Ambiance glauque plutôt soignée, minimalisme assumé dans le déroulé du récit et dans les interprétations (en tout cas pour la moitié du casting), ce Maléfique représente une petite curiosité dans les tentatives du cinéma français de produire du fantastique teinté d’étrange. Il le fait ici avec un certain doigté, même s'il faut bien regretter un scénario très peu explicatif (reposant quand même sur un postulat fortement improbable spoiler: d'un livre caché derrière une brique d'une cellule sans que personne ne s'en soit rendu compte depuis 80 ans au moins... ) et surtout mal équilibré entre les personnages. Un produit plus esthétique que profond mais qui impressionne par son efficacité visuelle.
Un film fantastique français qui tient la route ce qui n'est pas si fréquent ,enfin pendant la 1ere demi heure parce qu'ensuite le rythme et l'intérêt faiblisse dangereusement pour aboutir a une fin que l'on pouvait redouter mais qui apparait assez judicieuse (chaque personnage s'évade non pas physiquement mais réalise son rêve).La grande force de cette oeuvre rappelant par moment le Cube de Natali réside dans sa réalisation qui multiplie les plans ingénieux afin de nous faire oublier l'aspect huis clos et dans son interprétation irréprochable dont le formidable Cornillac involontairement drôle avec sa poitrine fort généreuse ,seul fausse note a mon gout avec l'apparition de Dider Benureau a l'image trop comique pour etre crédible.Les effets spéciaux et autres trucages tres pro rajoute au réalisme des moments clefs ,la preuve que nous autres frenchis somme capable de faire du fantastique potable quand on s'en donne les moyens.
J'ai trouvé ce film très dévirtissent, l'histoire très intéressante. J'ai aussi été surpris par certaines certaines vraiment bien faîte, des scènes très originales, qu'on ne voit dans aucun autre filme. Franchement, jusqu'à la fin, vous êtes dedans, je recommande....
un huit clos angoissant (la quasi totalité du film se déroule dans une cellule) plutôt bien fichu. Les personnages se cotoyant dans ce petit espace sont tous bien dérangés à leur façon. Quand le surnaturel arrive, l'ambiance devient réellement glauque et le désespoir présent va en s'amplifiant jusqu'au voeux final détourné façon mauvais tour du diable.
L'exercice du huit-clos est un genre compliqué qui oblige les auteurs à constamment redéfinir leur histoire pour briser la monotonie et l'ennuie. A ce jeu là Eric Valette s'en sort particulièrement bien puisque son histoire est prenante, c'est plutôt bien réalisé avec une vraie implication sur les effets gores et horrifiques, la progression dramatique est maitrisée, le film s'enlise au fur et à mesure dans une sorte de nihilisme jusqu'à la fin aussi glaçante que logique. Un bémol sur les personnages, leurs interprétations, et les réactions qu'ils ont face à des événements hors du commun, à ce niveau là c'est un peu bâclé ce qui n'est jamais bon pour une suspension d'incrédulité totale.
Après plusieurs clips et courts-métrages, Eric Valette passe dans la cour des grands en réalisant son tout premier long-métrage, dans l’univers des taulards, avec Maléfique (2003), un film fantastique qui oscille très légèrement dans l’horreur. Entre magie noire et phénomènes paranormaux, Valette réussit son coup, pour une première œuvre. Si le scénario tient la route à 90%, le must ici revient à l’interprétation des principaux protagonistes : Gérald Laroche, Philippe Laudenbach et le plus étonnant de tous, Clovis Cornillac dans le rôle d’un transsexuel ! Alors que le film aurait très bien pu patauger dans le cliché habituel et les stéréotypes, le réalisateur les évitent de justesse, ce qui nous permet de passer un bon moment devant ce thriller étrange et psychotrope. A noter aussi que ce film a obtenu le Prix du jury du 10ème Festival Fantastic'Arts de Gérardmer.
Eric Valette, pour son premier film, nous offre une oeuvre sombre aux idées scénaristiques inépuisables. Pour un film tourné en un mois avec la faible somme de 1 million d'euros, l'on ne peut que s'incliner devant ce formidable film. Bravo...
Une ambiance plutôt inquiétante mais le film souffre du manque de moyens techniques, au niveau des effets spéciaux notamment. Certaines scènes valent le détour, mais je ne conseille ce film qu'aux amateurs du genre.
Ce qui frappe le plus dans ce film français, c'est la volonté d'innover malgré le manque évident de moyen financier. En effet, les décors se réduisent à 2 cellules de prison et à une voiture, si bien que l'atmosphère du huit clos se ressent grandement. Côté scénario, les personnages sont privilégiés: particularités très étranges et caractères bien divers. Ainsi, la majeure partie du film montre comment ils réagissent par rapport au livre trouvé dans la cellule et sensé les faire sortir de prison. Le moins que l'on puisse dire, c'est que le réalisateur ménage le suspense jusqu'à la dernière demi-heure incroyable où de multiples mystères révélés et des effets spéciaux corrects aboutissent à un dernier plan réjouissant. L'ensemble est transcendé par Clovis Cornillac, qui livre une véritable composition pour son personnage qui regroupe la quasi-totalité de l'humour et de la tension du film.
De ce genre de fausses croyances pensant que le film d'horreur est un genre bâtard, il faut bien reconnaître que se lancer dans un projet de réalisé pour la première fois un film de genre avec seulement un million en poche était tout simplement un pari de folie. Mais la réussite est la clé de ce film. Comme l'excellent Cube réalisé par Vincenzo Natali, Maléfique reprend les mêmes ficelles. Avec astuces et beaucoup d'intélligence, le réalisateur mêle avec brio situations complexes dans un décor étroit, mais l'exploité de la meilleur façon possible. De plus, la fin du film est surprenante et plutôt originale. Il ne nous reste qu'une chose à faire, retenir le nom d'Eric Valette, cinéaste à suivre de prêt.
Un fantastique convenable même si l'on si perd parfois dans la continuité d'une certaine énigme. Parfois à la limite d'en faire un peu fantastique mais habilement mis en scène pour revenir dans le présent. Un film ésotérique qui ne conviendra pas à tout le monde mais très subtile dans sa fin. Une prestation d'acteurs assez décevante, très linéaire limite "on s'ennuie !". Un huis clos avec un atmosphère pesant et un décor très simple avec ,en miroir, des Fx audacieux. 3/5 à découvrir juste pour voir si çà plait !!!
Maléfique est un huis-clos à l’ambiance atypique qui réussit, grâce à une mise en scène maline, à faire oublier son petit budget. Les personnages sont très stéréotypés mais le quatuor d’acteur ne s’en sort pas trop mal. Dommage que de nombreuses longueurs plombent la deuxième partie du film.
Un huis clos carcéral et fantastique avec de la magie noir, un transsexuel bodybuildé interprété par Clovis Cornillac et seulement deux autres acteurs ( principaux ), une chose est sur c'est que ce film a de l'ambition et de bonnes idées . Le synopsis m'a vite tapé a l'oeil mais comme souvent avec des idées comme celle ci il faut savoir les maitriser de bout en bout pour offre un résultat vraiment bon, ce qui n'est pas totalement le cas .
On se retrouve plus dans une série B a petit budget avec des effets spéciaux fauchés mais qui s'assume bien comme tel, on a une ambiance soignée et un coté mystérieux vraiment sympa . Les acteurs sont correct même si un peu ridicule pour Clovis Cornillac .
Le vrai défaut qui est tout de même assez majeur serait les 20 dernières minutes qui flanchent complétement malgré une image finale assez bien trouvée mais qui ne remonte pas pour autant ces minutes de mauvaise qualité . Le manque d'idée se ressent et ça semble bâclé, c'est bien dommage mais le résultat global est un film qui se laisse bien voir mais une fois probablement pas deux .