Un film d’horreur bien classique qui, s’il n’est pas si terrifiant, réussit néanmoins son effet et en profite pour dénoncer l’industrie du jouet américain (non mais sans déc’, cette licence « Braves Gars » est démoniaque à elle seule : poupée, émission télé, pub intempestive, boîte à jouer, céréales, fringues et même chaussures ! c’est encore plus terrifiant que le film lui-même). Bon, l’histoire utilise les ressorts classiques du film d’horreur, y incorporant le potentiel de la tradition vaudou (même si à mon avis, c’est bien sous-exploité). Un peu simple parfois au niveau de l’histoire et un peu lourd au début. La fin, quant à elle, se montre un poil trop poussive, même si elle tient ses promesses. Le casting est globalement moyen, mais il est relevé par, une fois n’est pas coutume, le petit garçon joué par Alex Vincent. Pas extraordinaire, je le conçois, mais la scène dans sa chambre de l’hôpital psychiatrique est juste bluffante… On en vient à se demander ce que le réal a bien pu pouvoir lui dire pour obtenir une telle réaction 100% naturelle…c’est presque cruel ! Techniquement, ça se tient : musique de circonstance, décors simples mais se montrant oppressant, les effets spéciaux ont pas mal vieillis mais la poupée reste crédible et efficace, et une mise en scène simple mais efficace (usant beaucoup du plan subjectif au début, mais ça fonctionne). Bref, pas un grand film d’horreur, mais un film qui mérite qu’on s’y attarde ne serait-ce que pour découvrir ce personnage horrifique qui fait partie de la culture cinématographique.