Avis : La Trilogie Marseillaise de Marcel Pagnol : Marius - Page 6
La Trilogie Marseillaise de Marcel Pagnol : Marius
Note moyenne
4,3
1550 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
83 critiques spectateurs
5
42 critiques
4
30 critiques
3
6 critiques
2
3 critiques
1
1 critique
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
ProjecteurTemporel
2 abonnés
59 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 27 mars 2026
Avec Marius, Alexander Korda transpose l’univers de Marcel Pagnol dans un dispositif encore très théâtral, où la parole prime largement sur la mise en scène. Les dialogues, savoureux et pleins de verve, donnent au film son identité, mais accentuent aussi une certaine fixité visuelle. Les personnages, incarnés avec chaleur, existent surtout à travers leurs échanges, au risque de limiter l’élan cinématographique. Cette fidélité à l’esprit de la pièce fait à la fois la richesse et la limite du film. Reste une œuvre attachante et emblématique du cinéma parlant naissant, mais dont l’approche demeure plus littéraire que véritablement cinématographique.
Avec le temps qui passe, c'est vrai qu'on a un peu l'impression d'étudier Racine. Mais ne nous trompons pas, ce qui reste, c'est l'universalité du propos, caché sous des atours truculents. Les comédiens -Raimu en tête, ahh Raimu- sont excellents (bémol pour Orane Demazis, qui pour le coup joue Racine et est trop théâtrale) et les dialogues, dans lesquels on reconnaît l’œil tout à la fois rieur et grave de Pagnol sont un régal. En outre, ce film a beaucoup fait pour la légende -largement usurpée- de Marseille.
Pourquoi aime-t-on tant la trilogie marseillaise de Pagnol ? Oui, d'abord parce qu'on la vu quand on était petit, que la partie de cartes nous a fait rire, parfois même on l'a étudiée à l'école. Mais plus tard, on l'a revue, une fois, deux fois, dix fois. Et on s'est dit que le noir et blanc de Pagnol était très jolie, qu'il y avait des jolies images du vieux ports, que l'accent marseillais est ma foi fort chantant. Oui, Orane Demazis joue atrocement faux mais Raimu est un génie, Charpin a un vrai naturel et Pierre Fresnay est un homme bien séduisant, même si le parigot galère pas mal "avé l'accent". Et puis les dialogues sont drôles, incisifs, naturels mais parfaitement écrits. Et l'histoire est universelle, romantique, proche de chacun, indémodable. On rit, on pleure et on s'écroulera à nouveaux dans le canapé à la prochaine rediffusion télé. Attention ! La télé et la rediffusion disparaissant, il va falloir penser à montrer les films aux enfants. Je connais un anglais, prof de français à Londres, qui fait étudier Pagnol a ses élèves. Universel, je vous dis !
C'etait a la base une piece de theatre. Sous la forme de film a l'epoque on voit moins bien les details visuels et meme le son est mauvais. Malgre tout c'est un regal avec beaucoup d'humour, des dialogues exceptionnels et des acteurs talentueux mention speciale a Raimu. Heureusement que les films de la trilogie marseillaise ont ete retouches
Pour moi, c’est l’une des trilogies les mieux réussies. Je dirais même la seule réussie J’ai regardé les trois volets sans ennuies et c’est une histoire très touchante.
Marius, c'est un pan entier de mémoire française qui reprend vie à l'écran. On retrouve un Marseille disparu, populaire, où les sentiments passent par les éclats de voix et la mauvaise foi. Le film pose un dilemme presque existentiel : partir ou rester, aimer ou renoncer, suivre son désir ou tenir sa place. Une tragédie populaire portée par des dialogues d'une justesse folle car chez Pagnol, la parole est une arme, un masque, un aveu malgré soi. Les personnages crient, trichent, fanfaronnent, mais peinent à dire simplement ce qu'ils ressentent, et c'est cette tension entre la gouaille et la fragilité qui donne au film toute son humanité. La partie de cartes reste un moment de pure jubilation, et le passage du comique au tragique se fait sans qu'on le sente venir. Mais l'émotion la plus forte, c'est César : Raimu ne joue pas un rôle, il habite un être vivant, colérique et tendre, grotesque et bouleversant, incapable d'exprimer son amour par excès de pudeur. C'est là que le film touche au lien père-fils et à la solitude d'un homme qui regarde son fils partir. Charpin en Panisse est un contrepoint formidable, lâche, vaniteux, drôle et profondément humain. Le Bar de la Marine est un monde entier, avec ses rituels, ses disputes, ses mensonges et ses blessures et on pourrait y passer la journée sans s'ennuyer. La caméra ne cherche pas la virtuosité, elle laisse respirer les mots, les silences, les visages. Presque cent ans plus tard, Marius reste intact, un film qui sent le pastis et le soleil, et qui nous fend le cœur.
Ce film est réalisé par Marcel pangolin qui va raconter l’histoire de la pièce de théâtre Marseillaise je rappelle que c’est le premier volet de la trilogie (marius,cesar,fanny).
Ce film est génial avec beaucoup de bons moments avec ce langage charmant cela fait le style de ce film. On a aussi de jolie décors. Bref ce film est l’une des meilleures adaptation que j’ai vu de ma vie.