superbe BO de Michel Legrand.
Bon film et un des premiers a parlé de l'univers des flambeurs. L'histoire d'amour est très romantique, les images d'un noir et blanc contrasté jolies. Malheureusement, le scénario n'a rien d'extraordinaire.
Le scénario est assez linéaire, pauvre et répétitif, notamment les scènes de casino. Quant à la peinture du "démon du jeu"; cela manque d'originalité, même en 1962. Le film aurait donc assez peu d'intérêt sans le personnage assez extraordinaire de femme perdue, malade du jeu et bientôt décavée que compose Jeanne Moreau. En revanche, on a un peu de mal à comprendre la psychologie de son partenaire et son attachement à une malade qui manque vraiment de séduction...
Cette "Baie des anges" n'a à vrai dire rien d'un grand film, et il pourrait même être qualifié de Demy mineur. La mise en scène est très fluide, la descente due à la drogue qu'est le jeu est bien retranscrite, les acteurs sont tous très bons, la musique est mignonne, les dialogues pour la plupart sont pertinents... Mais finalement, le film ne se résume toujours qu'à la même séquence répétitive: ils gagnent de l'argent, ils rejouent, ils perdent, ils revendent des trucs, ils rejouent, ils regagnent, et ainsi de suite. C'est bien dommage, d'autant que la conclusion est un peu rapide, comme si bizarrement on aurait pu se passer de la demi-heure de fin. Mais quelque part, j'ai vraiment aimé ce film. La musique, les paysages, les années soixante, l'insouciance... Un film pas forcément brillant, mais pas déplaisant pour autant, car à la fois frais et touchant, et caractéristique d'une époque.
Que reste-t-il de "La baie des anges" plus de 60 ans après sa sortie ? La liberté, l'audace, la fièvre, l'amour, la démesure, l'impertinence, un premier travelling magnifique, une mise en scène d'une folle élégance et une comédienne au sommet de son art et de sa beauté, magnifiée par les parures de Cardin. Une oeuvre courte et somptueuse de Demy.
Film qui ne m'avait guère emballé il y a des années, et que la sortie d'une superbe version restaurée permet de reconsidérer. Entre autres, la surprise est de trouver Claude Mann excellent, bien meilleur que le souvenir laissé, et sa fascination pour la Marilyn des casinos surjouée par J. Moreau émouvante et compréhensible. La dernière scène peut laisser perplexe...Fut-elle imposée par les producteurs?
Un film sur un univers du jeu, en l’occurrence celui de la roulette en casino, et sur l’addiction au jeu. Si Jackie apparaît immédiatement comme intoxiquée de longue date, la chute de Jean semble aussi rapide que conventionnelle (le débutant qui gagne au début et se fait piéger). Le film consiste essentiellement en une succession de scènes répétitives, alternant celles de jeu en salle, et celles de pauses qui débouchent systématiquement sur le retour des pulsions qui y ramènent les personnages. La scène finale est une bonne idée, mais qui ne marche pas : il aurait fallu pour cela que le cinéaste nous y prépare, en mettant plus en concurrence la naissance d’un amour et l’addiction destructrice ; elle tombe ici comme un cheveu sur la soupe.
Jacques Demy nous invite au pays du vice du jeu, en se servant d’un jeune homme dans le besoin qui découvre, explore et se fait envoûter dans ce qui vacille entre passion et addiction. Tant dans les ambiances fiévreuses des casinos de la Baie des Anges de Nice que dans sa relation amoureuse et soudaine avec une fascinante habituée, l’analogie avec une toxicomanie est partout. Effrayés d’une vie sans risque ni surprise ni émotions fortes, notre couple nous embarque dans leurs tribulations improvisées, capable de jouer leur va-tout à chaque instant, juste pour vibrer, se payer le luxe de la désinvolture absolue, jonglant entre la belle vie facile et opulente et le dépouillement endetté bien moins illusoire, baladés avec et malgré eux entre soudaineté et chronicité, entre euphories et perditions. Jouant leur vie au-dessus du hasard, pariant à la roulette leur bon sens, leurs réalités, leurs vertus, famille et même l’enfant de la nana, ce film de 1962 reste paradoxalement un cri d’alarme face à l’avilissement jouissif de cet état fiévreux, de cette obsession de gagner, cette jubilation du pari, de l’insolence et de la valse de la chance.
Pour son deuxième long-métrage, sorti en 1963, Jacques Demy nous plonge dans l’univers des casinos et des jeux de roulette. Claude Mann interprète sobrement un jeune homme épris de liberté qui souhaite briser le conformisme de sa vie. Arrivé à Nice, il rencontre une femme d’âge mûr dont l’addiction pour les jeux d’argent ne connaît aucune limite. Le scénario assez répétitif décrit bien la dualité de ces passions comportementales (amour et jeu) avec une Jeanne Moreau, qui bien que déjà fanée malgré ses 35 ans, reste vraiment éblouissante. Bref, un film simple mais efficace.
Second long-métrage de Jacques Demy après l’excellent LOLA. Celui-ci était beaucoup moins fascinant à suivre car bien trop simpliste et répétitif. Voir ce duo, qui fonctionne certes à merveille, sans cesse répéter les mêmes mauvaises décisions était quelque peu usant. Cela ne raconte pas grand chose de passionnant mais la forme rattrape le tout. Je vais me souvenir de beaucoup de plans magnifiques et de certaines séquences tout de même, plus puissantes que les autres. Et Jeanne Moreau est tellement géniale qu’elle éclipse pas mal son partenaire malheureusement. Le côté montagnes russes émotionnelles fonctionne bien mais aurait pu être bien meilleur avec plus de subtilité et de profondeur dans les intentions narratives. 14/20
3ème long métrage de Jacques Demy avant les Parapluies de Cherbourg, ce film aux relents Nouvelle Vague commence par un superbe travelling arrière sur la Promenade des Anglais accompagné de la belle musique de Michel Legrand. Le thème est la passion du jeu (et non l’argent) qui n’arrivera pourtant pas à vaincre une improbable histoire d’amour excellemment (insolemment?) interprétée par Jeanne Moreau. Une intrusion intéressante dans le monde des joueurs et des casinos.