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Prad12
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4,5
Publiée le 7 mars 2014
"On ne vit qu'une fois.... et encore....." voici la phrase qui clôt ce film réjouissant et drôle. Une bouffée d'air frais comme le sont tous les films d'Yves Robert. Il a créé des comédies qui sont parmi les plus emblématiques du cinéma français, des longs métrages empreints de tendresse et d'un humour si léger..... la voix off de Rochefort est magnifique. Les dialogues de Dabadie et la musique de Cosma font le reste. Un vrai bon moment.....
J'attendais franchement plus d'un tel film avec un beau casting, et surtout de l'utilisation de son concept: un trouillard issu d'une famille de trouillards de pères en fils. Le film souffre déjà d'un manque de rythme assez gênant je trouve. Il est très régulièrement parsemé d'excellentes séquences que Jean Rochefort arrive à transcender avec l'énorme talent qu'on lui connaît, mais ça s'embourbe paresseusement assez souvent, ça peut même être vraiment fastidieux parfois. Deneuve est dans ses plus belles années, belle comme le jour, mais son personnage n'est pas aussi sympathique qu'on voudrait nous le vendre, car assez lâche également et en plus relativement manipulateur. Mais ce qui déçoit totalement est vraiment son final. Dans un tel film, on attend que le personnage principal évolue positivement, ait appris quelque chose et termine sur un coup d'éclat où il aura vaincu son défaut. Non, ici il termine le film avec la pire et pitoyable des lâchetés, en laissant en plus le film diffuser un message particulièrement contestable. La situation finale est censée être drôle, moi je la trouve consternante, et ce qu'elle suggère au spectateurs à plusieurs niveaux, très embarrassant !
"Courage fuyons" répond à un de ces joyeux portraits, quasiment thématique, autour desquels (par l'apport de Jean-Loup Dabadie sans doute) Yves Robert a souvent construit ses comédies (qu'on se souvienne, entre autres figures, d'Alexandre -le bienheureux- ou des quatre amis typés de "Un éléphant...). Jean Rochefort incarne ici Martin Belhomme, un peureux dont les actes sont invariablement entachés de petites lâchetés et de grandes hontes. A cet égard, les quelques morceaux choisis extirpés de la biographie de Martin constituent les moments les plus savoureux du film. Ce dernier n'est pas seulement poltron; c'est un bourgeois, ceci expliquant cela en vertu d'une certaine ironie des auteurs. C'est d'ailleurs à l'occasion des évènements de Mai 68 que l'existence de Martin prend un nouveau tour. Ce pharmacien, contraint à une vie familiale et bourgeoise bien médiocre, largue enfin les amarres pour suivre une blonde incendiaire aux allures de sirène (n'est-elle pas une chanteuse?) Cette partie du film, au pays des tulipes et des moulins, n'est pas aussi drôle que la première, peut-être parce que le personnage glacé de Catherine Deneuve ne colle pas assez à l'esprit de la comédie. Quoiqu'il en soit, Jean Rochefort, racontant lui-même les déboires et déconvenues de son personnage, incarne aussi brillamment qu'attendu cet homme distingué en proie à une insurmontable couardise.
On s'ennuierait presque devant ce film. Et pourquoi donc!? Parce que la trame est une banale histoire de tromperie. Mais le scénario devient intéressant lorsqu'on y ajoute la couardise du héros,d'un trio amoureux, puis voire d'un quatuor. Et si on rajoute 2 grands acteur Rochefort et Deneuve et on parvient tout juste à sauver les meubles. Nous voilà donc avec une drôle de comédie humaine un peu banale, un peu particulière. A voir par les amateurs de comédie, bien française, avec 2 grands acteurs et les fans de ces 2 là!
Une jolie comédie d Yves Robert dialoguée par Jean Loup Dabadie . C est dire déjà de la qualité. Rochefort et Deneuve sont très à l aise avec les personnages assez truculents. Un bon moment de cinéma d époque certes mais quel plaisir de spectateur.
Cette gentille comédie fait souvent sourire par la grâce de Jean Rochefort jouant à merveille un père de famille poltron dans la lignée de ses aïeuls. Cette farce enjouée qui tourne en dérision le courage de bien des personnes incapables d'affronter la peur a le mérite de nous faire redécouvrir quelques facettes du genre humain. Cette incapacité à faire preuve de courage est bien campée par des personnages atypiques et touchants et il y en a plusieurs au final. Le film a un peu vieilli mais les décors sont plutôt bien filmés, la romance faussement innocente, les dialogues plutôt accrocheurs. Il y a quelques petits vides mais le plaisir de voir Catherine Deneuve radieuse et charmeuse nous permet de tenir sans déplaisir jusqu’au générique de fin.
Humour lourdingue, gags éculés, absence de rythme. Le one man show de Rochefort et la beauté de Deneuve ne suffisent pas à sauver cette comédie. Ce sous "éléphant" ne trompe personne et ne vous emmènera pas au paradis.
Cette petite comédie charmante fait la part belle à la nonchalance naturelle de Jean Rochefort. Trouillard, lache, il fait tout pour ne pas sortir de sa petite zone de confort. Jusqu'au jour où bousculé par les évenements de Mai 1968, il lache tout, il pete les plombs et decice de vivre sa vie comme il a toujours voulu, lui qui vivait plutôt selon les dires et désirs de sa femme. En Mai 68 (encore une fois et c'est pas nouveau Mai 68 est le stimulus qui change la vie), il part donc, il s'enfuit sans donner de nouvelles à ses proches, pour suivre une femme, la belle Catherine Deneuve. Grâce à ses talents il réussit à passer pour un homme protecteur et sur de lui et vit donc un parfait amour avec elle, après avoir réussi à la séduire. Jusqu'au jour où un nouvel élément va perturber cette belle vie d'amour et d'eau fraîche. Vont s'ensuivre une série de faits, plus ou moins intéressant, qui vont encore changer sa vie. Finalement tout va bien se finir bien sur. Le début est lent mais le film s'améliore sur la fin. C'est très drôle de voir Rochefort en motard hyper prudent avec sa veste en cuire qui lui va si bien. Dans le film il apparait comme un vrai musicien tandis que Deneuve censée être une chanteuse n'est pas très convaincante dans ce rôle. Mais le couple fonctionne bien car ils sont tellement dissemblables.
Deux ans après avoir enchanté les spectateurs avec le diptyque d'un Éléphant ça trompe énormément et Nous irons tous au paradis, le réalisateur Yves Robert s'associe de nouveau au scénariste Jean-Loup Dabadie pour "Courage, fuyons" (1979). Si cette comédie de mœurs offre un portrait de poltron particulièrement réjouissant, elle ne parvient pas tout à fait à égaler la rigueur de ses glorieux aînés. C'est un divertissement agréable qui oscille constamment entre charme et maladresses d'écriture.
Le film vaut principalement pour la performance magistrale de Jean Rochefort. Il campe avec une élégance et un génie comique indéniables le personnage de Martin Belhomme, un lâche magnifique qui passe sa vie à fuir les responsabilités et les conflits. Rochefort réussit le tour de force de rendre ce poltron pathologique profondément attachant, digne et touchant, sans jamais sombrer dans la caricature. Face à lui, son duo charismatique avec Catherine Deneuve, lumineuse en chanteuse de cabaret libre et mystérieuse, fonctionne sur un joli contraste. L'ensemble bénéficie également de l'écriture ciselée de Jean-Loup Dabadie, dont les dialogues brillent de répliques savoureuses, d'une galerie de seconds rôles savoureux (Dominique Lavanant en épouse castratrice et Michel Aumont en beau-frère avare sont impeccables) et de la jolie partition de Vladimir Cosma.
Malheureusement, ces indéniables qualités se heurtent à un rythme souvent flottant et décousu, notamment lors de la fuite des amants à Amsterdam. L'intrigue s'éparpille et perd de la dynamique comique implacable que l'on trouvait dans les précédents succès d'Yves Robert. De plus, ce mélange des genres constant — qui oscille entre la pure comédie de boulevard, la romance mélancolique et la chronique de mœurs post-mai 68 — nuit par moments à la clarté du récit et peut déconcerter les spectateurs en quête d'une farce franchement hilarante.
En définitive, "Courage, fuyons" est une comédie de mœurs sympathique qui se laisse regarder avec plaisir grâce à la qualité de son interprétation, mais qui manque de tenue et de rigueur scénaristique sur la durée.
C'est un film que j'ai trouvé réellement hilarant. Jean Rochefort et Catherine Deneuve forment un couple extraordinaire. Ils sont atrocement beaux, drôles, tendres, etc... J'ai vraiment adoré ce film surtout pour le personnage de Martin Belhomme (Jean Rochefort) qui est touchant, drôle et tellement pitoyable. spoiler: La scène où il ère la nuit dans la rue à pointer son flingue sur une ombre, mon dieu, si je ne me suis pas pissé dessus en la voyant!
Petit + : les deux scènes de 3 secondes où on aperçoit Gerard Darmon, provocateur de Mai 68, les cheveux et les sourcils au vent. Drôle.
Malgré des baisses de rythme et des défauts flagrants, cette énième collaboration entre Yves Robert et Jean Rochefort séduit par sa fantaisie. Le charme de l’acteur emporte tout, lui qui porte comme personne les savoureux dialogue de Jean-Loup Dabadie.
Voir Courage, Fuyons me permet d'eveiller des sentiments propres à la comédie française : une certaine tendresse nous suit tout le film qui reste amusant tout le long sans être hillarant. Rochefort campe ici un personnage lui allant à ravir, flegme et rêveur, soumis à sa lâcheté peu commode héritage des Belhomme. Sa nomination pour les Oscars pour ce rôle est à mon avis amplement méritée.