Invasion Los Angeles
Note moyenne
3,4
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298 critiques spectateurs

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vinper
vinper

22 abonnés 125 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 juin 2026
Si l’idée en filigrane est intéressante, le traitement est insupportable : 45mn de spoiler: bagarre violente
entre deux types pour que le spoiler: second accepte d’enfiler
cette paire de lunettes… je n’ai pas tenu et je n’ai même pas vu l’épilogue de cet échange.
Bazouiye
Bazouiye

2 abonnés 173 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 mars 2026
Ça part d’une idée intéressante : une société où les travailleurs, épuisés et enfermés dans leur routine, sont maintenus dans une forme d’aliénation douce, avec pour seule échappatoire la télévision. Le parallèle avec une dystopie très« 1984» ,mais moins crue, est particulièrement évident.

Certaines scènes traduisent très bien cette vision de violence et de colonisation, notamment celle du démantèlement du bidonville avec ce militarisme à outrance.

Malheureusement, le film ne va jamais au bout de ses idées. Le scénario reste minimaliste, presque creux spoiler: les aliens sont là, ils contrôlent
et c’est à peu près tout. Le lore est à peine esquissé en fin de film, trop tard et trop superficiellement pour réellement nous impacter.

À cela s’ajoute un héros très “américain” dans ce qu’il a de plus cliché, qui privilégie la violence à la réflexion, persuadé d’agir pour le bien.

Au final, «They Live» reste une critique intéressante du capitalisme et de l’endormissement des masses mais seulement en surface.
onsefaitunetoile
onsefaitunetoile

85 abonnés 1 487 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 décembre 2025
On pourrait dire que les ambitions dépassent de loin les moyens octroyés pour faire ce film. L'idée n'est pas nouvelle d'une invasion extra-terrestre, mais ici, elle est génialement amenée. Comment cette société semble être à la merci de ces êtres, qui nous asservissent à coup de messages subliminaux, et de corruption bien rémunérative pour des traites à l'espèce humaine. Donc sur le papier, c'est top, mais ce que l'on nous montre à l'écran, c'est beaucoup moins réjouissant. Certes Carpenter travaille souvent avec de petits budget et arrive à faire des miracles, ici, avec 4 millions de dollars, on voit que les intentions y sont, mais mon dieu, que c'est poussif.
Certainement dû, au choix de l'acteur principal, qui joue souvent faux, il est costaud, c'est certain, mais bon sang, qu'est-ce qu'il est lourdaud !
Si Carpenter avait repris un Kurt Russell, mis un peu plus d'oseille sur la table, le film aurait pris une autre dimension, avec peu de chose. Car, on a envie d'y croire à cette histoire, et ce qui n'aide pas c'est le doublage en VF, là, c'est la cata! Passer en VO et cela ira déjà beaucoup mieux.
Ensuite, je ne suis pas le plus fort, mais bon sang, que de faux raccords, un carton plein de lunettes, et qui se retrouve vide ou presque lorsqu'il est récupéré, une trousses à outils accrocher à la taille, avant de traverser la route, et qui disparait au plan suivant pour ne plus jamais réapparaitre, un sac à dos jeter au milieu de la route juste avant la bagarre, et pendant celle-ci, le sac à disparu...bref, c'est pas du boulot ça, même avec un budget serré, il faut un minimum d'attention.
Alors, les fans de Carpenter, le trouverons bon, car on peut de moins en moins touché à cet homme devenu presque une icone du cinéma, mais soyons honnête, ce n'est pas un faiseur de chef d'œuvre, des idées, oui, mais, pas toujours aboutis.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 778 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 octobre 2025
Qui est le film ?
Réalisé en 1988, Invasion Los Angeles (They Live) occupe une place singulière dans la filmographie de John Carpenter. Entre le désenchantement post-The Thing et la virulence satirique de Prince of Darkness, ce film prolonge la veine contestataire de son auteur tout en empruntant les codes du cinéma de série B : science-fiction paranoïaque, héros prolétaire, invasion dissimulée. En apparence, Carpenter signe une fable d’anticipation pulp où un ouvrier découvre que l’humanité est contrôlée par des extraterrestres dissimulés sous des visages humains. Mais derrière la caricature, se déploie un diagnostic sur l’Amérique reaganienne, où la publicité, la télévision et le capitalisme se fondent dans une même liturgie du consentement.

Que cherche-t-il à dire ?
Le projet du film est limpide : interroger la manière dont la société fabrique notre regard. Carpenter ne s’intéresse pas à la science-fiction comme miroir politique. Son enjeu n’est pas l’invasion, mais la perception. Invasion Los Angeles pense la soumission non comme un acte, mais comme un état visuel : voir sans savoir qu’on regarde déjà un mensonge. Ce n’est donc pas un film de révélation mais un film de déprogrammation. Carpenter propose une expérience où la lucidité devient un acte violent, presque insoutenable. Il ne s’agit pas d’échapper au système, mais de le rendre visible.

Par quels moyens ?
Tout part d’un geste simple : enfiler des lunettes. Ce dispositif condense le projet du film. En noir et blanc, les panneaux publicitaires se dépouillent de leur vernis pour révéler les injonctions brutes “OBEY”, “CONSUME”, “SLEEP”. Ce contraste brutal, à la fois visuel et conceptuel, fait du cinéma un outil de déchiffrement. Carpenter transforme la fiction en test perceptif : accepter de voir, c’est déjà refuser de consentir. L’idée est d’autant plus forte qu’elle repose sur une matérialité triviale comme si l’accès à la vérité ne tenait qu’à une modification minime de l’appareil perceptif.

Carpenter montre que l’idéologie n’a pas besoin d’être formulée pour être efficace. Elle travaille à la surface des choses, dans la répétition des slogans, dans la banalité des offres. Les lunettes n’ajoutent pas une vérité transcendante, elles rendent manifeste une organisation déjà active. L’acte révolutionnaire que propose le film n’est pas de détruire un mensonge lointain, il est d’apprendre à reconnaître les mécanismes de persuasion qui irriguent le quotidien.

Le film inscrit sa critique au cœur même des pratiques esthétiques du capitalisme. Les scènes dans les rues passantes, dans les studios de télévision, sur les trottoirs urbains montrent une économie de la présence. La foule qui défile, le flux des images qui inonde les vitrines, tout cela dessine une topographie du désir manufacturé. Le film ne cherche pas la spectacularité d’un effondrement, mais l’angoisse douce de l’adhésion collective. En dévoilant ce réseau d’images qui gouverne les comportements, Carpenter met à nu la dimension spirituelle du capitalisme tardif.

John Nada, interprété par Roddy Piper, n’est pas un héros messianique mais une figure de fracture. Sa candeur initiale, son mutisme et sa rudesse font de lui un témoin plus qu’un prophète. Lorsqu’il découvre la vérité, il ne la proclame pas : il la frappe. Cette violence du réveil, souvent grotesque, interroge la pédagogie politique elle-même. Peut-on forcer quelqu’un à voir ? La longue bagarre avec son ami Frank, interminable et absurde, illustre ce paradoxe : la lutte contre l’aveuglement peut tourner à l’oppression. Carpenter questionne ainsi le rapport entre conviction et coercition, foi et lucidité.

Carpenter travaille la perception avant tout par la forme. Ses cadres fixes, sa lenteur apparente, ses répétitions font ressentir la pesanteur d’un monde saturé d’images. Le film s’installe dans une temporalité de l’attente, presque hypnotique, où le spectateur partage la torpeur du personnage. Quand les lunettes révèlent le monde en noir et blanc, le cinéma devient littéralement un instrument de conscience.

Les extraterrestres du film ne dominent pas par la force, mais par la mise en scène. Ils performatisent l’humanité, jouent à être des citoyens modèles. Le pouvoir, chez Carpenter, est d’abord un spectacle réussi. Il agit par imitation, par habitude, par répétition. Cette idée fait de Invasion Los Angeles un film profondément moderne : il ne s’agit plus d’un affrontement entre deux camps, mais d’une lutte entre deux manières de produire le réel.

L’acte final de Nada, détruire l’antenne de diffusion, tient du suicide conscient. Le film se clôt sur une révélation violente : la vérité nue n’apporte pas la paix, mais le chaos. Carpenter ne promet pas la libération, il montre son prix. L’éveil, chez lui, est un acte sacrificiel.

Sous ses dehors de série B, Invasion Los Angeles assume une ambition philosophique : penser à partir de la forme populaire. L’humour, l’action, les punchlines (“I came here to chew bubblegum and kick ass…”) ne contredisent pas le propos, ils le prolongent. Carpenter comprend que, pour toucher la masse, il faut parler la langue de la masse. Ce n’est pas un film qui méprise le divertissement mais qui le retourne contre lui-même.

Où me situer ?
Mon admiration pour le film tient à ce mélange de trivialité et de rigueur. Carpenter parvient à faire d’un concept politique une expérience. J’y vois un cinéma courageux, qui refuse le cynisme contemporain et croit encore à la puissance de la mise en scène. Mais Invasion Los Angeles reste prisonnier d’une certaine simplification : le monde y est divisé entre voyants et aveugles, entre vérité et illusion.

Quelle lecture en tirer ?
Invasion Los Angeles n’est pas seulement un film de science fiction qui se prête au rire et au slogan. Carpenter y propose une leçon sans théorie : il suffit de filmer le visible pour révéler l’invisible. Ce que le film nous enseigne, c’est que le réel ne manque jamais de signes, seulement de vigilance. Voir, ici, n’est pas un droit, c’est un devoir. En ce sens, Invasion Los Angeles reste un film d’une actualité brûlante. À l’heure où la société s’aveugle volontairement dans les flux d’images, Carpenter nous rappelle que l’œil peut être un lieu de résistance.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 septembre 2025
Un vagabond trouve une paire de lunette lui permettant de voir que de nombreux humains sont en réalité des extraterrestres dominant notre planète. Un pitch simpliste pour un film inabouti et bâclé réalisé par John Carpenter. C’est un film sur les parias, les démunis écrasés face au système à mettre en parallèle avec la carrière du cinéaste à Hollywood. Pour autant avec ce scénario bateau on se rapproche trop du nanar et la réalisation insipide n’arrange pas les choses, d’autant que pour une fois le casting se montre fade avec un acteur principal au physique de bucheron qui en fait des tonnes.
Justin  Navi
Justin Navi

5 abonnés 298 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 juillet 2025
Du Carpenter des années 80, autant par le scénario oppressant que par la réalisation haletante, et bien sur une bande son typique. On se laisse prendre au jeu de ce film type série B, tout en se disant que si l'intrigue était à l'époque une pure fiction pour les spectateurs, aujourd'hui elle réjouirait n'importe quel complotiste.
Thibaud Il Capitano
Thibaud Il Capitano

11 abonnés 224 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 avril 2025
film assez bourrin, ça tire à la mitraillette à une main, un héros au physique de catcheur (et une longue baston un brin ridicule) mais le propos du film, ce complotisme nouveau à l'époque, résonne bien évidemment de nos jours et m'a beaucoup plu !
C'est court et efficace (1h30), les effets spéciaux n'ont pas trop mal vieilli, bref de quoi passer un bon moment !
FRAGH
FRAGH

1 abonné 95 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 février 2025
Un super film à visionner et très parlant. Il est vraiment bien réalisé et reste réaliste et très cohérent, même avec autant de science-fiction. L’ambiance est immersive, avec une tension qui monte progressivement et un message fort qui résonne encore aujourd’hui. La mise en scène est efficace, tout comme le rythme, qui alterne parfaitement entre réflexion et action. Visuellement marquant et porté par une atmosphère unique, c’est un film qui interpelle autant qu’il divertit. Un classique à voir absolument !
vivaBFG
vivaBFG

23 abonnés 1 623 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 février 2025
Voilà un film qui sort de l'ordinaire. En effet, il s'agirait presque d'un préquelle aux Men in black. Pour l'époque, le scénario est carrément nouveau. C'est captivant et on suit avec avidité les péripéties du héros. Néanmoins je déplore cette scène de combat entre les 2 héros qui dure, qui dure. Les batailles très mal chorégraphiées et les effets spéciaux bien datés.
Ce film reste une belle découverte.
A voir par tous les amateurs de science fiction
DreamyFramesSeeker
DreamyFramesSeeker

21 abonnés 138 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 décembre 2024
Invasion Los Angeles m'a impressionné par sa critique sociale incisive. John Carpenter dépeint une société consumériste où les élites manipulent les masses, une allégorie puissante du capitalisme débridé. La scène de bagarre prolongée entre les protagonistes illustre parfaitement la résistance des individus à ouvrir les yeux sur la réalité, préférant rester aveuglés et endormis. Cette métaphore souligne la difficulté de briser le conditionnement social. Bien que le film accuse son âge sur certains aspects techniques, son message demeure pertinent. Je lui attribue donc une note de 3,5 étoiles sur 5.
Seb De Niro
Seb De Niro

2 abonnés 72 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 septembre 2024
Film anti-capitaliste et presque insurrectionnel de Carpenter, dont j'ai apprécié la mise en scène et photographie.
Musique un peu style western, composée par John Carpenter notamment.
Le concept est sympa mais on peut reprocher au film d'au final peu l'exploiter, avec une intrigue qui reste floue et superficielle. On peut également reprocher quelques longueurs, comme la bagarre aux poings.
L'acteur principal (sorte de copie de Mel Gibson) est un catcheur recruté pour les besoins du film.

Vu en 2024.
stallonefan62

373 abonnés 2 904 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 juillet 2024
Un thriller horrifique bénéficie d'un bon scénario et d'une mise en scène très lente, à la Carpenter !! Pour le reste niveau casting c'est très moyen et les scènes d'actions trop rare mais une bonne BO angoissante !! Malgré tout, avec un budget serré l'ensemble est convenable !!
White Fingers
White Fingers

29 abonnés 1 237 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 mai 2024
« Invasion Los Angeles » est un film intéressant pour son approche unique et audacieuse. Le réalisateur John Carpenter y déploie une critique acerbe de la société consumériste et capitaliste, sous couvert d'une invasion extraterrestre. L'utilisation des lunettes spéciales comme métaphore pour révéler la vérité cachée sous les apparences est ingénieuse et reste marquante. Le film allie habilement satire sociale et éléments de science-fiction, créant une œuvre qui, malgré certains aspects vieillissants et un côté série B assumé, reste pertinente et engageante. J'apprécie particulièrement la manière dont le réalisateur intègre ses messages politiques et sociaux dans un récit de science-fiction divertissant, rendant le film à la fois amusant et réfléchi. Le choix de Roddy Piper, un ancien catcheur, comme héros principal est aussi audacieux. Bien que certains éléments puissent paraître datés ou moins aboutis par rapport aux standards actuels, « Invasion Los Angeles » conserve un vrai charme et une véritable originalité. WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle).
Arthus27
Arthus27

126 abonnés 642 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 mars 2024
Grand classique de la science fiction du maître Carpenter, Invasion Los Angeles est une critique à peine masquée du système capitaliste et libéral à une époque où Ronald Reagan était président. Roddy Piper, catcheur canadien, interprète le personnage principal avec beaucoup de talent, oscillant entre détachement et révolte. La mise en scène est également brillante et inventive, permettant de nous immerger dans l'histoire. Carpenter déploie un univers riche et cohérent pour un film brillant.
Stone cold steve austin
Stone cold steve austin

19 abonnés 208 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mars 2024
John Carpenter au travers de son cinéma populaire et grand public lorgnant du côté du genre, à toujours chercher à dénoncer, faire passer des messages, de quelque manière que cela soit. Invasion Los Angeles est un sacré morceau de sa filmographie, sans doute pas son plus connu mais probablement un de ses plus politiques. Le film étonne par son casting de série B qui fonctionne à merveille, rempli de seconds couteaux efficaces et la légende du catch Roddy Piper en tête d’affiche inattendue. Par ailleurs, le long métrage se veut discret voire intriguant durant sa première demi-heure, avant que la révélation faite par les fameuses lunettes ne vienne complètement changer la donne. C’est tout le cœur de l’intrigue qu’il est pertinent et intéressant de garder secret, car ce chamboulement donne tout son cachet au film. Par ailleurs, c’est évidemment une charge contre une société de consommation de plus en plus prégnante dans la vie des citoyens, mais aussi l’impact des gouvernements sur nos habitudes de consommation. Très ludique, le film propose un concept innovant pour mettre en exergue l’absurdité d’un gouvernement qui épie ses citoyens, dans un esprit Orwellien. Invasion Los Angeles est aussi un film très généreux en action, en atteste cette séquence ridiculement longue de bagarre entre les deux personnages principaux, qui nous laisse hagard et en fou rire complet. Les séquences de fin sont aussi très belles et mettent en avant la bravoure du héros, seul contre tous face à une société corrompue, et presque sans espoir…
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