Invasion Los Angeles
Note moyenne
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299 critiques spectateurs

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Bruno65
Bruno65

64 abonnés 829 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 septembre 2015
Pas de tape à l'oeil dans les effets spéciaux,et ce film commence à accuser de l'âge.Toutefois, il garde son côté atypique et reste une curiosité science-fictionesque à regarder.
Jonathan J.
Jonathan J.

58 abonnés 200 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 juillet 2012
Une très bonne idée de départ ne suffit pas à faire un bon film hélas.

La production est assez bas de gamme, comme l'attestent les combats qui ont franchement vieilli.

Les dialogues et acteurs sont assez quelconques et le tout manque un peu de rythme. Au final en 1h35 il ne se passe pas grand chose.

Dommage car l'idée de départ est excellente : critique du monde consumériste et des années Reagan dans une distopie se basant sur l'existence "d'Aliens" à la tête du monde. Ceux-ci n'ayant comme but unique que d'assouvir les humains, avec comme maximes : travailler, dormir, se reproduire, le tout sous la domination d'un grand Dieu : le billet vert. Le tout sous fond de chômage persistant et d'inégalités croissantes.

Au final la critique faite de la société américaine à la fin des années 80 est plus que jamais d'actualité 23 ans plus tard et c'est bien ce qui fait le plus mal en regardant ce film.
bobbyfun
bobbyfun

56 abonnés 1 313 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 février 2020
Ce qui est beau avec Carpenter, c'est que ça parait limite nanard mais au final c'est vachement kiffant, voire limite jouissif.
GregLeSuisse
GregLeSuisse

57 abonnés 1 070 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 octobre 2017
Film basé sur une très bonne idée mais descendu en flamme par la mauvaise interprétation des acteurs. Dialogue lents, visages inexpressifs, tout ça a l'air récité, dommage....
Cadreum
Cadreum

77 abonnés 830 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 octobre 2025
Qui est le film ?
Réalisé en 1988, Invasion Los Angeles (They Live) occupe une place singulière dans la filmographie de John Carpenter. Entre le désenchantement post-The Thing et la virulence satirique de Prince of Darkness, ce film prolonge la veine contestataire de son auteur tout en empruntant les codes du cinéma de série B : science-fiction paranoïaque, héros prolétaire, invasion dissimulée. En apparence, Carpenter signe une fable d’anticipation pulp où un ouvrier découvre que l’humanité est contrôlée par des extraterrestres dissimulés sous des visages humains. Mais derrière la caricature, se déploie un diagnostic sur l’Amérique reaganienne, où la publicité, la télévision et le capitalisme se fondent dans une même liturgie du consentement.

Que cherche-t-il à dire ?
Le projet du film est limpide : interroger la manière dont la société fabrique notre regard. Carpenter ne s’intéresse pas à la science-fiction comme miroir politique. Son enjeu n’est pas l’invasion, mais la perception. Invasion Los Angeles pense la soumission non comme un acte, mais comme un état visuel : voir sans savoir qu’on regarde déjà un mensonge. Ce n’est donc pas un film de révélation mais un film de déprogrammation. Carpenter propose une expérience où la lucidité devient un acte violent, presque insoutenable. Il ne s’agit pas d’échapper au système, mais de le rendre visible.

Par quels moyens ?
Tout part d’un geste simple : enfiler des lunettes. Ce dispositif condense le projet du film. En noir et blanc, les panneaux publicitaires se dépouillent de leur vernis pour révéler les injonctions brutes “OBEY”, “CONSUME”, “SLEEP”. Ce contraste brutal, à la fois visuel et conceptuel, fait du cinéma un outil de déchiffrement. Carpenter transforme la fiction en test perceptif : accepter de voir, c’est déjà refuser de consentir. L’idée est d’autant plus forte qu’elle repose sur une matérialité triviale comme si l’accès à la vérité ne tenait qu’à une modification minime de l’appareil perceptif.

Carpenter montre que l’idéologie n’a pas besoin d’être formulée pour être efficace. Elle travaille à la surface des choses, dans la répétition des slogans, dans la banalité des offres. Les lunettes n’ajoutent pas une vérité transcendante, elles rendent manifeste une organisation déjà active. L’acte révolutionnaire que propose le film n’est pas de détruire un mensonge lointain, il est d’apprendre à reconnaître les mécanismes de persuasion qui irriguent le quotidien.

Le film inscrit sa critique au cœur même des pratiques esthétiques du capitalisme. Les scènes dans les rues passantes, dans les studios de télévision, sur les trottoirs urbains montrent une économie de la présence. La foule qui défile, le flux des images qui inonde les vitrines, tout cela dessine une topographie du désir manufacturé. Le film ne cherche pas la spectacularité d’un effondrement, mais l’angoisse douce de l’adhésion collective. En dévoilant ce réseau d’images qui gouverne les comportements, Carpenter met à nu la dimension spirituelle du capitalisme tardif.

John Nada, interprété par Roddy Piper, n’est pas un héros messianique mais une figure de fracture. Sa candeur initiale, son mutisme et sa rudesse font de lui un témoin plus qu’un prophète. Lorsqu’il découvre la vérité, il ne la proclame pas : il la frappe. Cette violence du réveil, souvent grotesque, interroge la pédagogie politique elle-même. Peut-on forcer quelqu’un à voir ? La longue bagarre avec son ami Frank, interminable et absurde, illustre ce paradoxe : la lutte contre l’aveuglement peut tourner à l’oppression. Carpenter questionne ainsi le rapport entre conviction et coercition, foi et lucidité.

Carpenter travaille la perception avant tout par la forme. Ses cadres fixes, sa lenteur apparente, ses répétitions font ressentir la pesanteur d’un monde saturé d’images. Le film s’installe dans une temporalité de l’attente, presque hypnotique, où le spectateur partage la torpeur du personnage. Quand les lunettes révèlent le monde en noir et blanc, le cinéma devient littéralement un instrument de conscience.

Les extraterrestres du film ne dominent pas par la force, mais par la mise en scène. Ils performatisent l’humanité, jouent à être des citoyens modèles. Le pouvoir, chez Carpenter, est d’abord un spectacle réussi. Il agit par imitation, par habitude, par répétition. Cette idée fait de Invasion Los Angeles un film profondément moderne : il ne s’agit plus d’un affrontement entre deux camps, mais d’une lutte entre deux manières de produire le réel.

L’acte final de Nada, détruire l’antenne de diffusion, tient du suicide conscient. Le film se clôt sur une révélation violente : la vérité nue n’apporte pas la paix, mais le chaos. Carpenter ne promet pas la libération, il montre son prix. L’éveil, chez lui, est un acte sacrificiel.

Sous ses dehors de série B, Invasion Los Angeles assume une ambition philosophique : penser à partir de la forme populaire. L’humour, l’action, les punchlines (“I came here to chew bubblegum and kick ass…”) ne contredisent pas le propos, ils le prolongent. Carpenter comprend que, pour toucher la masse, il faut parler la langue de la masse. Ce n’est pas un film qui méprise le divertissement mais qui le retourne contre lui-même.

Où me situer ?
Mon admiration pour le film tient à ce mélange de trivialité et de rigueur. Carpenter parvient à faire d’un concept politique une expérience. J’y vois un cinéma courageux, qui refuse le cynisme contemporain et croit encore à la puissance de la mise en scène. Mais Invasion Los Angeles reste prisonnier d’une certaine simplification : le monde y est divisé entre voyants et aveugles, entre vérité et illusion.

Quelle lecture en tirer ?
Invasion Los Angeles n’est pas seulement un film de science fiction qui se prête au rire et au slogan. Carpenter y propose une leçon sans théorie : il suffit de filmer le visible pour révéler l’invisible. Ce que le film nous enseigne, c’est que le réel ne manque jamais de signes, seulement de vigilance. Voir, ici, n’est pas un droit, c’est un devoir. En ce sens, Invasion Los Angeles reste un film d’une actualité brûlante. À l’heure où la société s’aveugle volontairement dans les flux d’images, Carpenter nous rappelle que l’œil peut être un lieu de résistance.
tonyhw
tonyhw

55 abonnés 201 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 juin 2021
Il est rare qu’un film dit « culte » se ringardise en quelques années. C’est pourtant le cas de cette série B à succès qui, dix ans après sa sortie, avait déjà des allures de quasi-nanar avec son scénario naïf, son côté bricolo et son casting très moyen. A réserver aux nostalgiques des 80’s.
Jérémy J
Jérémy J

34 abonnés 653 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 novembre 2016
Un très bon film de science-fiction. Par moment un peu nanardesque, mais tellement jouissif. De bonne punchline. Une ambiance bien mené, et un début mystérieux très bien amené. De bon effets pour l'époque.
LE PASSIONNÉ
LE PASSIONNÉ

30 abonnés 263 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 juin 2021
j'allais m'en douter qu'il y allait avoir des éloges pour Monsieur Carpenter et on va encore lui cirer les pompes et lui remettre du cirage il faut arrêter car même dans les années 90 n'importe quelle ado j'aurais pu faire ça avec une petite caméra c'est vraiment rigolo
Rodrigue B
Rodrigue B

27 abonnés 220 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 avril 2014
Un début annonçant une série z de mauvaise qualité, une histoire trop simple, des dialogues incohérents et un jeu d'acteur auquel on croit difficilement. Ce n'est cependant pas la première fois que John Carpenter lance un film dans cette logique pour mieux rebondir. Souvent situé sur la frontière entre navet et chef-d'oeuvre, Carpenter parvient toujours à nous surprendre. Mise en scène d'une invasion apocalyptique tantôt angoissante, tantôt amusante, parfois même étouffante (impression de huis-clos sans échappatoire). Comme souvent avec Carpenter, il dresse également une critique de la société. Ici, la critique est essentiellement basée sur la manipulation des médias et des pouvoirs en place. Les lunettes que l'acteur principal trouve par hasard lui permettent de voir la réalité dissimulée à tous les citoyens. Il décèle tous les messages cachés derrière les publicités, les programmes politiques etc. Il se rend vite compte que les dirigeants et beaucoup de ceux qui l'entourent ne sont même pas humains et préparent quelque chose de diabolique. Bref, l'histoire sur fond d'ambiance « série z » se révèle très vite passionnante. Regret de taille cependant: l'absence de Kurt Russell qui nous manque beaucoup. Il n'existe aucun film à rejeter dans la carrière de ce réalisateur mythique qui ne travaille pas que sur des sujets horrifiques (le roman d'Elvis, Starman, l'homme invisible, etc...).
vivaBFG
vivaBFG

26 abonnés 1 674 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 février 2025
Voilà un film qui sort de l'ordinaire. En effet, il s'agirait presque d'un préquelle aux Men in black. Pour l'époque, le scénario est carrément nouveau. C'est captivant et on suit avec avidité les péripéties du héros. Néanmoins je déplore cette scène de combat entre les 2 héros qui dure, qui dure. Les batailles très mal chorégraphiées et les effets spéciaux bien datés.
Ce film reste une belle découverte.
A voir par tous les amateurs de science fiction
NeoLain

5 907 abonnés 4 745 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 juillet 2010
John arrive à Los Angeles pour trouver du travail et découvre un prolétariat exploité. par qui ? Des extraterrestres qui ont pris l'apparence humaine... Série B imaginative et sacrément maîtrisée, dont Carpenter a signé, sous pseudo, le scénario. Avec cette critique ultra violente des années Reagan, ce pamphlet nihiliste (le héros s'appelle Nada), il retrouve le ton alarmiste des grands films de science-fiction des années 50.
Akamaru

3 517 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 août 2012
Pour John Carpenter,cette "Invasion Los Angeles"(1988)est une oeuvre mineure.Tout juste une série B de bon niveau,porteuse d'une critique acerbe et virulente de l'administration Bush.On voit aussi beaucoup de points communs avec le classique "L'invasion des profanateurs de sépultures",puisque les extra-terrestres ont pris l'apparence d'humains sans que personne ne s'en rende compte.Seul le port de lunettes de soleils permet de distinguer les humains des êtres,et aussi de déceler tout un tas de messages subliminaux propres à endormir la population.Roddy Piper,ex-catcheur de folie,se charge de jouer du point et de la sulfateuse,tout en envoyant des punchlines très second degré.Ce personnage sera d'ailleurs repris pour le jeu vidéo Duke Nukem:un grand blond musculeux qui dézingue de l'E.T.Carpenter a du mal à câcher son faible budget,réutilisant les mêmes décors,les mêmes figurants et limitant les affrontements au maximum.La scène où les deux amis se battent est risible tellement elle est chorégraphie et ressemble à du catch de ring,loin des combats de rue.Encore une fois,la musique stressante du maître sauve la mise,et le ton provocateur peuvent largement convaincre dans cette série B peu rigoureuse.
this is my movies

830 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 août 2016
Budget microscopique pour une idée forte, J. Carpenter retourne à un cinéma plus indépendant après le très gros échec de "Jack Burton...". Casting de gueules pas très connues (R. Pipper est une star du catch, K. David un visage connu qui a joué dans "The thing", M. Foster a écumé les séries TV), histoire puissante au fort accent subversif et une mise en images originale qui joue sur 2 univers différents. Lorsque notre héros chausse ses lunettes de soleil, Carpenter s'en donne à cœur et dézingue avec un humour très noir et corrosif la société des yuppies. Passé une mise en place assez longue, le récit s'emballe et après un combat de rue homérique entre les 2 héros, le film vire à la série B de pure flinguage de façon assez jouissive. Bourrin, bien pensé, jusqu'au boutiste, avec un humour particulièrement acide bref, une petite perle du genre, énervée et engagée, nécessaire et toujours d'actualité. D'autres critiques sur
Le cinéphile

798 abonnés 2 797 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 novembre 2018
Carpenter livre une œuvre hybride étonnante quelque part entre comédie, science fiction critique du système, et western. Invasion Los Angeles allie moment de génie pur et passage dérisoire, mais est en permanence sublimé par une BO excellente dans la ligne de The Thing.

https://www.facebook.com/la7emecritique/
Fabien S.

692 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mai 2021
Un très bon film de John Carpenter . Une très bonne critique de notre société de consommation où on doit obéir et consommer sans réfléchir.
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