Invasion Los Angeles
Note moyenne
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298 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 31 mai 2018
Bon film kitsch qui jongle entre comique spoiler: (notamment la longue scène de combat)
et science-fiction avec une invasion extra-terrestre sournoise spoiler: (il est possible de détecter les envahisseurs aliens avec des lunettes spéciales)
.
tyrionFL
tyrionFL

25 abonnés 388 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 mai 2018
Big John , Big John, encore un tir gagnant car ce film est encore et toujours une BOMBE !!!
They live reflète bien le personnage qu'est John Carpenter, son pessimisme, sa paranoïa et comment juste nous faire frissonner car le film est envoûtant tellement il est paranoïaque!
Des extraterrestres venus en douce d'une autre planète colonisent la terre depuis des décennies ( me fait un peu penser à "l'invasion des profanateurs" même si cela reste différent) et ce concept est Excellent.
Mis à part quelques scènes pas forcément utiles ou trop longues ( le pôle emploi, la bagarre un peu longue, ou " scène d'action pour sortir de la réunion") , Invasion los angeles est un sans faute avec une histoire prenante et troublante ( la première vision de ces créatures est effrayante, leur design est vraiment cauchemardesque) ou les acteurs ( coucou Childs de "The Thing" ) sont impliqués et se prêtent au jeu avec leur gros charisme.
La musique de Big John au ton futuriste fonctionne du tonnerre et en plus d'un super film, Carpenter nous offre une réflexion,à travers ce film satirique, sur la société actuelle à savoir : consumériste, anti méritocratique, cupide et délaissant les démunis . Le constat de personnifier ce monde par ces extraterrestres est brillant et nous amène à réfléchir.
Pour finir je tiens à rajouter que le film n'a coûté qu'environ 3 millions de dollars ce qui même pour l'époque n'était pas beaucoup et vu la qualité des acteurs, des scènes et des maquillages ? effets spéciaux ? constitue une prouesse.
Encore un chef-d'oeuvre signé le maître de l'horreur.
Last Action Zero
Last Action Zero

90 abonnés 278 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 novembre 2018
Ce n'est ni le meilleur de Carpenter, ni mon préféré. Mais ça reste une histoire culte pour beaucoup; y compris moi. Plus une satire sociale qu'un vrai film de S.F.; c'est une bonne grosse comédie cynique, paranoïaque, et pleine d'action. Situé dans le Los Angeles pittoresque des années 70/80, que Carpenter affectionne tant. Un film où il en profite en seconde lecture, pour régler ses comptes discrétos avec les grands studios... Ni vu, ni connu, j't'embrouille... Et vas-y que j'te parle mal en te balançant tes quatre vérités...
C'est certes une série B cheap, où la mise en scène et la technique, sont un peu fatigué et facile par moment. Mais globalement, c'est vraiment pas dégueulasse, et ça reste un chouette Carpenter très savoureux. Bien qu'un peu kitchouille de ci, de là. Tendance légèrement ringarde, à la limite du nanar assumé. Mais le discours critique en sous-texte demeure toujours pertinent. Même de nos jours. Et surtout, presque trente ans plus tard, c'est toujours aussi fun, bien rythmé, et très hautement sympathique...
Un film volontairement pas très crédible et très amusant. Tout en second degrés et en dérision. Et malgré tout, They Live fait partie des grands mythes de la culture pop du complotiste standard. 1984 dans la main droite, un texte religieux dans la gauche, un chapeau d’aluminium rivé sur la tête, et qui prend ce film au pied de la lettre... 15 ans avant que la mode illuminato-reptilo-platiste explose sur Internet, moi je trouve ça plutôt visionnaire... Bravo Big John... Ou alors, le monde est seulement remplie d'abrutis bornés, qui se font un malin plaisir de tout prendre et comprendre de travers... C'est vous qui voyez...

P.S. : Fuyez la VF absolument. Elle ne rend vraiment pas justice au film et à ses acteurs. La VOSTFR passe cent fois mieux.
Black Hole
Black Hole

2 abonnés 57 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 janvier 2018
Comme tout OVNI qui se respecte (sans mauvais jeu de mot), noter ce film nécessite un certain recul. Incontestablement, c'est une réussite au niveau esthétique. La réalisation est assez fine pour éviter l’écueil d'effets spéciaux à grand coup de rayon laser et de soucoupes volantes, qui pour sûr auraient mal vieilli. Au contraire, l'action ce concentre sur une invasion discrète et bien plus insidieuse, qui trouve de plus un certain écho au sein de notre société dominée par les mass médias.
GregLeSuisse
GregLeSuisse

56 abonnés 1 069 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 octobre 2017
Film basé sur une très bonne idée mais descendu en flamme par la mauvaise interprétation des acteurs. Dialogue lents, visages inexpressifs, tout ça a l'air récité, dommage....
thrashiffanneau
thrashiffanneau

21 abonnés 214 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 mars 2023
Déjà que je suis un grand fan de John Carpenter, ce film est pour moi le meilleur qu’il ait réalisé, dénonçant la société conformiste et ce foutu capitalisme qui ravage tout sur son passage, un film engagé exprimé intelligemment par le genre fantastique, que du bonheur!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 septembre 2017
John Carpenter annonce bien la couleur par le truchement de son héros John Nada : “I have come here to chew bubblegum and kick ass... and I'm all out of bubblegum.” Le réalisateur, après des échecs commerciaux comme celui du jouissif “Big Trouble in Little China ”, semble vraiment furax, se fout de tout et a décidé de le faire savoir. La charge contre l’Amérique des eighties, ses ronds de cuir et ses yuppies, ses politiques et journalistes véreux, atteint ici un degré de nihilisme rarement atteint au cinéma. Nous avons sans doute avec « Invasion Los Angeles » la meilleure idée de ce que pourrait être l’anarchisme de droite à l’américaine, bien éloigné d’une fuite psychotique et érotico-mystique vaguement hippie, mais consistant en une opposition frontale, par les armes, au système et à l’ordre établi.

Comme toutes les bonnes séries B, montées avec un budget limité mais fourmillant d’inventivité, le film de Carpenter sème dans un même geste les ingrédients du cinéma de genre et une critique sociale acerbe. spoiler: John Nada, chômeur errant venant de Denver, Colorado, rencontre dans un chantier Frank, un ouvrier noir qui le conduit dans un camp de « homeless ». Une révolte y fomente dans une église baptiste méthodiste, bien vite réprimée par les troupes de police. Mais entre-temps, John Nada a pu récupérer un carton empli de lunettes de soleil qui vont lui révéler un monde parallèle, souterrain, gouverné par une race d’aliens-goules. Ces maîtres de l’univers, investisseurs véreux qui spéculent sur l’humanité, asservissent celui-ci à coups de messages subliminaux : « Consommez », « Obéissez », « Restez devant votre télé », « Respectez l’autorité », « Mariez-vous », « Reproduisez-vous », « L’argent est votre Dieu » …


Tout le début du film est donc consacré au revers du rêve américain, une terre minée par le chômage, avec ses « working classe heroes » en déshérence, le physique de l’emploi et la démarche virile, le jean et la chemise à carreaux arborés avec fierté, débordants de bonne volonté mais se heurtant aux dures réalités du libéralisme économique. Il y a un peu du Stallone des années 80 dans le personnage campé par le catcheur Roddy ‘Rowdy’ Pipper, un optimiste pacifique forcé par le cours des événements à s’engager dans une guerre qui n’était pas la sienne, qu’il ne désirait pas le moins du monde. L’aspect quasi documentaire dans la manière de s’intéresser aux bidonvilles des alentours de Los Angeles, avec ses sans-abris de tous les horizons, ses « freaks » aux trognes impossibles, ses camés recroquevillés, ses personnes âgées abreuvées de publicités, laisse songer à un certain cinéma contestataire des années 70 à l’exemple d’« Affreux, sales et méchants » d’Ettore Scola.

Malgré cette dernière référence, il ne s’agit pourtant pas d’oublier que nous sommes dans du cinéma de genre. spoiler: Le virage se fait lors d’une hallucinante séquence de révélation, la première fois que John Nada chausse les fameuses lunettes de soleil. Le « downtown » de Los Angeles lui apparaît dès ce moment dans toute sa cruauté, faite d’endoctrinement sauvage et de manipulation mentale par des êtres proprement hideux. Disons-le sans ambages, nous sommes ici dans ce que la série B nous fournit de meilleur. Après avoir vu, il s’agit donc pour le héros de partager cette vision, par la force s’il le faut, et de se révolter. C’était déjà toute la mission du prédicateur aveugle au début du film, une sorte de Tirésias des bas-quartiers qui cherche à éveiller les esprits malgré les moqueries des habitants du bidonville. John Nada reprend ce rôle après la mort de ce dernier, et se doit de convaincre Frank, son ami de chantier, de l’ampleur du mensonge. La persuasion ne se fera pas selon des paraboles mystiques, mais à coups de poings, à coups de latte dans la gueule, de morsure, d’yeux enfoncés, dans une baston d’une dizaine de minutes qui aurait eu toute sa place dans les meilleurs James Bond. Cette scène d’action n’a rien de gratuit : allez faire comprendre à un quelqu’un qui s’accroche à son job comme à son dernier bastion de dignité, qui flippe de sombrer dans la précarité, de la nécessité de se révolter ! De fait, malgré la ribambelle de flics, yuppies, femmes de la haute manucurées expédiées ad patrem sans le moindre état d’âme au vu de leur condition d’aliens, ce sont bien les humains qui collaborent à l’ordre établi les plus dégueulasses. L’ex clodo en smoking, qui a littéralement vendu son âme au diable - le pauvre n’étant pas épargné par la mesquinerie, ce qui revient assurément à une démarche bien plus humaniste que des peintures biaisées du « bon pauvre gentil » - est ainsi tiré par la barbichette ; tandis que la directrice des programmes de Cable 54, qui se vend sciemment au pouvoir, est la seule être de chair abattue par John Nada.

Malgré un jeu d’acteurs très limités mais sympathiques, si l’on excepte cependant les quelques fulgurances post-cocaïne de Meg Foster (un an après « Les Maîtres de l’univers » produit par l’inénarrable firme Cannon, chapeau l'artiste !), et le score de John Carpenter, associé à Alan Howarth, un peu moins inspiré qu’à l’ordinaire, « Invasion Los Angeles » reste sans aucun doute une des meilleures séries B des années 80.

spoiler: Dans un court extrait d’émission montré dans le film, l’abus de violence et de sexe (?) chez Romero et Carpenter lui-même se trouve vivement critiqué. Œil pour œil, dent pour dent, semble nous répondre « Invasion Los Angeles » dans un magistral doigt d’honneur final. "Et puis, merde..." Si vous désirez des rébellions compassées, laissez les bourgeois discuter du sort des migrants autour d’un dîner copieux dans un film cannois.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 30 avril 2017
Bon, carpenter est un réalisateur que j ai découvert très ressèment avec ce film, invasion Los Angeles, un excellent film sur la société et un système injuste! Invasion L A est un grand film pour plusieurs raison, il sais gérer les scènes d action à la perfection, bien qu un budget tres réduit, carpenter arrive à faire dès scène d action impressionnante avec des cascade qui n ont rien à envier au grosse production ! Petite exception pour une scène de combat au corp a corp entre deux personnages ridiculement longue et kitch qui sort littéralement du film... il y a aussi les personnages qui sont écrit avec brilliot pour montrer plusieurs face de cet société qui nous manipule. Et surtout la mise en scène et le rythme qui peut paraître lent au début mais on comprend vite que les extra terrestre sont le sujet principal du film et ce dès le début. On peux reprocher à ce film quelques costume ratée mais ce n est qu un détail pour un film à si peux de budget
dougray
dougray

274 abonnés 1 904 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 18 avril 2017
La filmographie de John Carpenter est jonchée de petits bijoux tels que "Assaut", "The Fog" ou encore "The Thing". Et bon nombre de critiques aiment à citer "Invasion Los Angeles" ("They live" en VO) comme une de ses œuvres majeures, en raison de son propos anti-consumériste, voire franchement anarchiste. Cette bienveillance et, plus généralement, l’originalité "wtf" du pitch (une invasion alien invisible, dévoilée par le biais de lunettes de soleil dévoilant leur vraie nature !) m’ont, donc, convaincu de découvrir le film. Et, ça valait le coup car il y a bien des choses à dire sur… ce truc parfaitement improbable et totalement nanardesque !!! Je ne suis, pourtant, pas du genre à cataloguer un film comme "série Z daubesque" au seul motif que son pitch est improbable (au contraire). Le problème, ici, c’est que Carpenter (qui a, pourtant, prouvé qu’il était tout sauf manchot comme réalisateur), rate à peu près tout ce qu’il est possible de rater ! Le casting, tout d’abord, qui est un sommet de ringardise, du héros Rody Pipper (ancien catcheur, ce qui n’était déjà pas forcément un atout sur le papier) qui se ridiculise encore plus par son jeu que par sa coupe mulet à l’incompréhensible premier rôle féminin (Meg Foster, visiblement camée dans chacune de ses rares apparitions !), en passant par la caricature du pote black costaud à défaut d’être malin (pauvre Keith David, peu aidé)… tout est à jeter ! Les aliens, sous leur forme zombiesque (aspect cadavérique, yeux exorbités, dentition apparente...) sont bien plus expressifs que le casting "humain", c’est dire l’étendue du désastre ! Chacune des apparitions des envahisseurs sont, d’ailleurs, autant de bouffées d’oxygène dans un récit qui manque considérablement de souffle, de rythme et, plus généralement, de structure. L’introduction, tout d’abord, est beaucoup trop longue, même si elle présente, pour (seul !) intérêt, de présenter un décor un peu original (un bidonville de Los Angeles où s’entasse des travailleurs précaires, soit le tiers-monde aux USA) et d’amorcer une critique sociale plutôt pertinente à défaut d’exciter l’amateur de SF, alléché par le pitch. Lorsque le héros George découvre (poussivement) les lunettes "magiques", on se dit que le film va enfin décoller… Mais, malheureusement, c’est déjà le début de la fin puisque le scénario cumule, alors, tous les poncifs les plus lourdingues du cinéma spoiler: (le héros solitaire seul contre tous, les scènes d’évasion improbables, la parano amenant à se méfier de tout le monde, la bonne vieille conspiration à échelle mondiale…)
, aggravés par des dialogues affligeants (à tel point que je me suis demandé si le second degré de la chose ne m’avait pas échappé) et une musique bas de gamme (une rareté chez Carpenter !). On a même droit à quelques sommets de grand n’importe quoi qui repousse les limites de l’acceptable, tels que l’invraisemblable scène de bastion entre le héros et son pote qui parait durer 30 minutes (mention spéciale à la chorégraphie du combat et aux punchlines échangées) ou encore, le dernier quart du film spoiler: (avec réunion au sommet du gratin alien, discours du traître qui raconte tout le plan au lieu de tuer les intrus, baroud d'honneur tellement 80's, trahison tellement prévisible, sacrifice encore plus prévisible, morts risibles etc...)
qui confirme, s’il en était encore besoin, que le scénario est une vaste fumisterie qui ne s’encombre pas du moindre souci de cohérence. Le seul moment où le film fait illusion, c’est lorsque ce lourdaud de Georges découvre le pouvoir des lunettes et, ainsi, le monde tel qu’il est devenu. spoiler: Le noir et blanc, le décor épuré, la description d’un système autoritaire et consumériste fondé sur la totale soumission et l’ignorance ou encore les gueules invraisemblables des aliens laissaient vraiment entrevoir de belles choses (à réfléchir pour un éventuel remake…)
. Mais, même ces séquences-là sont loin d’être parfaites puisque le rythme que Carpenter leur confère est beaucoup trop lent et leur caractère répétitif appauvrit leur portée. Enfin, le propos anarchiste du film est un monument de manichéisme (ou de maladresse, c’est à voir) puisqu’on peine à comprendre les motivations du héros, plus proche du neuneu bas du front qui fonce dans le tas que d’un idéaliste avec une conscience politique ou d’un anti-héros embarqué malgré lui dans la lutte. Un minimum d'écriture aurait fait du bien... L’invasion alien manque, par ailleurs, de substance et aurait dû, à mon sens, être décrite comme davantage malfaisante pour emporter l’adhésion du public envers le héros. Résultat : on a presque plus de sympathie pour les "méchants" que pour les "gentils", ce qui est un comble au vu du parti-pris du film ! "Invasion Los Angeles" est, donc, un effarant raté où il n’y a rien à sauver (à part les aliens et une image finale amusante). Incompréhensible de la part d’un génie comme John Carpenter…
Jérémy J
Jérémy J

33 abonnés 653 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 novembre 2016
Un très bon film de science-fiction. Par moment un peu nanardesque, mais tellement jouissif. De bonne punchline. Une ambiance bien mené, et un début mystérieux très bien amené. De bon effets pour l'époque.
Uncertainregard
Uncertainregard

140 abonnés 1 285 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 septembre 2016
Il est toujours intéressant de voir un Carpenter de temps en temps même si ce film d'action sur fond d'invasion extra terrestre ne me parait pas le meilleur cru. Le scénario et la mise en scène sont loin d'être parfaits et les effets spéciaux de l'époque font un peu kitsch de nos jours mais il faut reconnaitre un certain talent pour les détails comme la représentation de cette communauté étrangère aux visages fascinants. Et ce message évidemment politique critiquant les hautes sphères de la hierarchie du pouvoir dominant les autres pour engranger toujours plus de profit. Derrière la scène de bagarre impressionnante et les nombreuses fusillades se cache toujours une intelligence qui force l'admiration et le respect pour ce réalisateur au style singulier et à la qualité reconnue...
rogerwaters
rogerwaters

168 abonnés 1 089 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 juillet 2016
Considéré à l’époque comme une série B mineure, Invasion Los Angeles a gagné progressivement ses lettres de noblesse auprès des fans inconditionnels de John Carpenter qui y voient à juste titre une critique du capitalisme. Toutefois, la légèreté n’est guère de mise avec ce long-métrage qui pâtit d’un jeu très limité de la part du bovin Roddy Piper et d’une conclusion bien lourdingue et finalement décevante. Alors bien entendu, Carpenter reste un excellent faiseur d’images et ses cadrages sont toujours superbes, mais son message – certes courageux – est asséné avec la finesse d’un éléphant dans un magasin de porcelaine, gâchant les espoirs mis dans ce petit produit qui serait bien anodin sans son caractère anar.
konika0
konika0

37 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 mai 2016
Fauché et kitch mais l'idée est si belle. Nous sommes dans l’Amérique des 80's. Argent roi, règne des apparences et en filigrane, Reagan à la Maison Blanche. Un vagabond, recueilli dans un campement de défavorisés opprimés par le pouvoir en place, se rend compte que rien de ce qu'il voit n'est réel, que tout est manipulation pour que l'argent rentre dans les poches des puissants. On dirait du 2016. Et c'est là toute la force du film. La charge est violente contre la société de consommation, le cynisme « inhumain » des politiques et l'exploitation de la misère. Alors certes, ça a très mal vieilli et c'est mal joué, mais ça garde le charme du clin d’œil complice de John Carpenter, un éternel abonné à la série B aussi modeste que débordant d'idées. Et puis à 30 ans d'écart, quel film peut se targuer d'aussi bien exp(l)oser les problèmes actuels ?
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 20 avril 2016
John Carpenter réalise encore une fois un très bon film. Scénario en béton, des scènes parfaites et une tension à son comble. Keith David y est génial!! 4/5
alouet29
alouet29

94 abonnés 1 514 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 février 2016
Invasion Los Angeles pourrait n'être qu'un film classique de SF, avec des armes étranges, des voyages étranges, des personnages étranges, le tout situé dans un futur indéterminé, mais assez proche semble-t-il.
Pourtant, en filigrane on parle de manipulation, de médias corrompus, pouvoir de l'argent et appât du gain.

Sur la forme du film, il n'y a pas révolution : peu d'effets spéciaux, dialogues et bande musicale sans envergure, une scène de combat au corps à corps beaucoup trop longue et une fin un peu rapide et frustrante.

En résumé, le fond l'emporte sur la forme et c'est très bien comme ça.
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