Film raté. Aucune perspective d'ensemble, aucune direction donnée à ce qui aurait pu être une oeuvre originale mais qui n'apparaît en fin de compte que comme un objet marketing affligeant, aucune prise de risque, mais au contraire un ramassis mal monté, de bric et de broc, du pire et du meilleur. Le pire: G. Chadha et ses "Quais de Seine" affligeant de bêtise, mal joué et au discours louche. "Porte de Choisy" de C. Doyle, incompréhensible et risible. Pas mal:"Parc Monceau" d'A. Cuaron, bon scénar et filmé avec intelligence, "Quartier des Enfants Rouges" d'O. Assayas, pour Maggie Gyllenhaal en fumeuse de pétard laissée en plan par un petit dealer. Le meilleur: "Loin du 16e" de W. Salles et D. Thomas, poignant et épuré. "Place des Fêtes" d'O. Schmitz, beaux gros plans émouvants, acteurs vrais. Le reste, c'est ni affreux ni génial, il y en a pour tous les goûts, vampires, cow boys, mimes, putes, oscar wilde...à vouloir proposer de s'exprimer à tant de réalisateurs, ça n'exprime finalement plus rien. Dommage.
Un joli film, charmant, dont on sort avec la joie au coeur... et surtout l'envie qu'il continue. Certes, tous les courts-métrages ne sont pas de la même qualité, mais l'ensemble est très cohérent, et de fort bonne facture. J'ai particulièrement apprécié le très émouvant court de Sylvain Chomet, avec Yolande Moreau, ainsi que l'humour des frères Cohen (Steve Buscemi dans le métro parisien). Ce film montre qu'un court-métrage peut se révéler aussi passionnant ou attachant q'un long...
L'idée d'avoir plusieurs petites histoires est sympathique. Evidemment, certaines histoires sont plus intéressantes que d'autres. Par contre, j'ai trouvé le film un peu trop long, justement parce que le fait de devoir entrer à chaque fois dans une nouvelle histoire "fatigue" à la longue.
Difficile de critiquer ce film qui est en fait constitué d'une quinzaine de courts métrages. C'est donc plus le concept que je trouve formidable, alternant des court métrages qui mélangent les styles, les acteurs, et les origines en gardant un thème commun : l'amour à Paris. Personnellement j'ai tout de même des préférences, notamment le court des frères Coen avec un Steve Buscemi formidable en touriste découvrant la vie du métro, mais aussi bravo à Sylvain Chomet avec sa comédie burlesque dont on reconnait le style, mais aussi félicitations au film de vampire avec Elijah Wood et au court avec Natalie Portman. Dans l'ensemble de très bons films, malgré quelques-uns qui sont lourds, mais heureusement que dans ce cas, on passe vite au suivant. Un concept intéressant et à exploiter pour de futurs films.
Film collectif (pas moins de dix-huit réalisateurs pour autant de courts métrages), contrasté et pourtant affichant une belle unité, cet essai de réunion de talents autour d'un même thème, la rencontre amoureuse, dans un même décor, Paris, est très plaisant. Les défauts et qualités inhérents à ce genre d'entreprise sont bien présents, avec du côté des faiblesses un manque de personnalité de certains courts qui du coup ont tendance à se faire oublier au final; et du côté des points forts, une unité dans la volonté de raconter dans un minimum de temps une histoire, si minime soit-elle. Chacun y trouvera des petites perles, des sources d'ennui ou d'incompréhension, des beaux instants d'émotion. Chacun citera ses préférés, il y a le choix dans cet ensemble qui passe d'un cinéma étudié, très formel, à une narration beaucoup plus libre. Aucun n'est à jeter, il semble que tous aient joué le jeu et la différence des styles est séduisante. Beau projet, belle réalisation.
Je met 0 étoiles car j'ai été trés déçu! Vu les critiques que et le bien que j'en avais entendu j'avais hate d'aller le voir j'y suis allé pendant le fete du ciné mais franchement j'ai trouvé ça pas terrible, j'aurai du utiliser cette séance pour voir autre chose. Les moments que j'ai préféré sont ceux où Paris est filmé et où on se rend compte que c'est un ville magnifique. J'aurai pu mettre 1 étoile mais je suis vraiment trop déçue!
Une idée de départ géniale, des contraintes qui finalement ne permettent qu'une plus grande créativité, des réalisateurs et des acteurs de qualité en font un ovni cinématographique on ne peut plus agréable à regarder. Les courts-métrages ne sont pas de qualité égale, mais offre une belle carte postale de paris. Son seul défaut : on ne voit pas les parisiens. Mention spéciale à : parc monceau, le 14ème, Montmartre et Pigalle
Patchwork de 18 courts-métrages sur différents quartiers de Paris, voilà un pari odacieux. Bien que les petits films soient de style totalement différents, subtilement intégrés grace à des plans de la ville lumière et dans un ordre judicieux, Paris je t'aime est au final une oeuvre complète, et surtout un hymne à la romance et à la mélancolie. Bien sûr certains films tirent leur épingle du jeu: Richard LaGravenese nous offre Fanny Ardant et Bob Hoskins, savoureux à Pigalle, Natalie Portman et Melchior Beslon sous la caméra de Tom Tykwer font vivre un moment de toute beauté. Les frères Coen s'en donnent à coeur joie tandis que Nabuhiro Suwa grâce à Juliette Binoche touche avec son histoire et Olivier Schmitz nous émeut également. Reste le quartier latin de Gérard Depardieu qui filme Ben Gazzara et Gena Rowlands avec malice et nostalgie, le film hommage aux vampires de Vincenso Natali et enfin le superbe final signé Alexander Payne, beau et émouvant. Au final, on est empreint des émotions de tous les courts-métrages et l'on ressort profondément touché par ces petits moments de grâce.
Film composé d'une multitude de cours métrage de différents réalisateurs, de différents styles sur des quartiers différent de Paris. Ensemble réussi, on est transporté d'une histoire d'un quartier, a une autre et le tout forme un bloc cohérent.
Un patchwork de d'histoires courtes me laissait un peu septique au départ et finallement ça fonctionne asssez bien. Bien sur toutes ne sont pas de la meme qualité et si certaines m'ont laissé sur ma faim, il y a aussi de vrai petit bijoux. On aurait envie de composer son propre menu avec ses morceaux préféres...Au final, un bon moment.
Un film carte-postale pour un public en manque d'Amélie Poulain, c'est effectivement ce qu'est Paris je t'aime, une opération commerciale aux ambitions un peu vaine et au goût plutôt fade. Néanmoins, malgrés le mercantilisme et la niaiserie du produit, cinq courts sont extraordinaires et valent franchement le détour (Coen, Natali, Tykwer, Suma et Chomet ont visés juste et fort !). Mais 5 bombes à coté de 13 étrons c'est quand même un peu léger pour relever l'ensemble...