Avis : La Trilogie Marseillaise de Marcel Pagnol : Marius - Page 4
La Trilogie Marseillaise de Marcel Pagnol : Marius
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Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Le tout premier de la Trilogie Marseillaise. Bon d'accord, l'image est un peu floue mais on ne s'ennuit pas ! A part la qualité du film, les scènes restent très vivantes, par le prestige d'interprêtation des personnages par des excellents acteurs, comme le meilleur de la série : Raimu.
Un drame sentimental au cœur de Marseille. Tout est là. La verve de Pagnol, l’amour de Fanny et la résignation de Marius. Cet épisode est pour lui car c’est bien ce personnage qui change le destin de tous. Et les personnages autour sont superbes.
moi qui suis marseillais ça n'ait pas par chauvinisme que j'aime ce film mais chaque scéne est un monument, chaque scéne est un véritable plaisir avec des répliques d'anthologie et l'on s'en souvient encore. c'est phénoménal,le seul petit bémol c'est la mauvaise interprétation d'orane demazis et de pierre fresnay mais à coté tout est merveilleux.
Premier volet de l’emblématique trilogie marseillaise de Marcel Pagnol. Réalisé par Alexander Korda, « Marius » est, à mon avis, le meilleur des trois épisodes. Le Vieux-Port et le Bar de la Marine. L’accent et la gouaillerie des personnages. Ses savoureux dialogues et ses moments débordants d’humour à l’instar de la mémorable partie de cartes entre César, Panisse, Escartefigue et Monsieur Brun. Et puis y'a Raimu, tout simplement magnifique. Le film est cependant un poil longuet, plus accrocheur dans la drôlerie que dans le mélo.
Le film a presque 100 ans mais il est encore au goût du jour, avec des dialogues qui font mouches et une histoire d'amour éternelle. Un amour qui semble si semble et qui pourtant se complique car tout est complexe dans la vie. On pourrait aujourd'hui reprocher 15 minutes de trop mais même avec ces quelques faiblesses ce film reste un chef d'oeuvre du cinéma de l'entre deux guerres.
Marius et Fanny s'aiment mais Marius ne peut se résoudre à épouser la jeune poissonnière. Observant de la terrasse du bistrot de son père, César, sur le Vieux-Port, les mouvements de navires, le jeune homme entretient des velléités de départ. La relation amoureuse, surjouée parfois, entre Pierre Fresnay et Orane Demazis constitue le cadre du film réalisé par l'inattendu réalisateur anglais Alexandre Korda. et introduit la part dramatique -surannée et redondante dans le film- d'une oeuvre dont l'intérêt est ailleurs, et la valeur aussi. Au bar de la Marine de César, lieu central de ce théâtre filmé, ce sont les clients ou les visiteurs, les Panisse, les Escartefigue, les Honorine...et le propriétaire des lieux qui font le spectacle. Fort de dialogues très drôles, Marcel Pagnol confie à des acteurs exceptionnels, Raimu, Charpin, le soin d'incarner, en en grossissant les traits, le Marseillais dans son éloquence et ses outrances verbales érigées en spectacle. Raimu, mieux qu'un autre, personnalise la théâtralité du méridional façon Pagnol. La truculence de César, ses humeurs tonnantes et sa mauvaise foi, son verbe haut qui masque l'homme pudique, déterminent un numéro d'acteur de haute volée, bien plus savoureux que le drame sentimental dans lequel il s'inscrit. A l'image de la fameuse et emblématique partie de cartes.
Il s’agit du 1er volet cinématographique de la célèbre trilogie théâtrale (1929), centrée sur Marius, 23 ans (Pierre Fresnay, 34 ans), qui tient, à Marseille, le comptoir du « Bar de la Marine » de son père, veuf, César Ollivier (Raimu, 48 ans) mais qui rêve de parcourir le monde sur des voiliers, malgré l’amour que lui porte Fanny Cabanis, 18 ans (Orane Demazis, 37 ans), vendeuse de coquillages à côté du bar. Le film est un peu long (2 h) avec un scénario conventionnel (les amours contrariées) et théâtral (où sont les clients du bar de la Marine ? César somnole dans son bar à 9 h du matin !) mais il doit beaucoup aux acteurs, aux dialogues savoureux (les personnages, pudiques, disent souvent le contraire de ce qu’ils pensent) sans oublier les sketches hors intrigue, telle la confection d’un apéritif selon César (spoiler: 1/3 de curaçao, 1/3 de citron, 1/3 de Picon et 1/3 d’eau ) ou la célèbre partie de cartes où César indique à Félix Escartefigue (Paul Dullac, 49 ans), capitaine du ferry-boat qui traverse le Vieux-Port, qu’il lui fend le cœur.
Classique à voir et à revoir, uniquement pour la faconde et la truculence extraordinaires de Raimu, pour toujours associé aux clichés marseillais. Avec lui on passe du grand guignol (sa recette des 4 tiers pour un cocktail, la fameuse partie de cartes) à la tendresse filiale la plus extrême (grâce aux dialogues merveilleux de Pagnol). Par contre il faut aussi subir Orane Demazis qui peut concourir, avec son jeu théâtral et outrancier, au prix de la plus mauvaise actrice française.
Premier film de la trilogie marseillaise, réalisé par Alexandre Korda, on est en présence d'un classique du cinéma du patrimoine.
Le fils du patron d'un bistrot du port de Marseille préfère l'attrait du voyage à la perspective d'une vie rangée avec une jeune femme amoureuse de lui.
Malgré un certain statisme de la mise en scène et des décors peu variés, " Marius" se suit avec plaisir. Les joutes verbales d'une distribution uniformément impeccable, alimentent adroitement un scénario plutôt banal.
La réputation du film me semble tout de même un peu usurpée aujourd'hui, mais on a affaire à du cinéma populaire de premier ordre, composé de sentiments mêlés.
Drôlerie et tragédie sont à l'écran au sein d'une composition restée fameuse dans l'histoire du septième art.
Les amateurs de cinéma du patrimoine ne le manqueront pas.
Ce premier volet de la célèbre trilogie Marseillaise est bien inégal. Il s’agit de théâtre filmé, et non d’expression cinématographique ; alors l’essentiel est dans le texte et dans le jeu des comédiens. Et c’est pourquoi le film boîte. Les moments « collectifs » consacrés à la vie quotidienne autour du bar de la Marine génèrent quelques scènes culte et des perles mémorables. Alors que ceux consacrés à l’idylle entre Marius et Fanny sont insipides, par manque de scénario et de dramaturgie. Et il y a un abîme entre le jeu des comédiens : Pierre Fresnay récite, Orane Demazis déclame, alors que Raimu est littéralement habité par son personnage et lui confère une formidable densité non exempte de complexité.
Voilà l'exemple parfait du scénario qu'on pourrait qualifier de banal en un grand moment de cinéma. Voilà un mélodrame qui fait rire. Voilà une bête romance qui se change en comédie. Les dialogues sont excellents et la reconstitution de l'ambiance marseillaise parfaite. A voir par tous, ceux qui aiment les comédies humaines, les bons dialogues et les films avec une atmosphère palpable.
La trilogie s'ouvre de la meilleure des manières en axant l'histoire sur Marius et ses aspirations à découvrir le vaste monde qui surpassent son amour pour Fanny. L'image que le temps a laissé de ses personnages (le quatuor César, Maitre Panisse, Escartefigue et Monsieur Brun) vient essentiellement des scènes mémorables de cet épisode, la partie de carte et la recette du mandarin-citron en tête. Avec un langage simple et sa maitrise des mots, Pagnol parvient à faire passer dans ses textes toutes les émotions, du comique au dramatique.
Du pur Pagnol! Dieu (s'il existe?) que c est bon. Avec des dialogues toujours savoureux on a le droit à la gouaille d une troupe d acteur dont le naturel est confondant. De nombreuses scènes sont rentrées au patrimoine français comme la fantastique partie de carte ou l inénarrable Raimu fait preuve d une mauvaise foie fabuleuse (et c est un tricheur qui écrit ). Une somme de talent pareille traverse les âges et continue à toucher son spectateur signe évident d un chef d œuvre.
Je me suis décidé à attaquer cette trilogie de Pagnol. Ce premier volet est de toute évidence un classique, qui avait en effet tous les ingrédients pour le devenir. C'est truculent et très fort pour faire simple. Très drôle avec certaines scènes parsemées de répliques cultes, mais également le poids dramatique que faisait peser les traditions et l'opinion publique sur les mœurs de l'époque est très palpable. Une scène très forte en émotion à mon sens avec Marius et Topaze, au pied de l'escalier, quand le fils, aux portes du départ, dit à son père qu'il "l'aime bien". Tourné actuellement, ce serait dégoulinement mièvre à n'en point douter,tandis qu' avec Pagnol, c'est simplement superbe.