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BabsyDriver
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5,0
Publiée le 25 avril 2008
Un de mes films préférés du maître Carpenter. Il filme Los Angeles comme personne, comme Woody Allen filme Manhattan ! La satire est très simple, trop simple mais ça n'aurait pu être mieux. Et le gros morceau d'anthologie : la baston légendaire de 7 minutes entre Roddy Piper et Keith David. Un film 100% jouissif, purement bourrin, conçu pour prendre son pied comme jamais en faisant justice sauvage et en cassant de l'alien à la gueule atroce mais un brushing impeccable. Message perso à PermanentUser, qui à l'air d'être un immense fan de Carpenter, tout comme moi.
Invasion Los Angeles est une satire horrifique sur les yuppies des années 80, c'est un divertissement hautement plaisant qui comporte plusieurs scènes prenantes (dont celle de la bagarre) mais en même temps au niveau de la réalisation John Carpenter ne nous offre pas son meilleur film, l'ambiance est assez série B mais de la bonne série B ; on est très loin d'un nanar. Invasion Los Angeles est une oeuvre jouissive pas aussi marquante que NY 1997 ou The Thing mais Carpenter encore une fois réalise un film à découvrir qui dépasse largement le simple cadre du divertissement.
Un film sans profondeur qui se traduit dans des dialogues tels que : "he j'étais venu ici pour pouvoir bouffer du bubble gum et en cogner quelques uns mais comme j'ai plus de bubble gum...". Mais quand même ce film nous a fait hurler de rire ... donc il vaut facile 4 étoiles en tant que film comique!
Cela faisait plus de vingt ans que je n'avais pas vu ce classique de John Carpenter : le redécouvrir au cinéma fut un vrai plaisir. Non pas que ce soit mon préféré du maître, restant un peu trop dans une logique de série B (budget oblige aussi), dans le ton comme l'interprétation (au demeurant très correcte), le scénario apparaissant parfois un peu trop en pilotage automatique. Mais tout ça reste assez secondaire au vu de la maîtrise de « Big John » et son savoureux pamphlet : à la fois film de science-fiction, virulente critique de la société de consommation et fable politique, le cinéaste ne néglige aucun de ses différents aspects, faisant preuve d'une inventivité étonnante dans certains détails et les méthodes de manipulation des foules spoiler: (le travail visuel concernant le monde « parallèle » une fois les lunettes portées est vraiment un super moment) , le tout ponctué de plusieurs scènes mémorables spoiler: (la baston ne semblant jamais se finir, mais aussi la première rencontre avec Meg Foster, la destruction du bidonville...) . Un peu de second degré mais pas trop, regard acerbe sur une Amérique écrasant les plus démunis, divertissement posant une vraie réflexion sur notre rôle dans cette société avilissante (et dire qu'en 1988 les portables n'existaient pas...), le tout au rythme d'une bande-originale typiquement carpenterienne et collant parfaitement à l'ensemble : bref, si je lui préfère l'immense « Prince des ténèbres », cette « Invasion Los Angeles » se révèle encore bien plus d'actualité qu'à sa sortie et n'a certainement pas volé son statut d'œuvre culte au fil des années.
Peut être le meilleur film de Carpenter. Le maître nous fait vibrer par sa virtuosité (que l'on retrouvera pleinement dans le merveilleux "Ghost of Mars" qui a pourtant de gros défauts...). Un film politique, anarchisant; souffle de révolte populaire d'un auteur qui ne s'élève pas au-dessus de ses spectateur. La fin du film est à pleurer d'efficacité et de beauté (on touche au sublime). Le kitch ne tue pas, il communique.
C'est avec They live que John Carpenter se place en cinéaste engagé. Le cinéaste en a marre de la révolution Reagan et il le fait savoir ! Il met ainsi en scène et en opposition des aliens envahisseurs (qui veulent s'approprier les ressources terriennes) avec les laissés pour compte qui n'ont pour unique motivation que celle de survivre dans cette société contrôlée où la consommation règne. Ceux que l'ultra libéralisme refuse de voir sont représentés par un seul homme, anti-héros par excellence, appelé John Nada. Le type de nulle part, John, prénom commun et banal, Nada signifiant "rien". Carpenter signe un western urbain, un brûlot contestataire jouissif contre la politique de son pays, une dénonce du capitalisme sous forme de film d'action et d'un divertissement de science-fiction. Le catcheur Roddy Piper, démarche de cow-boy sur fond d'harmonica, débarque à Los Angeles, ses outils sur le dos, à la recherche d'un job...il est rejeté et trouve refuge dans un bidonville où il se rend compte de la situation sociale de son pays. Ceci dit il continue naïvement à croire aux valeurs des Etats-Unis jusqu'à ce qu'il tombe sur un trafic de lunettes qui, une fois posées sur le nez, permettent de détecter d'épouvantables extra-terrestres décidés à prendre le contrôle de la planète. Les aliens ont pris forme humaine et Nada les découvre dans la haute société, les médias, aux commandes du Gouvernement. Carpenter met tout le monde dans le même panier : la gauche, la droite, le politiquement correct, la censure. John Nada se révolte, il en vient aux mains (une des plus hallucinantes et plus longues bagarres de l'histoire du Cinéma, 6 minutes montre en main) et prend les armes dans la scène mythique de la banque ("je suis venu ici pour mâcher de chewing-gum ou tirer dans le tas...manque de bol je n'ai plus de chewing-gum"). They live est une grande réussite technique (un maître du cinémascope), un énorme divertissement à la fois intelligent, bourré d'humour, virulent et corrosif.
Deux étoiles seulement parce que ce n'est qu'un petit divertissement sans prétention. Mais j'encourage pourtant fortement à aller le voir tous les amateurs de défoulement sans prise de tête. On ne s'ennuie pas une seconde.
le film le plus politique de carpenter. Un brulot contre les années reagan aux états unis.Une denonciation en règle de la société de consomation, de de qui en paye le pris et à qui elle profite. un film anti-capitaliste qui nage à contre courant avec tout les films anti-communiste de l'époque (un peu comme les temps modernes de Chaplin). Un film politiquement incorrect car Carpenter s'amuse à faire tirer son héros à bout portant sur des policiers, des employés de banque,... . Reste que c'est un film indépendant à un petit budget, et possède donc la facture d'une série B, il ne faut pas y chercher la pureté stylistique de film comme the thing ou l'antre de la folie (produit par des studios).Du coté des acteurs on peut reprocher le fait que Carpenter ait choisi Roddy Pipper plutot que Kurt russel pour jouer John Nada. mais quelquepart, Roddy Pipper est plus proches d'un ouvrier pas très malin et SDF que Kurt Russel pourait l'être (De plus Pipper à connu la vie dans la rue), et sa perfrormance n'est pas si mauvaise que ça (rapellons que c'est un catcheur à la base). Enfin on peut dire que They live (titre original inspiré du slogan They live, we sleep - ils vivent, nous dormons)est un film qui nous ouvre les yeux, le cinema de Carpenter devient les lunettes de l'histoire, il retire les différents filtres de réalité qui nous empèche de voir que pour les rois, et les chefs nous ne sommes rien tout comme son héros John Nada (qui signifie rien). Un grand film de carpenter avec un message plus d'actualité que jamais
Un film culte !!! L'histoire est tout bonnement excellente, l'interprétation de Roddi Pyper est de bonne facture(pas mal pour un premier rôle, avant il était catcheur). Les effets spéciaux plus que corrects au vu du faible budget : du grand Carpanter comme on l'aime (scénario, musique, mise en scène au diapason). Ce qui fait la marque des grands cinéastes comme Carpanter, c'est qu'avec les faibles moyens dont il dispose (série b), il arrive à donner un ton, un style, une atmosphère à tout ses films !
Bon le film est assez mediocre (pas de quoi fouetter un chat), mais Carpenter a le chic pour politiser tous ses films, et on ressent ici, les problemes d'emploi, de classes sociales, d'immigrations, les desaccords politiques (Reagan) presentent aux USA à l'epoque (et aujourd'hui encore), Big John ira meme jusqu'à regler ses comptes avec ceux qui n'aiment pas ses films et le gore qui y est montré. John Nada est un bourrin, le genre de bourin qui fait plaisir à voir (dans la meme veine que Snake Plissken), il devient evident que le choix du catcheur Roddy Pipper etait le meilleur... hmmm le meilleur ? Peut etre pas, car Kurt Russel arrive à apporter de la profondeur à un Plissken (tout serieux qu'il est), alors que bon Pipper, à part la scene ultra jouisive où il rentre dans la banque (et au moins trois repliques cultes), c'est pas terrible !Un remake de ce film donnerait pas mal, mais il faut savoir que c'est assez tiré par les cheveux ... faut le prendre au second degré ! The Faculty (un film que j'adore) est legerement dans le meme ton !
Invasion Los Angeles est un des meilleurs films de genre subversifs américain jamais vu. Tout y est, l'efficacité, la critique, le propos, l'esthétique... Un scénario original très bien exploité par un Carpenter pas content donc au meilleur de sa forme.
En pleine période Ronald Reagan, le cinéma US regorge de films anticommunistes, dénonçant les rouges au profit de "l'american way of life" salvateur. Carpenter retourne comme un gant le concept, et nous offre un film de SF assez piquant. Nos héros, ouvriers anonymes, y découvrent que les USA sont contrôlés par des aliens capitalistes ayant pris la place des puissants ! Pour régner en toute sûreté, ceux-ci lavent le cerveau des humains et prônent un consumérisme sans limite... Le réalisateur frappe fort, avec un film au budget limité, et aux personnages principaux simples. Il n'empêche, la mise en scène est soignée, et propose notamment une des bagarres les plus longues du cinéma. "They Live" est donc à découvrir.