Sans être un immense western, c'est un film de qualité, avec une bonne mise en scène de Robert Aldrich. Le contexte est intéréssant et bien loin d'être manichéen, ce film pro-indien est intelligent etr assez profond. A noter la belle interprétation de Burt Lancaster.
Un des premiers westerns pro-indiens qui se focalise sur le destin d’un guerrier apache rebelle et insoumis qui ne trouvera le salut que dans l’amour et la paternité, interprété par un Burt Lancaster fougueux et enragé mais pas crédible grimé en Indien avec ses yeux bleus !
4 ans après La flèche brisée de D.Daves, Robert Aldrich nous livre un formidable film pro-indien. Un véritable réquisitoire contre le génocide indien et un manifeste quasi politique sur les méfaits de la société occidentale, mercantile et égoïste, rongée par la cupidité. L'argent qui avilit, qui corrompt, qui aliène est au centre du film ! Massaï s'oppose aux valeurs des Blancs et défend sa culture fondée sur la bravoure, l'honneur ! Lancaster interprète magnifiquement cet indien indomptable qui lutte avec noblesse et férocité contre la disparition inéluctable de sa civilisation. Un film révolutionnaire pour l'époque en 1954 !
L'instinct de survie d'un couple d'Indiens ,avec un Lancaster agil et méthodique.Mais le film aurait été meilleur avec de véritales Indiens(au moins un )dans le tandem.
Si l'histoire est mouvementée et prenante la mise en scène manque de punch et j'ai d'ailleurs failli mettre une note plus faible à Bronco Apache (on est loin de la passion que l'on éprouve devant Vera Cruz) mais Burt Lancaster est un de mes acteurs fétiches et il est excellent en indien traqué (un moment fort c'est lorsqu'il se retrouve au début du film isolé dans la ville des Blancs). Belle histoire dommage que la fin soit un peu ratée, elle manque de force.
Un film qui plaide la cause des indiens en diabolisant tous les hommes blancs. Pourtant, le rôle principal est tenu par Burt Lancaster, mais après tout, c'est vrai qu'il a la tête d'un "peau-rouge"... Il vaut mieux largement regarder "La flèche brisée", tourné quelques années plutôt.
Excellent film le héros est de tous les plans. Il est seul comme une bête traquée alors il ne peut que se défendre. Mais il y a cette prise de conscience finale qui est la clé de la nouvelle vie mais il a été trop belliqueux. On ne le laissera pas en paix. Il voulait être le dernier. Tout est superbe. Les décors, l’action sans temps morts et la réflexion sur la vie et l’avenir.
Que penser d un film qui certes donne un point de vue nouveau dans le western sur les indiens. Mais qui dans le même temps prend Burt Lancaster pour jouer le rôle titre et qui grime des acteurs bien blancs pour jouer ses congénères. Se dire que c est l époque qui voulait cela que le film a eu le mérite de remettre un peu en question la manière de montrer les amérindiens dans le cinéma américain, tout en se rendant compte qu il ne serait plus possible de faire ce film de la même manière aujourd’hui et c est tant mieux.
S’inscrivant dans cette mouvance pro-indienne du début des années 50, ce film raconte l’histoire d’un Apache qui refuse de plier l’échine face à l’homme blanc. Grimé, Burt Lancaster incarne un vaillant indigène dans ce premier western de Robert Aldrich, à la mise en scène nerveuse et tourné en extérieur en une trentaine de jours. Les deux bonhommes se retrouveront peu de temps après pour un « Vera Cruz » bien plus mémorable.
Massai est un Apache qui refuse la loi des blancs à laquelle les autres indiens se sont adaptés. Tandis que ses semblables construisent des routes ou sont passés du statut de chasseurs à celui de cueilleurs (et buveurs d’eau de feu), il attaque inlassablement l’envahisseur et se montre borné aux yeux des autres et macho avec celle qui veut partager sa vie. Alors même si les yeux bleus de Burt Lancaster (aussi bleus que ceux des enfants dans « Le Village des damnés ») dénotent dans son rôle, ce film est une ode à la réhabilitation des indiens tout en proposant des blancs avec empathie, à l’opposé des clichés de l’époque. Robert Aldrich réalise un de ses premier westerns, avec une patte humaniste, tourné dans un cadre authentique et à une époque où la défense des indiens ne devait pas être politiquement correcte. Il oppose aussi la violence et la haine d’un homme face à la douceur et la détermination d’une femme. On reconnait dans un rôle annexe Charles Bronson qui jouera des rôles d’indien à la perfection (« Les collines de terreur »). « Broncho Apache » est un beau western.
Un beau western plein de bruit et de fureur qui prend le parti des Indiens, à travers la résistance d'un homme au déplacement de son peuple. Burt Lancaster et Jean Peters forment un couple superbe et mettent beaucoup d'intensité dans leur interprétation. On retrouve tout l'engagement d'Aldrich en faveur de la justice et de l'égalité, sans que le récit tourne à la démonstration. La scène où Massai découvre la ville des colons, d'où il est chassé comme un chien, est saisissante, alors que la séquence finale, qui démontre la capacité du guerrier à évoluer vers une vie plus laborieuse mais aussi plus sereine, est splendide.
Il ne s’agit que du troisième long-métrage de Robert Aldrich, mais la capacité du réalisateur à renouveler les genres est déjà bien réelle. Dans ce film, sorti en 1954, il apporte un regard nouveau sur le western en prenant part pour la cause des Indiens. Refusant la reddition signée par le grand chef Geronimo, un Apache impétueux se lance dans un combat pour la liberté. Sa révolte cède peu à la place à une introspection personnelle le conduisant à une paix intérieure. Le récit a beau être un peu mièvre, il reste porteur d’un message humaniste très avant-gardiste. Ainsi, en exposant les méfaits du colonialisme américain, l’intrigue se démarque des productions hollywoodiennes de l’époque, même si le choix d’avoir utilisé Burt Lancaster, Jean Peters et Charles Bronson pour représenter des Amérindiens a pu être reproché. Bref, une œuvre au lyrisme appuyé.
Comme dans la plupart des films de Robert Aldrich, on est projeté tout de suite dans le vif du sujet. La reddition de Géronimo intervient dès le début du film, marquant la fin d'une époque de liberté et le total asservissement des Indiens. Un peuple a perdu sa liberté et la scène la plus cruelle, la plus humiliante, est celle, quasi surréaliste, où les vaincus sont sagement assis, comme des voyageurs ordinaires, dans le train qui les déporte. L'un d'eux s'échappe, Massaï, qui figure dorénavant le dernier combattant indien. Aldrich n'est pas tendre avec la civilisation "blanche" que découvre Massaï: racisme, mendicité, abondance et autres aspects qui lui sont étrangers. Dans la seconde partie du film, le cinéaste montre un fier apache poursuivant un combat insensé et voué à l'échec. Pourtant, en dépit des constats faits par le réalisateur, celui-ci fera le choix, et à travers lui son personnage principal, d'un dénouement relativement positif. La symbolique et la portée du western ne manquent pas d'intérêt ni de pertinence...mais il faut bien dire que Burt Lancaster n'a pas vraiment le profil de l'emploi et qu'il ne fait pas un Apache très crédible. Difficile de faire abstraction de cette erreur de casting.
"Bronco Apache" de Robert Aldrich est porté par un Burt Lancaster en grande forme qui, grimé comme jamais et malgré ses yeux bleus, arrive presque à être convaincant en indien pugnace et rebelle, bien décidé à être le dernier de son peuple à capituler. Il est épaulé par une Jean Peters tout aussi grimée que lui et affichant également une détermination sans faille. Bien loin de la sauvagerie affichée dans "Fureur Apache" que le réalisateur tournera également avec la star 18 ans plus tard, le film se conclut d'une manière inattendue et presque étonnante.